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Le Monde de L'Écriture » Encore plus loin dans l'écriture ! » Aventures au long cours » Carnets de bord » Procès Durable - Robertval

Auteur Sujet: Procès Durable - Robertval  (Lu 32816 fois)

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Procès Durable - V.?
« Réponse #45 le: 05 octobre 2020 à 21:13:12 »
eh bien je crois que j'ai un peu fait une histoire scénaristiquement incarnée par des personnages gloups c'est étrange ça raconte l'histoire des lolympiens, un peu faciles à s'inspirer tant ils sont partout ! mais mais pourquoi en ai-je fait ce truc que y'a des machins qui ressemble à ce que je ressemble dans le miroir, quand je me regarde d'aspect autre que celui que j'essaye de développer de ma pensée...?


ces divins qui n'aimaient pas les zumains


De la conque à nétation, la nette à tâtons, l'ânette à nattons, l'aneth à saumon, la nettoie-saucisson, pour qu'il sèche, et qu'il sache, une piste rèche, une pisse te tâche, te tresse, en moustache, je cherche, je crache, je palpe, je prêche la meuble terre, la plèbe demeure, en sa sphère qui n'est qu'un nombre, oui, car sur l'Olympe des grecs, il n'y a pas de peuple, seulement des Dieux, et en fait, c'est l'illusion qu'on se fait d'eux, non, ont-ils besoin d'eux, ce lui de peuple si odieux, si prétentieux, aux dieux ils se mortellent, se mordent les yeux, jusqu'à ce qu'aveugles à leur bucalités, ils divisent encore la partie des incarnés ? ne peut-on se réserver, dit alors Zeuxs, le lolympique barberu, une place de gateau confortable ? il faut se terrer, disent les terriens de la terre, et moi ? je soleil je tout, mais de moins en moins plus il y a de "moi" ! alors, destin, que fais-tu de mon propre sort ? Chronos, dis-moi ce qui me dépasse, puisque je le saurai...

- Ou pas.

Ah... Alors dans ce cas je ne vois pas pourquoi je m'y acharnerais. Et pourtant, je m'en vais demander ; Athéna ? la nétation, la nette à tâtons, l'â...

- Ah !

Ah ! Bon... Alors dans ce cas je ne vois qu'alpha, oméga, le tout le tralala, et pourtant, jusqu'à phi, jusqu'à psy, jusqu'à thêta et xsi, il y a... le zéro l'a-t-on, celui qui dit non ? Ce sont d'autres barbures, qui s'en pareraient, d'une signature, au point un peu rond. Je me glisse Chronos, tu le sais, et toi Athéna, tu me renvois à Hermès, qui est-ce ? kiess, kiss, je quitte un instant la pièce, et d'interstice à mèche, je tincelle, je popdépop, et hop ! Hermès, rend moi ce message à un moi qui répond, s'il te plait : à cette question, qu'en est-il de ce qui guide les dieux lorsqu'ils sont incarnés ? Nous sur la Montagne Introuvable, et pourtant trouvée, nous avons, démesurément halluciné des clairo-chocolats, et pourtant ce ne sont pas nos olives, pas d'autre café, non, cette incarnation, nous l'avons de fromage et de livres, de lauriers, de... Hermès ? Es-tu là ?

- Comme tu le vois...

Mince, je suis zêlé, et t'en vas-tu s'il-te-plait, rendre visite à ce Faillistos, qui de forge se faire de peut, qu'il a du peu, de fer à forcer, par la chaleur imposée, rougeant-il est alors ce matière à presqu'or, et il s'en va, à la bulle d'un bain moussé, entendre ce que j'ai à lui demander, je m'intérorise d'un vide, d'un creux, un fourreau pour ses épées, et s'il-lui-plait à lui, de me dire ce qu'il en est lorsqu'il ne sait pas quoi dire, d'où lui viennent ses pensées, ces dires à dire, ces étincelles de Thésée, mortel qui, pourquoi en viendrait-il à porter l'effort de nos... Hermès, es-tu là, Faillistos, m'entendras-tu seulement, dans ce temps que Chronos, tu m'as ravi, et Athéna, guide-moi, il y a ? quelque muse, quelque moire, et pourtant si je ne m'abuse, je chasse la bonne idée avec Artémis, vous lui direz que sa tête est mise à prix, elle est pour-ou-contre-chassée !

- Hé coucou kissé ?

Hein, le Zeuxs évidemment moi, mais cette voix...

- Vas-tu tout καρίνα cher ?

Des cèpes ? Urgents ! A la déliromonstruosie, les purs ulescents, les durs-de-la-dent, mais de la feuille ils sont, tendrement, et d'un écueil se prennent un tournant des plus incisif, mais déterré à la leste d'une terre que je n'oserais fouler, celle, me dis-tu Hermès, des coqs d'un passé négatif ? Je paris, qu'ils, sont aussi au moins dans la merde que leurs emblême, lorsqu'il touche nos humanités ! Car si leurs Dieux sont blêmes, désincarnés, nous avons nous encore, l'occasion de figurer, en mythiques figures, c'est vrai, mais à l'image de nos zumanités ! Lorsque l'image dépasse ses interprétateurs, qu'y a-t-il de valorisateur ? J'aime le poulet aux champignons, avec des fines herbes ! Alors, Chronos, Artémis, Athéna, Faillistos, dites à Hermès que je ne sais ce que vous m'avez concocté avec vos agents à éclairo-chocolathés, pas menthe-allô, allô, Hermès ? tu es là ?

- Je volette par-ci des fois...

Mais mais mais quelle réponse ? Je ne vois ! Athéna ? Plus fort ses cordes de lyre, il me faudrait peut-être le lire ? Sur un lyvre, bien sûr, puisque de harpe il n'est sur, tout à fait, de commander une littérature, un buffet, à volonté, de ce qui fait avancer la pensée, Hermès ? Tu es ce messager, alors chante la messe, là où il faut présager, et avec la presse, sens toi étranger, au plus près, du danger, car sans cesse, ce qu'il y a à renseigner, c'est le saignement des gens pressés, donc en poste, en riposte, on te fixe un ruban, toi dont les sandales ont rubané le scandale, des rues maintenant, tu te balades, en ce qui fait le poste, des timbrés de l'entendement... Hermès ?

- Zeuxs ?

C'est moi, mais. Je n'ai plus d'éclairs au chocolat, et vraiment pas trop peu fier, je suis aussi ce que doit de luir le grandiloquent, le pantaloquand, dira-t-on que je suis dans le panthéon des plantes du temps, qui poussent, poussons, sur la verdure de nos condescendants...

- Zeuxs...

C'est moi, mais. Où va-ce ?

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V - frag de frayrz
« Réponse #46 le: 06 octobre 2020 à 21:34:50 »
une courte théâtralité incarnée, du dialogue de deux diffractés de l'identité, ce truc que l'un vampirise à l'autre, qui nourrit les flux, qui parcourt un fluide, d'un fluide qui lui-même n'est que des trucs organisés pareil que du solide, mais en pas pareil ! un acte seul, bien que je me sois demandé comment je pourrais en faire des suite pour cette scène de y'a-de-l'alcool



frag de frayrz
#paranoïde #prosès #scène-de-comptoir #théâtre


- Chote ! Tais-toi ou je te shut...
- Ah... mais tu sais c'est pas dans mon intention que
- Non ! Nonon ! Tu commences pas ! Je t'ai dit que je te chute si tu te shot pas ce verre de l'amitié pour toi et moi et surtout : pour ton silence ! Je te le paye, je te jure avale deux gorgées déjà, ça va faire du bien !
- Oui mais... tu sais c'est ce que je voulais quand-même dire que des fois on
- Non ! Nononon ! Je te jure ! Tu te gourres ! Enfin non pardon, tu te gourres pas dans ton propos, tu te gourres à l'ouvrir, alors que je t'ai juste, gentiment, demandé de la fermer, c'est pas irrespectueux on a le droit de parler et de se taire, mais le droit se renverse toujours en devoir lorsque... bin lorsque...
- Oui je sais... mais tu sais c'est justement ce que je voulais dire, parce que je le vois bien moi, des fois on
- Mais ! Tuvat'taire oui ? Comment je te dis que tu fais mal à la tête, dans cette société où on peut plus dire ta gueule sans que ce soit animal ? Non, d'accord, je suis un peu à cran, c'est ma faute aussi, mais je...
- Je sais bien ! Moi aussi t'inquiète, mais tu sais, y'a un équilibre toujours entre ce que j'ai à dire et ce que je peux pas le dire, et là j'en profite, alors s'il-te-plait, écoute-moi...
- Ah... mais tu sais c'est pas dans mon intention que de te brider à mal, vraiment, je sais que t'as des trucs à dire, souvent, mais là je peux plus trop, tu vois ? Un peu mal, à la tête, c'est pas la faute à ce qui n'est d'ailleurs pas méchant de ta part, non, mais voilà, il faut s'arrêter d'échanger sans quoi on a mal, je te le dis comme ça, bois un coup vraiment, on est pas là pour parler tiens !
- Bon... je bois un coup.
- Voilà, juste, pendant ce temps je t'explique ; c'est pas que je veux rejeter ni toi ni ton propos, tu sais, mais c'est les effets un peu jacuzzi de ton bain à remous de pensée, qui me fait me sentir mal, je vais pas bien je te jure, quand tu l'ouvres trop ! Là on est là, tranquilles, et y'a pas à se prendre la tête avec tes angoisses ; désolé c'est peut-être pas aussi bien dit que ce que je nous veux comme bien commun à tous les deux, tu vois, réunis on peut s'unir, alors que si j'ai mal à la tête, c'est autre chose...
- Erk, c'est pas bon de se taire, quand on boit.
- Oui. Mais ça fait du bien, en soi...
- Et ? Alors ? Je sais plus trop ce que je voulais dire mais
- Tu vois. C'est que c'était pas si important, si ça se trouve.
- Je sais pas... mais je pense un peu quand même et
- Oui, profite de ta soif allez, je paye mes mots moi aussi, en attendant, comme ça ton attention reste sur une pensée, et non sur la vacuité d'un verre en zone autorisée ; allez, on s'enferme pas pour rien quand c'est placardé 'License IV', donc je t'invite honnêtement à être toi-même un peu. Désinhibe, tu vas voir, ça délie la langue mais elle fourche alors, et ainsi personnellement, j'ai appris à ne pas trop toujours écouter ses gémissements.
- Ah oui... mais
- Non.
- Ah. Mais...
- Oui, bon d'accord, dis un truc, mais pas trop dense, pas trop hémorragique, et pas trop explosant, d'accord ? J'ai pas envie d'avoir mal à la tête...
- D'accord. Et bien je...
- ...
- Je...
- ...
- ... Je ne sais pas trop en fait, j'ai rien à dire. Quand je te fais mal à la tête je crois que c'est parce que moi-même ne suis pas dans la mienne, et ce que je récite n'est qu'un écho...
- Un écho ?
- Ouais, comme l'unique répercussion d'un truc que je sais pas trop quoi ce que c'est...
- En voilà une question !
- Vraiment ?
- J'en sais rien, et toi ? Qu'est-ce que tu voudrais à la place ?
- J'y ai réfléchi tu vois, et en fait tu as raison, je me prends la tête à attendre une réponse qui, quand elle est absente me manque, et quand elle est là, me déplait. C'est moi le problème, dans tout ça.
- Heu... Ouais ?
- Bin mais je sais pas pourquoi.
- C'est pas grave.
- Un peu quand même. J'en suis mal.
- Rassure-toi ; c'est dans ta tête que tes préoccupations s'apprêtent à sortir, mais toutes ne sont pas à s'y risquer, ce dehors tu sais c'est pas n'importe quoi ! Ou plutôt, c'est pas n'importe qui... Tu vois tu me dis des choses en ayant un semblant de confiance en moi, je sais pas si on peut aller si loin et pourtant je te veux pas de mal, mais moi j'ai mal, à la tête, quand je t'entends dire des trucs de toi que je suis pas habitué parce que c'est pas moi. Tu vois ? On est tous comme ça, moi aussi si je parle trop tu vas commencer à avoir mal à la tête...
- C'est vrai que ça commence.
- Ah.
- Oui.
- Tu me comprends donc un peu ? Bois un coup.
- J'ai fini mon verre, il était tout petit.
- Mais un peu dosé, si j'en crois les normes de quantité qualitative des 'License IV'.
- Bin j'aime pas trop boire, et puis tu sais je crois que je vais rentrer chez moi réfléchir à tout ça...
- Hein mais attends non, t'en vas pas !
- Pourquoi ?
- Je sais pas... Ca se fait pas, on va pas se motiver à se retrouver ici si c'est pour que tu t'en ailles...
- Ah.
- ...
- Bon. Je reste alors

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« Modifié: 07 octobre 2020 à 00:17:44 par Dot Quote »
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Le trophée des hécatombes
« Réponse #47 le: 17 octobre 2020 à 10:07:11 »
yoyoyo, en fait je crois que quand je fais du théâtre, j'ai tout de suite des idées associées au Procès Durable ; disons que j'imagine bien la raison se régler elle-même par un effet théâtral à la parole ; j'imagine ces personnages, ceux qui suivent, comme des pourfendeurs de la bonne mesure des mots, toujours, sans l'artifice du glissement violent que provoquent les conflits... heu voilà, pas vraiment clair, comme paratexte, mais voilà


le trophée des hécatombes
#hôpital-du-désert #maladimaginaires #humanismie #procès-durable


la scène se déroule dans une salle d'attente vide ; un dialogue absurde s'engage entre les deux patients qui y pénètrent en même temps et qui veulent passer en urgence en premier, chacun, revendiquant alors d'être dans la situation du plus nécessiteux ; une course aux dommages s'engage alors pour savoir qui consultera avant l'autre le médecin de garde

Scène unique


L'EXSANGUE
je viens de parler au standard ; ils en ont pour quelques temps encore, et en explication, un surengorgement des services concernés ; ils m'ont rappelé qu'il est difficile de gérer la situation dans ce centre clinique du désert, que les gens viennent ici pour des raisons de vie ou de mort, depuis parfois très loin, et que la nuit est cet horaire où le personnel manque parfois... je leur ai évoqué votre présence et ils se sont offusqués de mon attention, croyant que vous attendiez que le serveur prenne votre commande ; ils m'incitent à vous enjoindre à vous signaler

L'ENDOLORI
oh ! je vois ; il ne me reste qu'à y aller à mon tour ; j'y vais de ce pas

L'EXSANGUE
bien... dans ce temps je suppose que j'ai celui de mourir ; en espérant que mon apoplexie corporelle ne soit que retardataire à ma crainte ; il ne faudrait pas que je périsse en salle d'urgence, ce serait moi-même me coiffer sur le poteau, et je n'aime pas ça ; bon dieu que je souffre, je ne suis plus que la dépouille de moi-même ; dans ce lieu aux relents de mort, ce n'est pas la saleté purrulente qui m'effraie, non, c'est bien l'aseptisation archaïque qui n'a visiblement aucunement conscience des holobiontes en présence ; de la javel mon dieu, et tous ces dérivés ! je vis dans le désert moi, je n'aime pas ces chimisteries ! un grain de sable sous l'eau est plus efficace pour ôter un grain de riz, même un peu gras, et j'avoue que je ne sais pas trop ce qui fait de l'immunité cette étrange chose qui nécessite des tueurs de vivant ; les bactéries, les virus, on les combat comme si on inventait nos propres méchants, ne trouvé-je pas ? si si, bien sûr, et pourtant je sais que cette réalité existe dans ces lieux contaminés, loin de ma cabane dans le désert où je ne risque pas de contracter une quelconque épidémie ; grmph, revoilà l'autre...

L'ENDOLORI
oh mais ça commence bien ! me voilà tout cabossé et que fait la charité de cet hôpital ? ils commencent par me gueuler dessus ! non mais ! comment voulez-vous que la santé humaine perdure dans ces conditions conflictuelles ? dites-moi je vous en prie...

L'EXSANGUE
eh bien... commençons par retracer exactement comment fut déclenchée votre perception de cette agression verbale... j'imagine que vous êtes présentement sous l'effet émotionnel de tout ceci, et je vais donc, pour répondre à votre question, vous demander de garder le restant de calme que vous cachez quelque part dans le fond bon du vous-même ; nous y sommes ? bien... tout d'abord je dirais que ce n'est sûrement pas simple pour le standard d'avoir à affronter les gens dans leur situation d'urgence ; comprenez-les un petit peu, ils ont la pression de la vie de chacun, qui arrive un peu tout affolé de l'hypothèse de la perdre, et humainement, c'est dur, je pense ; imaginez ces alarmés qui arrivent, l'un avec un clou dans les côtes, le deuxième avec un gâteau empoisonné à moitié entamé, un autre avec une migraine de marteau, ou je ne sais ce qui se trame de malade dans cet hôpital, mais voilà... que la santé humaine perdure en lieu de mort hypothétique ? N'y pensez pas, c'est une mission intrinsèque à l'endroit, mais elle est vouée à son propre échec, par fonction : dans un hôpital, on ne s'y soigne que parce qu'on y meurre pas toujours ! c'est un combat valeureux qu'ils mènent, mais comme je vous le dis, il est dans cette zone ambivalente des activités paradoxales poursuivant la lutte contre l'inéluctable ! sans les accidents de la route, on n'aurait pas inventé les ambulances voilà pourquoi donc...

L'ENDOLORI
non mais vous ne vous rendez pas compte visiblement, cher vous-même ; il s'agit là de leur métier que de recevoir dignement toute personne en besoin urgent d'être reçu dignement ! oh !

L'EXSANGUE
je n'ai pas dit le contraire, noble vous-même ; hélas je crois bien qu'ils font du mieux qu'ils le peuvent afin de rendre service aux blessés de la situation ; de mon côté je n'ai pas tout mon temps non plus, je risque la mort à tout moment... mais je reste pragmatique et tolérant, ce n'est pas dans un hôpital que je vais demander aux gens de prendre le temps au temps pour faire les choses bien au bon moment, ces gens là sont toujorus débordés, en retard, et horriblement occupés ; non, ils gèrent leur truc, si vous mourrez en salle d'attente je vous assure qu'il y aura des retentissements, mais d'ici là ne vous inquiétez pas, calmez vous, en prenant votre mal en patience et en acceptant la douleur comme palpitation de vie, tout comme menace à celle-ci ; c'est ce qui fait le piment de nos existences ! moi je souffre d'exsangue, c'est-à-dire que je ne fabrique pas assez de sang, ou il disparait, mon médecin du village sait mieux que moi, mais s'il m'a envoyé ici, c'est parce que cet hôpital est compétent ; gardez vous de vous envenimer avec eux, et tout se passera surement mieux ainsi, non ?

L'ENDOLORI
vous n'avez pas tort... mais mon cas d'endolorisme est autrement plus urgent ; j'espère qu'ils comprendront que j'ai mal de partout et qu'il me faut des anti-douleurs le plus vite possible pour ne pas que je défaillisse !

L'EXSANGUE
dites-leur ainsi, ils ont l'habitude de gérer l'angoisse et la crainte, la colère, les saturations émotionnelles liées à la douleur des corps ; ne vous en faites pas, il ne leur faudra qu'un claquement de doigt pour s'occuper de vous lorsque viendra votre tour...

L'ENDOLORI
oui ! je retourne au standard, leur dire qu'il faut qu'ils s'occupent à ce que ce soit mon tour !

L'EXSANGUE
attendez ! je vous assure encore une fois qu'il faut que vous vous calmiez ; ils sont au courant, vous vous êtes présenté après moi, tout va rentrer dans l'ordre et nous serons pris chacun par quelqu'un dont le métier et de s'occuper de nous soigner ; mais d'ici là nous sommes encore en situation d'urgence, et il ne faut pas l'oublier ; ni vous ni moi ne sommes garantis de survie en cette étrange nuit de notre rencontre, car pour l'instant nous demeurons en salle d'attente, et bien qu'on puisse tout lâcher, nous croyant en sécurité dans un hôpital, et bien cette partie de la structure n'est pas aussi responsable que les blocs opératoires qui nous attendent, dans le processus de notre survie ; ils vont nous sauvez, ce n'est pas, ils nous sauvent ; ne nous trompons pas, nous ne le sommes pas, sauvés, et il conviendrait plutôt donc, de nous serrez les coudes et de respecter l'ordre optimal des choses qui s'organisent ici ; notre santé dépend plus d'eux que de notre urgence personnelle, voyez-vous ?

L'ENDOLORI
oui oui, bon ! mais oh ! je suis frappé par la réalité ! j'ai mal ! ah ces coups ! aidez-moi !

L'EXSANGUE
c'est bien, vous exprimez ce qui doit l'être ; cela sort et va vous faire du bien ; vous penserez à autre chose que des comportements contre-productifs ; je vous sens déjà voir poindre la solution à tout ceci ; et je trouve ça beau toute cette implication que vous commencez à porter sur le calme que nécessite contre-intuitivement toute situation d'urgence ; restons juste pas trop flegmatiques, mais résilions-nous, car en l'occurrence notre satisfaction intérieure ne dépend que de ça je crois... non ?

L'ENDOLORI
que voulez-vous dire par là ?

L'EXSANGUE
qu'il vaut mieux que vous preniez votre mal en patience, peut-être en raison de leur lenteur procédurale, mais aussi parce que je ne vous laisserai pas me devancer sous prétexte que votre endolorisme est plus grave que mon exsangue ; je me suis présenté avant vous, et s'il y a un ordre des choses c'est d'une nécessité à le suivre que les règles de l'hôpital se forment autour de l'importance de ce principe selon lequel on est servi par ordre d'arrivée

L'ENDOLORI
mais pas du tout ! c'est l'ordre d'urgence qui prime, et j'ai mal ! je souffre, je sature du cerveau, c'est intenable de ressentir ces cognements d'endolorisme, il me faut pour gérer cette crise, des anti-douleurs, c'est tout ! ils peuvent s'occuper de moi largement avant que vous vous soyez retrouvé tout sec, et vous ne vous plaignez pas outre mesure, alors s'ils ont un peu de bon sens, il verront bien l'ordre à suivre...

L'EXSANGUE
bien, s'ils considèrent que la hauteur de la plainte vaut hauteur de la douleur, je ne tenterai pas de les contredire ; et personnellement je vais mourir un jour, j'en suis persuadé un peu naïvement, et je ne m'en inquiète que pour demain, à procrastination donc, et en ceci je ne vous en voudrais pas de me doubler insidieusement au nom de votre empressement maladif ; par contre je vous en voudrais d'être assez inconscient pour tenter ce dépassement à la morale

L'ENDOLORI
très bien je vois ; vous voulez jouer à qui est le plus malin ? désolé je ne suis pas en état de santé à répondre à votre manque existentiel de moyens d'amusement, et je déplore que vous soyez obligé de traquer les affaiblis comme je le suis ici, dans les hôpitaux, afin de réguler votre mal-être ! oh, et vous devriez alors consulter, pour ce genre de problèmes aussi il y a des solutions, et ce n'est d'ailleurs pas pour rien que vous traînez en ces lieux symboliques, m'est avis ; vous avez consulté la section psychiatrie ?

L'EXSANGUE
je ne vous permets pas de diagnostiquer mes facultés d'esprit tout comme d'emettre un jugement sur ce qui vous apparait comme ses disfonctionnements ; je viens ici pour une exsangue dégénérative, et si vous souhaitez m'ôter du chronomètre ce qui s'ampute déjà tout seul, naturellement à chaque seconde écoulée, je ne vous en voudrai pas je vous l'ai dit ; il n'est visiblement pas utile de juger à la comparaison, la douleur que l'on ressent chacun et qui nous relie ici dans cette salle d'attente pour gens qui ont une douleur ; d'ailleurs je n'ai pas assez insisté sur ce morceau de l'importance de l'ordre, qui est que le standard n'est pas là juste pour subir vos revendications ; au contraire c'est toute la logistique interne au système qui est en jeu, et lorsqu'ils auront renseigné que nous nous sommes présentés et pourquoi, ils sauront mieux que nous, qui passera le premier ; et je vous avoue que s'ils ont l'habitude que l'endolorisme passe avant l'exsangue, encore une fois, je n'irai pas bousculer tout le système juste pour mes petites lésions personnelles, ne vous inquiétez pas ! donc remettons-en nous à l'avenir qui viendra nous sauver, je vous en prie...

L'ENDOLORI
nous verrons bien, mais vous ne m'avez pas l'air bien malade ; j'ai contracté une malédiction cliniquement reconnue, personnellement ; l'endolorisme est l'un des rares maux les plus insupportables qui soient, et je suis large !

L'EXSANGUE
vous me voyez honnoré de côtoyer une telle personnalité, mais permettez-moi de vouloir en savoir plus... que ressentez-vous exactement ?

L'ENDOLORI
eh bien ! oh ! des atrocités sensationnelles ! tout n'est que hurlante frappe intérieure, ce sont des marteaux qui me frappent les muscles, les os, les nerfs, les veines, chacun à leur tour dans ce qu'ils ont d'une guirlande de noël, clignotant les jours de fête ; je suis perpétuellement sous la pression d'une douleur purement et simplement destructrice de mon corps ; je me fais taper par lui-même dans cette réalité, voyez-vous ? c'est un peu complexe à se figurer mais je commence à avoir l'habitude de l'exprimer...



le but du jeu n'est pas de poser une fin à la réflexion, celle-ci jamais non, mais bien de me figurer un peu mieux une absurdité à la maladie que je constate parfois... je poserais en fin, mais c'est mon interprétation du texte, que l'un et l'autre des personnages représentent dans l'ordre, la psychose et la névrose, dans ce que cela tient de... mais là je me perds, ce sera pour un autre Procès Durable !

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Triangle soritique a quadrature incertaine
« Réponse #48 le: 11 novembre 2020 à 14:04:02 »
Lorsqu'au coin du feu nous nous reposâmes, il était une heure que les étoiles savent compter, entre deux jours, loin de l'orée de la nuit qui scintillait en la vaste contrée du Plateau. Nous étions quatre, et chacun à l'un cardinal délibéré du pôle, nos tailleurs se parèrent de lueurs orangées. Il en résultait des visages également teintés, à l'aspect d'un cuir que la poussière du désert rendait doux et rugueux à la fois. Nos lèvres sèches, quelques langues se déliant après notre marche silencieuse, vinrent les rendre moins craquelées, et même, bien vite, celles-ci reprirent une chair digne d'hydratation viable.

Le nomade était serein ; son regard à demi-ouvert n'en parut que plus plissé, et son flegme accompagna une partie du calme de la soirée. Il portait un chapeau ceintré d'une ficelle, et son sourcil légèrement épais lui donnait la constance nécessaire, l'applomb serein qui accompagnait sa voix presque trop faible pour être entendue, mais dont les assurances tonales faisaient que l'on n'avait aucunement à lui demander de se répéter, ou de mieux placer son volume. Sa tessiture grave sans trop l'être n'interrompait le flot du son que lorsque celui-ci était déjà terminé, à l'aube de son arrivée elle arrivait, et ainsi tout était très souvent mesuré et bien placé. Ce qui n'empêchait pas le nomade d'être un peu trop hermétique, fermé ; il ne communiquait que peu, pour dire des choses hautement essentielles et pourtant existentielles, pratiques ou pragmatiques, mais jamais dans l'effusion d'un trop plein que nous ne l'imaginions pas trop rendre naturel chez lui.
C'est pourtant lui qui entama un embranchement de la conversation qui s'ensuivit autour des flammes de bois.
Il demanda.
- Ne connaissez-vous pas ce sentiment qui nous décrochera toujours de l'inertie ? Ce qui, tôt ou tard, finit toujours par donner un coup à ce qui s'arrête, afin de le voir repartir dans cette étrange course à la vie ?
Le sédentaire s'interposa en premier.
- Non. Je suis convaincu que tout ce qui pousse le mouvement est une ambition à la stabilité ; moi même suis tiré d'une famille et vivons dans notre possession depuis des générations ; il y a là une force imparable que nous accumulons à rester, à tenir nos positions, à rendre le lieu notre, et parce qu'il est mien je m'y sens en possession de moyens lui étant associés, ceux notamment de me retrouver en un lieu qui m'est dédié. J'aime que par moi, se synthétise une présence qui lorsqu'elle se fait absence, se fait manque ; c'est là que j'observe mon importance et ma valeur, car lorsque je ne suis pas en ma demeure, il y manque quelque chose, quelqu'un, moi, et moi dans tout ça, lorsque j'y suis, je sais que c'est de tout une construction stable et durable dont je peux profiter d'une paix que, justement, je crois poursuivre au moins à mon titre, bien que j'eus l'intuition que cette poursuite soit universelle, même si biaisée selon qui ou quoi...
Le voyageur s'immisça alors.
- Vous vous posez bien des questions. A quoi sert-il d'aller chercher s'il y a un tel extrême ou l'autre à l'absolu ? Dans mon sens, ne pas se poser la question est ce qui me permet de vivre. J'aime l'immobilisme d'un chez moi, et cela alterne avec mon amour pour le mouvement qui me pousse à voyager. Ainsi mon équilibre à moi se situe dans l'osmose que j'entretiens avec cet état ; lorsque je me sens libre de sortir de chez moi, ou lorsque je me sens libre d'y retourner. Des deux il n'y a pas de préférence, juste apprécié-je pouvoir le faire, et il me semble que vos exemples sont le caractère restrictif d'une liberté que je préfère voir dans l'absence d'obligation tirée de mes propres principes, plutôt que dans le choix justement restrictif de tel ou tel décision à voir les choses comme vous le faites. Non, je ne veux pas errer, et je ne veux pas m'enfermer non plus ; alors comme il n'y a que ces deux choix, pour ne pas subir que l'un, je prends les deux.

J'intervins à ce moment là.
- Que diriez-vous si on vous assurait d'un moyen infaillible, qu'existe quelque part mais on ignore où, l'endroit qui vous serait favori, le plus préférable d'entre tous, celui dans lequel vous vous sentiriez le mieux ? Je veux dire : parcoureriez-vous afin de le trouver ? une fois ceci fait, y resteriez-vous ? si oui ou non, quels seraient alors vos discours, donc, sur tout ceci ?

Visiblement, tout ceci n'était que prétexte à embrouiller les consciences, se dirent-ils probablement, car la suite s'étiola d'une forme déconstruite tout-à-fait étrange.
Le nomade affirma qu'aucun tel lieu n'existait, ce que je pris pour la négation du concept d'idéal, dans ses affirmations tout-du-moins. Puis ce fut le sédentaire qui s'enjoua car oui, il trouverait ce lieu et même, au-delà de ses propres questions, il estimait qu'il l'avait déjà trouvé et qu'il devait y rester, et qu'aucun chemin n'était à parcourir pour qui possède un chez soi. Là dessus le voyageur ricana et tenta par généalogie de faire voir la nécessité du déplacement même dans son histoire propre, ce sur quoi le sédentaire nia toute forme de compromis, et jugea que ceux qui ne trouvaient pas leur lieu étaient définitivement perdus. Offusquant ainsi le nomade, il le piqua jusqu'à ce que celui-ci revendique sa liberté et la dynamique de son mouvement, tout l'attrait du voyage vers, oui, un idéal peut-être, de ce qu'on se figure d'un endroit où l'herbe est plus verte. Mais les saisons tournent, affirma-t-il alors, sentencieux, d'un air de dire que la relavité de la verdure de l'herbe n'était pas à la constante progression linéaire et chiffrée, non, qu'au contraire il pouvait s'agir là d'une simple ambition au changement d'air, de cette menace de l'inertie qui donc, engendrait la nécessité du mouvement.
Le voyageur, un peu entre plusieurs feux, se fit discret. Je crois qu'il n'osait pas vraiment s'impliquer car comme il l'avait avancé, il ne se posait pas trop les questions que les deux autres trouvaient légitimes au propos des effets de l'immobilité résidentielle stricte.
Pour ma part je tentais de suivre l'avis de chacun, et n'y percevais qu'un brouahah incompréhensible ; tous semblaient à la fois s'entendre et ne pas se comprendre, d'un ressort que j'expliquai alors comme pour relevant de divergences purement métaphysiques. En pseudo-philosophe silencieux, je rejoignais le voyageur de quelques regards sous les capuches, les flammes dansant sur nos reflets, et ainsi le sédentaire et le nomade continuèrent de rebondir sur ma question. Je n'écoutais plus vraiment lorsqu'on me la renvoya.
C'était le sédentaire.
- Et toi ?
Un peu désorienté, je questionnai.
- Hein ? Quoi, moi ?
- Que dirais-tu si... enfin ta question, quoi.
- Heu, c'était quoi en fait, déjà ?
- Je ne sais pas voyons, on y répondait tu suis plus ?
- Bin non, désolé, rappelez-moi ?
- Non mais quel connerie, j'en sais rien moi, et j'allais partir là dessus comme si c'était une vraie question alors que tu as dit ça comme ça.
Je souris intérieurement, un peu amusé, mais cela ne m'empêcha pas de sentir une profonde douleur, celle de ne pas partager quelque chose, quelque chose au fond de moi, qui ne passait pas auprès d'autrui et qui avait vallu cette quête, ce chemin, ce truc que j'avais lancé, notamment par un voyage avec ces trois gens, l'un sédentaire en déplacement officiel, l'un nomade qui avait trouvé une compagnie de passage, l'autre voyageur au tracé parallèle. Je ne savais pas ce que je cherchais, mais moi il avait fallu que je fuie. Ce n'était pas une question de mouvement à parcourir des lieux, ou de puissance à revenir quelque part, ni donc, de liberté à l'indécision géographique. Non, moi je fuyais. Je me fuyais. Et pourtant chaque fois je me retrouvais, moi, ici, là, ce lieu qui ne sortait pas de moi, et duquel je ne pouvais sortir. Moi.

Je m'habitais d'autant plus en cet instant que tout semblait concourir à la distinction des éléments. Et je me fis petit ; tout petit. Parce que je ne savais pas.
Яr

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les aiguilleurs de morts
« Réponse #49 le: 27 novembre 2020 à 02:30:07 »
on va concaténer les expériences de pensée, en accumuler du détail sur chacune, en fonction de la version précédente... c'est ; à propos ; de responsabilité... on y va !

admettons un train sur un rail, c'est pas mal pour les expériences de philosophie, le train, le rail, l'embranchement, c'est idéal pour se figurer sur une pseudo-ligne, les effets de la dualité du couple advenu/contingent... bon pour l'instant aucune expérience de pensée à proprement parler, sauf peut-être cette imprévue : se figurer la liberté, mais au-delà de ce qu'on s'en figure, puisque le choix n'est qu'un petit embranchement de l'arbre du contingent... disons alors pour terminer l'expérience, que nous sommes dans un train, et que le rail c'est notre vie, et qu'il y a des aiguillages, les possibles, le contingent à advenir, mais que pour ce qui relève des faits, on ne peut à chaque fois qu'être confronté à l'abandon d'un embranchement du rail... c'est une perte, fatalement, car le train avance et poursuit son chemin, en laissant d'autres inexplorés derrière lui...

mais passons sans plus tarder à la version suivante de l'expérience ; quoique ; notons simplement celle qui m'inspira : l'expérience morale qui est connue dans le milieu, et qui à ce stade, demande à l'aiguilleur du train incarnant la pensée décisionnelle, de choisir entre deux figures humaines différentes et inopposables, le choix est cornélien, il est moralement intolérable : si vous deviez, à un embranchement vers deux voies de rail différentes, choisir de laisser le train courir comme il se doit, à droite ou à gauche, sauvant uniquement l'un des deux groupes de victimes et écrasant l'autre, un vieux contre un jeune, un contre plusieurs, il faut choisir qui on sauve, qui on tue... c'est le dilemme !

voilà, donc sans partir sur des histoires de morts... enfin si, en fait, si, parce que c'est toujorus plus facile de prendre des absolus pour les expériences de pensée, donc dès que y'a de la mort, ou de l'humain, ou une puissance supraluminique, c'est parti pour la route arc-en-ciel ! bref, là, deuxième étape du train, vous êtes le pilote ou l'aiguilleur, disons le décideur du chemin à prendre pour l'embranchement, et se pose la question de la première expérience, de déterminer comment faire en la situation suivante : à droite un pont, à gauche un précipice mortel... que faire ? entre savoir à l'avance, déjà, pis après genre tout ce qui se pense autour du choix, de son contexte...

par exemple, nouvelle expérience imbriquée : on reprend la situation du train qui doit choisir entre le précipice et le pont ; bien sûr, on explore ici la doxa, puisque intuitivement, dans beaucoup de cas pensés, la version préécédente du dilemme ne présentait pas de difficulté de résolution du problème... on choisit donc, par déduction d'a prioris et instinctivement, j'en suis sûr pour tout le monde et je l'espère ainsi pour pertinence, on choisit donc, de prendre le pont, d'aiguiller le train ainsi ; mais ajoutons pour l'expérience, du contexte qui vient déstabiliser la raison pratique, et ce afin de cerner une version plus pure : imaginons donc, par exemple, que le précipice, bien qu'abrupte et probablement abyssal, soit parcouru en ses profondeurs par un fleuve large, vaste, pur et... imaginons en plus que le train soit en flammes ! bon heu... là à ce moment et avant de contrer par une autre expérience, on concluerait donc que ça peut être pratique de choisir le précipice, finalement, surtout si, pour le délire divin de l'expérience, la distance entre le bord de fin de rail et la surface de l'eau, la hauteur du précipice donc, ne mesure qu'un mètre cinquante ! hein ?

or donc, il faut une autre version de l'expérience, et là bin on avait la mort, on avait un peu une intervention divine multiple, et puis bin on a qu'à rajouter l'humain tiens, pis un peu des maths, je veux dire, des chiffres, enfin de la démographie, quoi... et c'est là où le train est toujours pratique : on peut mettre des gens dedans ! comme s'ils étaient attachés sur le rail comme à l'époque de l'expérience phare, elle a ptetr le nom de son philosophe explorateur, j'en sais rien... bref ! là, tu mets des gens, mais dans le train ; donc bin en petite généalogie ils sont sereins, ils voyagent... pis en fait ils vont ptetr mourir parce que le pilote, toi, tu as une chance sur deux dans la liberté absolue, de tuer tout le monde par chute gravissime de fin de voie ! mais non, parce que y'a la même chance ontologique sur deux, mais à l'inverse, parce qu'ils sont en flammes les pauvres ils ont qu'un espoir c'est de finir à l'eau ; mais là on a donc la morale qui intervient, la statistique, l'intuition, et trop de trucs complexes ! bin ouais, tout dépend du contexte qu'il faut préciser : qui sait nager ? qui est près de la fenêtre ? qui veut récup son bagage avant de sortir du train ? bon heu là ça dépend hein, donc ce qu'on peut faire, c'est de repartir sur une autre expérience pour préciser un autre problème, puisque celui ci est encore trop complexe !

or, voilà, la petite histoire continue, et fooort heureusement, il y avait un lot d'exctincteurs efficaces savamment maniés par des pompiers volontaires et valeureux qui viennent à bout des flammes avant l'advenu du choix de l'aiguilleur, et donc, celui-ci revient sur sa décision de noyer tout le monde, et puisque y'a plus de risque de barbecue anthropophage, il va prendre le pont qui est lui, bien construit, qui passe au dessus du fleuve et entre sur la continuité de la voie de l'advenu tel que le train ne s'arrête jamais ! jusqu'à l'éternité ! bon bin là l'expérience est clairement métaphysique : l'espace ssymbolise le temps, et on se demande comment est le terrain : un plan infini qu'on peut suivre de rectiligne dans le désert ? jusqu'à où ? est-ce infini ou bien pas ? mais ptetr qu'on peut penser autrement, parce que si l'espace est parfois sphérique comme un désert de planète, on pourrait aller tout droit qu'on reviendrait qmm sur le chemin... ce qui laisse entrevoir la fausseté de nos conceptions spatio-temporelles dans ce que celle-ci est biaisée sans cesse remodélisée par normes renversantes... bon ; bin il est pas rendu le pilote, parce que le choix, pas le choix, que y'a d'autres aiguillages ou pas, là il se demande qmm le temps ! est-ce que combien ? lui il s'en fout il est atemporel, même pas incarné, mais toi, tu ne l'es pas toi qui t'imagines du lui pour te penser toi : tu es mortel ! limité dans le temps ! bref bref, une autre version ?

bon, le but du jeu, c'est pas que questionner, c'est aussi d'hypothétiser des trucs ; admettons, là, donc, on admet donc le principe, que l'aiguilleur a passé son non-temps et qu'il en a tiré les conclusions qui allaient avec, grand bien lui en fasse nous on sait pas ; mais ; mais on sait qu'après, lol, eh bien il y a un embranchement qui intéresse le train pour son expérience : un embranchement multiple ! parce que c'est cool de se figurer la base de la distinction, qui entraine les maths, les chiffres, à partir de deux, mais d'un point de vue plus abstrait, plutôt de zéro à partir du 1, celui du premier abandon de chemin ; celui qui démarre le contingent et l'advenu, non pas en tant que gain d'expérience bien que par ailleurs on puisse le considérer ainsi, non, là, il y a contingent non advenu, si et seulement à partir du fait qu'on perd une réalité, qu'un chemin est abandonné ; oui, je crois en tous cas, oui, car lorsque le contingent est multiple, ce qui est bien sur le contexte naturellement pratique de l'universel en dehors de l'isolation théorique scientifique du paramètre, eh bien ce rail de train est coupé en deux facilement dans l'expérience, mais possède toujours une arborescence complexe ! beaucoup plus complexe ! donc ! imaginons un train qui a plus d'un choix pour l'abandon ! trois ? quatre ? cinq ? quelle voie choisir ? pourquoi ? pour l'instant, on s'en fout, juste, moi je sais que le train en fait, il y en a plusieurs ; mais des fois ils sont sur le même rail, en même temps, alors qu'ils sont d'ailleurs le même train ! en gros c'est pour se permettre de prendre deux chemins différents, ce qui est plus représentatif de la réalité et du contingent : parfois quand on te demande si tu veux mayo ou ketchup, tu peux prendre les deux, et là disons que l'arbre c'est une voie mayo, une voie ketshup, et deux trucs souvent cachés : une voie pas de sauce, et, un deuxième train ! bref... les racines et les branches des arbres

donc là, j'ai glissé des interversions, en fait ; genre : la version dans la version précédente, c'est l'expérience qui sert à mieux se figurer ce que figure le train ; l'arbre, on se le représente comme avec un branchage par distinctions et séparation donc, des éléments de ce branchage ; et bien grâce à cette image on a mieux celle de l'aiguilleur de voie ferrée... ce qui pose la question peut-être : comment se forme une expérience de pensée ? eh bien... il en faudrait une pour y répondre, et là c'est compliqué de lier les branches et les racines : l'origine et la finalité, l'arbre explique le train de la vie, et en nouvel élément d'expérience, l'analogie fluidesque entre nos trains multiples et une masse de sève qui sort de la terre par le tronc en se filtrant et se défiltrant dans les racines et les branches... bien sûr, pour agrémenter un peu la complexité qu'on aurait tendance à souligner, en ce qui concerne un complexe difficilement mieux préhensible que l'afflux en sens inverse du à la photosynthèse de l'arbre, mais qui ne nous sert à rien pour l'instant avec le train... donc ? eh bien ce n'est plus moral, c'est ontologique : on cherche l'étant descriptif d'une expérience de pensée !

et là on en vient à retomber sur de la méta ! moi j'aime bien les parenthèses, mais pour illustrer avec le train, on va dire... que dans ton train, tas des trucs assemblés pour faire un train, et qu'ils s'imbriquent à difféérentes échelles et ordres... genre la locomotive, les wagons de première classe, les wagons de deuxième classe, etc... les wagons sont de sparenthèses de classes, parenthèses du train... et dans ces parenthèses, on peut glisser les parenthèses rangées de sièges, elles-même coupant les parenthèses sièges, etc... ceci n'est pas un problème moral, bien que métaphysique tout de même : l'ontologie de l'ontologie, l'étant de l'étant, ce qu'on décrit de ce qui est, c'est d'être cette dimension fractale des choses... mais là l'aiguilleur est loin ! doit-il revenir ?

on entrerait dans des dimensions statistiques, probablement, si l'on se demande par exemple combien de choix devra-t-il assumer, d'aiguillages à décider, entr eun pont et un précipice ? ou alors des dimensions à nouveau ontologiques, sur l'existence de combien de dilemmes totaux ? combien de types ? et puis peut-être entrer dans des détails psychologiques : quels types de dilemmes demandent quoi à l'aiguilleur pour décider ? etc !

uh, c'était la minute spiraloïde !

et en vrai il faudrait dans tout ça, se demander une dernière version : c'est quoi l'aiguilleur ?
Яr

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Alternego
« Réponse #50 le: 14 décembre 2020 à 22:34:04 »
bon heu ouais je sais je suis empressé j'ai demandé l'avis à quelqu'un de concerné avant de diffuser ce que ce quelqu'un m'a inspiré, mais j'suis trop impatient, ça me martelle l'esprit ces éternités à attendre le néant en vrai, et comme l'urgence de l'amour maudit car incompris, n'attend pas, eh bien moi non plus, et je spread ce qui, oui, est un peu déjà le délire de forme presque optimale à ce que je me figure dans ce sujet pour toute l'humanité, à savoir cette justice positive qui en finit avec la punition, et pour ce message, ce texte, directement pour mon ambition des H2O, parce que oui voilà, y'a pas que les femmes qui subissent des injustices, et lorsque l'équilibre des discours en sera à ce que je me suis figuré grâce à l'amour de ce quelqu'un dont je n'attends donc pas la réaction, je m'en veux mais bon, au bout d'un moment j'ai ma vie, eh bien quand on en sera à son degré de quelqu'un d'aimant comme cette personne a su faire avec moi, je crois on sera à un autre level de patriarchie féministe... et en vrai cette personne pourrait se sentir visée par mon propos incriminant de blessure, je tiens à rassurer tout le monde, c'est un sentiment général qui m'étreint, et au contraire, cette personne ne me permet pas de gueuler pour rien et dans le vide à cause d'erreurs, mais bien de prendre confiance en ce qui peut se recevoir de toute erreur, par l'acharnement d'amour qu'il m'a été donné de percevoir grâce à ce quelqu'un, dans tout ce qui se répond alors dans le texte : une ambition de paix qu'il faudrait bien signer un jour si on veut atteindre ce que la justice vise...

alternego
#justice #paix #madame monsieur #procès durable

JUGE
veuillez commencer madame

MADAME
merci monsieur le juge, j'entends ici rendre justice auprès d'une plainte formulée pour viol ; je précise ici que ma définition, retenue pour conception de mon sentiment d'injustice, serait la suivante : j'ai ressenti un manquement au consentement mutuel, j'ai éprouvé un danger, manifesté par un désagrément c'est un euphémisme, tant psychique que physique ; le fait est que je me sens violée, et que monsieur aura à répondre à mes questions, je préfère également stipuler que je ne demande ni dédomagement financier ni sanction punitive, juste, la justice, tant sur le plan officiel de ce qui pourrait se faire ici, que sur le plan moral entre monsieur et moi ; j'exige auprès de la cour de laisser monsieur s'exprimer librement

JUGE
accordé

MONSIEUR
merci monsieur le juge, madame, j'entends pertinement à la fois votre plainte et votre tolérance, ce à quoi j'ai malheureusement à répondre par un miroir que je ne voudrais pas insultant : je me suis senti violé dans la définition que vous formulez, auprès de vous pour l'acte qui nous réunit, et en ce sens je crois, surtout au nom de l'amour que je vous portais et que je vous porte toujours, qu'il s'agit pour nous d'en convenir autour d'un problème plus complexe devant la justice, n'est-il pas madame ?

JUGE
madame ?

MADAME
effectivement monsieur le juge, nous avons longtemps considéré le projet hypothétique de vous tromper vous et l'assemblée, croyez-moi je vous préviens, cette affaire peut aller beaucoup plus loin... monsieur donc, je vous réponds dorénavant que tout le monde sait que devant la justice nous ne sommes pas ennemis mais alliés monsieur et moi, et en son nom propre à elle justice, puisque nous avons matière à, si ce n'est résoudre, soulever l'inéluctable d'un problème, vous mes suivez monsieur ? avec la permission du juge bien sûr...

JUGE
attendez, là, c'est quoi ce merdier ?

MONSIEUR
je me permets de ne pas attendre votre accord monsieur le juge, et je vais donc préciser : tout ce qui se prétend vrai ici l'est effectivement, de l'amour au sentiment de viol, la supercherie telle qu'elle vous l'apparait pour l'instant, autant que la valeur positive que vous ne tarderez pas à entendre nous l'espérons, n'est-ce pas madame ?

JUGE
mais heu...

MADAME
oui, nous sommes face à un constat affligeant que vous feriez mieux d'entendre, car quel que soit l'amour de vos définitions, la mienne m'autorise à dire que j'aime cet homme, et je le crois lorsqu'il me dit qu'il m'aime également ; nous nous sommes désirés ; nous nous sommes pacifiquement lancés dans des modalités d'advention d'un acte sexué qui, pourtant, remplit les caractères suscités comme relevant du viol ; notez tous ce point, car c'est celui qui nous retiendra ! monsieur ? votre version des faits ?

JUGE
mais attendez !

MONSIEUR
madame c'est un honneur pour moi, monsieur le juge veuillez m'excuser, mais madame est dans une formulation judicieuse que j'ai envie de valoriser : je l'aime de tout mon coeur, et j'espère la croire lorsqu'elle me dit la même chose, et pourtant ; pourtant oui, nous nous sommes violés, je crois, et en tant, non seulement qu'injustice, mais que désagrément c'est un euphémisme, eh bien nous en appelons de concert, elle et moi, afin de soumettre à la chose publique, ce problème fondamental auquel nous n'avons su trouver de solution : madame, je ne crois pas me tromper lorsque j'affirme que vous avez espéré de moi, que j'ai espéré de vous, et que quelle que soit la nullité qu'on pourrait nous incriminer dans les relations sexuées, que nous avons pourtant essayé d'optimiser entre nous, eh bien force est de constater que ni notre volonté de ne pas blesser l'autre, ni notre capacité à éviter les écueils, n'ont ici suffit à ce que nous en sortions indemnes, et c'est là tout ce point madame si je ne me trompe : nous avons fait du mieux, et pourtant ! pourtant nous avons matière à incriminer l'autre, tous les deux, pour le même chef d'accusation, concernant la même manifestation actée, entre les mêmes personnes que sont madame et moi-même, mais, et là nous entrons dans le dur si je puis me permettre, mais, d'accusé et de victime nous sommes confondus, et c'est un premier point que la jurispridence devrait avant tout avoir à traiter car cela nouus apparait à madame comme à moi, fondamental dans ce qu'il y a d'insolvable à cette affaire : ni elle ni moi ne souhaitons le mal que provoque la justice punitive, la morale écrasante de ce qui se résoud en notre système, madame gagnerait probablement le procès que nous n'en serions ni plus heureux ni plus accomplis, et pourtant ! pourtant de dignité nous avons perdu, de douleur nous avons ressenti, et s'il s'agit pour nous d'en rendre compte ici auprès de vous, c'est bien à la fois pour nous sortir de ce cercle, comme pour tenter de faire avancer la justie telle qu'elle ne peut plus s'appliquer entre nous si elle reste la même : j'ai accepté de perdre ce procès si tel était le destin d'un homme de plus... madame confirme avoir conscience que la plupart des femmes sont souvent relaxées et les hommes plus souvent soupçonnés, c'est un fait inévitable de notre société et nous en jouerons si nécéssaire... madame, arrêtez moi je vous en prie je ne sais plus ce que je dis

JUGE
madame ! ne répondez pas !

MADAME
oh que si, et à vous d'abord, par respect ! car vous venez de faire ce qu'il vous incrimine de faire, vous le soupçonnez et me relaxez hâtivement, alors que nous vous soutenons que lui également se sent violé ; je comprends que vous soyez sensible à ma situation défavorisée naturellement en votre chère patriarchie, mais ne prenez pas trop la peine de m'aider, je vous remercie ; monsieur donc, et sans vouloir raviver la supercherie nécessaire, je reste avec vous dans ce projet que vous avez risqué auprès de moi pour ce procès consenti ; le concept est drôle, ne trouvez vous pas en aparté ?

JUGE
monsieur je vous conseille de vous taire

MONSIEUR
monsieur le juge, voyons, il n'y a que la justice qui est impartiale, les humains eux, sont bons ou mauvais ; madame, le concept n'est pas drôle, non, mais je comprends votre rire : effectivement ce qui l'est, c'est que nous l'osions ensemble, vous et moi car nous nous aimons alors que nous nous sommes violés l'esprit, le corps, tout, d'une manière que nous aurions bien évitée si nous avions su, n'est-il ? en tous cas ici, vous et moi, nous nous sommes promis de témoigner pour que ceux qui pourraient l'éviter à l'avenir, évitent ce qui effectivement semble presque inconcevable : notre irresponsabilité !

JUGE
bon heu...

MADAME
tout-à-fait : je vous aime, vous m'aimez, et pourtant nous avons tout cassé ! comme vous le disiez, on pourrait simplement partir du constat que cela n'a pas marché entre nous, n'est-ce pas ? tout le monde le penserait ainsi et nous conseillerait de passer à autre chose, vous trouvez aussi ? eh bien non, nous, nous nous sommes arrêtés sur le fait que tout ce qui semble relever des leviers dont nous avions la disposition, n'a pas suffit à remplir nos objectifs communs et ou mutuels... c'est alarmant d'un point de vue humain, tout simplement, n'est-ce pas monsieur ? n'est-ce pas que, comme moi, vous vous êtes effrayé de cette affligeante réalité sur laquelle nous n'avons de prise que sur des qui pro quos ?

JUGE
monsieur...

MONSIEUR
et nous pourrions nous en tenir là pour cette ouverture de procès, madame, sachez que je vous aime et vous aimerai, j'espère vraiment toujours, car pour l'instant vous ne m'avez apporté que ce que nous avons malheureusement cassé, un lien qui alors reste encore solide, mais jusqu'à quand ? vous et moi savons ce qu'est l'amour et pourtant ! pourtant quelque chose se casse en dépit de cet amour, et nous ne sommes pas sûr de savoir ce qui se sauvera dans toute cette histoire... n'est-il pas ?

JUGE
un dernier mot ?

MADAME
vous aimez à ce qu'il vienne de moi, sauf dans certaines juridictions douteuses... pour contrer ce doute, je clos donc le discours en le retournant sur les mots de monsieur ; merci à tous
Яr

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prédicateur & advenu
« Réponse #51 le: 02 janvier 2021 à 16:02:33 »
un nouveau procès durable je les aime bien parce que je sais pas trop mais c'est marant à écrire à imaginer étout alors je partage là il est tout frais et oui oui

Prédicateur et Advenu
#dialogue #contingent #théâtre #temps

PREDICATEUR & ADVENU

I - l'un destin de l'autre...

PREDICATEUR
je te préviens !

ADVENU
de quoi ?

PREDICATEUR
de ce qui n'adviendra pas, car je te préviens !

ADVENU
pourquoi ?

PREDICATEUR
pour que cela n'advienne pas, je te préviens !

ADVENU
d'accord

II - l'immisce-tubrbule

ADVENU
alors ?

PREDICATEUR
bien, tout est bien ; tout est rien ; tu es là

ADVENU
mais ? tout ceci pour quoi ? ce rien ?

PREDICATEUR
je ne peux qu'empêcher le pire, c'est ce qu'on appelle le mieux

ADVENU
quel pire ? tout est pire, il y aurait tellement matière à mieux

PREDICATEUR
oui ; tu m'as écouté ce n'est pas le cas de tout le monde ; on évite le pire pour viser le mieux, mais souvent on fonce dedans en voulant passer à côté ; un effet entonnoir, je ne sais...

ADVENU
et alors ? comment savoir si tu as raison ? je ne vérifie aucunement que tes prédications se seraient produites si tu ne m'avais pas prévenu !

PREDICATEUR
effectivement, mais à force tu constateras

ADVENU
tu as tant confiance en toi ?

PREDICATEUR
oui

III - la falaise du mur vertical

PREDICATEUR
je te préviens

ADVENU
encore ? mais de quoi ?

PREDICATEUR
de ce qui va advenir, puisque tu refuserais ce qui n'adviendrais pas

ADVENU
et si je refuse aussi ?

PREDICATEUR
tu adviendras quoi qu'en soit ma volonté, ne t'inquiète pas sur ce point

ADVENU
et alors ?

PREDICATEUR
alors tu devrais te sentir libre d'advenir

ADVENU
pourquoi m'embête-tu à venir me le raconter alors ?

PREDICATEUR
car cela est permis et qu'en plus je m'y suis forcé, vois tu ?

ADVENU
c'est extrêmement gênant

PREDICATEUR
je ne suis pas sûr de comprendre de prime abord, mais si tu m'expliques...

ADVENU
ne retourne pas la question sur moi, tu voulais me prévenir...

PREDICATEUR
non, j'ai dit que je le ferais, nuance

ADVENU
on tombe dans le non-sens

PREDICATEUR
voilà, c'est ça

ADVENU
hein ?

PREDICATEUR
c'est toi qui l'as dit

IV - Hors logerie

ADVENU


PREDICATEUR
bon ?

ADVENU
eh bien ? quoi ?

PREDICATEUR
je t'avais prévenu

ADVENU
de quoi ?

PREDICATEUR
de tout ceci, qui n'advint pas

ADVENU
ne recommence pas s'il te plait

PREDICATEUR
c'est tout ce que je m'échine à te dire en prédisant des préveniments qui n'adviennent jamais, roh

ADVENU
mais tu es dans un sacré délire, c'est moi qui est advenu, et personne d'autre, alors quoi que te racontes tes histoires complotistes millénaires du méta sur lui-même par notre déni de conscience soi-disant maladif et parfaitement illusoire, vas... vas donc...

PREDICATEUR
oui, bon, heu, bin merci

ADVENU
quoi ?

PREDICATEUR
rien !

V - Thème axé

ADVENU
en l'occurrence, je me doute bien que j'ai préféré !

PREDICATEUR
de quoi donc ?

ADVENU
avoir cet oeil ; ce regard sur l'avenir que j'ai pu maitenir grâce à lui ; merci

PREDICATEUR
ah ; mais de rien c'est tout naturel, en revanche je ne comprends pas, je ne t'ai prévenu que dans ce qu'il y a de normal à mes habitudes silencieuses

ADVENU
cela a pourtant porté un effet sur moi que je te témoigne, mais n'en prend pas la mouche pour autant ; c'est advenu, c'est passé

PREDICATEUR
à notre heure d'un non-temps, allons donc jusqu'au suivant

ADVENU
hein ?

PREDICATEUR
ouioui

ADVENU
pourquoi il faut toujours que tu compliques les choses, enfin ?

VI - les mourches

PREDICATEUR
bon, je préviens hein...

ADVENU
soit

PREDICATEUR
voilà, il va falloir

ADVENU
c'est tout ?

PREDICATEUR
c'est ; tout

ADVENU
mais groh j'y comprends pas tout, il va falloir quoi ?

PREDICATEUR
il ; va ; falloir

ADVENU
oui ?

PREDICATEUR
c'est-à-dire il va, et falloir

ADVENU
mais donc ?

PREDICATEUR
que bin il va, et il va où ? falloir ! il va falloir

ADVENU
généralement on met une fin de phrase là, après, pour désigner l'objet de cette nécessité à venir

PREDICATEUR
et en vrai tu as raison, mais comment signifie-tu qu'il va falloir ? tout court !

ADVENU
ça ne veut rien dire, qu'essaye-tu de me faire advenir ou éviter ?

PREDICATEUR
je ne sais pas vraiment, un truc dans l'entendement ; il va falloir ; quelle obligation à cela ?

ADVENU
aucune idée, ça a l'air hautement fumeux

PREDICATEUR
je ne te le fais pas dire...

VII - les fournaux d'incandescie

ADVENU
on y viendrait presque...

PREDICATEUR
à quoi donc ?

ADVENU
à un advenu correct, simple, advenu

PREDICATEUR
à qui la faute ? hein ?!

ADVENU
nan mais j'incrimine pas, je...

PREDICATEUR
bin moi si !

ADVENU
...

PREDICATEUR
ouais c'est un comble

ADVENU
bon...

VIII - Des mystifiés

PREDICATEUR & ADVENU
on en est pas revenus

Яr

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lorsqu'on arrête de compter les balles
« Réponse #52 le: 21 janvier 2021 à 22:28:38 »
arf ouais, j'arrête pas une équipe au bagne, déjà elle est arrêtée, pis ensuite c'est pas le genre de liberté... bref, un nouveau procès durable théatralisant des métiers cette fois, mais un peu genre dans le conceptuel philomorphique des trucs de truc, mais comme je perds peu à peu beaucoup la raison, ça ressemble à un truc étrangement étrange de démangeaison

lorsqu'on arrête de compter les balles
#du fric #et ensuite ? #capitalisme inhumain #figures archétypales

COMPTABLE
bon et bien je vois que vous me devez tant, ce qui n'est pas tant, épatant, n'est-il pas ? heu, surtout : vous me devez pluss, encore, ce qui n'est pas trop, et pas tant pluss que tant, que c'est pas trop ça va quand même...

BANQUIER
dans ce cas vous me devrez tant, ce qui n'est que pluss, et pas trop, et pas tant, parce que trop, ce serait embêtant, parce que sinon, nous ne serions que...

COMPTABLE
...des réhausseurs de goût ? de chiffre, pardon ! je vois ici d'après cette virgule, que rien ne suit après qu'on s'encule, non mais dit, où est-on dans ce module, terrien, doré depuis qu'on n'est plus rien, d'autre à calculer, qu'un numéro de série, c'est rien, sérieux, qu'est-ce qu'on est bien quand on est mieux, et qu'est-ce que ce pluss que l'on se veut...

BANQUIER
mais ! il y en a un joli, moi je dis, de mais, car ce que vous promettez comme ce que je vous promets, c'est des jolis billets non lettrés mais chiffrehs, et vraiment on voudrait, que ceci soit plus assuré, n'est-il vrai ?

COMPTABLE
oui

BANQUIER
alors ? alors quoi ! je paye pour le travail, vous comptez ce travail, mais qui a envie de travailler, encore, si ce n'est vous et moi ? nous astiquons les cuivres du titanic, comme on dit, je crois

COMPTABLE
et vous avez raison, sûrement, ou pas

BANQUIER
il y a un moment où je nous voulais en paix dans notre activité, mais je crois que je n'ai fait qu'halluciner un espoir, un peu immatériel, un peu trop dans mon miroir du ciel, celui que je ne peux voir qu'en de trèves informelles, et dont le noir obscur me rappelle, qu'il faut que j'ausculte encore et toujours ces ritournelles de nombres, qui font par opérateurs, que telle chose est telle quantité, mais ne parlons pas trop de ce que nous ne connaissons pas, ces ronds d'or, ces Louis frappés... qu'en est-il que sinon du fruit de nos actes et pensées ?

COMPTABLE
tout est scrupuleusement noté dans mes dossiers, demandez à l'huissier...

BANQUIER
... alors ! alors qui part travailler ?

COMPTABLE
un certain numéro, un inconnu, un anonyme, un nom dans un fichier, quelque chose comme une personne, une identité

BANQUIER
je sais ; ce client est roi, il est parti de la loi, est pourtant quoi... travaille-t-il d'aloi ? comment s'assurer que le financer revienne à valoriser ce qui forge les anciennes félicités, cette fierté, cette dignité, sans cesse remise sur le banc de la méfiance, de l'incertain, de l'hypothèse...?

COMPTABLE
nous prévenons, nous venons, nous revenons

BANQUIER
c'est-à-dire que vous et moi pour lui, sommes ce fruit de la mouvance des fluides valeureux, non, nous nous perdrions que mieux à tenter un discours, et pourtant parfois il vaut mieux, en faire sans détours

COMPTABLE
la paix que vous espériez, c'est lorsque nous serons dépassés, et qu'inutile sera le calcul d'un excédent de monheur, cette monnaie de nos heures, le client dépense du temps pour gagner de l'argent, un jour le temps sera rattrapé et nous n'aurons plus besoin d'argent, ni à gagner ni à dépenser, car tout ce qui se vaut sera alors hors de cette emprise, démente, de ce qu'on perd à vouloir tout gagner, de cette éphémère réalité, qu'on espère, un jour, pouvoir avoir fini de payer, ce système qui aujourd'hui boîte pour se lever, de sa boîte, et oui un jour nous en déborderons, et alors tout ce qui ne sera pas compté sera dans la déperdition de nos gains...

BANQUIER
j'hallucine votre mach dépassé ; mais alors ?

COMPTABLE
alors nous disparaitrons, et c'est pour ça que c'est difficile de vouloir le réaliser, nous y perdrions d'abord tout ce qui fait nos primes et nos déprimes, nos gains et nos regains, d'énergie on exprime un besoin, car légitime est la pente du terrain, qu'on glisse ou qu'on grimpe, il y a toujours du dénivelé, et selon si l'on veut monter ou descendre, c'est de l'un ou de l'autre qu'il faut apprendre à se distinguer, par gravité

BANQUIER
parlez moi en chiffres, plutôt

COMPTABLE
comptez sur moi !
Яr

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cédez le passage
« Réponse #53 le: 23 janvier 2021 à 10:14:48 »
yoyo, bon alors 'me semble que mon Procès Durable c'est souvent ça : une situation plus ou moins représentative de certaines idées reçues, avec des figures archétypales qui viennent renverser les valeurs pour mieux correspondre à la réalité que ce que les personnages soulèvent, sans s'en rendre compte, comme irrationalités... ici je sais pas si c'est parlant, un petit retour ne me désespérerait pas, mais pour se figurer un peu mieux la thématique, j'avais initialement titré ce jet "priorité aux cons", et puis je me suis dit que ça faisait trop routier, alors j'ai changé... toujours est-il que ça change un peu du Procès Durable tel que je le rends majoritaire, ici ce n'est pas vraiment du théâtre, à moins que... supposé se dérouler dans un contexte web et partagé, c'est du théâtre non vocal mais verbal malgré tout ? huhu

cédez le passage
#injustice #imaginaire #social #archétype

"bonjoure,
j'ai étai dans une discothèque pour m'amusai mais le videur ces montré très impoli envaire moi car il nettait pas bien éduqué, je vous préviens n'allai pas au 46 des Helvetes, ils sont tous des connards il on pas compris que leur règles on en a pas besoin et rien à secouer, le videur il m'a insulté et je pouvais pas rentré parce que sinon il m'aurait ressorti en me tapant dessus qu'est-ce que je peux faire pour l'attaquer en justice et gagner le procé ? j'ai besoin de votre aide pour ces injustices yen a marre de se faire avoir quand on est trop bon vous me suggéré quoi ?"

"bonjour,
je ne me permets d'intervenir qu'au nom du fait que vous semblez avoir subi la sitution contre votre gré, et en ce je comprends votre déception ; hélas ce sont les endroits privés tel que ceux-ci qui façonnent à mon sens et à l'emphase, ce genre d'injustices dont les seuls ressorts sont la liberté de leurs acteurs, qui se permettent alors de choisir de trier, de sélectionner qui selon quoi, mais surtout selon l'amour qu'ils portent à leurs préjugés et ce que vous en représentez pour eux ; je ne vous conseillerais bien sûr pas, en tant que pacifiste juridique, de vous attaquer à ces monstres, surtout sachant que pour eux ce n'est rien, rien d'autre qu'un dossier à ranger après l'échange d'une petite liasse dans un élastique ; oui, vous perdriez vos plumes, alors je vous souhaite de vous relever et de ne pas tenter le diable, tout en restant conscient de ce genre de déviances sociales presque inévitables"

"oui je sais tout sa bien sur vous me prenez pour qui j'ai vu une vidéo"

"pardon, je ne faisais que répondre à votre question il n'était nullement dans mon intention de vous heurter ; vous m'avez l'air bien outragé par ces comportements, et votre témoignage est très important j'imagine, je me ravi de voir que vous ayez eu le courage d'en témoigner ici ; bien à vous"

"ces pas grave je vous en veut pas vous etes tout excusé ne vous inquiétai pas ; j'ai un bon coeur et je ne suis pas rancunier, mais fête attention tout de même ; ces gens sont toxiques, je n'irai plus dans leur discothèque, je croyais que c'était un lieu bien, mais on m'a renseigné un peu trop vite-fait, et je me suis senti en confiance ; mais comme ma bonne volonté n'a pas suffi, alors tant pis pour eux"

"oui... juste en guise de curiosité bienveillante, que comptez-vous faire suite à ceci ?"

"je voulais les attaquer en procé mais ils n'en valent pas la peine, je vais laisser couler je suis trop bon ; mais sa m'énerve parce que des injustices comme sa j'en suis victime tou les jour y'en a marre des cons"

"je conçois ; ce système est effectivement irréfléchi parfois, et nous n'y pouvons que notre propre salut afin de déjouer la déchéance globale ; vous souhaitant du courage face à l'adversité, j'espère que vous trouverez de quoi vous amuser le week-end malgré toutes ces entraves à l'existence qu'un élitisme populaire semble faire fonctionner aux dommages des gens comme vous et moi ; je connais en effet, le sentiment éprouvé par le rejet, et je compatis ; à bientôt"

"je suis pas rejeté lol, c'est cet boite ils ont rien compri des loser, et vous etre comme eux, je vous ai pas demandé votre avis arrêtai de pourir mon internet sa sera gentil merci"

"..."
Яr

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t'avais pas le droit de vomir, malade de merde
« Réponse #54 le: 22 mars 2021 à 05:41:49 »
les gens parlent sans y penser
un truc trop zerb
quand tu les entends te raconter
leurs incohérences inconscientes
et qu'ils te soutiennent que
tout est bien


t'avais pas le droit de vomir, malade de merde
#jusqu'où on tourne mal #ce monde de malades #absurde #non-sens

mais non mais non, tu peux pas avoir mal au coeur ; c'est beau la vie tu sais, l'amour est intouchable, et ta centrifugeuse c'est une illusion... c'est un abus de langage parler de force centrifuge, d'ailleurs, tu sais ? donc te plains pas que tu vas vomir, déjà parce que c'est insensé, je te dis la sécurité du manège est assurée par les meilleurs forains, donc à part si tu trouves un boulon sous ton siège, tu peux pas paranoïser sur la confiance à octroyer à ce truc ; non ; la force centrifuge, c'est une illusion, donc, tu savais ? t'sais ce que c'est qu'une force ? l'origine d'une énergie... or, le phénomène de fuite depuis le centre d'une révolution, d'une rotation oui, c'est jamais un truc de répulsion dû à une force fondamentale ; non ; c'est du déchet d'énergie, cet effet centrifuge ; tu veux que je t'explique ? c'est avec l'énergie initiée par ce mouvement de révolution, de rotation oui, et par l'opposition qu'impose son chemin courbé sur la teneur rectiligne de toute force, que tu as l'impression que ton coeur fuit ton corps depuis ce autour de quoi tu tournes ; car oui, la rotation, la révolution, est ce cerclage du mouvement par réajustement perpétuel et uniforme de la direction de cette énergie ; quoi que tu fasses comme déplacement dans ce manège, accroché à ton siège sécurisé, c'est toujours une direction rectiligne, et en fait si t'as l'illusion d'avoir mal au coeur, c'est parce que il s'en va sur une ligne, et la révolution oui, la rotation, vient baffer cette ligne pour la remettre en place, et ton coeur bin il croit qu'il dérape... mais c'est un abus de langage ; t'es pas 'fuyant le centre'... t'es pas expulsé, t'es pas repoussé, par ce de quoi tu tends à t'éloigner ; non

donc viens pas te plaindre, déverdit un peu et surtout me dégobille pas sur les chaussures, parce que vraiment, t'es con, y'a aucune raison de chialer, de perdre le contrôle de ton coeur, de ton estomac et de ta glotte... non

viens pas me dire que ça tourne trop vite non plus, c'est validé par les scientifiques : t'imagines bien qu'ils pourraient t'envoyer avec moonraker dans un piège mortel ; t'imagines bien que si tu veux te la jouer james bond, va falloir arrêter de tourner de l'oeil ; alors reprends toi merde, quoi ; ça tourne ? bin normal ; faut y mettre du tien
« Modifié: 22 mars 2021 à 05:48:44 par Dot Quote »
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température de liberté
« Réponse #55 le: 27 mars 2021 à 12:27:20 »
alors ouais, un libraire
c'est bien un truc qui vend
de la liberté ?

me semble, hein ^.^


température de liberté
#libraireté #leviathan #surom #rayon vert

- ah ? vous aussi vous comptabilisez ce qui déborde en plus ? non ? bin en fait je vous explique... y'a les chiffres pour dire combien t'as de doigts, et après y'en a tellement des chiffres qu'on peut plus compter parce qu'on a pas assez de doigts, alors il faut inventer des systèmes de cheveux pour dénombrer le seuil de chauvisme ! ouais ; c'est comme ça, alors nous on s'est dit que y'avait un truc cool qui représentait bien la température, un thermomètre cool, c'est celui qui s'affiche un peu en invisible ; socialement parlant, hein ; le bouzin de je sais pas qui qu'a décrêté ça, il se disait un truc tout con : quand t'es dans un bon jour, t'as eu ta paye de trouze mille dos-l'arts, pis sur ton chèque avec quelques zéros de virgules en centimes, bin ouais, y'a un petit truc qui déchire, tu le prends et ça te fait ce que tu vas filer, à ceux qui ont choisi de vivre gratuitement ; les gens là, ils sont libres t'sais, ils se demandent pas à qui ils vont s'enchaîner pour manger... le problème dans certains mondes de l'époque, c'est que du coup ils étaient enchaînés à personne, mais du coup comme personne c'était tout le monde, et que tout le monde était partout, bin où qu'ils aillent, les gens de la manche, ils étaient enchaînés à tout le monde ; enchaînés à tous ces autres qui ont de quoi déchirer le chèque, un peu comme un ticket de cinéma, un peu comme un carré de chocolat que tu détaches de la tablette, bon, ouais, disons que les gens à qui tu files ce centime qu'il te reste, oui, ils sont un bon indicateur de ce qu'on ne chiffre pas, ce qui déborde, donc ; pourquoi ? bin en admettant que tout ce qui se chiffre est en fait ce qui est converti depuis les besoin de maslow là, le... 'fin bref ; les besoins ; pis après y'a ce qui déborde, et au début, le léviathan il était pas trop plein alors des fois quand le porteur se vautrait à moitié, y'avait quelques gouttes qui jumpaient au dessus du bord et hop, t'avais un ou deux centimes de chèque qui tombaient dans la main tendue des gens free ; pis au bout d'un moment on a trop rempli ; t'avais le vase du léviathan que des trucs c'étaient vraiment prêts à déborder, on se demandait même comment ça pouvait tout rentrer sans être compressible, parce que ça faisait beaucoup, et donc, ça continuait à faire du chiffre, on s'est dit bin ouais, on a pas d'autres vases, on fait quoi ? ça déborde ! donc bin le chèque, il s'est prédéchiré un peu plus gros de plus en plus, pis toi t'étais là avec moi, et au début bon, t'as acheté un gros voitur, pis après une lunette de soleil coule, pis au bout d'un moment t'en as eu plein le cul du caviar, alors t'as débordé ailleurs ; des centimes de papier, et les seuls gens qui en avaient pas encore trop, de cette paperasse de chiffres, c'était les gens libres, t'sais le comble pas si paradoxal que ça... et donc bin il a fallu se dire que y'avait plus que eux pour leur refiler ces conneries de flouz ; et c'est comme ça qu'on les a engraissés jusqu'à ce que le thermomètre explose ; ouais ; un bon indicateur thermométrique de la liberté, c'est quand tu peux faire tellement ce que tu veux, que tu veux plus rien, et que du coup tu fais ce que les autres veulent, si ils existent encore ; ouais ? les free de la manche tendue, ils ont amassé au fur et à mesure ; au début c'était un deuxième centime de pluss, pis un autre, et à la fin tout le monde gardait son chèque, celui de l'époque, sauf que y'en avait tellement gros à côté que le monde savait plus quoi en faire à part le filer ; les gens de la main, les sans lendemain, ceux qui avaient décidé de s'émanciper du chiffre, bin en fait c'était eux qui se baignaient dedans : le monde était débordé, full over max, y'avait plus besoin de compter, si ce n'est ce qui déborde ; alors on a grossi les free, les manches on les a décorées, pis après elles avaient tellement de papier que c'était presque la concurrence de qui a le plus de gens à qui on file du blé... c'était après l'Histoire, ça...
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Re : Procès Durable - Nu Opening
« Réponse #56 le: 06 avril 2021 à 08:57:09 »
hmmm comme ça complexement

la vérité est hypocrite
#brutes #social #glitch #vrai

- ... nan mais tu dévies le propos, on va pas là où je voulais te faire entendre raison !

- bien sûr, parce que tu crois que tu as raison et tu veux que je te rejoigne, mais tu sais c'pas parce que tu crois que tu as raison que j'ai l'impératif de te croire ; d'ailleurs c'est tout l'inverse, tu crois que tu as raison, tu l'affirmes par ta mesure relative à tout avis, c'est ton droit ; moi j'ai déjà eu l'occasion de faire ce débat et ta réponse n'a pas convaincu le jury, je vois très bien oui, où tu veux aller, et c'est pour entendre la raison que je dévie... donc tu es un peu drôle, risible, et désespérant à t'accrocher à ton intuition ; quand tu voudras vérifier pour sortir de l'indécision, pettetr que tu iras dévier non pas là où tu veux, où ça t'arrangerait, mais bien là où ça va, où c'est vérifié...

- ... connard

- bin tu vois tu me mets au pied du mur, je suis désolé mais je sais plus quoi faire, parce que c'est soit j'essaye de dire mon avis et tu le réfutes tout comme tu t'offusques que je réfute le tien, soit je te conforte dans l'illusion du tien et alors là tu auras toutes les occas' de me faire culpabiliser d'avoir été hypocrite ; tu vois le schéma vicieux de l'illusion de la connaissance ? c'est genre quelqu'un a tort, en l'occurrence toi, et quand il est en autorité d'avoir le légitime discours vrai, bin celui qui a raison il arrive et il a deux choix : s'écraser ou se battre... soit il te dit que oui tu as raison c'est bien bravo mon petit toutou, et dans ce cas là tu t'illusionnes jusqu'à ce que tu puisses comprendre qu'il a été hypocrite pour toi et par une cause dégueulasse qui est la loi de la raison universelle d'un quelconque consensus, soit il commence à te dire qu'il pense différemment de toi et là tout ce que t'as à lui dire c'est 'non t'as tort', jusqu'à ce qu'il choisisse à nouveau d'abandonner et de te dire hypocritement que oui, tu as raison... bon ; bin moi j'vais voir, j'suis pas encore sûr ; mais dans tous les cas t'inquiète, t'auras l'impression d'avoir raison ; juste dans le cas hypocrite, ce sera à tort et tant qu'on t'autorise à te gourrer pour ton bien-être, et dans le cas honnête, ce sera après avoir changé douloureusement d'avis, plus douloureusement encore du fait que t'as l'air de tenir à tes convictions sans pour autant les vérifier ou les valider, ce qui n'est pas la même chose tu comprends ? bref, je te laisse le mot de la fin ?

- ... connard
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dans les rangs
« Réponse #57 le: 30 avril 2021 à 09:26:40 »
dans les rangs
#histoire #nouvelle #scénario #philosophie


Le prof était élancé. Un peu chauve et un peu garni quand même. Pas de cravate, mais tout comme. Il portait une classe humaine presque trop snob pour paraître négligée, mais trop peu sérieuse pour n'être que prétentieuse, nonchalente, et pourtant recte, oui, élancée, dynamique et svelte. Presque. Presque svelte en raison d'une tendance pendante à un gras du bide qui ne dépassait pas du t-shirt lâche, mais qui en déformait à la goutte, une vaste musculature élastique, un peu étrange de molesse. Car toute son énergie semblait d'ailleurs. Comme si le sport n'était pas la préoccupation de l'enseignement en philosophie, mais qu'une auscultation bien heureuse de la corporalité de son présent acteur, l'avait rendue cérébralement différente. Le prof semblait en santé non pas normée ou normable, comparable ou comparée, il semblait juste, allumé, comme le prof de philo qu'il était et que personne ne l'aurait probablement reconnu s'il avait été uniquement en rue piétonne, et ce même avec son CV en attaché-case.
Il est arrivé, a ouvert la porte avec un sourire adressé au fayot de premier, est rentré dans la salle pour se diriger vers le bureau, et nous on a suivi le mouvement en tant que présupposé à nos directives de license 1. Et puis il a commencé ce qui m'est vite apparu comme un semblant d'heure de colle. Il était là, il a sorti ses affaires, a tout rangé posément sur le bureau, puis déplacé, rerangé, installé, ouvert, déplié ou détromboné, redisposé, pis bin au bout d'un moment il ne savait plus trop quoi faire pour passer le temps de cette première étape d'éternité. Pendant ce temps là nous on s'amusait, on s'impatientait un peu, mais surtout on suivait comme des moutons le léviathan qui dit que quand un prof fout rien, c'est pas les élèves qui vont le pousser au métier ; bin non, moi oui, je me disais un peu, mais qu'est-ce qu'on fout là ? Le prof de philo nous snobait littéralement, je me demandais pourquoi, incrédule, comme certains ne se demandaient pas, justement, et tout ceci m'angoissait un peu car il n'était pas normal pour ainsi dire, d'aller à un premier cours de sciences humaines à l'université, pour voir un gens commencer à flemmer sur une deuxième éternité à corriger des copies... des copies ? Mais quel diable de début d'année était-ce ? Premier jour, des copies qu'il observe l'oeil froncé sous le sourcil, et un stylo vert ou violet, je sais pas trop, qu'il tient prêt pour philosopher sur du sujet universitaire. Bon
Au bout d'une autre éternité, ça devenait un peu tendu dans la salle, bien que personne ne l'eut admis s'il avait fallu. Mais non. Le prof restait là, sans un regard pour venir se confronter à notre outrage silencieux. Sans une voix pour nous guider là où nous avions besoin de ce qu'on nous forçait d'ailleurs à entretenir : ce mentorat d'apprentissage, l'enseignement de la vie, l'institution de la transmission des savoirs, et ici...? Ici le gens de prof se taisait, je me demandais à quand il sortirait son journal. Mais il ne l'a pas fait.
Parce qu'un énergumène a balancé la sauce qui devait pointer sur toutes les langues. Le premier il s'est adressé au prof de philo, dans un grognement un peu pétant pour pas paraitre faible à la classe, dans un aplatissement certain devant le prof, mais avec assez d'assurance pour oser soi et pour soi effectuer cette prise de parole, ce risque à la raison.
Il a demandé.
"- Monsieur on n'a pas cours ?"
Le prof a levé l'oeil de son journal fictif, et il a sourit ; sans se presser mais surtout pas sans attendre, il a répondu.
" - Si, si, bien sûr. Merci jeune toi-même, pour cette première intervention. Cela apporte un souffle frais à ce que j'entends pratiquer avec vous cette année, nous sommes en cours de philosophie académique et s'il est une notion qui se perd hélas faute de piqure de rappel, j'ai choisi parmis la pléiade de celles-ci la suivante que j'entends donc valoriser auprès de votre expérience, et il s'agit de... la curiosité.
La curiosité. Qu'entendre par là ?
Eh bien.
J'ai attendu que se manifeste la votre, chère classe, il n'y a rien de déterminant à cette ambition pour vous, si ce n'est la chose suivante : il est de bons exemples qui méritent d'être répétés, et la curiosité n'est un vilain défaut uniquement lorsque... c'est évident, lorsqu'elle est un vilain défaut n'allons pas plus loin pour l'instant ; toujours est-il qu'en philosophie, c'est, d'après de nombreux auteurs qui s'y sont essayé avec des termes tels que la béatitude, l'étonnement, c'est, donc, une discipline réflexive basée sur la question. En ce, manifester une curiosité, un intérêt de l'esprit pour un objet de l'entendement, est ce qui caractériserait, ce qui s'est traduit par ma petite expérience de début d'année en l'occasion de notre rencontre. En effet, vous avez bien deviné qu'il aurait été simplement dommage que le laboratoire de recherche emploie des muets et autres taciturnes à l'emploi de la raison administrée ; non. C'était volontairement que je n'ai pas commencé ce cours, et c'est en conscience que vous avez tenu jusqu'à ce que l'irrationnel soit trop fort en la situation, et que de là, jaillisse un intérêt donc, conscient, sur quelque chose de volontairement indistinct, mon silence, intérêt qui s'est formulé en votre question curieuse, que je reprends corrigez-moi si je me trompe : 'monsieur, on n'a pas cours ?'
J'ai répondu un 'sisi' hâtif et pourtant volontairement vrai, mais nous pourrions commencer à déconstruire la réalité en partant à l'inverse pour ce qui est de l'orientation donc, de ce cours, cours qui se poursuivra cette année avec une direction qui ne va pas vous plaire hélas ; je m'explique, en gros... je ne vais pas vous déblatérer une théorie pré-écrite et digérée depuis la morte philologie, nous ne sommes pas ici pour lire des gens qui ont réfléchi, bien que cela soit indispensable, non, nous sommes ici pour apprendre à réfléchir, et moi vous l'enseigner ; et en tant que l'axe choisi cette année portera sur la curiosité, il m'apparait évident qu'un peu de stimulation auprès de vous en ce qui concerne mon rôle, le votre, celui de vos ambitions et sur quoi elles portent, serait une bonne méthode de vous formater à bien réfléchir, bien vous questionner, vous, mais surtout autrui : oui, la curiosité n'est pas dirigée vers l'intérieur, sans quoi elle est solipsisme introspectif ; la curiosité doit sortir comme votre ponctuel représentant, classe, a valeureusement manifesté votre questionnement sur mon silence ; ainsi... ainsi sans vous ôter les barrières cerclant le circuit de ce que j'ai à vous enseigner, je vais juste vous aveugler un peu plus que vos prédécesseurs des années précédantes à propos de nos droits et devoirs philosophiques, et orienter subrepticement la charge d'enseignement au gré... de votre curiosité ! Ainsi donc, sentez-vous libres mais forcés, obligés, d'aller creuser ! je ne préparerai aucun cours, tout se fera selon votre volonté, vos directions, vos actions de parole ! On commence ?
Je ne vous demande pas votre avis, moi je vais partir de cette salle pour ne pas influencer vos premiers devoirs : faire un cours sans prof, d'une part ; d'autre part préparer le cours suivant avec des questions à me poser sur aussi loin que votre curiosité vous permettrait de raccrocher le sujet ou pas ; et donc, en définitive, de mener un début de réflexion personnelle dirigée vers une altérité qu'il vous convient d'agrandir auprès de moi la prochaine fois car pas aujourd'hui, mais aussi loin que vous pouvez pour l'heure. Je m'en vais donc, et chaque cours commencera par mon silence qui perdurera jusqu'à ce que vous le brisiez.
Je ne suis pas autorisé à sortir du cours, d'après la loi.
Néanmoins j'ai réussi à faire passer cette décision pour tolérée en raison de son caractère didactique justifié auprès des confrères. De fait, vous avez le droit de quitter les lieux, d'y rester, de me dénoncer auprès de qui serait en mesure de rendre justice, vous avez le droit de travailler ou non, vous avez le droit, de me poser une question avant que je n'aie refermé la porte...
A la prochaine !"
Et et il set parti en laissant ses affaires.
Яr

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Re : Procès Durable - Robertval
« Réponse #58 le: 20 mai 2021 à 16:35:58 »
c'était pas ce titre
j'avais un autre adjectif
mieux
mais je l'ai plus

enfer supportable
#nihil #théâtre #build #positive

HOSTILE
commençons

IMMOBILE
ah ?

HOSTILE
oui ; vous n'êtes qu'un amoncelat de choses que je ne considère aucunement ; tenez-le vous pour dit ; voilà

IMMOBILE
c'est tout ?

HOSTILE
vas exhumer tes morts, sale cadavre

IMMOBILE
mais donc ?

HOSTILE
je n'ai pas l'intention de déblatérer davantage le pourquoi du comment ; il m'apparait évident que sans argument mon sentiment serait plus vrai, et celui-ci me renvoie à l'inéluctable ; je vous exècre, et je suis libre de haïr ainsi sans raisons, tout comme je suis en droit de vous adresser la parole pour vous tenir au courant de la chose ; oui, vous m'apparaissez comme un sale cadavre vivant que je verrais volontiers enterré ; vous êtes une merde, laissez-moi vous le dire

IMMOBILE
ah ; je ne sais que répondre face à tant de substance ; l'émotivité vous étreint, vous semblez briller de ténèbres, grâce à elle, et en ce vous méritez surement que l'on écoute votre plainte et abrège vos souffrances

HOSTILE
mes souffrances ? c'est en vous débarrassant de la votre que j'allègerais les miennes, et je ne suis pas con à ce point

IMMOBILE
con à quel point ?

HOSTILE
vous par contre... ahem, heu quel point ? celui de faire en sorte que le monde soit meilleur, sans vous

IMMOBILE
selon vous en tous cas

HOSTILE
voilà, c'est ce que je dis, vous m'exaspérez au plus haut point, vous me gênez dans l'étallage de ma singularité, vous irritez ce qui fait de moi, moi, et vous avez visiblement la chance, que d'autres que moi aient eu cette pitié envers les cadavres de votre genre, aujourd'hui parfaitement intégrés à ce que d'autres gens valorisables que moi, ont tenté en vain de construire : vous êtes la honte de la pratique humaine, vous êtes ce qui me soulage le cerveau quand je suis assis sur le trône et que je ne sais pas comment détourner mon attention

IMMOBILE
je ne sais encore une fois, comment réagir à tant de positif, sinon avec un doux sarcasme ; vous êtes probablement de ceux qui agissent le bien et prétendent le faire à raison, et je vous croirais bien évidemment si vos mots sincères savaient porter autre chose que votre ressentiment gratuit ; celui-ci est peut-être légitime, je vous ai fait un tort ne serait-ce qu'en existant, mais voyez un peu comment vous me le rendez, n'estimez-vous pas que le respect se donne, le plus souvent, avant qu'il ne se reçoive ? et que perpétrer le mal, même auprès du mal, n'est qu'un moyen de sombrer encore plus dans ce pour quoi vous incriminez la société ?

HOSTILE
non ; le respect c'est un truc qu'on a entre gens biens, je vois pas pourquoi je me tuerais à vous offrir ce dont vous êtes incapable de rendre ; commencez déjà par acheter une consistance, peut-être qu'après vous vous éleverez jusqu'à un cercle acceptable ; mais en vrai je n'y crois pas ; car voyez-vous toute la haîne que j'éprouve envers vous ne s'excuse d'aucune réparation ; vous voudriez faire la paix que je ne vous l'accorderais pas ; je suis là, à vous parler, uniquement par plainte dépressive, j'en ai plein ma claque de votre espèce indécrottable, et comme le seul moyen que j'ai trouvé à ma joie ponctuelle est de vous le signifier honnêtement, eh bien me voici, là, oui, gratuitement, à vous dire que je vous hais et que vous n'y pouvez rien, d'une part, qu'ensuite d'autre part, je souhaiterais que tout ce mal que je vous promets du moins par intention, se réalise à votre encontre ; au nom de cette amertume dont je porte la douloureuse sensation, elle me fait vous en vouloir, terriblement, vous êtes une merde je vous le répète, un cadavre ; allez exhumer vos morts et donnez les restes aux chiens, voilà tout

IMMOBILE
j'aimerais vous proposer une solution, hélas ma qualité désagréable semble insolvable ; si seule la répercussion de votre haîne se trouvait être la source de votre apaisement, et qu'en me maudissant elle s'effectuait auprès de vous par moi, je crois que j'en serais à moitié ravi ; pour l'autre moitié qui consiste à subir l'inutilité de vos macérations, je crois que je supporte déjà bien assez celles que vous me manifestez là ; ne souhaitez-vous vraiment pas trouver une issue à votre mal-être ?

HOSTILE
non ; ce n'est pas moi le mal, c'est vous qui me le provoquez

IMMOBILE
je peux vous aider au-delà du pardon ?

HOSTILE
vas déterrer tes morts

IMMOBILE
...
Яr

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la culture de la misère
« Réponse #59 le: 29 mai 2021 à 08:59:06 »
bon alors voilà, ce titre est très... répulsif ! non ?

et pourtant, j'ai un peu cette conception selon laquelle tout m'apparait comme si on 'rattrapait' nos conneries, comme si on était toujours dans le bricolage, le ah-merde-c'est-bancale-pose-un-tréteau-de-plus, le ça-pourrait-être-pire... t'sais ? genre indéniablement pour moi, par exemple avec mon propos sur la surpop, j'trouve âchement frileux un humain soi-disant chaleureux de cosmopolitisme qui pour pas se sentir trop abandonné vient se plaindre qu'il a un appartement trop petit aggloméré aux voisins relous... il a qu'à être propriétaire comme seulement la moitié des habitants du parc ? acheter plus grand et s'en donner les moyens ? bin ouais, quels moyens ? ceux de se partager la finitude du monde en minuscules parts qui font qu'au lieu d'avoir les moyens de prendre l'effort de construire des châteaux personnels, on préfère être plus nombreux dans le même espace clos bien serrés, bien confortables de misère juste-ce-qu'il-faut-surtout-pas-pluss, et se plaindre de notre studio parce que qmm, faudrait un peu pluss finalement...

la culture de la misère
#non-transitif #théâtre #trinité #dialogue

FORT
je domine, laissez-moi vous aider

FAIBLE
pas besoin de toi, dégage ; j'ai ma dignité, tu ne feras pas de moi ton esclave

NUL
aide-moi, au moins moi, alors ; et arrête un peu de dominer

FORT
je n'y fais pas exprès, mais je veux bien essayer de changer la situation ; si vous me laissez vous aider

FAIBLE
bin voyons, ça domine pas exprès ; comme si j'étais faible pas exprès moi...

NUL
nan tagl, tu nous enfonces tous les deux là, laisse-moi faire t'es nul

FAIBLE
j'suis pas nul, sale faible tu acceptes qu'il dise qu'il domine ?

NUL
bin j'suis pas aveugle, je constate bien qu'il me domine tout comme je te domine ; toi t'as plus de mal à le voir, tu es le bout de la chaîne, dans ton monde il n'y a pas de domination...

FAIBLE
c'est vite dit ça

FORT
tu domines quoi alors ?

FAIBLE
bah rien j'suis pas un connard moi

NUL
voilà, c'est ce qu'on dit, t'as du mal à te figurer la hiérarchie ; c'est pas grave, mais c'est toi que ça emmerde le plus, d'où qu'il faut qu'on s'entre-aide...

FORT
bien dit

FAIBLE
ok, bin aidez-moi alors

FORT
oui ; domine-moi, vas-y !

FAIBLE
bin...

NUL
pas si évident, et pourtant s'il faut un effort de volonté, il n'est que pour sortir de notre zone de confort ; c'est probablement par ce changement de déterminations que nous parviendrions à rendre notre trinité linéaire en quelque chose de non-transitif

FORT
hein ? c'quoi c'mot-là ? t'as craqué...

FAIBLE
si, je connais, c'est comme le jeu du pierre-caillou-roche

NUL
mais tagl je t'dis, c'est pas ça du tout

FAIBLE
bah si ! non ? genre la pierre qui mange le caillou qui... ah ouais y'a un truc qui va pas, nan mais c'est bien ça, le fait que la hiérarchie du shifumi n'est pas uniquement verticale, c'est ça ?

FORT
ah oui, ça me dit quelque chose ; intéressant ce phénomène de non-transtivité, pour moi le monde se limite au morpion : c'est binaire par couple, et y'a qu'un gagnant ; pire : quand tu es déterminé à ne pas perdre, effectivement tu peux ne jamais perdre ; pire encore, quand les deux ont compris le jeu, nul ne gagne plus jamais...

FAIBLE
ouais, de là à faire des généralités sur la vie avec ça...

NUL
calmos, on fait pareil avec le shifumi, et c'est pour parvenir à imaginer des rapports d'influence à écarts égalitaires en idéal

FAIBLE
hein ?

FORT
bon heu moi j'ai la flemme, vous me dites quand je domine plus ?

NUL
ouais...

FAIBLE
ah bah lui eh, l'en fout pas une et il prétend dominer et même avec l'outrecuidante volonté de soi-disant changer les choses alors qu'il fout rien... pas un peu hypocrite, des fois ?

FORT
bin j'sais pas, j'ai jamais foutu grand chose et c'est ce confort que j'ai réussi à garder et que tu incrimines de domination quand tu as seulement le courage de ne pas le nier ; j'y peux rien moi si tu te dévoues à ceux qui ont la flemme de se bouger ; j'y peux rien si tu trimes pour les détails inutiles de ceux qui ont amassé les moyens de te faire trimer ; j'y peux rien si tes besoins de faible n'ont aucune ambition et donc, ne soulèvent aucun mouvement, puisque ton ego écrasé considérerait ce mouvement d'influence comme immoral ; non vraiment, c'est à toi de changer si tu veux arrêter de te faire marcher dessus

NUL
t'y vas un peu fort là, c'est nul il va se braquer et s'enfoncer dans sa faiblesse

FORT
bin dis-lui toi, tu sauras trouver les mots d'un entre-deux ; moi j'en ai plein le cul d'expliquer

FAIBLE
t'as qu'à arrêter de dominer

NUL
bin...

FORT
et ça se fait comment à ton avis ? en te laissant t'accrocher sous ma semelle lorsqu'enfin je comprends qu'il faut pas que je t'écrase ? t'es indécrottable, même quand on te domine plus tu t'imagines des fantômes et tu reproduis le schéma ; inverse les choses, bordel ! juste...

FAIBLE
mais je t'ai dit, j'suis pas un connard moi, si je veux pas t'écraser c'est parce que je suis le gentil mauvais, et je préfère largement ça qu'être le méchant fort ; chacun sa place

NUL
mais tagl, ok moi j'suis nul, au centre, zéro, mais moi je sais que j'ai à me plaindre de ma bassesse, alors fait pas style t'es modeste et sacrificiel, parce que si toi t'as envie de continuer à te faire taper, c'est pas mon cas ; et c'est avec des concessions communes et partagées qu'on arrivera à ce dont tu te plains qmm pas mal ailleurs que maintenant, ce phénomène de domination qu'il convient, donc, d'articuler un peu si l'on ne veut pas le figer dans ses inégalités

FAIBLE
je domine pas moi, un point c'est tout

NUL
putain mais t'es con ou quoi ? faut équilibrer toi-même tu le demandes à chaque instant, ça transpire ton mal-être, tu te plains, tu te trouves des arguments pour justifier que ça vaut le coup de se battre, mais en fait tes idéaux sont moisis, faut pas s'étonner que les choses changent pas : à force de te laisser écraser, tu t'y es habitué, tu le revendiques, et bien sûr c'est devenu ton petit confort de pouvoir ; c'est ptetr ça qui rend le sens réciproque, d'ailleurs : tu vas finir par nous souler à t'écraser toi-même, et ta domination sera uniquement dans l'entretien de la notre

FORT
c'est fort, très fort, car ça vient directement tester notre psychisme et notre altruisme, par application de la morale partagée ; je m'incline, tu domines

FAIBLE
mais non, mais non, je domine pas du tout arretez vos conneries, c'est vous qui dominez, et moi j'fonctionne pas comme ça ; un jour on sera égaux et c'est ptetr pas moi qui vais inventer un tel contexte, mais ça se fera quand les gens comme vous comprendront ; c'est tout

NUL
comprendront... qu'il faut ne pas dominer pour réussi à se faire écraser légitimement et à égale répartition ?

FORT
ahah

FAIBLE
qu'on pourrait tous être gentils entre nous...

FORT
hein ? moi je domine je me prétends pas méchant par principe, au contraire je me considère comme gentil ; pas mauvais, c'est tout, donc t'as les faibles qui ragent de ce que je ne peux m'empêcher de leur apporter, et ce en un bien reconnu parfois, ou alors en un mal dissimulé d'autres fois...

NUL
pareil, je vois un peu le dèl, mais en vrai en tant que statut moyen, au centre du milieu, je suis pas sûr d'avoir le même point de vue que vous...

FAIBLE
bon ; alors, comment on s'entre-aide ?

FORT
avec l'inter-influence, dis-je ! la domination régulée ! la coercition à double sens ! je sais que vous êtes traumatisés du pouvoir, que vous n'en voulez pas si ce n'est pour votre illusoire rêve de poursuivre la liberté, votre liberté, votre pouvoir, de choix, sur autrui, de domination donc, et oui, ce pouvoir n'est pas ni mal, ni dangereux, ni mauvais ; il est juste mal réparti, mal fluidifié, et ça fout la merde franchement

NUL
grave ; j'avoue ; que je domine ou que je sois dominé, y'a un truc nul dans cette simplicité de l'usage des normes sociales ; convenons d'un truc plus complexe, l'on se verrait sûrement grandis de ne plus considérer les libertés binaires, forcément transitives par détermination de choix

FAIBLE
heu... je suis paumé là, moi tout ce que je voulais c'était être pénard

NUL
pas possible

FORT
on le sera plus tard, mais pour l'instant... enrichissons nos rapport !

FAIBLE
okay...
Яr

 


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