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Auteur Sujet: A Forest of Stars  (Lu 4650 fois)

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A Forest of Stars
« le: 02 octobre 2020 à 01:08:42 »
yoyo, alors je fouillais un peu mon bureau qui, admets-je-le (c'est correct ça ?), est quand même vâââchement mieux ranged que mon appart, et j'ai commencé par le dernier dossier de ma liste des mois mois mois, celui d'avril qui débutait une période suivant le délestage de ma petite bête d'ordinateur vers une mémoire dure plus large où je range mes trouvaux, le premier dossier donc, à avoir vu le jour d'une nouvelle période de production pas forcément significative, juste y avait-il plus d'espace sur le disque mou de mon ordinateur fraîchement défriché... et puis le premier sous-dossier, j'ouvre, et je trouve en premier fichier, ce truc que j'ai envoyé à une encyclopédie webmondiale, de musique métal

pis bin pas de réponse, alors ma bonne foi à valoriser l'objet de cette chronique s'est vue un peu frustred, forcément...

voici un truc sûrement mauvais donc, d'un point de vue productif à l'ode artistique, mais que j'ai aimé pondre et que répandre ici m'agiterait de satisfaction, parce que !



A Forest of Stars : The Corpse of Rebirth
#chronique musical #premier alboume #écoutssadanlenoirtuverras #black-metal-d'un-club-de-gentlemen


Cette chronique ne vaut pas analyse technique, tout-au-plus figurera-ce en tant que rapport phénoménologique appliqué au souvenir de cette production ô combien fédératrice, dans un passé jamais révolu de mémoire, un album qui marque, de par sa qualité, son originalité, le goût de son obscure raison, peut-être un peu par les codes du genre qu'il se permet de faire évoluer, un peu sûrement par ces bousculements mous et pourtant écharpés, qui incisent l'écoute d'une oreille attentive et sensible à ce qui se fait depuis le mansion de ce club de gentlemen...

TCoR, c'est un premier album tel que celui-ci. Une affreuse plainte en rivière de son, parfois tortueuse et parfois libérée, parfois envieuse de se désentortiller, et dont le solipsisme aussi merveilleux qu'un froid de janvier, ne permet pas de s'extraire d'une mélancolie douloureuse, mais bien de s'en extasier. Les vapeurs se succèdent, les instruments n'en sont pas, ils sont les voix d'âmes musicales incarnées, on ne les reconnaît que de manière lointaine. Quand aux vocales, elles-mêmes hurlent comme un grincement de porte sur une queue de chat, quelque chose qui vient on le sait, d'entre le coeur, les tripes, la trachée et d'autres glottes un peu cachées... Des poumons pour ne pas ventiler, la respiration on la retient le long de ce chemin, fournissant à l'auditeur qui l'arpente, une piste pour la ténèbre. TCoR, c'est ce titre ambivalent qu'assure la folie, celle d'une certitude ou d'un doute, on ne sait dans ce paradoxe, ce qui est affirmé. Une philosophie se distingue, elle émerge du club, elle gagne en pertinence de pensée, en poids des mots, des sons, des images, tout un lot de sens qui, dans un melting-pot transductif, ferait des membres dudit club, des agitateurs de la culture comme on en voit peu. Décrire seulement ? Impossible : je n'ai pas la fiche technique de ce qui se fait de codé par transcription de l'audible, à propos de cet organisat de modules sonores. Je n'ai pas la théorie de la construction de cet amalgamme de bruits harmonisés. Et je ne veux pas m'en faire une idée. Pourquoi ?

Eh bien : pour toute la magie de ce genre de synchronicités qu'on aime à valoriser quand on est un peu distrait dans sa mélomanie... Pas d'une distraction à teneur irresponsable, non, au contraire la béatitude contemplative forcée par l'affect en osmose avec le produit. Tout ceci, une ôde qui reflète plus en sentiment qu'en étude, ce qui peut être proposé à la relative du travail de ce groupe, qui veut toucher les sentiments, justement, au-delà de ce qui relève d'une technique, alors associée à un engagement émotionnel palpable, donnateur d'une dimension toute particulière à celui qui sait l'écouter.

AFOS - TCoR

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God
« Réponse #1 le: 04 décembre 2020 à 20:55:27 »
ssssileenncce like iicccce...

le clip de la première piste du premier alboume...
qu'ils ont changé la jaquette je sais pas pourquoi, alors que moi j'ai l'originale avec les vraies mains sous le ciel !

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


god'sss a tasste of BLOD !
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Re : A Forest of Stars
« Réponse #2 le: 04 décembre 2020 à 21:27:59 »
C'est bô.
Je dirais pas que je regrette pas que cette chronique ne l'ai pas accepté ce qui a fait venir cet écrit ici que je peux grâce à cela lire.
Cette description en toute beauté de ton ressenti sur cet artiste donne chaud au cœur et prête à sourire.
C'est juste bô, en toute simplicité que ce que les mots peuvent procurer en gratitude de ce qui s'offre à nous.
Merci pour ce bô partage  ^^

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Re : A Forest of Stars
« Réponse #3 le: 11 décembre 2020 à 00:19:27 »
yéyé merci Elina je me sens légèrement moins seul

ahah en vrai j'ai quelques artistes sous le coude comme ça, mais certains comme cette formation, sont dans un cadre artistique tendu à diffuser ! je nous explique :

A forest of stars, c'est un peu comme Hypno5e, mais en pire ! huhu disons pour moi que l'originalité consommable de chacun de leur concept est extrêmement volatile ! on respire une fois, et l'effluve a disparu dans les productions d'après ! pourquoi  ? peut-être est-ce noyé dans autre chose... peut-être est-ce seulement l'objet d'un album qui tient lieu de boite à concept... peut-être leur talent fut surtout d'inventer quelque chose que d'autre pérpétreront...

en tout cas, A forest of stars, c'est compliqué parce que du coup, ça surfe pas sur une vague de mode : ils ont fait d'autres albums après le premier, ci-nommé The corpse of rebirth, mais en vrai, quelle que soit la qualité de leur concept, quelle que soit l'origincalité qu'ils tentent de rendre à novueau quelque part, eh bien le début est ce truc qu'ils ne sauraient dépasser je crois, tant ça dépassait plein de trucs ; en vrai moi l'album il m'a transporté, mais quand j'y ai retrouvé la même recette dans les albums suivants, j'avais moins ce goût spécifique de découvrir, même si la qualité était la même... justement peut-être, car la qualité était la même

le problème est que du coup, les deux, trois quatre cinquièmes albums etc, sont pour moi relevant d'une indifférence un peu étrange, où j'ai envie de les valoriser pour quelque chose qui s'inscrit partout, mais que j'aime à percevoir surtout dans ce premier album

d'une part, l'écoute de ce genre de concept se fait sur le temps du skeud, parce que le diskeu est construit pour l'album, et non pour un single commercial ou non, mais qui viserait un succès de piste, là, non, c'est la continuité presque théâtrale des albums qui est intéressante, une aventure d'une petite heure pour chaque, et en fait, moi j'aime pas trop les tomes 2 3 4... donc quand j'ai découvert le premier album, j'ai perçu plein de trucs à mourir, mais après la recette je veux pas la regouter ; mais c'est mon problème, car du coup je ne suis pas leur actu, mais ils restent atemporels pour moi ; si j'ai décidé de témoigner de cette expérience sonore, c'est bien parce que je hisse l'album, et surtout cette intro d'un quart d'heure, au titre qu'ils ont oser donner et avec succès : 'god', c'est divin, c'est mystique, et waw

malgré tout, j'ai qmm aimé : https://www.youtube.com/watch?v=7ZrKbecv8qc
gatherer of the pure, qui offre un clip totalement dans le délire que je m'étais figuré d'eux
même si je le répète, la recette peut paraître réchauffée, c'est que leur premier était juste le fondement, musicalement !
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