Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

26 septembre 2022 à 22:15:48
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » ciao [instabilité émotive]

Auteur Sujet: ciao [instabilité émotive]  (Lu 168 fois)

Hors ligne Dot Quote

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ciao [instabilité émotive]
« le: 22 septembre 2022 à 20:12:05 »
je flippe un peu de mon honnêteté
ça va finir par éclabousser...
moi j'écris, c'tout



ciao

#h2o #vomissure psychanalytique #viens cracher, toi aussi #autant y dire, même si c'est beau quand c'est pas vrai



en mode machiste possessif jaloux amoureux, un avertissement pas trop assuré : témoignage spontané one-shot, son prénom est sorti, celui qui le salit se prend direct de jolies promesses méta de ma part

des excuses auprès de qui serait susceptible à mon sentiment ici formulé



il aurait voulu tout raconter
du commencement inquiet à la suite douloureuse ; mais le silence ne lui appartenait que trop... aujourd'hui, il est inconcevable pour le système logistique humain qu'un bébé prématuré puisse souffrir, là, en toute sécurité de verre et de plastique dans sa couveuse, non, pour garantir et permettre la survie de ce petit être sans défense, il est préférable de la jouer aseptique, dans notre monde où seules la vaisselle et les chiottes sont à considérer comme propres, bin oui, le bébé dans une boite javelisée, pis la maman après, démerde-toi pour lui faire comprendre ce que c'est qu'un câlin ; il saura jamais... il arrive donc à peu près à son anniversaire à la maison, tout est déjà soufflé à l'avance, depuis des jours, des semaines, dans la boîte ; il cumule son avance de nourrisson avec un calendrier qui tentera en seconde section maternelle de l'introduire auprès de gamins qui se connaissent depuis un an déjà, ces petits bouts de chou ont un gros tiers de leur vie ensemble, lui il arrive, il arrive pas, qu'est-ce tu veux, les chemins parallèles permettent aux groupes de bel et bien être groupés, pis lui il se souvient pas, des psychés incarnées, lui face aux autres, tout ce qui ne se notera jamais par le personnel éducatif, ou alors bien plus tard quoique, pis sans alarmisme, depuis donc ce commencement et de plus en plus ensuite, on va le trouver chelou, et sa maman n'aura jamais de câlin du fiston ; ça ne l'empêche pas de lui inculquer la révolte des femmes, et face à elles et aux hommes, il va freeze sur la question, tout du long, parce qu'il s'est construit dans la boîte à prématuré, une aura sans contact, s'est-il résigné désespéré durant ces premières semaines de vie ? il parait que ce genre de trucs se rattrape difficilement ; il se permet de rêver aux filles, mais l'inévitable contact physique le lance dans un platonisme infantile qui lui retire toute projection intérieure d'une relation, toute ambition à chercher, sa petite déprime personnelle lui laisse un sourire quand telle mignonne lui parle deux minutes, et puis il retourne à sa chère solitude, et lorsqu'il s'imagine en couple, c'est dans un hypothétique avenir adulte auquel il ne croit pas ; il est tout chétif, il est tout faible, il ne parle pas fort et se recroqueville dans un coin de la cour de récré ; elle ? elle ? gentille ? ses joies, ses sourires, sont de l'instant, l'instant gratuit qui n'engage à rien, rien d'autre que le vide qu'il s'imagine ; il sera célibataire endurci, comme on dit, car entre les colères de sa mère contre lesquelles il se tait depuis bien longtemps, et son asociabilité exacerbée qui fait qu'il ne connait rien d'autre des femmes que cette mère atypique, scientifique, chimiste, féministe, elle qui ne parlera jamais de rien de ses blessures, ces blessures alors tues, eh bien lui il prend peur, il prend peur d'être un homme, bien avant même d'en devenir un ; il est toujours chétif, et même un peu en retard dans son outillage biologique, lorsqu'une beauté fatale le coince dans la salle hors-sac pour lui dire que s'il était un peu plus grand elle le violerait sur le mur ; première intrusion intérieure, tout est psy tout est parole en l'air, mais l'angoisse, il ne sera jamais serein, pour lui c'est de la moquerie, il n'a pas confiance en lui, à juste titre, à peine souhaite-t-il provoquer de l'intérêt qui le sortirait de la bulle de son coin, il vaut mieux ne plaire à personne lorsque personne ne nous plait, et lui est ce bébé dans une boite vitrée, il ne peut voir sa mère, il ne peut voir personne ; il est ponctuellement amoureux de telle autre, un petit peu ; de telle, de telle, comme ça, juste parce que ça coûte rien et que c'est tout l'espoir qu'il y a à avoir
il aurait voulu tout raconter, mais le poids était lourd, le silence immuable, et alors que tout le fuyait à nouveau, un souffle alter vint éteindre la bougie, qu'il termine son introspection en la partageant, et cela donnait une suite marécageuse...

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j'suis un gamin qu'a jamais pu grandir là
les raisons continuent
ciao

.
"crois pas qu'un diplôme va rattraper ta vie d'môme
t'as qu'à chercher mon coeur si tu trouves ça facile
this is your last warning a courtesy call
mes pelures sont plus belles que vos fruits"

Hors ligne Murex

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Re : ciao [instabilité émotive]
« Réponse #1 le: 23 septembre 2022 à 10:16:37 »
    Bonjour Dot Quote, j'ai été intéressé et sensible à ce qui est de fait (tu le signales à la fin) une confidence et tout à la fois une critique du monde aseptisé dans lequel nous vivons, monde où fait défaut l'humain et le spontané. Tu en souffres, mais tu n'es pas le seul, j'en suis aussi. Quant à savoir si tes problème proviennent de ta condition de bébé prématuré et du traitement qui en fut la conséquence, ma foi, il me semble difficile que tu puisses l'affirmer, mais cela me plait en tant qu'un reflet de notre monde actuel. J'aime ton style à la fois foisonnant et familier.
  Pas d'autres commentaires que le mien pour l'instant, je le regrette, ça méritait vraiment mieux.
  Murex
 


   

Hors ligne Choumi

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Re : ciao [instabilité émotive]
« Réponse #2 le: 23 septembre 2022 à 11:20:35 »
Bonjour
Ce qu'écrit Dot Quote n'est jamais inintéressant et mériterai à chaque fois un débat plus large
Moi qui serait plutôt à l'opposé de ses tourments, je me pose aussi des questions sur la vie en générale où le peu de réponses obtenues n'est pas si éloigné des siennes.
j'en reviens à son écrit , La politique est moi
Étant en voyage à l'époque, je n'ai pas eu le temps d'y répondre pleinement. Ce n'est pourtant pas l'envie qui m'a manquée
Amicalement
Michel

Hors ligne Dot Quote

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Re : ciao [instabilité émotive]
« Réponse #3 le: 23 septembre 2022 à 12:04:27 »
salut Murex,

le propos premier à l'ambition de se projet est celui, piteux et vomitif, oui jaloux et mauvais perdant, qui se vautre tout fébrile en spoiler à propos d'inégalités en milieu sexué pseudo-exclusif et des effets de domination qui semblent retourner des balances j'ai l'hallu, il n'y a pas de recul à l'expression qui alors oui, se perd en introduction, je suis parti sur l'illusion de devoir poser un contexte un peu psychanalytique, mais effectivement je ne voudrais lui ôter sa relativité ni le piège d'une excuse abusive, toute affirmation n'est que le déroulé ptetr un peu radicalement formulé de ce qui de toutes façons est trop complexe pour être englobé par certitudes, d'un discours avec mes capacités du maintenant, le pourquoi d'un comment d'une évolution d'identité, pièce ici d'un puzzle trop grand pour moi ; et reoui, du coup, je pars dans ma logique à propos de ce qui ne fait pas tant le lien avec ce spoiler nous en convenons, le côté humain hallucinant pour moi et pour lequel mes mots se motivent, ce zumain, dans lequel on peut, j'use en toute mesure dramatique du terme bricolé, 'biocider' tout ce qu'on a rien pigé de l'univers chimcophysique à causalité matérielle hors-méta, et que oui l'aseptisation est ce non-sens très bien formulé tout récemment encore par cet honorable aurélien barrau, ouais "on n'a pas encore commencé à réfléchir sérieusement", si ça se trouve cet aspect politique de la formulation de mon intériorité, est réellement ce que je voulais propulser, à travers l'acte manqué des mots en spoilers, ambition première donc de mon acte de scription, restée tue à la fin de la session, je remercie ici la personne qui par conversation, m'a permis de voir qmm une approximation diffractée se matérialiser en mots juste après et dans la continuité que j'ai gardée ici malgré une segmentation péremptoire ; on est loin encore, loin de ce que je me demande jusqu'où je pane rien à cet aquarium socio-convenu sur des questions qui s'entremêlent, là le lien du câlin explique les giclures d'une cause en effets délocalisés depuis leur origine, il est évident pour mon ressenti que l'aversion épidermique que j'ai au contact physique, cette phobie, qu'elle soit due à cette couveuse ou ptetr un autre lien cassé avec la mère, le père, ptetr le frère, ptetr le voisin, les ancêtres, joue sur mes comportements sexo-intéressés, et donc toujous est-il qu'il m'apparait sensé qu'en ce contexte je reformule, l'autre secteur abordé, celui de la sexualité, soit touché de manière palpable en termes de dommages, par cette sensibilité psychique de peau... toutes les décharges prises en matériel, en réel, en présentiel, je trouve il découle sans surprise que des constructions d'existence irritables sur le plan du contact altèrent les rapports en général, ceux de l'amour en particulier ; quant à la conception d'une exclusivité à la fidélité différente d'une pseudo-norme, j'ai conscience de ne faire que soulever un problème par plainte, ni la version 'one-life-unic' ni la version 'one-at-the-same-time' ne m'apparaissent comme des consensus de construction émotionnelle aptes à régler ni les douleurs ni les inégalités, d'où une certaine morosité à relier avec le comparatif de joie entre ceux qui en sourient et ceux qui en pleurent...

mais au final je sais pas si je vise le simple cri de douleur, l'appel à l'aide, l'appel à justice, la recherche de mes mots, la recherche de leur impact, un délestement de ma condition, un produit dans lequel je me retrouve, une tentative de com à autrui à partir de ma singularité, un partage, un espoir, un désespoir, je sais pas...

merci de ton témoignage Murex, pas de regret à avoir, c'est ptetr pas le genre le plus facile d'ouvertures démocratiques pour débateurs confirmés, que dire que faire que croire que taire que rire que pleure...

bye



ow entre-temps
merci Choumi
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Hors ligne Murex

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Re : ciao [instabilité émotive]
« Réponse #4 le: 24 septembre 2022 à 10:03:13 »
  Merci Dot Quote pour ton long commentaire, merci car il n'est pas facile comme tu le fais de se mettre à nu, surtout sur des sujets touchant à la sexualité, il y faut un certain courage.
  Amicalement
  Murex

Hors ligne Dot Quote

  • Comète Versifiante
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Re : ciao [instabilité émotive]
« Réponse #5 le: Hier à 10:51:50 »
c'est fort aimable Murex de compatir à ma pudeur, comme d'autr.e.s je lui au dit au revoir lorsque le sentiment ne voyait aucune autre issue, je la croise au détour d'une ambivalence, le fier sentiment de mieux assumer la honte d'une exhibition... les féministes, depuis trois cents ans, ont ouvert un truc que les hommes peinent à commencer à suivre, à savoir la revendication des injustices liées à la sexuation ; j'suis pas des masses à essayer de rajouter des briques politiques au mouvement qui me concerne, justement car je me noie dans la comparaison des acquis sociaux nécessaires à réparation, entre hommes et femmes, d'où que j'admire encore pluss même les plus rageuses, au moins elles ne sont pas écrasées dans le même engrenage de silence dont l'homme peut souvent perpétrer le crime, et ce en toute considération qu'il a fallu ces trois cents ans pour que les lois s'élèvent, que le consensus commence à faire autre chose que blablater pour construire la démocratie, le viol comme crime en 1791, puni en 1970, perso j'trouve dégueu ce léviathan, déjà pour elles c'est encore ajd le gros merdier pour se faire entendre, alors pour ils et pour les autres problèmes que le viol...

transparent
àplutar
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