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« Dernier message par AlmaVeyre le Aujourd'hui à 01:20:11 »
La maison, tout près de la claire fontaine, écoutait l’eau parler aux pierres du chemin. Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet et l’ombre d’une attente habitait le jardin.
Comme une lente résilience, la lumière venait poser ses mains sur les volets fermés. Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue réveillait sans entrer la maison endormie.
À certains matins, quand il n'y avait pas école, un enfant regardait la lumière sur le mur. Et la mère attendrie bénissait le miracle de ces heures sans bruit que gardait la maison.
Et moi, vieil homme qui ne suis guère qu’un passant revenu chercher l’enfant d’hier,
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Bel hommage ! Dame April. Quand la nuit se déploie
Dans l’ordre du réel, quand surgit l’ombre rare, tout heurt qui a du sens, est un vestige fossile, qui fait trembler l’esprit, trop prompt, trop facile, issu du marbre pur des blocs de carrare.
Le monde alors s’apaise autour du phare, Ses bruits s’étreignent, chagrins et volubiles, Et le cœur se détend, de loin en loin mobile, Cherchant la pureté d’un souffle cathare.
J’aime à certains soirs me laisser tendre rêver, Quand la nuit se déploie, lente, langoureuse, Et que l’ombre s’emplit d’une paix lumineuse.
Lors, l’esprit, vif, contourne toute aberration, il tisse en secret une nouvelle imagination Capable de guérir, l'ire de ce qui fait endêver.
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« Dernier message par Aponiwa le Hier à 20:30:41 »
Yop,
Pas là non plus, j'ai une battle sur discord ! (pour un concours littéraire)
Belle soirée à tous !
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« Dernier message par Claudius le Hier à 19:49:07 »
Je ne suis pas là ce soir non plus trop fatiguée du voyage avec la chaleur.
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« Dernier message par AlmaVeyre le Hier à 18:32:08 »
Je me permets d’intervenir avec mon regard de toute nouvelle venue.
Entrer sur un forum, et plus encore sur un forum d’écriture, est quelque chose de totalement nouveau pour moi. En arrivant ici, j’ai un peu eu l’impression d’un matin de Noël : je me promène, je lis beaucoup, je découvre des auteurs, des voix, des univers qui parfois ne correspondent pas du tout à mes lectures habituelles, mais qui m’ouvrent justement autre chose.
Je n’ai pas de bagage académique en écriture. J’ai le sentiment d’avoir beaucoup à apprendre, et c’est aussi ce que je suis venue chercher ici.
De mon côté, j’ai découvert le plaisir de poser des mots sur le papier : des sentiments, des ressentiments, des émotions, parfois des choses très intimes. Cela m’a soulagée, déplacée, parfois même aidée à mieux comprendre ce qui demandait à sortir.
C’est aussi pour cela que j’aime beaucoup les jeux et les ateliers. Ils m’obligent à sortir de ma zone de confort, à travailler des formes ou des sujets qui ne me seraient pas venus naturellement. Par exemple, je n’aime pas particulièrement l’acrostiche, mais j’y participe justement parce que je le considère comme un exercice. Cela m’oblige à faire autrement, à déplacer mes habitudes.
J’ai aussi posté quelques textes, dont une lettre adressée, et réellement envoyée, qui relevait sans doute davantage du dépôt personnel. Ce que j’espère recevoir, dans ces cas-là, ce n’est pas seulement de la bienveillance, même si elle compte, mais aussi des retours constructifs. J’ai envie de progresser, de comprendre ce qui fonctionne, ce qui touche, ce qui reste flou ou trop fermé.
J’aime aussi beaucoup les retours où un lecteur dit ce qu’un texte a déplacé ou réveillé en lui. Ce n’est pas forcément une analyse technique, mais cela a une valeur réelle. Il y a quelque chose de précieux, je trouve, dans ces échanges simples autour de ce qu’un texte fait naître chez celui qui le lit.
En ce moment, je travaille sur un texte qui me tient beaucoup à cœur, autour d’un sujet encore assez tabou : le deuil blanc. J’en ai construit le squelette, mais je n’arrive pas encore à obtenir l’effet que je cherche. J’aimerais que le lecteur puisse y trouver un écho, ou au moins une place, sans se sentir placé dans une position de spectateur gêné, presque voyeur malgré lui. Partager quelque chose de très intime sans enfermer le lecteur dehors me semble difficile. Et je crois que, seule, je n’y arrive pas encore tout à fait.
C’est aussi pour cela que les ateliers d’écriture me semblent si utiles. Ils ne remplacent pas le travail que l’on fait seul, mais ils peuvent l’accompagner, lui donner de l’air, et le confronter à d’autres regards.
Donc, pour répondre à la question de départ : en ce qui me concerne, les ateliers d’écriture, ce serait un grand oui.
Alma
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« Dernier message par AlmaVeyre le Hier à 17:50:34 »
Bonjour Cendres,
Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire malgré le fait que ce type de texte ne soit pas forcément ce vers quoi vous allez naturellement. J’apprécie d’autant plus votre passage, et le fait que vous ayez laissé un mot.
Je comprends tout à fait que ce genre d’écriture ne parle pas à tout le monde.
Pour ma part, je trouve l’érotisme assez difficile à écrire. Quand je m’y essaie, je le vis souvent comme un exercice, presque comme un brouillon de recherche. J’ai besoin que cela raconte autre chose que la scène elle-même : un rapport de force, une attente, une faille, un trouble, quelque chose qui dépasse le geste ou le corps.
C’est un peu comme dans le noir ou l’horreur : si la violence ou la peur ne racontent rien d’autre qu’elles-mêmes, elles peuvent vite devenir creuses. J’ai le même sentiment avec l’érotisme : sans tension intérieure, sans enjeu souterrain, il peut tomber dans quelque chose de seulement cru.
Merci encore d’être passée malgré vos réserves sur le genre.
Amicalement, Alma
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« Dernier message par April le Hier à 16:43:48 »
Une conversaition avec M.-A. *
Tu sais faire naître une vibration rare Dans une matière dure comme un fossile À croire que pour toi c'était vraiment facile Donner l'âme éternelle au marbre de Carrare
Ton geste précis, tel un rayon d'un phare Infatigable, ton esprit est volubile Pour toi, la solitude reste ton mobile Tu as vécu dans l'ascèse, comme un cathare
Ta quête de perfection me fait rêver À Bologne ou Bruges, touriste langoureuse Je m'incline devant ton oeuvre lumineuse
Parler avec toi, est-ce une aberration Je te dis ces mots dans l'imagination : Tu es un génie, acquiesce sans endêver
* Michel-Ange
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Oui April, Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
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« Dernier message par Basic le Hier à 16:07:18 »
Je te parlais aussi des propositions sous spoilers B
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« Dernier message par Aponiwa le Hier à 16:07:01 »
Coucou Cendres, Un nouvel épisode de Pauvritude ! Trop chouette !  Je suis sur téléphone alors je relève pas les coquilles (mais elles ne sont pas nombreuses !) J'aime bien ton texte, tout en ironie. Merci pour cette tranche de vie ! 
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