Tu es la fille bleue
Notre frigo a déserté notre faim,
Comme l’espoir s'est évaporé, là bas, loin-loin.
Nos rêves, bels oiseaux délicats ; partis-partis,
Sans adieu, ils ont quitté notre vie.
J’dois encore choper un job obscur,
Qui m’fait mal, loin des cieux, des envols purs.
À l'abri, je peins des vers fleuris en couleur
Moustaki l’a fait en pacifiste au grand cœur.
OK, va falloir sortir des sentiers déjà battus,
Pour toucher le cœur, des âmes misent à nues
Toi, tu es la fille azur croyant à la brillance de mon art
Tu es la fille bleue, qu’a la voix du plaisir bavard.
Je te vois, dansant sur des lumières d'or,
Vêtues d’un arc-en-ciel, tout s'illumine encore.
Je t'aime, fille au cœur du firmament, souffle éternel,
On s’fait de la douceur, avec un feu originel.
En poète, je traverse des nuits empoisonnées,
Bouteilles de SOS à l'Esprit Poetic Embrasé.
Doré au désir, je vais entraîné une foule,
Mais notre frigo est vide et l'espoir s'écroule.
Ton image m'envoûte depuis Prague,
Où nos flâneries étaient comme on divague,
Insouciants face au smog de Pékin,
Ma poésie rebelle défie le destin.
Un frigo vide, un espoir enfuit
Ainsi, nous vivons un sans répit.
Au lointain, l’âme de mes nuits écrit des songes,
Demi-homme acclamé, demi-poète éponge,
Toi, fille azur tu es la chute triomphale,
Accrochée à l'espoir, de nos désirs devenus pâles.
Je te vois, dansant sur des lumières d'or,
Vêtues d’un arc-en-ciel, tout s'illumine encore.
Je t'aime, fille au cœur du firmament, souffle éternel,
On s’fait de la douceur, avec un feu originel.
Quand tout semble s’éteindre, le destin se ravive,
Au bord des marées, la patience devient vive.
Puis enfin ; enfin une danse subversive, positive.