L'amour de guirlandes
Est pleurésie de poètes
L'ironie léchée
Salée comme un sexe
Des futurs mis en demeure
Ou en examen
Des freins de descente
Porte embarquée
Numéro zéro
Je suis déterminé à toujours
Faire l'amour à ma mort
Pour qu'elle ne vive plus
En moi
C'ETAIT AVANT....
le vent nouveau de l'ouest soulève ta jupe
le miaulement de ta peau
tes yeux ébahis me regardent faire des ronds dans l'eau
je la caresse
je tiens ta main comme une cigarette dans ma bouche
ton regard me dit
que ta bouche est guetteuse
je me fous que la terre soit noire
je veux t'inonder de soleil
nous avions pensé un jour
que notre petite mort
serait aussi douce
qu'un couple de cygnes.
CE FUT PENDANT...
L'invitation des passages obligés
L'anti-folie
L'anachronique fiction
L'attente de la dent qui s'arrache
Des égos aux égouts salés sautent dans le précipice
On peut détruire le passé le décomposer
Ou bien comme Scooby-Doo lui donner la forme primaire de l'embryon
Donner le sens à la forme au sens et à la beauté
Un couteau de larmes au fond de mes yeux
Vie de déchirures
De mauvaises pensées
CE FUT JAMAIS
La pharmacienne m'accueille:
- " Du Nurofen, combien le dosage ? "
J'ai répondu :
- " Je veux de l'amour "
Pour parler vrai, cette jeune femme avait des doigts boudinés. Je déteste. Avec des poils sur les avant-bras. Je déteste.
J'ai pris ma boîte de Nurofen et je me suis barré.
Et en sortant de la pharmacie:
" Plasma !
Quand je serais grand,
Je construirai des cathédrales de sperme,
ou tout le monde viendra se baigner,
la vie sera justice féconde,
avec tous ces putains de mots,
ces lupanars de mots sur le bout de la langue,
oublions les misérables querelleurs,
et parlons la langue érotique, répétitive,
brûlons les noms de ceux qui nous enferment,
les crânes aux pieds de cochons, les archi-justes,
allez, rejoignons-nous à l'heure du cercle,
des mauvaises étreintes puantes,
l'hypothèse d'une vermine à bonheur,
qui chante et qui pleure,
qui frémit en vomissant ses grandes douleurs..."
TERMINADO
Les chiens mouillés font des bébés.
Quand la cime
Se rue,
Sourde.
Agora.
Le coup de fil,
Un courant d'air,
Des nés roses volent.
Je viole mes yeux sur un balcon,
A trop regarder
Ce vieil hérisson mourir sur la route.
W.C, double de mon double, en amateur je vais rejoindre ma psychose intérieure.
La faire vomir en levrette.
Toi ?
Tout est voisin de nos ongles sales.
Si le but est mal compris, c'est qu'il ne s'est pas fait comprendre.
Pourquoi de la littérature ?
Parce que je ne sais pas me servir de mes mains, alors je fais du mouillage à l'encre.
J'écris comme je le sens.
Après ça ira mieux.
Certainement plus mâle.
Des conjonctions puantes d'aisselles.
Tout se fera toujours à la main.
On tente de comploter, de corriger,
D'effacer les traces.
Et moi je suis malade, malade des regrets que chaque jour j'efface.
Et lui me dit, si tu deviens mon double , j'effacerai la trace de ta ressemblance.
Aussi, parce que,
Puisque je lui ressemble,
Je vais me pendre ?
A son cou,
Dans un jardin botanique,
Où les plantes poussent, pleines, fières et chaudes....