Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

08 mai 2021 à 21:23:21
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Le Monde de L'Écriture » Encore plus loin dans l'écriture ! » Aventures au long cours » Carnets de bord » Spèces - notes

Auteur Sujet: Spèces - notes  (Lu 2088 fois)

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social autolyse party burn
« Réponse #15 le: 26 octobre 2020 à 03:14:07 »
autant dire que je délire sec, mais c'est assez extériorisable en l'état alors voilà ; ce projet est étrange il est moi sans ambition trop a l'être et inversement ; en gros, je me sens pudique a romancer ce qui rassemble mes perceptions d'ici


social autolyse party burn
#fiction-science #légende #espèce #protoype


c'était un peu maladroit

comme si quelque chose de foireux pouvait survenir, et ne s'était pas empêchée de le faire ; une chose horrible, atroce, la distinction démesurée des singularités générales de la biomorphologie humaine, et de sa psychologie associée ; oui, il était une fois, l'histoire de la scission spécifique, de l'humanité en deux branches distinctes de la généalogie ; là où ce fut presque catastrophique, c'est à cause de la conscience... oui car autant l'histoire ne montre pas l'horreur du glissement puis de la disparition de Néandertal, d'un point de vue de lui-même, autant là, le Sapiens, il avait tous les outils pour comprendre que c'était sa fin à lui ; et la conscience, c'est malheureusement ce truc qui violemment, dit non à la réalité lorsqu'elle n'est pas très acceptable ! or donc, le Sapiens...

il était là, un peu disparate, il avait essayé de se rassembler, mais comme il y avait beaucoup, à beaucoup d'endroits, et que se rassembler ça prend, entre autre, du temps, eh bien il était là, libre de tout, et surtout de ne pas être commun avec son prochain, bien qu'il tenta souvent, d'être mutuel, ou partagé, échangé, ou d'être distinct sans renier, ou même, d'être sans être, de recopier, de paraître, fatigué, dans l'expectative d'un lui-même que ses confrères rendaient toujours un peu plus petit : oui, lorsque tout nous précède, ne reste que l'extinction, et pourtant il est naturel d'éviter la conscience de cette nécessité, et le Sapiens il s'est fait piéger ; pourquoi ? parce que voyons ! non, à telle question pas de réponse, et pourtant une réaction complémentaire, le Sapiens ne s'est pas assez unifié à lui-même, ce n'est pas un destin funeste, quoique si, disons que ce n'est pas plutôt, un sort évitable en soi, mais c'est en revanche un drame, une catastrophe, car la mort d'une conscience, ça fait mal...

le Sapiens il se traînait là depuis avant le moyen-âge, et inégalement, certains de ses membres le faisaient avancer ; des fondateurs il y en eut, des constructeurs, des habitants... et puis il y eut les derniers résidents, les fantômes, les hantises désincarnées enfin ; le post-sapiens, l'humain parfois de lettres, le Facteur disons avant de l'appeler, puisqu'il ne saurait lui-même se prénommer ; eh bien, lui, il voyait ses congénères dégénérer, au début, alors que lui-même n'était pas formé ; il croyait que son naturel à lui, qui l'habitait sans heurt depuis sa généalogie pourtant lourde, était partagé avec sa société, ce qu'il réfuta par l'expérience, douloureusement et au prix de sa propre nécessité ; le Sapiens avait vécu, il s'était mis debout, avec son pouce opposable, son néocortex, sa vieille invention l'outil et son vieux compagnon l'animal, il s'était fait abstrait par l'usage du concept, la compréhension de l'utilisation du temps, la gestion de l'espace vital, il s'était sédentarisé et avait prit conscience de la possession et de ses flux, il avait donc creusé la métaphysique morale d'un universel qu'il voulait conquérir par défi de vie, de conscience, d'intellect, et sur ce chemin inéluctable qui était le sien depuis l'aube de ses passions, depuis sa recherche béate de ce qui fait de lui lui, l'humain, la vie, bien avant d'être le Sapiens qu'il finit par finir d'être...

la célébration d'un tel glissement n'en est pas une ; c'est un drame, une catastrophe ! lorsque sur une population de plusieurs millions d'individus, on se rend compte qu'il y a un défaut de version, ça calme, tout de suite ; enfin oui, puis non, parce que la réaction est quand même bien violente ! il devient fou le Sapiens, et à ce moment là c'est chaud pour le Facteur ; comme les rivalités avec Néandertal, mais de l'autre côté du miroir temporel diffracté ; oui, le nouveau remplace l'ancien, mais si l'ancien l'est pas assez, il laisse pas facilement sa place, et puisqu'il a toujours l'impression de ne pas l'être assez, c'est complexe, surtout si le nouveau sait pas trop où en est l'expérience, ce qui est le fondement de tout nouveau ; donc... bin le Facteur et le Sapiens, il vont se battre, forcément

avec des objets, il l'a déjà fait ; à mains nues aussi sûrement, mais c'était alors différent ; non, il a son pouce qui lui permet de prendre un caillou, d'écraser un crâne avec ; c'est con à dire, mais juste le fait qu'il puisse le faire, fait qu'il le fait, et c'est visiblement imparable, n'en contredise une morale imaginaire

avec des flammes, aussi ; il a raccourci la forêt, il a étouffé le renard, et fumé la viande, mais oui, il a porté ses morts jusqu'au ciel, il a purifié l'encens, il a fumé l'esprit ; et il a carbonisé l'hérétique, il a cendré la différence... avant d'exploser en feu d'artifice sur le début de la fin ; oui, c'est con à dire, mais juste le fait qu'il puisse le faire, fait qu'il l'a fait, et c'était visiblement imparable, n'en contredise une fausse idée de la nature...

et puis là il en était à se battre avec d'autres armes encore plus redoutables, celles de son fer de lance, de sa fierté, de son ego imparable et surdimensionné : les armes lexicales, celles de la pensée, les mots et leurs idées, ces choses au-delà de la compréhension, qui pourtant servent justement à ce phénomène qu'est la conscience ; passée, révolue, était l'époque de la mort advenue, car on avait trouvé pire comme punition à nos ambitions ; l'humain, le Sapiens, nous, étions alors ce truc qui va vers autre chose alors qu'il croit y être, car c'est ainsi que se construit la métaphysique ! oui...

l'humain a commencé à se battre avec les pires armes qui soient ; les mots

et c'est à ce moment précis, alors qu'il prenait à peine conscience de tout ceci, qu'il a commencé à glisser ; cela a pris du temps, bien sûr, et des vies ; inégalement, bien sûr, car les premiers à parler le faisaient avec la même ambition que les derniers, et pourtant c'est d'une diffraction étrange que chacun le fit à sa manière, en sa quantité, avec ses effets et ses modalités, chose qu'aucun rendu autre que l'exhaustive généalogie par vécu éternel, ne saurait rendre la complète expérience universelle dont chaque individu participa de son petit être conscient, enfermé dans son corps, cloisonné à la comunication, perdu dans l'expression, nouveau à l'idée du concept, qu'il travailla jusqu'à le faire advenir...

et donc le Sapiens est devenu Facteur, mais les calques se superposent et non ne se suivent ; et à un moment il a fallu trancher ; l'humain s'est vu, celui d'un côté qui babillait le bec en l'air, et l'autre qui agissait de ses mains ; l'un et l'autre étaient complémentaires, mais ils croisaient leurs destins ; dans des rues austères, on s'était aveuglé à l'idée qu'il y ait une liberté, et c'est donc de divergence que l'humain fut frappé ; une indulgence à la différence, lorsqu'elle est trop poussée, conduit à la dégénérescence, puisque c'est du commun que nous sommes générés ; l'humain qui se défocalisait sur la dichotomie corps-esprit, en est venu effectivement à s'y incarner, et lorsque certains se confinaient dans les abris que d'autres avaient construits, afin de réfléchir à comment faire construire mieux ce qui ne leur était permis que de penser, il y avait alors deux camps, qui un jour se sont vraiment scindés

ils l'ont vu venir, un peu, chacun de leur côté ; ceux qui incarnaient les bureaux, les cervaux, et ceux qui incarnaient les terrains, les mains ; et d'une seule même pâte qu'ils formaient à l'époque où chacun n'était pas libre d'être tout-puissant, ils se sont amusés à choisir comment ne pas tout l'être, préférant ça et là quelque incomplétude à hypertrophier, quelque déséquilibre à asseoir, ce glissement donc, qui advint, fatalement...

certains l'ont raconté, tous même, à leur manière

entre les mondes divins, les imaginaires, les descriptifs ou les scienteurs, toute la notion de conscience humaine, incarnée par expression, partage matériel de l'incarnation de ces irréalités, le savoir cumulé, ainsi que tout ce qui se véhiculait de l'esprit à l'esprit au gré et malgré, le temps, eh bien tout ceci, c'était l'apanage reconnu et répété de l'humanité, jusqu'à ce qu'elle se réalise à elle-même, dans le cap qu'elle croyait déjà avoir passé ; et ceci tout, oui, était le propos conceptuel du Sapiens, c'est de là qu'il est devenu la réalité concrète du Facteur ! oui

moi dans tout ça je fus un prototype ; une version d'essai, un beta-mode ; ce qui se figura le changement sans l'être, mais sans quoi il n'aurait pu advenir ; un brouillon, un test, une expérimentation pratique, un jet quelconque ; oui, je suis ce passage de l'un à l'autre, comme tous ceux de mon époque et même, comme tous de ce passage d'une époque à l'autre, dans ce temps qui jamais n'arrête sa course ; pourtant d'un marathon relai, c'est du témoin que je passe le bâton, d'un coureur à l'autre, l'équipe humaine passe du Sapiens au Facteur, et moi ici, toujours, je meurs

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La porte de chez Rêve
« Réponse #16 le: 12 novembre 2020 à 10:08:29 »
un petit morceau de ce que peut provoquer un soi-disant déménagement de conscience, ou de corps, l'un dans l'autre, une diffraction quelconque d'état psychosomatique tiré de ce que je lexicalise ici, bon, c'est une histoire quoi, y'a du vrai en base, mais y'a surtout de l'interprétation profane, de la diffraction d'expérience vécue, de la déperdition à la traduction, plein de trucs quoi, qui font que la langue ne décrit pas très bien au final, et c'est un peu ma faute mais là t'façon, traduire une idée instantanée et organique comme le sont les miennes, c'est méga chaud ; heureusement que j'ai un peu de vocabulaire et que je vois à peu près comment faire de la syntaxe, parce que sans ça, l'image serait encore moins parlante qu'elle ne l'est pas du tout, j'en suis convaincu... qu'est-ce qui parle alors ? je ne sais pas trop ; les calques se superposent et ne se ressemblent pas


La porte de chez Rêve
#psy #phrases #hallucination #paralysie-du-sommeil

Mais la nuit ne finissait pas lorsque je la terminai. Elle se voilait d'un sentiment d'insolence irrémédiable. Comme bloqué par ma conjecture, je subissai, et m'affalai dans le canapé le nez entre deux coussins. C'est au fur et à mesure de mes rêves que j'en vins à réaliser que je ne dormais pas. Mes yeux fermés n'étaient pas éteints. Le noir d'un état limite, à la conscience presque tranquille, se révélait profondément obscur, interne et amniotique. Je m'y étais vautré, mais c'était une perception de feutre que mon corps traduisait à mon esprit totalement absent à la corporalité désagréable d'une fin de soirée remuée. Pas de couverture. Il ne faisait pas encore le froid du sommeil, celui qui donne chaud dans un environnement à la température stable. Et pourtant, la douceur du molleton et ma forme délibérément quoique involontairement lâche, m'avait directement fait disjoncter quelque chose qui pourtant n'était pas l'éveil. Puisque j'étais là, à contempler l'intérieur de mes paupières, et... mince. Oui. Je ronflais.

Le miroir n'est qu'un cadre. Une porte. Je passe au travers en enjambant le linteau du bas et me retrouve dans l'inverse de cette pièce alors un peu étrange. Pour sortir il me faut cette clé, dans ma poche. Et dehors, c'est un autre dehors. Le canyon est venteux. Poussiéreux. Il m'emmène dans les dédales d'une eau tarie, le temps creusé dans la roche rouge, et j'erre, sans fin. Une douceur feutrée au coin d'un espace que je sens en moi et hors de moi, comme si d'une distance avec l'immensité du désert, je me percevais investi à l'auscultation imperceptible et inimaginable. Je m'arrête à cette source.

C'est en m'approchant que j'aperçois monsieur Rêve. Sa tête dépasse du trou rocheux, et, les yeux fermés, il laisse par sa bouche ouverte, dépasser l'eau clair et scintillante. Sa peau rouge et ses lèvres blanches offrent en calice, le début de ce ruisseau, et il semble dormir, tout comme le flot se rythme a une lente respiration.
J'approche un doigt pour paper l'eau filant entre les roches. A son contact, les yeux de monsieur Rêve s'écaqrquillent au loin, et il s'exclame quelque chose comme d'une clochette moelleuse en même temps qu'il ferme la bouche d'un mouvement de surprise, arrêtant le débit d'eau fraîche et pure. Un croassement plus tard et je m'aperçois que l'eau continue de monter en lui, et ses yeux se font globuleux ; toujours surpris. Ils regardent dans le vide, presque divergents, et ils gonflent d'eau, bientôt accompagné par le reste de la tête qui semble se remplir de substance et dodeline à la source. Les iris aux rayons distincts, donnent à monsieur Rêve un regard piquant, à la fois léger et pointu, mais complètement flou et indistinct. Je ne sais pas ce qu'il regarde, et même, il a l'air de ne rien regarder et comme deux billes un peu gripées, ses yeux mécaniques sont comme à l'abandon. La tête gonfle, petit à petit, la peau rouge devient rose, les lèvres au contraire se colorent, et les formes prennent forme.

Et puis c'est étrange car tout pète. L'accroche du cou de la tête de monsieur rêve se détache de la paroi rocheuse, et alors comme un ballon vivant, le rond de cette tête s'envole en aspergeant d'un trait tout ce qui se trouve derrière sa route. Faisant ses spirale dans le ciel, monsieur Rêve se dégonfle, et lorsqu'il atteint à nouveau la taille de bille qui le caractérisait, il n'est pour moi qu'un petit point sous le soleil de plomb. C'est pourtant un feu d'artifice qui explose, juste entre moi et l'astre, et la nuit remplace le jour. Le soleil a disparu et à sa place, monsieur Rêve.

Ses yeux sont toujours aussi globuleux, et sa peau a recouvré un rouge alors fortement assombri par l'absence de lumière que les étoiles piquent un peu, comme ça, en toile de fond. Il dodeline un coup avant de s'élancer d'une voix qui ne résonne que dans ma tête.
- Bonjour, toi qui vit les jours.
Je lui réponds instantanément, sans ouvrir la bouche.
- Il fait nuit.
Son rire résonne lui aussi dans ma tête, et pourtant je vois sa tête se gausser dans le vide intersidéral au dessus de mon petit désert.
- Oui, hihi, bien noté. Tu sais... avant de claquer des doigts, assure-toi que ton corps n'a pas perdu ta tête.

Je voudrais retrouver la porte. Vivement demain.

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cordamm
« Réponse #17 le: 06 décembre 2020 à 16:00:13 »




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Re : Spèces - notes
« Réponse #18 le: 19 décembre 2020 à 23:41:16 »
c'est qmm dingue, ce mec qui peut rivaliser une fois tous les trente six du mois avec un joggeur quotidien, alors qu'il sort jamais de son siège, et qui pourtant est essoufflé et courbaturé à chaque fois qu'il doit faire ou défaire ses lacets... des viscères hypertrophiées, des abdominables, un bassin complètement pété... le présent amorphe d'un type qu'on lui a fait faire de l'EPS, du club de gym... mais qui a préféré se calfeutrer dans sa ratatine alors inconsciente en étudiant les bureaux presque trop confortables !

s'il avait seulement su

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Re : Spèces - notes
« Réponse #19 le: 22 décembre 2020 à 00:27:56 »


fatigué

la mélodie depaule
#hypermentalisation ? #hyperattention ? #puzzle #depaule

heu attends imagine deux secondes : chaque palpitation de chaque parcelle palpitante ! généralement on commence par le coeur, c'est facile, ça va simple : boum

boum

boum

boum

et puis la mesure peut s'enchainer, c'est toujours la même au début, parce que c'est simple de facile, y'a que le coeur, boum boum

donc bin quoi ? le sang ! parce que le coeur avant d'aller autre part, il va, tout court, et quand il va, c'est du sang qui palpite aussi, mais c'est pas du tout le même instrument de musique ! ouais le sang, si le coeur est une percu ou une rythmique en tout cas, bin le sang... c'est... attention on commence dur, c'est le silence ; donc chaud pour la musique, parce que le silence, quand t'écoute du midi, tu pige un peu que comme pour la photo, un silence, c'est un grain, un fond diffus ; le sang

flufifulirliruffrliufirlurflirurelierurfliufrulirfulieruilllllllllllllllllllll et trois petits points sur tout

mais t'as déjà vu une rivière couler hein, et entendu, et admiré en vrai, une rivière, des fois c'est un grand truc ou petit qui est tout lisse de canal sans vague sans fond que du plat, et ouais... d'autres fois, c'est des rochers de la vase des algues du vent sur les vagues, bref, le sang, il est fluide il se tournebicote sur lui-même, s'entortille et se taradudule, parce que ouais, c'est un liquide on va pas chercher plus loin pour l'instant ce qu'est un liquide

pis il est dans quoi le sang ? on se le demande parce qu'on le sait hein

dans des veines, c'est le lit de la rivière, et ça joue d'un instrument étrange, le lit de rivière ; ouais ouais, en fait, il faut un feulement pour décrire ce qui seulement ne s'entend parce qu'on l'entend pas, et la musique du sang, elle va donc... partout

on se figurerait presque, pour l'accointance de la mélodie, une arborescence : artère, veines, veinules... ça dessine un corps humain, il peut bouger ou non, moi j'imagine un vitruve en trois d là pour l'exemple

et ça palpite !

boumboum le coeur, mais... y'a un truc, c'est que pour avancer, on a déjà présupposé un truc qu'il faut qmm revenir dessus : le temps

quand le coeur palpite, ça envoie le sang dans la mélodie, et t'façon la musique c'est des bruits organisés dans le temps t'façon ouaoias, donc, si d'une image lumineuse on glisse que le sens palpite, c'est en retard, et en fonction de paramètres hautement complexes genre lointitude, épaisseur et géométrie, pression du sang et compressibilité de sa composition, etc...? bref, on peut se figurer que ça avance à peu prè, c'est un réseau le sang, et la mélodie tourne et fredonne en sifflotant son fond...

mais vers où ?

un truc fermé ?

un poing se ferme, pour quoi ? dessiner la peau, les muscles et les chairs, mais rapidement, on a des os, on a des nerfs, mais, vraiment c'est l'un pour le mouvement, l'autre pour l'énergie, et puis on y chercherait de la structure, mais ouais

rapidement, ton corps, tu vois où il veut se rendre à l'hommonculus, quand il est assis sur sa chaise à fermer le poing

parce que à ce moment là on est plus tout-à-fait un coeur boum boum quand on palpite ; je commencerais par un balancier d'équilibre : toute station stable et plus ou moins immobile nécessite une micro musique, celle qui fait que certains se balancent, trépignent, boitent, commencent à s'ankhyloser, à l'inverse des chats qui gèrent cette mélodie à la plus molle des intrumentations

il sait pas se tenir sur une chaise, moi si ! il ne travaille pas sur son ordinateur, j'ai besoin de pleins d'appuis et de plein de liberté pour frapper le clavier : une position complexe du réseau, mais encore une fois la palpitation résonne dans le temps, je ne suis pas qu'un être, car l'être est immobile, stable, infini, je suis un étant car d'un instant à l'autre, je suis autre ! et un truc fait que y'a de la gravité qui me retient sur cette chaise, et que je dois gérer tout ceci : des appuis, des pieds au dossier, des coudes aux poignets, et des libertés, aux doigts, à la fluidité rigide qui donc, puisqu'elle n'est, à l'immobile, comme le chat qui ne travaille pas trop quand il est posé... eh bien voilà, je sens mon coeur qui palpite, et la mélodie revient :

il y a de la musique, alors le coeur demande autour de lui qui peut bien-t-il être : on lui répond

les poumons

vas savoir pourquoi une musique qui respire c'est une musique qui vit, une musiquue de coeur ; on sait en se demandant, quel poumon, quel coeur, mais non, nan, il faut, une erreur, ce qui fait que tout ceci appelle comme des dominos tout ce qui se traine dans le réseau musical

je penche en avant avec la musique dans mes oreilles, celle de meshuggah

et ouais, c'est la polirythmie du truc qui m'inspire cet écrit donc voilà, je me balance un peu, et il ne me suffit que d'y penser pour avoir le contrôle dessus

mais...

le coeur ne bat pas au même rythme que les poumons palpitent, d'air, et tout ceci déjà entraine des mesures de temps organisées autour de leur divergence de principe régulier

une pause, mon poignet se détache pour rejoindre ce coeur, et là la mélodie se doit de subir, elle ne disparait jamais vous comprenez, le coeur...

je gratte

une guitare ne l'aurait pas mieux dit, je suis désaccordé, et déséquilibré, je laisse le coeur reprendre quelque démesure avant de rééquilibrer, à coup de colonne, de vertêbre, de disque, de nerfs sciatique, de coccyx, de sternum, d'omoplates et de muscles qui s'étendent par le réseau de l'arborescence, et puis qui dessinent un humain

cette fois je me gratte la tête, et la mélodie change encore, comme si... un opéra infini voyais s'enchainer des actions circonstancielles en guise de personnages : là après le grattage de coeur, le grattage de tête, ces deux bonhommes un peu identiques qui se suivent sur un trottoire, et qui passent avec leur parapluie l'un en avance sur la'utre, l'autre en retard sur l'un...

de petites imperceptibilités se glissent de diffraction : monsieur avant est plus bas que monsieur après, et donc, le coude, l'épaule, et le contre symétrie, tout ça est différent entre la première gratte et la deuxième

de plus, monsieur avant a ramassé la pièce avant que monsieur après ne puisse ne serait ce qu'en avoir l'opportunité, et pareil pour ce brin d'herbe foulé, cette crotte évitée ou pas ? ce journal, ce banc, ce regard de mamie sur le trottoire ou d'éclaboussure de camion

bin la gratte d'avant, le coeur, et la gratte d'après, le cerveau, c'est un peu j'ai lancé la mesure gratte, ça m'a destabilisé la colonne au premier déséquilibre dû à l'appui du coude qui se défait de la gravité et change la stabilité de mon immobilité

je ne me gratte pas cette fois, je tousse
mais j'ai envie de rester dans la mesure non aps de la gratte, mais d'une autre dimension, celle de l'écriture de ce texte, alors, je reste là et me dit, bin oui, ce qui fait un nouveau titre de méta mesure, c'est maintenant la suite, j'ai toussé et ça a changé mes deux appuis de pieds

cela tire mes genoux, déforme mon bassin

cela redonne une pichenette à la colonne, et le coeur boumboum, les poumons, ça grandit ça rapetisse, mais étrangement d'une palpitation de temps !

le sang dans tout ça ? il arrive au cerveau, et moi je n'en ai plus, alors je m'arrête là pour le puzzle depaule
« Modifié: 22 décembre 2020 à 01:50:29 par Dot Quote »

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Re : Spèces - notes
« Réponse #20 le: 22 décembre 2020 à 01:16:19 »
yoyo j'ai un peu du mal à signifier un état étrange que je m'invente peut-être, j'en sais rien, mais qui m'enferme pas mal dans un truc pas très agréable que je ne sais pas trop situer mis à part ici là de cet endroit de lieu par exemple...

grypn
#psy #métaphore #exsangue #depaule

tu connais le principe de la baignoire percée hein ; imagine le avec un humain percé ; et dis toi que la question, c'est pas de savoir s'il finira exsangue ou non, un humain finit toujours exsangue de toute façon, tôt ou tard... la question c'est de savoir exactement quel robinet il faut pour que ce qui sort par la fissure soit sans cesse remplacé juste assez pour...? pour ? bin au choix : pour qu'il devienne exsangue juste au moment où il aurait été exsangue ? le pire, sûrement ; pour qu'il se vide avant donc ? mortel ; qu'il se vide après ? juste à se laver par terre alors...

yess, on va simplifier, pour l'expérience : l'humain mange toujours un régime régulier, tu le nourris à la même production de robinet, toujours, jusqu'à ce qu'il devienne exsangue, comme ça c'toujours le même débit à l'autre bout de la piqure... pour ça il faut l'attacher, dans une camisole c'est pratique, ça tache moins et on a l'excuse de pouvoir perfuser, transfuser, tous les fluides qu'on veut

la baignoire... c'est comme l'humain : plus elle est remplie plus elle lave bien, tant qu'elle déborde pas ; ici donc, on se pose pas la question de faire le meilleur cru d'exsangue, mais plutôt quelle quantité y'a dans la cuve pour laver l'humain percé

le pire, c'est de laisser un centimètre d'eau tout le temps si tu gères le robinet comme il faut ; comme ça l'humain qui veut se laver il sera un peu pâlot s'il met autant de temps que tout le monde à essayer de rincer le savon

et puis ?

tu connais, la sensation quand on t'a fait une prise de sang ; t'as pas forcément faim, mais t'es en manque d'eau dans la baignoire

un clepsydre, voilà ce qu'est l'humain percé ; mais y'en a plein qui croit que l'humain c'est que le texte qui le décrit, et qu'il est libre de couler, depuis le robinet ou la fissure, qu'il est libre et que tout ceci n'est pas mathématique ; y'en a ils croient tu peux te laver dans une baignoire exsangue complètement et toute déssechée à laquelle on a même coupé le robinet ; bin oui ils arrivent ptetr à ce moment où la baignoire déborde encore, mais ils savent pas ce qu'elle va se vider pis à ce moment là l'humain il est pas forcément mort, juste il est exsangue

le clepsydre de l'esprit

que chacun préfère avec des tuyaux bien opaques pour pas se réaliser les différents débit et la nécessité de bien immerger l'humain

ouais, donc moi je crois, le pire, c'est de laisser un centimètre d'eau jusqu'à ce que y'ait plus d'eau dans le robinet ; c'est à dire de laisser devant les portes de la mort, cet humain exsangue qui attendra qu'on lui ouvre

c'est beau

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Re : Spèces - notes
« Réponse #21 le: 24 janvier 2021 à 00:13:52 »
bon bin heu voilà les notes qui m'ont occupées ces dernières grosses minutes... enfin, si notes on peut y appeler ainsi ! le ravor expliquerait un peu pourquoi, et en vrai donc, ouais, cette scène qui boucle pour une mini fiction tirée par métaphore appliquée au associationnage de pensées de la scène, c'est ouf, oui ce starwarsu de mon enfance, bin dark vador c'est pas n'imp hein, pis heu donc, ouais, j'en fais mon propos sur la ratatine parce que on pilote tous notre vaisseau, pis voilà un vaisseau comme dans l'autre sujet mais à ne pas confondre ! le vaisseau dans le vaisseau dans le vaisseau... huhu

La gerre de mes étoiles - une histoire de l'espèce ratatine
#gifs #story #mini #bulbul

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à deux mains
« Réponse #22 le: 28 janvier 2021 à 11:25:37 »

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toute la crasse de mon corps ratatine
« Réponse #23 le: 28 janvier 2021 à 19:52:38 »

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3ème lombaire à gauche
« Réponse #24 le: 31 janvier 2021 à 09:20:37 »
comme on visite un appartement dans lequel on vivrait après quelques travaux...

3ème lombaire à gauche
#structure #courbure #vertébral #ratatine

pcccchhh fait la capsule
mes naseaux en friche, rouillés de la tuyauterie, déformés par la ratatine, tortueux, noueux, emmêlés... je n'ai jamais pu respirer convenablement dans ce corps, j'aurais du en choisir un autre ; celui-là est comme du papier maché, pour ce qui est de la respiration : les naseaux ont trempé un peu trop dans le marais du temps, ils se sont affaissés, pliés, recroquevillés, torturés un peu le temps d'une absence à ce corps, le moi qui m'habite, n'a jamais fait l'effort sinon qu'en effort contraint, de se maintenir lui-même... oui lorsqu'il s'agissait de faire du sport, je faisais du sport, j'étais pas mauvais, j'étais impliqué, à ce moment je respirais, mes cervicales se réveillaient le temps de me dire que je m'occupe un peu de ce corps, dans cette société qui les tue ces corps, cette société morte du corps, où l'on met le chauffage en été pour pas que y'ait des fuites d'air frais depuis l'intérieur de la voiture qui nous pète le bassin quand on y est trop souvent installé ; ce bureau que j'occupe, qui me plie en deux comme un ticket de cinéma, ouais, donc les cervicales c'est tout là où ça a pété, je pense, un truc du genre, ma nuque est atrophiée, elle ne supporte ma tête que parce que celle-ci est vide, le regard dans le néant, tout est coupé ; j'écrivais l'autre fois avant d'effacer, que lorsque mon corps avait mal mon visage était emporté d'une grimace, mais pas emporté était-il lorsque mon corps avait bien, non là il emportait ; ma lordose ; ce truc douloureux de plus en plus depuis que je questionne pourquoi je n'ai jamais respiré sous ce climat, dans ce corps, parce que je ratatine... l'atrophie généralisée de mon rapport à l'être que je suis ; j'écoutais mon prof de sport et je savais répondre à ses directives ; des pompes et tractions, une course d'endurance, un tao mémorisé, un combat improvisé, un équilibre sur une roue, une adresse de jonglage, une fluidité de danse, quoi... et pourtant cela se voit lorsque je ne suis plus là à piloter, et alors là je me ratatine car je suis désarticulé

lève les bras ! pas de coup fourré

ouais, c'est évident, j'avoue que si j'en étais qu'à me questionner sur comment articuler un coude avec un bicepcs et quelques ligaments, je prétendrais facilement que le corps est une machine dont je suis maître... mais le mec dans ma tête, il m'a filé une adresse un peu plus complexe, avec des coordonées d'angle, des assiettes multidimensionnelles, une élasticité, un contenu et un contenant, pis tout un tas de trucs qui font que j'ai bien vu, ma lordose, c'est un état douloureux de ratatine que ça va être un peu plus compliqué qu'un biceps à remplir avec des haltères, si je veux juste survivre... ouais parce qu'en fait, mais c'est après ça, bin tu vois qu'un demi micro mètre de différence dans ta colonne, et t'as tout ton corps qui se décalque avec fantôme de souvenir en frein sécurité ; ouais, parce que voilà, pour respirer, il fallait que je redresse les tuyaux des naseaux, et ça c'est qmm pas simple quand t'es juste un cerveau connecté à ton corps... ouais tu maîtrises ton bras quand tu veux toucher la lune par curiosité digitale, tactile voire palpesque, peut-être te sens-tu responsable un peu lorsque tes poumons se gonflent... à la limite as-tu conscience de ton coeur qui bat... mais tu sais redresser les conduits naseaux de ton apnée ratatine ? j'ai fait ; je peux rire de ta larvitude, dorénavant, et tu me connais, j'ai plutôt envie de pleurer, parce que c'est douloureux de piloter les quelques deux cents os, les quelques mille muscles, les articulations sans compter les viscères, tout ceci pour la simple et bonne raison que je suis moi, pas simplement un fantome coincé dans un tas de chair dégueu, non, j'ai aussi ce lien entre ce fantôme et cette chair, car je m'incarne, je me construis, c'est pas juste j'ai un discours sur comment mon prof de sport sait qu'il faut faire des pompes et des tractions ou manger des légumes pour se faire du muscle inutile en voiture... non moi je ratatine, alors je dois être acteur de mon corps, juste au nom de ma salvation

donc je respire ; un peu mieux, c'est déjà ça ; il a fallu que je retrouve ce souvenir du prof de sport, ces cervicales éveillées, et que je retrouve le moyen de vivre avec ce qui s'était perdu en moi : l'énergie à être soi, dans mon corps, à vivre pleinement ma conscience de celui-ci... je reviens de loin, et le combat n'est pas fini, mais il a fallu que j'oublie un peu la ratatine, pour me concentrer sur ma salvation, et maintenant je crois espérer avoir au moins évité la catastrophe

verra l'avenir

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"Stern" SCM
« Réponse #25 le: 18 février 2021 à 11:41:16 »
ohohoh, tout heureux de pouvoir mettre des mots sur une partie de mes hallucinations psychotiques... heureusement que c'est pas la vérité absolue tout ça, j'intuitive...

il s'appelle Stern
#depaule #bio-puzzle #mal-psy #somatique

ouh yeah j'en réveille un bien cool
il a un de ces mots, pour exister lexicalement !
je vous présente mon dernier désatrophié

Sterno-Cléido-Mastoïdien

il m'est utile pour tirer un peu ma clavicule, j'ai l'impression, vers le haut, lorsque la ratatine me fait trop subir la gravité ; il renforce donc mes épaules ; il permet l'articulation de mon cou, dans ses rotations, ses tortions, et il va chercher ma cage thoracique pour qu'elle puisse s'ouvrir en grand ; par ailleurs, il demande l'effort de quelques autres dans la nuque, qui maintiennent c'est important, la droiture de celle-ci et de sa tuyauterie interne... je peux un peu mieux respirer, depuis que SCM se réveille !

et c'est drôle... au début c'était un petit fil de merde qui sortait de ma gorge molle, et puis il a commencé à enfler à mesure que je l'invoquais ; il s'est diffracté, actuellement ce sont plusieurs fils, un peu comme des toiles d'araignée en pulpe de pamplemousse...

j'ai besoin d'un réajustement maxilaire ; d'un renforcement du visage et notamment du front ; d'un éternel parallélisme à retrouver ; du recentrage de mes articulations d'épaule...

mon canal carpien pincé à gauche, me fait souffrir, mais j'ai refusé d'aller consulter plus loin ; ils ne comprennent pas la restructuration ni la ratatine...

ceux qui ne connaissent pas stern...
à cette heureuse rencontre !

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de verre
« Réponse #26 le: 18 mars 2021 à 08:46:51 »
ouais... encore un peu... il me goutte de tarde soiffeuse

de verre
#forcéément #wattage #explication déliropathe #ratatine-man

alors en fait je t'explique la ratatine c'est tout simple les incidences du trucs c'est que tout part à la désénergie vitalisante d'un truc qui donc part en dégénérescence métaphysique par déperdition du fluide dont nous n'avons que la perception hallucinée de nos sens et de notre raison pour en situer l'origine incertaine et impalpable, oui, non, du coup, c'est qmm vachement tendu la ratatine parce que si elle est vrai il faut déjà se l'imaginer pour la percevoir, déjà, pis ensuite on est jamais sûr d'où on est par rapport à elle alloooooooooo

le méta, il me dit, que je souffre pourquoi ? par ce que : je suis un carré de chocolat posé au soleil... je fonds, et au bout d'un moment c'est comme un chateau de cartes sous la pluie, si les gouttes sont assez fines pour écharper seulement la matière sans effondrer la structure, pourtant, au bout d'un moment, les cartes ramollies si elles ne sont pas trop plastifiées, vont commencer à se destructurer, et le chateau finira par terre normal la ratatine, c'est ce manque de jus, y'a une batterie, et j'ai tellement joué la réserve, le tri, la basse conso, le non gaspillage, l'économie quoi en gros, que y'a plus assez de puissance pour maitenir le truc en route ; me faut du wattage que j'ai en déficit ; rude

du coup je me ratatine, c'est gaston lagaffe qui commence à voir que le corps supporte pas, au bout d'un moment si tu coupes trop tes nerfs parce que tu crois que ton corps c'est pas lié à ton esprit, bin tu te rends plus compte de ce que tu fais, et moi c'était le lâcher prise, alors du coup je me ratatine, et tout est le truc le plus casse-gueule de ma création ; je suis un pantin dont les fils sont trop mous ; je suis un exosquelette avec des vérins sous-calibrés, des pompes flemmeuses, des tuyaux trop fins, des métaux trop peu solides, ou coupés trop pas fiables...

la maladie de l'incarnation de verre

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Re : Spèces - notes
« Réponse #27 le: 24 mars 2021 à 06:00:34 »
en vrai là je m'interroge sur une question néoténique que je ne peux affirmer en tant qu'autre chose qu'une prose transductive qui entremêle ce qui n'est pas avéré ; cette ratatine d'où vient-elle ? y'a du h2o dans le questionnement, parce que j'pense ça tire trop des côtés aliénants de certains trucs qui ne sont, donc, qu'envisagés, hallucinés, imaginés, purement fictifs, mais juste qui popent ainsi sans que je n'y puisse rien ; donc je témoigne, je me déleste, ça ne m'appartient pas

létalons
#de tare #d'aiguille #de cheval #de crème

du non-sens c'est sûr, leur père portait des talons
pis en fait pas leur mère, donc t'avais des anatomistes qui ont contacté des biologistes et des mécanistes, pis ils sont allé lire les conneries de zola sur le déterminisme parental, t'sais le truc de on-a-pas-trop-la-science-mais-l'intuition-me-guide ; pis donc ils étaient là tous ces beaux-parleurs de la certitude, ils se sont mélangés les pinceaux pis comme ils étaient un peu poil-dans-la-main, leur esprit a pas pigé pourquoi le papou il avait des pieds qui n'avaient pas les mêmes semelles orthopédiques que la mamou ; bin ouais... nan en vrai la prévention des affections de l'appareil locomoteur de l'humain, c'est rien, parce qu'on est libres, tu vois ? la santé ! c'est une histoire de liberté totale, moi je m'en fous de mon médecin, tant qu'il me dit ce que je veux entendre ; pis donc leur père portait des talons, et ça lui a pété le bassin parce que ça faisait trois cents ans que les hommes avaient fini d'inventer le truc à leur sauce, pour refiler leur complexe de taille aux femmes ; et en vrai s'il est reconnu que les talons hauts, ça se marche sur la pointe et non comme le reste des démarches, depuis le talon, eh bin ouais, c'est reconnu donc, que ça influe sur la position de tout un tas de trucs d'othopédiste, donc... d'anatomiste mécaniste du déplacement érigé, oui ; or donc ? bin s'il est reconnu que les distinctions agissent sur les choses qu'elles déterminent, le papou il avait pas tout pigé du coup que ses enfants, ils étaient déstabilisés du bassin ; ouais ; la mamou elle n'en portait pas des talons, donc elle s'est pas trop déformée par rapport aux autres, mais le problème c'est que ça faisait déjà quelques générations que la génétique et l'historique avaient façonnées ses mamous à elle, et en fait elle avait le bassin tout aussi pété que celui du papou, parce que depuis qu'on marchait donc, sur la pointe des pieds, bin ça faisait moins de bruit d'avoir mal à la démarche ; donc des genoux fragiles à déboîter, oui, et des hanches douloureuses, des épaules désolidarisées, pis ouais, des chevilles gonflées, des pieds dégueux, et même... un dos qui supporte plus grand chose d'autre qu'un puzzle de morceaux, abonnés au toubib
c'est bien la santé des démarches ; surtout en voitures à pédales pédestres...

 


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