Vincent
La lune boit les eaux du trottoir,
Les iris rient sous la lumière,
Un vieux blanc garde un grimoire noir,
Vincent veille sur sa toile en poussière.
Il boit les larmes du vent et de l'absinthe,
La folie le prenait déjà avec une étreinte
Et son horloge pleure des complaintes.
Son journal dessine des fleurs
Qu’il glisse en ombre dans son cœur.
Sa folie peint sa cause,
Murmure une peinture en prose
Vivre en bleu ivre et titubant,
Il cueille la lumière du néant.
Sa peinture s’enfuit dans le soir,
Les faisceaux gardent sa matière,
Son oreille droite saigne encore
Son âme s’éteint sans espoir,
Ses toiles sont dans le décor.
Il paye avec une toile contre un repas
Il enlumine avec des étoiles à ses doigts.
Auvers sur Oise gueule une prière,
Sous la lune, il peint encore ce soir.
La pluie peint son dernier refrain,
Son œuvre façon naturalisme s’éteint
Le vent boit son dernier destin,
Maudit, pas ses après demains,
Paraphant ses toiles ‘’ Vincent’’
Tout simplement, humblement,
Sourire de Vincent au lointain
Il est déjà mort de fin