Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

13 Mai 2026 à 02:40:16
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Au poète des anthologies

Auteur Sujet: Au poète des anthologies  (Lu 173 fois)

Hors ligne April

  • Calliopéen
  • Messages: 405
Au poète des anthologies
« le: 05 Mai 2026 à 22:41:13 »
J'aime te lire tous les jours
Réciter par cœur ton poème
Connaître ton si bref parcours
Interrompu par vil problème

En deux langues tu écrivais
Je t'ai suivi dans cette voie
Ton destin, tu le décrivais
Tes amours, ta vie qui flamboie

Être un peu plus proche de toi
Même d'époque différente
Me vois-tu de là-bas, dis-moi
C'est une passion naissante

Écrire, aligner peu de mots
Transformer en discrète grâce
Les jours, leurs bonheurs et leurs maux
Les instants laissant une trace
« Modifié: 05 Mai 2026 à 23:13:33 par April »
Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie. Johann Wolfgang von Goethe

Hors ligne Robert-Henri D

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 436
  • Pelleteur de Nuages
Re : Au poète des anthologies
« Réponse #1 le: 06 Mai 2026 à 00:45:42 »
Merci pour cet octosyllabe qui.. peut-être ? plus tard se lira dans quelque anthologie thématique ?
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne Kerdrel

  • Prophète
  • Messages: 781
Re : Au poète des anthologies
« Réponse #2 le: 06 Mai 2026 à 07:03:38 »
Bonjour April,

votre écriture s'affine de jour en jour
nous touchons à la perfection.. j'ai noté:
"En deux langues tu écrivais
Je t'ai suivi dans cette voie"
à quel auteur faites-vous référence ?

 :mafio:

"Être vrai, peu le peuvent !”

F.Nietzsche

Hors ligne April

  • Calliopéen
  • Messages: 405
Re : Au poète des anthologies
« Réponse #3 le: 06 Mai 2026 à 08:03:17 »
      :) :)


Robert,

Je ne m’attendais pas à un commentaire comme ça, il me touche beaucoup !
Merci pour votre lecture attentive


Kerdrel,

Merci pour votre appréciation ! Je sens que je progresse doucement, en lisant beaucoup de poésie en ce moment, vos beaux sonnets y contribuent.
Je fais référence à Alexandre Pouchkine, dont je cite parfois des extraits dans les commentaires, en traduction littéraire.
Il écrivait aussi en français

« Modifié: 06 Mai 2026 à 08:27:56 par April »
Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie. Johann Wolfgang von Goethe

Hors ligne Robert-Henri D

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 436
  • Pelleteur de Nuages
Re : Au poète des anthologies
« Réponse #4 le: 06 Mai 2026 à 11:31:05 »
Hello April,

À propos de ce poète, né à Moscou en 1799, j'ai trouvé un texte russe complet de l’épître de 1814 : "К другу стихотворцу" (orthographe modernisée, conforme aux éditions critiques).


Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Bonne lecture... et surtout : bonne journée !
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne April

  • Calliopéen
  • Messages: 405
Re : Au poète des anthologies
« Réponse #5 le: 06 Mai 2026 à 19:38:34 »
Bonsoir Robert,

Merci pour ce poème. Avez-vous remarqué, l'auteur l'a écrit à l'âge de 15 ans ?
Je trouve (c'est un avis personnel, non professionnel) que la traduction, bien que fidèle à l’original, ne suit pas bien le rythme interne du poème.
Regardez par exemple une autre traduction, que je trouve réussie :

"L'automne"
(extrait)



Octobre est arrivé : le bois se débarrasse
De l’ocre frondaison de son branchage mort.
Les chemins, les sentiers se recouvrent de glace ;
Les vents froids ont soufflé : le ruisseau coule encor,
Mais l’étang est gelé. Mon voisin suit sa chasse
Par les champs éloignés, au son fringant du cor ;
La moisson hivernale à ses jeux flous s’effraie ;
Les aboiements des chiens réveillent la chênaie…
(...)
1833

Октябрь уж наступил — уж роща отряхает
Последние листы с нагих своих ветвей;
Дохнул осенний хлад — дорога промерзает.
Журча еще бежит за мельницу ручей,
Но пруд уже застыл; сосед мой поспешает
В отъезжие поля с охотою своей,
И страждут озими от бешеной забавы,
И будит лай собак уснувшие дубравы.


« Modifié: 06 Mai 2026 à 19:42:44 par April »
Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie. Johann Wolfgang von Goethe

Hors ligne Robert-Henri D

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 436
  • Pelleteur de Nuages
Re : Au poète des anthologies
« Réponse #6 le: 06 Mai 2026 à 22:05:55 »
Si tu veux mon avis, traduire n'est pas réécrire ! Or, l'extrait que tu proposes est trop joli pour être honnête... ( Tous les vers sont parfaits ).

Une traduction poétique réussie respecte le sens, l’intention, la couleur émotionnelle de l'image, et recrée un rythme équivalent mais certes pas identique ! Donc on ne peut avoir le même mètre, ni exactement les mêmes accents, mais l'énergie et l'image doivent rester, sinon indemnes, au moins comparables.

C’est pour ça que traduire de la poésie est l’un des arts les plus difficiles qui soient.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
« Modifié: 06 Mai 2026 à 22:12:52 par Robert-Henri D »
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.016 secondes avec 17 requêtes.