Coucou à tous,
comme promis, je repasse pour répondre à vos commentaires.
Comme vous imaginez bien, la choix du poème était clairement une tentative de vous dépistez tous, et je crois que j'ai réussi mon coup...

Mais j'avoue que je me suis quand même amusée à écrire ce petit texte.
C'est un premier jet, écrit en deux brève séances, donc un peu " comme ça sort au sentiment".
@Baghou et oui, j'y ai vu une histoire ! Et tout cela avec un minimum de mots rimés.
Oui l'idée c'était bien de raconter une histoire, et je suis contente que tu l'aie vue. J'ai trouvé difficile de poser des images qui suggèrent sans tout expliquer.
Et pour les rimes, je crois que j'ai voulu effets de sonorités.
Mais encore une fois, c'est juste une tentative.
J’ai amarré en toi, creusée de bonheur.
Pfff...magnifique et si romantique !
Alors là je ne ais pas quoi te dire. D'une part y'avait la volonté de filer la métaphore marine, mais aussi la sensation d'en faire un peu trop.
Je t'avoue que c'est pas mon vers préféré et que j'aurais vu quelque chose d'un peu plus original.
A voir...
Un grand merci pour ce partage. Si une femme est séduite par un homme ayant de l'humour, sachant cuisiner et pompier, je crois que ma préférence va au poète
Le cerveau gagne toujours sur le long terme...
@ObaDésolée, je vais devoir ajouter mon nom à la liste de ceux qui n'y comprennent rien à la poésie !
Meri d'être passée et d'avoir donné ton impression de lecture.
C'est marrant que tu choisisse le mot "apaisante", j'avais plutôt envie que ce soit léger.
@Nacas,merci d'avoir lu et commenté.
Je réponds à ma hauteur (et désolée si ça ne vole pas haut).
Citer
J’ai dérivé d’estuaires en finisterres, échoué sur des plages nues.
J’ai amarré en toi, creusée de bonheur. Nous avons lancé au vent nos graines et nos rires dans la tempête.
M'enfin quel rempart pour mon coeur de lecteur contre la niaiserie qui ronge l'humilité impériale des premiers vers ?
Ben là j'ai pas bien compris si la niaiserie pour toi est sur les premier vers du poème ou de ce quatrain.
La vérité c'est que moi non plus je ne suis pas très contente de ces trois premiers vers.
J'aime bien les sonorités d'estuaires en finistère et j'ai l'impression d'avoir voulu placer ces mots à toute force et ça se sent.
Je ne suis pas non plus très satisfaite des images, un peu éculées (les tempêtes de la vie, les graines création et procréation toussa toussa)
Quel poème de fou ! C'est-à-dire qu'il faut juste trouver un meilleur système éthique/moral/d'ambitions que les rires dans la tempête le bonheur et tout, (car c'est de celui-ci et de sa pauvreté ineffable que naissent les guerres), et j'pourrai le caler dans mon estomac !
Ouais ben en fait je ne suis pas complètement contre le bonheur et chercher de la légèreté et des moments de rires dans les moments les plus difficiles.
L'idée de "ça je peux le gérer et le supporter, là, même au fond du trou de la maladie je peux trouver encore des espaces où la douleur est supportable, ou y'a de la place pour le rire et pour l'espoir, je veux dire maintenant et tout de suite et pas dans un futur qui n'arrivera peut-être pas ", ça m'a portée à certains moments de la vie. Mais je comprends (dans un sens corporel et pas intellectuel) aussi le droit à aller mal, le droit à la tristesse et à ne pas faire semblant par devoir social, hein. Mais je veux aussi dire les accalmies du mal-être, une sorte de yin yang de l'état de douleur.
En tout cas merci pour ta lecture
Je repasse demain pour la suite des commentaires, sorry.
edit : voici la suite
@Rémi.Merci d'être passé sur le texte.
"Une belle histoire racontée en quelques mots, de chouettes images, un petit manteau rouge tout plein d'émotions, la glace à la fraise sur les doigts... trop choupi !"
ce sont effectivement les images dont je suis le plus satisfaite.
Je crois vraiment qu'il va falloir revoir la partie centrale du texte.
@Alan: contente que tu aies apprécié ce petit texte.
Tu développes le thème de la mer avec des métaphores maritimes qui m'ont fait penser à un voyage en bateau. J'entendais presque le bruit des vagues.
C'est sans doute l'été, le fait que j'allais partir en vacances... ou peut-être le coquillage.

En tout cas merci pour ta lecture et ton commentaire.
@ApoHello GameMaster,
J’ai trouvé un coquillage, trois cailloux bien sages et un ruban bleu.
Oubliés par terre et dans ma poche.
Tu es sûr de vouloir mettre un point après le premier vers ?
La première version disait.
Je le ai trouvés par terre, puis glissés dans ma poche.
Mais je n'aimais pas le rythme et la répétition de touvés.
Je ne suis pas non puis très satisfaite du "et".
Mais oui, pour le point j'étais plutôt sure de l'arret et de la pause que je voulais à cet endroit.
Ton poème est en forme libre, c'est ça? Pas de métrique?
Je n'y connais pas grand-chose en métrique...

Et je ne m'y sens pas vraiment à l'aise, un peu comme dans un corset.
La suggestion du temps qui passe, le couple et l'enfant qui apparaissent entre les lignes, très chouette poème.
Merci.
Merci pour ton texte !
@Luna
Oubliés par terre et dans ma poche.
Je n'aime pas ce et ici :
Oui, je suis d'accord avec toi et je vais y réfléchir.
Tu dis en premier vers (oui, comme Earth, j'y vois une poésie) :
C'était l'idée.

J’ai trouvé un coquillage, trois cailloux bien sages et un ruban bleu.
Sauf que, à ma lecture, j'ai juste eu la question bête de Qui était où, du coup ?
Est-ce important ? Est ce que le fait que je dise que c'est un enfant, ou un jeune adulte, qu'il est à Paris ou à Marseille change quelque chose dsna cette histoire.
Plus que le lien géographique, c'est un lien temporel qui se tisse, une histoire de transmission générationnelle.
Dans ce cas j'ai vraiment pensé à une filiation, mais effectivement ça pourrait être revu aussi. Y'a des héritages qui transcendent le sang.
Si, pour l'exemple, tu remplaces ce second et par un ou, tu laisses planer un doute et on peut imaginer, on peut supposer : oubliés soit par terre, soit dans la poche, soit les deux. Le et, à ma lecture, casse cet aspect un peu brumeux que le ou rendrait. Ce serait à nous de décider où sont ces petits trésors.
en fait l'idée c'est d'un trésor trouvé par terre (donc perdu, oublié par X), glissés dans la poche, puis oubliés dans la poche par le narrateur.
Mais le flou ne me dérange aps vraiment dans ce texte et j'aime bien que le lecteur ait ce doute ou choisisse ce qui fait le plus de sens pour lui.
Et du coup, tu me réconcilies avec mon "et" que je n'aimais pas trop non plus.

Après lecture du poème complet, je ne comprends pas trop la raison du par terre : est-ce que ça n'aurait pas plus de sens de lier ces bouts de rien au manteau pour leur permettre à eux aussi d'intégrer cet héritage ?
J'aime bien l'idée que ce qui n'a pas de sens pour une personne puisse devenir le trésor d'une autre. Et aussi parce que les enfants savent regarder et apprécier des choses que les adultes ne considèrent pas toujours : un bout de verre coloré sur la plage, un flyer avec un chouette dessin, un caillou banal avec une forme ou des reflets particuliers. L'émerveillement devant l'ordinaire.
Citer
Trois cent lunes m’ont roulée sous leurs vagues, la fièvre au bord des lèvres.
cents (j'ai vérifié l'accord avec cent : se fait lorsqu'il n'est pas suivi d'un autre adjectif numéral, mais je te laisse revérifier au cas où
)
Merci pour ce point de grammaire.
Les images sont magnifiques, et ce que j'y devine rend le tout très doux.
Merci

@ Cendres et Earth Son.Merci d'avoir lu et donné votre avis. Je comprends parfaitement votre difficulté à commenter. Je ressens également un problème de légitimité (pour écrire et pour commenter) avec la poésie, à laquelle je ne connais pas grand-chose.
Merci à tous pour vos retour.
ça fait beaucoup de commentaires pour un texte si court et écrit un peu par jeu.
Mais la qualité de vos retours m'a donné envie de remettre ce petit texte sur l'ouvrage et de le travailler encore un peu, maintenant que j'ai un peu plus de recul sur ce texte.