Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

01 février 2023 à 00:01:10
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ulysse

Auteur Sujet: Ulysse  (Lu 1008 fois)

Hors ligne Forêt

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Ulysse
« le: 22 novembre 2022 à 10:05:55 »
Volga hume le sol, écoute le vent et interroge les arbres. Il y a quelques jours, elle ignorait tout de la brume qui s'enroule comme un reptile autour du pied des chênes. Il y a seulement quelques jours, elle ignorait tout du royaume d'Ulysse, de la forêt de mon père. Elle ne connaissait que les odeurs rances des races mêlées de peur et de terre, les cages alignées, les aboiements continus, les barreaux et les babines, la bave et les dents, les longes et les mousquetons. Il y a  seulement quelques jours, j'ai eu mal au ventre dès notre arrivée à la fourrière. Une fois orphelins, les animaux enfants redeviennent des animaux matière. Les chiens sont des enfants que l'on achète, que l'on abandonne, que l'on remplace, comme si c'était la présence d'un autre qui comptait plutôt que les chiens eux-mêmes, comme si avoir un nouveau chien était le remède immédiat à la perte du chien précédent, comme si on faisait le deuil d'un amour en entamant le suivant, comme si ce n'était pas Ulysse mais l’idée de l'amour du chien qu'on aimait, comme si la fonction ou la place supplantaient la forme ou le corps, comme si on n’avait pas pris le temps de pleurer Ulysse, puisqu’il est inutile de pleurer une idée, puisqu'on ne pleure que les corps.
 
Il y a seulement quelques jours, Ulysse ne parvient plus à se lever, comme alourdi par une gigantesque poche ventrale. Au petit matin, sur la route en direction de la clinique, il lève une oreille quand il sent l'odeur d'un chien à travers la vitre du coffre : une étincelle de vie, de vigilance, de lien à son espèce. Mon père l'allonge sur la table du vétérinaire et chuchote à son immense oreille. Tu es grand et fort. Tu as le droit de te reposer. Endors-toi maintenant. Le corps du chien se relâche, urine ; tout se déverse, quelque chose s’en va. On reste assis un moment à égrener les photographies de ce chien magnifique. Le doigt de mon père tremble sur l'écran du téléphone. Comment toucher l'image d'un corps absent ? On marche jusqu’à son royaume où coule l’eau claire d’un affluent. On se baigne dans le trou d'eau glacé. On essaie de profiter de notre vie ensemble. On pousse ensuite en silence la porte de la maison. On supprime tous les indices sur les tapis de la chambre. L'espace du quotidien de mon père, de sa préoccupation, l'espace de la maison, l'espace du village, l'espace de la planète paraît soudain entièrement dégagé, car Ulysse était énorme et perdait beaucoup de poils. Aujourd'hui, lorsque je regarde la forêt, je ne vois toujours que sa fourrure. Sa présence est partout entre les arbres.

Il y a seulement quelques jours, lorsque mon père m'annonce la mort d'Ulysse, sa voix est exactement la même que lorsqu'il m'annonce la mort de Charly, il y a huit ans, et la mort de Gaspard, il y a vingt-deux ans. C'est une voix rare et unique. Les chiens défunts de mon père sont comme des perles assemblées par le fil de l’espèce. Le fil de l’espèce s’enroule dans la voix de mon père lorsqu’une nouvelle perle vient percuter les autres. Mes souvenirs de ces chiens sont comme des fragments rassemblés par la voix brisée de mon père. Les chiens de mon père sont tous différents, mais font le même son lorsqu’ils meurent en lui : le son du Chien. Il y a quelque chose d’à la fois réducteur et superbe dans ce son monolithique. Tous les chiens ont un museau de chien, des oreilles de chien, des pattes de chien, une langue de chien. Tous les chiens aboient. Tous les chiens de mon père aiment mon père en tant qu’il est lui-même, avec sa voix, ses yeux, ses habitudes, sont attachés par mon père à l’aide de la même laisse, dorment contre mon père dans le même lit, marchent avec mon père dans la même forêt, imitent la même nervosité de mon père. Il est à parier que les chiens de mon père se rencontrent et se côtoient à travers lui, non seulement à travers sa mémoire mais aussi à travers son corps, que sa mémoire charnelle des chiens perdus informe le chien retrouvé.

Aujourd'hui, Volga sent l'odeur d'Ulysse. L’odorat des chiens est tel qu’ils peuvent sentir le passé, les choses disparues. Le lien d’un chien aux autres chiens est un souvenir qu’ils sentent plus que tout. Volga sent Ulysse partout : dans le coffre de la voiture, sur les pierres de l’escalier du perron, sur les tommettes de terre cuite du salon, sur les tapis persans de la chambre, dans les draps du lit de mon père, sur le cuir du collier de la laisse, dans la main de mon père, sur le goudron de la route qui mène à la forêt, partout dans la forêt, sur les épines de pin, sur les corolles des champignons, sur les litières d’humus, sur les mousses endormies, dans les herbes hautes, contre l’aubier des grands arbres, dans le vent du début d’hiver. Peut-être se dit-elle : quelle est cette odeur de chien perdu qui imprègne encore ma maison, mon maître, ma forêt ? Peut-être sent-elle un corps semblable au sien qui n’est pas le sien et qui a occupé exactement la même place que le sien. Peut-être sent-elle qu’elle succède à un autre. Peut-être sent-elle qu'elle se colle à un chien précédent quand elle se colle à mon père.

Comprenez que les lieux parcourus par le corps de mon père et que le corps de mon père lui-même sont saturés par les corps des chiens perdus qui, à l'instar de tous les fantômes, ont une odeur — or, comme on sait, les chiens fantômes sentent fort et les chiens vivants ont un très bon odorat. Les humains ne parlent ni avec les chiens ni avec les fantômes, mais l’odeur d’Ulysse imprègne encore le monde pour le museau de Volga, malgré les efforts de mon père afin de supprimer les indices. Les chiens sont des enquêteurs nés qui créent des fils avec les traces. Les chiens ont un meilleur flair que les amants et ne jalousent pas les anciennes relations. Ils éprouvent de la curiosité pour le cortège canin qu'ils couronnent. Ils comprennent sans effort qu'une place semblable peut être occupée par des corps différents et qu'il s'agit là de l'histoire ordinaire des rencontres. Peut-être que Volga connaît Ulysse, qui lui-même connaissait Charly, qui lui-même connaissait Gaspard. Peut-être que Volga les connaît tous les trois. Peut-être qu’ils se connaissent tous. Peut-être jouent-ils ensemble dans la forêt, peut-être sont-ils amis, ces chiens solitaires et méfiants comme mon père, ces chiens qui, comme tous les chiens humains, ne peuvent librement côtoyer les membres de leur espèce d’origine.

Ulysse s’en va, et ce départ exceptionnel d’un chien unique est aussi l’inlassable répétition d’une très vieille perte. Ainsi, mon père doit chaque fois recoudre sous une nouvelle forme le même membre amputé. Le bruit de la perte est identique, tout comme les aiguilles et la trame, mais vient un nouveau chien pour remplacer le précédent. Pourtant, ce nouveau chien est encore un peu le même, c’est-à-dire un prolongement du corps des autres chiens à travers le corps de mon père. Comprenez que mon père commet parfois l'erreur d'appeler Volga Ulysse. Cette alliance infinie entre mon père et ses chiens n’a pas besoin d’être visible pour embaumer l’espace. Ne pensez pas qu’il s’agit là de grands mots mystiques brodés dans le vide du ciel ; il s’agit au contraire de petites cellules odorantes épinglées dans la matière du monde. Il y a seulement quelques jours, Volga ignorait tout de la lumière qui s'élève doucement derrière Rochecourbe ; lorsque je vois son ombre horizontale prolonger l'ombre verticale de mon père, c'est le temps qui s'agglutine.
« Modifié: 02 janvier 2023 à 17:40:38 par Forêt »

Hors ligne Champdefaye

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Re : Ulysse
« Réponse #1 le: 23 novembre 2022 à 10:36:50 »
Moi, j’ai eu deux chiens, successivement. Deux chiennes, plutôt, des labradors, jaunes. Ena et Sari. L’une après l’autre.
Je les ai toutes les deux enlacées, tremblantes, sur la table du vétérinaire. Et pour toutes les deux, j’ai senti l’instant déchirant où leurs muscles tendus se sont relâchés, d’un coup. Pour Ena et pour Sari, j’ai tenté de résister un instant à leur poids, mort, et puis j’ai laissé leur corps se coucher sur l’inox de la table.
Mais avant ça, mes enfants et moi avons vécu avec elles tant de moments de jeux, de nage, de balades, de tendresse, de sommeil…
Cela fera bientôt 7 ans que je n’ai plus de chien. La ville, l’âge, les voyages, tout cela s’y oppose. C’est plus raisonnable. Ça n’empêche pas la nostalgie.
C’est bien plus que de la nostalgie que j’ai éprouvé en lisant Ulysse. Tu dois pouvoir l’imaginer.
J’ai écrit de rares textes sur mes chiennes, disons sur la seconde, parce qu’avant, je n’écrivais pas. Mais je les avais écrits de son vivant. Des textes doux et sympathiques, drôles parfois.
Mais j’aurais voulu avoir écrit Ulysse, pour atteindre ce niveau de justesse dans l’analyse des rapports maître/ chien, décrire comme tu  as su le faire cette « alliance infinie », la peine du maître et de son fils, l’odorat des chiens qui sentent le passé…
Merci pour ce très beau texte qui vient de me faire revivre de très beaux instants.
« Modifié: 23 novembre 2022 à 13:35:45 par Champdefaye »

Hors ligne Forêt

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Re : Ulysse
« Réponse #2 le: 28 novembre 2022 à 17:00:26 »
Merci beaucoup Champdefaye.

Je peux certainement encore retravailler ce texte d'un point de vue technique, afin de le rendre plus homogène et consensuel. Je me dis en effet qu'il est possible que des lecteurs soient gênés par le contraste entre une première partie assez narrative et factuelle (description de la journée où Ulysse disparaît) et une seconde plus dense et discursive (la succession des chiens à travers l'odorat de Volga et la voix du père). Je me demande aussi si certains ne vont pas trouver cette seconde partie trop répétitive (les répétitions sont voulues et me semblent signifiantes, mais bon).

Ton retour m'a vraiment touché. Que vivent Ena et Sari dans la mémoire de ta famille et, qui sait, dans le corps du monde et dans l'odorat des chiens vivants.

Hors ligne Cendres

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Re : Ulysse
« Réponse #3 le: 29 novembre 2022 à 09:45:19 »
Merci pour ton texte.

J'ai bien aimé le découvrir. Il parle des chiens et c'est un animal que j'aime bien. J'ai déjà parlé de "Sedna" dans mes textes.

Ils nous apportent tellement et la relation qu'on a avec est dur a expliquer.

Ton texte est intéressant car il montre ta vision sur les chiens et la relation qu'a ton père avec eux.

Hors ligne Forêt

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Re : Ulysse
« Réponse #4 le: 01 décembre 2022 à 22:29:49 »
Mille mercis Cendres pour ton intérêt porté à ce texte ! Je suis ravi de savoir que tu aimes les chiens et je ne me souviens pas d'un texte de toi où apparaît Sedna, mais je vais chercher.  :calin:

Je suis encore et encore en train de retravailler ce texte, de supprimer des passages, de les remettre, d'intervertir les paragraphes, les phrases, etc. Toujours les mêmes interrogations autour de l'explicatif qui se mêle au descriptif. Je travaille trop mes textes en ce moment, jusqu'à ne plus y voir clair. Je ne parviens pas à dégager du temps et de l'énergie pour vous commenter, alors que j'ai toujours envie, bien sûr, d'échange littéraire.

A bientôt tout le monde 

Hors ligne UmanaFragilita

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Re : Ulysse
« Réponse #5 le: 02 décembre 2022 à 17:08:41 »
Bonjour,
J'ai trouvé ce texte magnifique, et pourtant je n'ai jamais eu d'animaux de compagnie. En vous lisant, des images très fortes se sont formées au-delà des mots, et ça c'est de la vraie écriture.
La façon dont les êtres s'interpénètrent, leurs vies comme leurs morts, c'est une abstraction que vous avez très bien rendue, et qui appelle à l'introspection. C'est, véritablement, le pouvoir de l'écriture. Merci.
« Il fait toujours nuit, sinon on n’aurait pas besoin de lumière » (Thelonius Monk)

Hors ligne Cendres

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Re : Re : Ulysse
« Réponse #6 le: 02 décembre 2022 à 18:35:06 »
Mille mercis Cendres pour ton intérêt porté à ce texte ! Je suis ravi de savoir que tu aimes les chiens et je ne me souviens pas d'un texte de toi où apparaît Sedna, mais je vais chercher.  :calin:

Oui j'aime les chiens, et les autres animaux aussi d'ailleurs.
Les passage de Sedna sont "noyé" dans mes textes long.
En plus j'en parle pas beaucoup parce que je sais que ca n'intéresse pas trop les gens.

Hors ligne Forêt

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Re : Ulysse
« Réponse #7 le: 03 décembre 2022 à 15:36:19 »
UmanaFragilita, je vous remercie de nouveau très chaleureusement, c'est un réel plaisir que vous m'ayez lu en deux exemplaires et que vous ayez pris la peine de laisser des commentaires. Vos compliments me vont droit au coeur, car il s'agit d'un texte important pour moi et j'espère toujours en effet pouvoir débusquer un peu d'universel à travers la singularité, l'intimité d'une situation et d'une langue. Je suis particulièrement heureux que vous ayez été sensible à ce motif de l'interpénétration des êtres, qu'ils soient morts ou vivants. Je pense que c'est très précisément ce dont il s'agit dans mon texte. Je crois aussi d'ailleurs que c'est tout sauf "une abstraction", c'est ce que j'ai voulu dire par là : "Ne pensez pas qu’il s’agit là de grands mots mystiques brodés dans le vide du ciel ; il s’agit au contraire de petites cellules odorantes épinglées dans la matière du monde." Merci.

Cendres, j'ai déjà parcouru tes textes longs (avec intérêt, respect, pudeur), mais peut-être pas de manière assez exhaustive ou attentive pour repérer ou me souvenir de la figure de Sedna. Comme je t'ai dit, je vais aller voir ! Moi, j'ai envie de t'encourager à écrire sur les chiens, je pense au contraire que ce que tu aurais à en dire intéresserait beaucoup les gens.

Hors ligne Cendres

  • Palimpseste Astral
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Re : Re : Ulysse
« Réponse #8 le: 03 décembre 2022 à 20:13:45 »
Cendres, j'ai déjà parcouru tes textes longs (avec intérêt, respect, pudeur), mais peut-être pas de manière assez exhaustive ou attentive pour repérer ou me souvenir de la figure de Sedna. Comme je t'ai dit, je vais aller voir ! Moi, j'ai envie de t'encourager à écrire sur les chiens, je pense au contraire que ce que tu aurais à en dire intéresserait beaucoup les gens.

Sedna, j'ai très peu parlé d'elle. Je ne sais pas si les textes ou j'en parles sont encore en ligne. Mais je devrais peut être faire un texte sur elle. Je parle de personnes qui le méritent moins qu'elle.

Hors ligne Kwak'

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Re : Ulysse
« Réponse #9 le: 03 décembre 2022 à 21:10:28 »
Coucou ;)

Comme d'habitude, une grande maitrise, une grande poésie. A chaque fois j'essaie de me dire "garde la tête froide, commente de façon constructive", et je me retrouve complètement embarqué par ta plume, tes idées, tes merveilles. L'image du membre amputé qu'on recoud à chaque fois, les chiens qui sentent ce qui n'est plus, la simplicité très naturelle de ta syntaxe qui construisent des images si belles et si puissantes, ça me séduit complètement.

J'en redemande, beaucoup. Surtout sur les chiens - ces êtres au-dessus de tout. Dès le départ, d'ailleurs : le chien interroge les arbres. Rien que ça, ça me fait vibrer, ça se déguste en tête comme de la confiture. La brume, comme un reptile autour des arbres, et si je continue je cite presque tout le texte... pfiou. Voilà, c'est ça, mon commentaire constructif : "pfiou !".

Merci pour ce moment magnifique.

Edit : et puis cette chute, on peut rester dessus à méditer pendant un moment, comme un bonbon. C'est certainement mon texte préféré de toi. Chapeau !
« Modifié: 03 décembre 2022 à 21:59:49 par Kwak' »
J'aime mieux être un paratonnerre qu'un sismographe.

Hors ligne Choumi

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Re : Ulysse
« Réponse #10 le: 04 décembre 2022 à 09:53:40 »
Bonjour
Avoir un animal de compagnie demande de l'amour. Certains ce sont trompés puisqu'ils les abandonnent.
Nous avons eu un Labrador, Pépito. Nous l'avons adopté, le fils ne pouvant plus le garder. Je l'ai gardé jusqu'au bout, comme toi, comme vous.
Moi aussi j'ai pleuré. J'ai écrit deux textes en sa mémoire.
Ton texte a fait remonté des souvenirs heureux, de promenades dans les champs. Salut Pépito!
 lorsque je vois son ombre horizontale prolonger l'ombre verticale de mon père, c'est le temps qui s'agglutine. Quelle belle phrase!
Amicalement
Michel


« Modifié: 04 décembre 2022 à 09:56:57 par Choumi »

Hors ligne UmanaFragilita

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Re : Ulysse
« Réponse #11 le: 04 décembre 2022 à 10:25:07 »
Citer
"Ne pensez pas qu’il s’agit là de grands mots mystiques brodés dans le vide du ciel ; il s’agit au contraire de petites cellules odorantes épinglées dans la matière du monde."
Cette phrase est juste sublime.
« Il fait toujours nuit, sinon on n’aurait pas besoin de lumière » (Thelonius Monk)

Hors ligne Champdefaye

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Re : Ulysse
« Réponse #12 le: 04 décembre 2022 à 10:45:13 »
Sans commentaire

« Modifié: 04 décembre 2022 à 11:10:18 par Champdefaye »

Hors ligne Forêt

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Re : Ulysse
« Réponse #13 le: 04 décembre 2022 à 21:24:53 »
Vos commentaires me touchent vraiment.

Cendres, oui oui oui, un texte sur Sedna ! J'adorerais le lire.

Kwak', ton commentaire me fait vraiment chaud au coeur. Je crois savoir que tu aimes les chiens, toi aussi. Je ne sais pas quoi te dire d'autre à part merci d'être si sensible à mon texte et de l'exprimer avec tant de gentillesse.

Choumi, un grand merci à toi. Une pensée pour Pépito. J'aimerais beaucoup lire les deux textes dont tu parles, si c'est possible ; je ne sais pas s'ils sont sur le forum.

UmanaFragilita, merci merci d'aimer cette phrase importante pour moi. Donna Haraway écrit au début de son livre Quand les espèces se rencontrent : "Je suis une créature de la boue, non pas du ciel." N'oublions pas que chaque être est un corps en relation à d'autres corps, plutôt qu'un symbole, une idée.

Quelle belle photo Champdefaye. J'aime la manière dont elle résonne avec la fin de mon texte. Je ne sais pas s'il s'agit de toi et de l'un de tes chiens.

Je vous suis reconnaissant à tou.te.s d'avoir lu ce texte et de parler des chiens que vous avez connus ou connaissez encore. J'aime que ces histoires millénaires d'alliances humains-chiens (ou interspécifiques en général, d'ailleurs) puissent se faire écho. Je serai sincèrement ravi de découvrir vos textes, photographies ou toutes autres formes de traces liées à vos amitiés canines, comme autant de petits totems.

Hors ligne Champdefaye

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Re : Ulysse
« Réponse #14 le: 05 décembre 2022 à 14:41:27 »
@Forêt
Sur la photo, ce sont bien mon ombre et celle de Sari sur la paroi d’un réservoir d'eau en plein champs.
Je te donne ci-dessous le lien pour un texte que j’avais écrit sur elle et publié ici en 2014.

https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=13987.msg237631#msg237631



 


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