De fil en aiguille
Les vêtements excitent le rêve
Le rêve cherche l’ange
L’ange tourbillonne dans mon sommeil
Mon sommeil frappe l’ange
Mes vêtements quittent la chambre
La chambre plonge dans le noir
Le noir allume un mystère
Ce mystère se balance à ma fenêtre
La fenêtre triomphe avec des oiseaux
Les oiseaux font fuir le mystère
Les oiseaux sont des souvenirs
Les souvenirs entrent dans mon secret
Le secret tressaille sous ma chemise
La chemise arrive à mes pieds
Mes pieds frappent la terre
La terre c’est comme un tapis flottant
La terre tremble et gémit
Les cigales habitent la terre et le firmament
Le firmament engloutit les cigales
Le firmament c’est un volcan à l’envers
Il crache des cendres des flammes un inconnu emmêlé d’étoiles
Les étoiles c’est comme du verre qui se casse dans ma tête
Ma tête a des cheveux rouges avec des ombres habillées d’inquiétude
L’inquiétude danse à la porte de mes pensées
Les pensées fleurissent éparses sur des seuils gelés
Mon cœur réchauffe les seuils gelés
Un chien dialogue avec mes pensées
Invisible chien hérissé de malheurs
Les malheurs se trainent dans l’hiver
L’hiver cloué aux portes aux branches à la nuit
La nuit touche les édredons
La nuit se frotte à l’homme nu
La nuit dévore les mensonges
Les mensonges connaissent l’homme nu
L’homme nu se vanne de trop de poussières
La poussière est son vêtement
Mes vêtements errent sur la chaise du pardon.