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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » Je suis devenu l'indéchiffrable testament

Auteur Sujet: Je suis devenu l'indéchiffrable testament  (Lu 444 fois)

Hors ligne Marcel Dorcel

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Je suis devenu l'indéchiffrable testament
« le: 25 Octobre 2025 à 17:33:54 »
Jeune mort, vieux mort, couche-toi et va te faire enfermer si tu ne veux pas  me lire.
Rejoins le tombeau et va rire !
Et quand il sera l'heure, riras-tu encore de moi ?
Nous autres, abandonnés au carnaval des roses, le cheval du jour venu, nous emportera , la colombe dans ma nuit éclose,  nous autres, le peuple des poèmes exigera un jour une récompense à toutes nos souffrances.

Travaillons mes frères et soeurs !
Et je parle pour le peuple des morts !

La liberté ne peut se résumer qu'en un nombre petit, et de petites phrases.

- 49, l'encéphale des aigles, codecs, divx.
- 180, René , charrues en syllabes.
- 142, caresse la nuque des femmes.
- 198, Animal clausus .
- J'affole chronos.


[Les maux d'estomac, sortis de leur contexte, ne signifient rien]
Des allers et des je reviens, des boutons de fièvre, ne serions-nous que des chagrins en nous-mêmes ?

Alors que le diable s'installait à la grande table des rois, il commença à parler des guerres de consolation. J'étais pauvre et mal-né.

Il affirma sans que je ne puisse le contredire:

-" Vous vous pendrez un jour, Monsieur ! "

Je dis:

-" Le ciel s'échancre en différents drapeaux de couleurs. Il étoile la ville, la parfume , l'avilit."

Et dans la définition plastique ce que l'on nomme poétique, le temps-reprise excessive du cosmos -viens,  poésie des  songes, s'accoupler avec mon rien, mon mal insulaire, viens t'accoupler, grotesque humain...

Mets ton sexe sexe en bandoulière !

Eh ! bien, dis-moi belle andalouse:

"  Te quiero , te quiero mucho. Je bande à te savoir mienne ! "

Alors que Carthage est en flammes. A quelques heures que je ne commette fauve, un assassinat bourgeois, aidé de la fleur du houblon, je m'arrête, je dissèque et je hache la tranche de l'élément obscur.
Gaudrioles comme attrape-mouches, innefficaces.
Parlez-moi plutôt de la cartouchière des  fauves !
Oh ! Vous savez, dans mes oreilles, on me disait que les doutes étaient les penseurs de l'avenir, les penseurs de quoi ?

Suceurs d'avenir ?

Ci-gït ici l'irréparable. Pour preuve que notre ère ne possédait  que des mimiques, des chevaleries d'un autre siècle.
Alors que ton hémisphère courait sous la dentelle, mon coeur, mon sexe, ma salive, nous nous imaginions... C'étaient malgré tout de vagues éclaboussures.

Bénis soient les salauds ! Bénies soient les salopes !

Nous étions les enfants du rien. Dans le rêve d'un opium. Dans la maison putréfactrice, elle avalait mon foutre, mon urine inféconde, tous les deux contaminés et condamnés sur une île morte.

De baies en baies vitrées, la morte du symbole avait prononcé:

"Des corps cernés de lumière qui cherchent le point de rupture, qui les délivrera de leur solitude..."

Le souvenir a le mérite d'être plus dense, plus insoluble que les quatre saisons.

Déshabille-toi souvenir, mets-toi nu ! Au-délà de notre nudité, nous irons nus, toi et moi, main dans la main, par délà la rengaine de l'espèce, nous baiserons jusqu'à enculer le silence.
Mais que fait la police ?
Ecrire, c'est toujours différer.

Putain, tes dents et tes lèvres, ton cul, oui ton cul, ton cul , je l'aime !
Cyclothymie à son travail, je me suis mordu à la lèvre et ça saigne toujours.

[Journal intime de Marcel Dorcel]

24 décembre 1984

" Malade. Horrible mal de gorge. Lu " Quand tu vas chez les femmes" de C.Rochefort. Vu deux films avec Coluche. Je devais aller chez C. Trop malade. Pourrais pas y aller."   

2 janvier 1985
" Déprime sur fonds d'azur. Froid. Très froid. Regardé les chiens de paille, quel film ! J'ai fini La truite de Roger Vailland, quel bouquin ! "
Je viens bientôt revenir dans ma chambre du crous, à Bordeaux me branler et pleurer.Aucune fillle ne me regarde. Je suis  puceau, et elles, ces putes, elles sont riches.
Si elles savaient de moi...
"

Les écrivâtres, un jour, un jour, leurs corps deviendront braises.
Et je deviendrai l'ange de la basse-cour, je deviendrai la Juliette de Sade.
Je deviendrai l'amoureuse de Verlaine.

L'écriture se comporte mal , ou bien, quand elle jouit d'elle-même. Ecouter toute sa vie battre le coeur à nos paupières, pourquoi, pourquoi, dis-moi Seigneur ?
S'empêcher de gonfler par les pores, je possède la profondeur du vide comme d'autres gagnent leur vie à la sueur de leur sexe.
Pensare humanum ROCK.
Breaking news.
Dans ma famille, on regardait beaucoup la télé le soir. On n'aimait pas les mots ni la musique. A la limite, on tolèrait le champagne.  Ils  sont cosmiques au possible ces enfants de putain. Ils se disent révolutionnaires, âmes bien pensantes, intra-subversifs.

Hors d'elle, je ne suis rien.
Et avec mes doigts jaunes, je lui inflige une immense brûlure .

Les corps ?
Il n'y a que des corps automobiles . Et aux solitudes des carrefours qui nous habitent, Des lacrymales en béton. Versés et renversés sur la route.
Tout ce qui est désiré est désirable. Alors que la frustration ne peut se satisfaire que de frustrations, le désir satisfait est une vanité.

A la black lady de S.

Elle a un petit défaut sur la joue gauche.Un grain de beauté. Les seins haut perchés. Une chevelure abondante. Et des yeux rieurs. Charmants.
Dodelinant de la tête et de ses fesses.

Collage absolu.   

Eux-mêmes, les dieux sont flétris.
Ainsi, l'épouvante. Toujours l'attente.

[Journal intime de Marcel Dorcel]

20 novembre 1985

" Tout ça (...) me fait bander triste "

30 novembre 1985

Malade. Incapable de faire quoi que ce soit. Mal au ventre. Mal partout. N'ai plus la force de rien.

Journal fini de Marcel Dorcel avant un voyage (?)   vers Mourmelon le Grand.

Réduit à des occupations militaires immondes, il se réduira peu à peu et dans la lâcheté, Il réduira son être. 
Jamais plus, il ne pourra plus s'accomplir, ni s'accoupler dans l'amour..
Il s'accomplira dans la perversité.

France, terre divine.
Dis-moi, terre divine, pourquoi as-tu, pourquoi m'as-tu fait autant de mal ?
Et grace à toi, je suis devenu un chien méchant.

Je suis devenu l'indéchiffrable.
« Modifié: 27 Octobre 2025 à 11:02:03 par Marcel Dorcel »
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux,  alors ils en diraient bien davantage
Guitry

Ecris comme on fait l'amour, sans pudeur, pour le plaisir.
Simenon

On n'écrit pas parce qu'on a quelque chose à dire mais parce qu'on a envie de dire quelque chose.
Cioran

Hors ligne Marcel Dorcel

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Re : Je suis devenu l'indéchiffrable testament 1.
« Réponse #1 le: 25 Octobre 2025 à 22:44:05 »
Chapitre 2

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
« Modifié: 27 Octobre 2025 à 11:05:30 par Marcel Dorcel »
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux,  alors ils en diraient bien davantage
Guitry

Ecris comme on fait l'amour, sans pudeur, pour le plaisir.
Simenon

On n'écrit pas parce qu'on a quelque chose à dire mais parce qu'on a envie de dire quelque chose.
Cioran

Hors ligne Marcel Dorcel

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Re : Je suis devenu l'indéchiffrable testament
« Réponse #2 le: 27 Octobre 2025 à 22:05:13 »
Chapitre 3

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux,  alors ils en diraient bien davantage
Guitry

Ecris comme on fait l'amour, sans pudeur, pour le plaisir.
Simenon

On n'écrit pas parce qu'on a quelque chose à dire mais parce qu'on a envie de dire quelque chose.
Cioran

 


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