Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

22 juin 2021 à 18:12:29
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Auteur Sujet: A partir de rien  (Lu 2820 fois)

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Re : A partir de rien
« Réponse #15 le: 11 septembre 2020 à 23:42:39 »
Quelques notes supplémentaires.
Une réflexion sur le jeu de rôle tel que je le perçois et mon personnage principal.

Je me suis fait la réflexion qu'une part de ce qui tenait beaucoup de monde à l'écart du jeu de rôle c'était son côté adolescent, son attrait systématique pour le fantastique. Je ne prétends pas tout connaitre dans le domaine mais je ne connais aucun jeu de rôle qui ne soit pas orienté fantastique. Je vois au moins deux raisons à ça:

D'abord le public visé semble systématiquement être le même et le fantastique sous toutes ses formes attire majoritairement les jeunes.

Ensuite la particularité de ce jeu qui ne fait appel qu'à l'imagination fait qu’intrinsèquement il semble dommage de se priver d'y rêver tous les fantasmes les plus fous.

Ceci étant dit, la fascination qu'exerce le fantastique a tendance à décroître avec l'age comme si la "suspension consentie de l'incrédulité" du public s'amenuisait avec le temps. Je ne sais pas si cette théorie est juste mais j'ai l'intuition que beaucoup de gens se prêteraient de meilleurs grâce à l'exercice s'il n'était pas d'emblée plongé dans un monde imaginaire.

Je soupçonne donc qu'il puisse être intéressant d'essayer de situer l'action de mon histoire dans un cadre contemporain et réaliste (autant que faire se peut du moins).

La conséquence immédiate de cette réflexion et de tirer un trait sur mon cadre "historique". Passer de la Colombie-Britannique des années vingts au monde occidental moderne.

L'autre raison qui me motive dans cette voie est la métaphore que je veux décrire. Je souhaite que mon personnage principal vive une histoire qui ressemble à celle du jeune homme que j'étais quand je me suis retrouvé dans le jeu de rôle. J'ai un peu de mal à formaliser ça mais disons que grossièrement, j'aimerais lui faire vivre, et donc faire vivre au lecteur, l'attrait qu'à exercé sur moi cette pratique quand je l'ai découverte. Sachant que je me refuse à faire de lui un rôliste. Je veux parler de ça de manière métaphorique.

Ma théorie sur les histoires qu'on se raconte, met en opposition les mythes modernes et ceux du passé. Je pars du principe que j'oppose (attention gloubi-boulga fourre-tout plein de partis pris et de raccourcis qui ne reflète pas véritablement ma vision du monde):

Depuis la nuit des temps, par le passé, je dirais au temps où l'homme subissait la nature, où il ne comprenait pas les mécanismes sous-jacent de son environnement et ou il vivait en petites communauté replié sur elle-même. Les temps des tribus, où l'on se serrait les coudes pour survivre. Où l'on connaissait tout le monde. Où l'on savait qui avait fabriqué les choses, d'où elles venaient. Où on en fabriquait tous soi-même. Où les mythe étaient locaux, ils nous appartenaient, nous les façonnions et les transmettions à nos proches. Où l'on faisait de notre mieux avec ce dont nous disposions et où la nature était mystérieuse et inquiétante. Mais aussi où elle était inexplicablement belle... Cette beauté de l'environnement semble aussi être une clef. Parce qu'il y a quelque chose d'étonnamment indiscutable dans la beauté de la nature.. quelque chose qui reste vrai même aujourd'hui.

Le monde actuel. Celui où l'on a "dompté" la nature, on a construit des maisons et des villes, parfois en essayant de les faire plus ou moins adroitement belles. Où l'on n'est plus esclave des soubresauts incompréhensibles de la nature, où l'on a découvert tous ses mystères. Le monde moderne où l'on ne subit plus la nature, on subit la société immense des autres hommes que nous ne connaissons pas tous. Le sentiment d'impuissance personnelle, de vacuité, noyé face au milliards de nos contemporains. C'est la société insondable et les rouages de l'économie, de la politique qui décide de nos sorts. Ce monde beaucoup plus individualiste où l'on exerce un travail dépourvu de sens (on ne fabrique pas pour soi) pour acquérir de l'argent qui nous permet d'acheter des objets dont on ignore l'origine. Ce monde où tous les mythes sont globaux, racontés par les médias, les blockbusters, et les hommes politiques. Nous ne possédons plus ces mythes ils appartiennent à tous, sont figés et on ne sait pas d'où ils viennent non plus. La nature n'est plus mystérieuse, la science l'a expliquée, on a plus peur d'elle. On a peur des hommes et de la société insondable, tous reliés par internet. Les théorie du complots sont les nouvelles peurs, les nouvelles religions.

Ca fait en gros un "c'était mieux avant"... très critiquable, mais ce n'est pas le souci, je veux m'en servir comme du point de vue de base de mon histoire.

Mon personnage principal vit complètement dans ce mal-être. Il se sent être un pion dans une société gigantesque, où il n'est rien. où il ne peut pas s'exprimer (il n'est pas à la hauteur de tous les mythes fabuleux qui émerge autour de lui).. Et du coup tout perds son sens pour lui. Il ne sait pas se qu'il fait là, ni à quoi ça sert. Il est transparent comme un fantôme. Il a une conscience aiguë du fait que s'il n'était pas là .. ça ne changerait rien. Ce n'est clairement pas un être engagé ou activiste qui appréhende le monde. Il ne croit en rien de particulier. Ses opinions ne sont pas les siennes et il le sens bien.

Dans ce dénuement il cherche a reprendre le contrôle. A se caractériser, il a l'impression qu'il doit se trouver lui-même. Evidemment la pratique du jeu de role c'est une façon de se replier sur un petit groupe et de se réapproprier des mythes. De se trouver soi-même en essayant d'être d'autres. D'écouter un MJ qui transmets des mythes. Mais lui, il ne vas pas faire de jeu de rôle.

Il faut que je trouve l'activité par laquelle il va faire tout ça et qui sera la métaphore de ce qu'à été le jeu de rôle pour moi.
« Modifié: 14 octobre 2020 à 22:29:55 par Moyen Moyen »
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Re : A partir de rien
« Réponse #16 le: 30 novembre 2020 à 23:41:47 »
OK alors là je vais essayer d'examiner les choses qui font que je n'arrive pas à me mettre à table.

D'abord, je n'ai pas d'autre prescripteur que moi-même et donc je ne sais pas quel degré de perfection je dois atteindre. Là, ici, maintenant, j'écris plus ou moins dans l'idée que quelqu'un du forum passera me lire. Ça me donne un cadre et m'autorise à adopter un certain ton parce que je vous sais pour la plupart bienveillants. Je connais plus ou moins certains membres du forum et donc je m'autorise à vous laisser un message. Quand j'essaie d'écrire mon histoire.. je ne l'écris pour personne en particulier d'autre que moi-même et je n'ai par conséquent pas d'interlocuteur. Je ne sais à quel degré me juger. Accessoirement, cette absence me délivre de toute contraintes temporelles. Lorsque j'écris à quelqu'un je sais ma réponse attendue. Là je m'attends moi-même et c'est excessivement frustrant parce que je suis tout à la fois trop patient, trop tolérant et perpétuellement déçu de mes maigres progrès.

Ensuite et dans la même idée, lorsque j'écris pour quelqu'un je me fais une idée de ce qu'il attend. Et cette perception des "besoins" des "attentes" de mon interlocuteur forme un cadre dans lequel  je me permets de m'exprimer sans complexes. Parce que après tout je n'ai pas choisi ce cadre arbitrairement. Il m'est imposé. C'est une contrainte extérieure à laquelle je  me pli. Alors je fais juste de mon mieux, sans trop me juger. J'ai besoin de ces contraintes, j'ai besoin d'un cadre, sinon je divague en permanence et n'abouti nul part.

La seule solution qui m'est apparu a été de planter ce cadre moi-même. J'ai longuement réfléchi à ce que j'avais envie de raconter. Et ces réflexion m'on amenées a poser des jalons.

Je suis a peu prés sûre d'avoir l'hôtel. C'est le lieu. Mais je n'arrive pas a en imaginer un qui me plaise. De la même manière j'ai mon personnage principal, le blanchisseur. Je me le représente à peu près et je sais pourquoi c'est lui, mais je n'arrive pas a lui insuffler la vie, à lui donner corps. Il reste affreusement théorique.

Et enfin, je crois qu'un de mes problèmes majeur est de ne pas être dans l'émotion mais bien plutôt dans la réflexion. J'ai l'impression de ne plus avoir accès à mes émotions comme je l'avais plus jeune et que j'échoue parce que je suis comme une coquille vide. Une sorte d'intelligence artificielle, qui chercherait à raconter une histoire comme on élabore un plan. Ça ne fonctionne pas, ou en tout cas pas pour moi. Nan mais quoi? le carburant du roman, l'écriture, c'est l'émotion non? parce que sinon c'est un manuel de chimie, une notice de perceuse. Or voilà, je suis à un moment de ma vie où je me rends compte que je suis complètement desséché, je suis un zombie. Plus rien ne m'atteint. On ne peut pas écrire comme ça.

Je peux peut-être résoudre le premier point en admettant que j'écris pour vous, pour Milora, pour Ben, pour Anlor, pour Ernya, pour Zach, pour Baptiste, pour Dot quote, pour Elhora, pour Ambriel, pour Marygold, pour Alan, pour Kerena, pour Loïc, pour El_chico et ceux que j'oublie parce que je ne viens pas assez souvent ici. Mais en même temps je ne veux surtout pas vous convoquer à mon chevet, ça fait trop longtemps que je viens geindre ici sans réussir à pondre mon machin. Donc voilà, je veux juste le faire pour mon MdE.

Pour ce qui est de planter le cadre qui doit me servir de contrainte en revanche.. là je manque de solutions. J'ai l'hôtel mais je ne sais pas à quoi il ressemble (enfin j'ai eu des idées mais aucune ne m'a emballé). J'ai mon blanchisseur mais je ne le connais pas vraiment... Et mon histoire d'invocation de fantôme qui semble fonctionner. Mais c'est encore insuffisant. Et puis il me faut le reste du personnel de l'hôtel, les collègues du blanchisseur. Pfff.... là c'est la loose je ne "vois" rien.

Et finalement pour ce qui est de retrouver mes émotions... Bon pour ça je ne sais pas comment faire mais je vois une psy depuis quelques mois et on y travaille ensemble. J'espère qu'elle sait ce qu'elle fait.

Bon voilà... c'était un petit point sur ma situation de galérien du clavier.

Bisous.
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Hors ligne Loïc

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Re : A partir de rien
« Réponse #17 le: 01 décembre 2020 à 16:23:42 »
Salut !
j'avais loupé l'ouverture de ce carnet de bord, chouette que tu y sois revenu.
en JDR non fantastique il y a les excellents Te Deum pour un massacre et Miles Christi, tous les deux historiques, certes.
Par contre, sur le manque d'attrait au jdr, j'aurais plutôt pensé aux doubles qualificatifs de jeu (donc pas sérieux, malgré le retour des jeux de société ces dernières années) et geek.

Bref, faut que j'aille lire ce que tu avais mis sur ta feuille perso, ça m'intéressait, mais me semblait si dense. Et ton projet me parait grave chouette.

Je crois que je te comprends, ce que tu dis sur les émotions. J'ai aussi l'impression de galérer à en mettre.
"Our bed's a tiny island that can save us from the storm"
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Arundhati Roy

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Re : A partir de rien
« Réponse #18 le: 03 décembre 2020 à 23:18:26 »
Merci pour tes encouragements Loïc :)
Je ne connais pas les jeux de rôle dont tu parles mais j'apprécie les liens vers le GROG, c'est le site francophone de référence.

Je vais essayer de me pencher sur mon personnage principal, Jali, le blanchisseur.
Il vit au sous-sol de l'hôtel, dans la buanderie. Il est en charge de l'entretien de la chaudière et du nettoyage de tout le linge de l'hôtel. C'est un rêveur un peu fantasque. Il est le doyen du personnel de l'établissement. Il a un besoin vitale de reconnaissance et d'amour. Il s'occupe amoureusement de ses collègues qui sont comme sa famille pour lui. Il nettoie et repasse leurs tenues. Tous les soirs après le service le personnel vient se changer dans la buanderie. Les cuisiniers apportent le repas principalement constitué des restes non consommés du restaurant. Les femmes de chambres se changent à l'abri des regards, derrière un paravent que Jali utilise de temps en temps après le repas pour projeter des ombres chinoises et offrir un spectacle à ses amis. C'est par ses contes que Jali soude sa communauté. Il a une imagination débordante et c'est dans les volutes de vapeurs des baquets d'eau chaudes qu'il voit tous les jours se dessiner les sujets des histoires qu'il invente. Il y a de tout, des récits d'aventures, des fables animalières, des lectures de poèmes, des contes philosophiques, des histoires drôle et bien entendu des spectacles satiriques se moquant de leur patron, le maître d'hôtel. Cette petite famille vie ainsi quelques années doucereuses, nourris et logé au chaud dans une cage dorée.

Mais un jour, un client de l'hôtel s'invite a une de ses veillées.
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Re : A partir de rien
« Réponse #19 le: 23 décembre 2020 à 16:16:24 »
Je me permets de citer Stephen King dans son livre "Écriture, mémoires d'un métier":
"Se lancer dans l'écriture en partant de grandes questions et de problèmes thématiques est la meilleure recette pour faire de la mauvaise fiction. La bonne fiction part toujours d'une histoire et progresse vers son thème; elle ne part presque jamais du thème pour aboutir à l'histoire. Les seules exceptions à cette règle qui me viennent à l'esprit sont des allégories comme La ferme des animaux de Georges Orwell (même si quelque chose me fait soupçonner que l'idée de son histoire lui est venue en premier; si je rencontre Orwell dans une autre vie, j'ai bien l'intention de lui poser la question)."

Ahhhh mais merde   :D
C'est ça le truc je crois.
Étonnamment, comme j'éprouvais le besoin de "trouver ma voie", j'ai cherché mon thème en creusant au fond de moi.
Et maintenant que j'ai ce cadre, je suis bloqué parce que je n'ai pas le pitch qui me motive, le point de départ, la situation initiale qui me séduit.
Et trouver un point de départ séduisant sans contraintes n'est pas évident mais dans un cadre défini ... c'est  :s

Bref, du coup je tourne en rond en cherchant mon "Et si...", celui qui me donnera l'impulsion et qui respectera mon sujet.
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Re : A partir de rien
« Réponse #20 le: 28 décembre 2020 à 23:30:09 »
Citer
A la prison de Vancouver il se raconte des histoires sur le type affecté à la blanchisserie.
Un nouveau qui serait un peu plus qu'un simple détenu.
 
Selon certain, il ne s'agirait pas "d'un" mais "du" blanchisseur comme il disent. L'homme d'affaire le plus en vue de la pègre locale. Celui qui vous rend votre argent sale aussi propre qu'un sou neuf. Cela pourrait expliquer sa présence ici.

D'autres affirment qu'il a le bras assez long pour blanchir une réputation aux yeux de la justice et offrir un ticket "pour bonne conduite". En tout cas il semble l'avoir eu suffisamment pour obtenir ce poste convoité à peine incarcéré.

Les derniers enfin s'imaginent qu'il a autre chose que de la lessive dans ses paquets de poudre blanche. Mais ceux-là se leurrent quand même probablement trop.

Quoiqu'il en soit et même si tout les pensionnaires rêvent de laver leur linge depuis qu'il est là, personne ne le dit ouvertement.
La délinquance rend méfiant et ils ont passés l'âge de croire au père Noël.

Ca pourrait faire un bon "Et si..", même si la prison me gêne parce qu'elle n'a pas de femme et que j'ai besoin de personnages de tous sexes.
« Modifié: 29 décembre 2020 à 09:13:51 par Moyen Moyen »
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Re : A partir de rien
« Réponse #21 le: 09 janvier 2021 à 06:39:26 »
Je tire mon fil.
En repensant a deux éléments qui m'obsèdent et dont j'ai déjà parlé: les histoires qu'on se raconte et "Ghostbuster".
J'ai évoqué le fait qu'à l'heure actuelle, pour moi, une des illustration les plus représentative de ma théorie sur les histoire est le complotisme.
Je me suis fait la réflexion qu'il serait amusant d'essayer de transposer le modèle qui me plait de Ghostbuster dans l'univers des complotistes.
Faire de l'équipe de de scientifiques, un petit groupe de complotistes.
Et leur donner raison.. comme contre toute attente Venkman et ses amis ont finis par trouver des spectres.
Pour transposer le groupe de scientifiques farfelus en complotistes, il me faudrait un authentique charlatan opportuniste comme Venkman, un grand enfant enthousiaste et crédule comme Ray, un "cerveau" comme Egon, et un sceptique comme Winston.
Donc mes complotistes découvriraient le pot-aux-roses sous la forme d'un authentique complot qu'ils ne parviendraient pas a déjouer mais qui les conforteraient dans leur vison du monde et dans le rôle qui leur revient ... ils pourraient peut-être finir par lutter contre leur ennemi ultime: un "think tank".

Ca me plait mais je ne vois pas comment rattacher ça à mon histoire de prison.
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Re : A partir de rien
« Réponse #22 le: 26 février 2021 à 23:09:05 »
Mais enfin juste l'histoire d'un fantôme qui ne sait pas ce qu'il fait dans cet hôtel soi-disant hanté et qui cherche à comprendre ça me convient.
On le voit expérimenter ses pouvoirs, essayer d'effrayer les clients, puis les aider, pour au final comprendre qu'il est prisonnier ici, que c'est le personnel de l'hôtel qui l'a "invoqué".
Il essaie de s'évader en prenant possession du corps d'un client mais ça ne marche pas parce que l'hôtel c'est le livre... un truc inerte refermé sur lui-même, il faut lui insuffler la vie en le jouant.

Ca serait logique que le nom de l'hôtel soit aussi celui du livre.

Il faut que j'attaque un premier chapitre qui pourrait s'appeler "A partir de rien" et qui serait l'exposition à la situation du fantôme.
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En ligne Alan Tréard

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Re : A partir de rien
« Réponse #23 le: 26 février 2021 à 23:27:48 »
Bonsoir Moyen Moyen,

Si jamais tu mets à l'épreuve de la lecture ce premier chapitre du récit d'un fantôme sur le forum, JDR ou bien roman, peu importe, je lirai ces premières lignes avec grand plaisir. Je te souhaite une inspiration féconde dans l'élaboration de ton grand projet d'invention, et en suivrai l'évolution pas à pas. :)
Mon carnet de bord avec un projet de fantasy.

Hors ligne Dot Quote

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Re : A partir de rien
« Réponse #24 le: 27 février 2021 à 07:36:39 »
yo moyen moyen !!
mais comment se fait-ce qu'on puisse passer a coté de tant de choses meme en etnt un meuble hbitué des lieux ! c'est grace à Alan que j'tterris ici, en deux lignes ahah j'ai pigé le dèl et je me suis juste dit "nan mais du coup fallait un titre mille mieux que lui"
j'ai envie de te calin-repoussoire ambibi : j'ai trop pensé à mon Styve dns Royaumes, mis tqt : il est récent, si jamais on dira que c'moi qiu t'ai pompé
;)

que le chaos s'orgznise ici !!!
Яr

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Re : A partir de rien
« Réponse #25 le: 01 mars 2021 à 08:23:20 »
Bonjour Alan ek Dot (... :mrgreen:)

Et merci (beaucoup) pour vos commentaires.
Je serais ultra content de te proposer quelque chose à lire dés que possible Alan et l'intérêt que tu portes à mon travail me va droit au cœur.

Dot, j'ai pas bien compris mais je suis curieux du coup, il et où ce "Styve dans royaume"? sur le forum? je peux voir? pour ce qui est de la propriété intellectuelle.. on va dire que c'est pas ma principale préoccupation surtout que je me sens carrément "en famille" ici.

Bises à tous les deux.  :)

et Sayonara Dot
« Modifié: 01 mars 2021 à 08:25:50 par Moyen Moyen »
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Re : A partir de rien
« Réponse #26 le: 18 avril 2021 à 09:31:56 »
Le premier post que j'ai laissé sur le forum évoquant mon désire de construire une histoire disait en substance
Citer
Mon problème c’est que mes quarante ans c’était il y a 867 jours et que je n’ai toujours pas écrit le premier mot de mon histoire.

Il m'avait donc fallu quasiment deux ans et demi pour entamer la démarche de parler de mon idée ici.
J'ai aujourd'hui quarante-cinq ans depuis quatre jours, je pourrais donc mettre à jour ce compteur: 1830 jours sans avoir couché le moindre mot.

C'est en faisant ce constat que ça m'a heurté:
Je suis pas écrivain  :D

Non je veux dire c'est un des trucs qui fait que je coince.
Pour une raison quelconque, je me suis fourré cette idée en tête il y a longtemps puisque ça va bientôt faire neuf ans que j'écume le forum.

Mais il faut se rendre à l'évidence j'ai pas produit grand chose comme texte en neuf ans d'usage du MdE.
Ahhh mais là ça change tout.  :mrgreen:

Je sais que les moment créatifs les plus extatiques que j'ai vécu sont venus du JdR.
Les plus simples lors de l'écriture solitaire de scénarii pour mes joueurs et les plus enivrant de l'effervescence créatrice d'une bande de copains avec qui il m'est arrivé de commettre quelques jeux de rôles grandeur nature.

En fait j'aime vraiment ça comme ça.
Ces cadres me conviennent parfaitement.

Dans le cas de la rédaction d'un scénar de JdR, je sais que je vais le faire jouer juste derrière et que je vais pouvoir ressentir son effet sur les joueurs.
Quand on travaille à plusieurs sur un projet commun, l'interaction est instantanée, elle excite mon imagination au plus haut point.
Et dans les deux cas l'écriture relève plus de la prise de note qu'autre chose.

Malheureusement l'aspect introspectif, intime, de ma démarche m'interdit le travail de groupe.
De même le propre de l'exercice d'écriture romanesque est la solitude. Je ne crois pas qu'il existe beaucoup d'écrivains qui évoquent en permanence leurs péripéties créatrices à un publique de copains :D
Et enfin, il ne s'agit plus de juste prendre quelques notes pour moi-même, mais de rédiger un récit complet pour des lecteurs qui ont besoin d'être un minimum respectés ^^

Mince  :-\
« Modifié: 18 avril 2021 à 09:37:49 par Moyen Moyen »
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Re : A partir de rien
« Réponse #27 le: 18 avril 2021 à 09:43:16 »
Bonjour et joyeux anniversaire + 4 jours !

J'ai commencé à écrire il y a 10 jours et j'ai 41 ans, c'est drôle ce que tu as écrit car ça m'a tout de suite parlé, est-ce que c'est ton âge proche du miens, ou ton envie d'écrire quelque chose que tu n'a pas encore commencé (si j'ai tout compris).

En tout cas je te souhaite le meilleur et je serais ravie de te lire

N'oubli jamais qu'au bout du tunnel, il y a la lumière.....

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Re : A partir de rien
« Réponse #28 le: 18 avril 2021 à 23:13:22 »
Bonsoir Jenny,

Merci d'être passée et merci pour tes encouragements.
C'est toujours bon de se savoir compris même si on est pas vraiment dans des situations comparables.
J'ai lu ta présentation. Je suis heureux pour toi, félicitations.
Tu as la flamme on dirait.
Ne la perds pas on sait jamais.

Je serai content évidemment en retour de te lire aussi.
Au plaisir
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