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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Pifou gagne le Prix Goncourt

Auteur Sujet: Pifou gagne le Prix Goncourt  (Lu 2708 fois)

Donaldo75

  • Invité
Pifou gagne le Prix Goncourt
« le: 22 Novembre 2014 à 14:17:45 »
Pifou gagne le Prix Goncourt

Tiburce Dugommeau, rédacteur en chef des Nouvelles Editions Vaillant, raccrocha le téléphone.
Enfin, après des années de galère à essayer de remonter la cote de cette boite d’ex-communistes, il avait décroché le jackpot. Maintenant, il lui fallait jouer en délicatesse et user d’un doigté de fée pour diffuser l’information sans heurter les egos.

« Sublime, forcément sublime » disait jadis une grande auteure française à tête de grenouille savante.
Tiburce Dugommeau attendait sa star de l’année, son improbable poète qui venait juste de décrocher le prix Goncourt pour son roman en vers et intitulé « Pas glop, pas glop. ».
Quelqu’un frappa à la porte de son bureau, interrompant Tiburce Dugommeau dans ses rêves de chiffre d’affaires multiplié par cent, de contrats avec Hollywood, de casting prestigieux où Brad Pitt et Angelina Jolie donneraient la réplique à George Clooney et Julia Roberts sous la direction de Jodie Foster ou de Tim Burton.
— Entrez !
— Tiburce, Pifou est dans la salle d’attente, dit Mélanie l’assistante personnelle de Tiburce Dugommeau. Dois-je le faire rentrer dans votre bureau ?
— Non, finalement je dois aller à la piscine noyer mes trois enfants. Dites-lui qu’on remet notre partie de poker déshabillé à la semaine prochaine.

Mélanie opina du chef puis elle se dirigea vers la porte.
« Quelle putain de cruche celle-là ! » se dit Tiburce Dugommeau en sifflant dans ses doigts, signe que la récréation était finie.
Il se doutait de la propension de sa collaboratrice à tout prendre au premier degré sans exercer le moindre esprit critique mais sur ce coup elle battait des records. Tiburce Dugommeau n’avait pas eu le choix car il avait hérité de la gourde de service avec le reste du mobilier. Dans une entreprise fondée par des trotskystes et des nostalgiques des républiques socialistes de la fière Union Soviétique, licencier une employée sous le prétexte qu’elle était blonde, stupide et larguée des neurones tenait du combat de David contre Goliath.
Résultat des courses : Mélanie n’avait jamais été inquiétée et elle pouvait arborer sa plastique de majorette à la rédaction, entre deux cafés, une liste de courses et d’autres trucs encore plus compliqués.

Mélanie se retourna, l’air visiblement courroucé.
— Je ne suis pas une vache, inutile de me siffler, dit-elle avec des accents de Betty Boop.
— Meuh non, ironisa Tiburce Dugommeau. Vous êtes juste un peu…  Comment vous le dire sans vous vexer ma chère collaboratrice ? Je cherche le mot juste. Ah, j’ai trouvé : épaisse, c’est ça.
— Vous me trouvez grosse ? Je fais pourtant attention et je mange mes cinq fruits et légumes par jour. En plus, je fais du sport quotidiennement dans la salle de mon quartier.
— J’en suis heureux pour vous, Mélanie. Je vais moi-même chercher Pifou dans la salle d’attente.
— Vous n’allez plus à la piscine ?

Tiburce Dugommeau n’insista pas.
Le rédacteur en chef se leva puis il partit en direction de la pièce où l’attendait le poète de l’année, sagement assis en train de lire les dernières aventures de Pif le chien, un de ses héros favoris et son père de surcroît.
— Bonjour Pifou, commença Tiburce Dugommeau en lui tendant une large main poilue. La pêche ?
— Glop-glop, répondit Pifou.
Tiburce Dugommeau invita son célèbre auteur à le suivre dans son bureau puis il demanda à Mélanie de bloquer les appels entrants.
— Pifou, j’ai une grande nouvelle à t’annoncer.
— Glop-glop ?
— Tu as gagné le Prix Goncourt pour « Pas glop, pas glop. ». La bataille a été terrible et nous avons eu droit à un féroce lobbying des grandes maisons d’édition. Certaines ont payé des jurés, comme si on parlait d’une vulgaire Coupe du Monde de Football ou de banals Jeux Olympiques d’Hiver. D’autres ont orchestré une véritable campagne de dénigrement par presse interposée, n’hésitant pas à mobiliser des populistes et des vedettes de la télé-réalité. Bref, on s’est battu au couteau, à la baïonnette et finalement tu as été désigné pour cette prestigieuse distinction.
— Glop-glop.
— Je ne te le fais pas dire. Maintenant, nous devons assurer le service après-vente et j’ai convoqué un aréopage de journalistes pour une conférence au sommet.
— Glop-glop ?
— Ce n’est pas si simple. Je vais devoir te briefer avant. Ceci dit, Brutos, Pif et Hercule seront à côté de toi pendant cette manifestation. J’ai demandé à Placid et Muzo de venir également. J’attends leur réponse. Gai-Luron lui-même, oscarisé il y a deux ans pour son film « Mes nuits et mes jours à Matignon. » se déplace exceptionnellement de Los-Angeles pour l’occasion. Tu ne seras pas seul et les forces vives des Editions Vaillant te soutiendront. C’est un grand jour pour toi et pour la poésie.
— Glop-glop.

Quelques heures plus tard, Tiburce Dugommeau et Pifou entrèrent dans le salon royal du Crillon.
Le rédacteur en chef et les gars du marketing avaient fait fi des remarques acides de quelques anciens au sujet de l’endroit choisi.
« Un grand hôtel parisien et pourquoi pas Wall-Street ? » avait ironisé Lucien Dutartre, un des derniers auteurs de la vieille époque.
Tiburce Dugommeau avait ri à cette remarque puis il lui avait répondu sous la forme d’une analogie entre les mecs de son genre, les tricératops, le crétacé et l’apparition des mammifères. Lucien Dutartre avait perdu le soutien des rieurs et il avait dû plier ses gaules pour retourner dans son bol de formol dessiner ses petits ouvriers gaulois.

Tiburce Dugommeau se plaça sur le podium, à droite de Pifou.
— Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, je vous prie de bien vouloir applaudir le nouveau lauréat du Prix Goncourt, le poète Pifou.
Une salve d’applaudissements crépita dans la salle, illuminée par les flashs des paparazzis et les bijoux du Tout-Paris.
« Une putain de bande de suceurs ! » se dit Tiburce Dugommeau en se remémorant les nombreuses critiques déloyales contre Pifou et ses œuvres jugées puériles pour les uns, surréalistes pour les autres et abracadabrantesques pour le reste des intellectuels.
La situation avait changé dès l’annonce des résultats par les vieillards fatigués de l’Académie Goncourt. Le temps était devenu quantique et Pifou s’était vu qualifié de génial, de poète du troisième type ou de nouveau Confucius.
Nombre de journalistes, d’experts en littérature et de spécialistes du pipotron avaient retourné leurs vestes, invoquant une révolution culturelle, un séisme linguistique ou une brèche dans l’espace-temps.

Tiburce Dugommeau tendit le bras en direction d’un journaliste de province.
— Monsieur Pifou, commença le désigné d’office, tout d’abord permettez-moi de vous féliciter, au nom de mes confrères et de la profession, pour la récompense décernée par nos plus grands auteurs et qui couronne des années de travail d’un poète essentiel à notre belle langue française.
— Glop-glop, répondit Pifou.
Le concert d’applaudissements reprit.
Tiburce n’avait pas assisté à un tel déchainement de passion factice depuis la cérémonie des Oscars où Sandra Bullock était apparue en short pour célébrer un film de science-fiction intitulé « Gravity » et beaucoup moins grave que l’assistance de l’époque. Même Matthew Mc Conaughey, Anne Hattaway et Christopher Nolan avaient frappé dans leurs mains alors qu’ils étaient les grands perdants de la soirée.
« Un beau festival de faux-culs. » avait dit Tiburce Dugommeau à sa petite amie plantée devant le spectacle télévisuel de dizaines de stars du cinéma mondial en train de s’auto-congratuler.
— Vous avez été qualifié de cubiste littéraire, de néo-surréaliste, d’expressionniste du quatrième type et de proto-minimaliste, continua le provincial. Ne pensez-vous pas que ce Prix Goncourt vous permet désormais de dépasser ces clivages d’un autre temps et de vous ancrer dans l’Histoire ?
— Glop-glop, répondit Pifou.
Un autre journaliste leva la main et Tiburce Dugommeau lui donna la parole.
— Bonjour Pifou, dit-il. Je vous avais interviewé pour la revue « Le Caribou Déchainé » et à cette occasion nous avions évoqué la déstructuration de l’intemporalité. Vos détracteurs réfutent cette thèse et j’aimerais savoir ce que vous avez à leur dire maintenant que le monde littéraire vous adoube.
— Pas glop, pas glop, répliqua sagement Pifou.

La conférence de presse dura une heure.
Pifou se plia consciencieusement à l’exercice, sans hausser le ton même quand un énervé du bulbe, un de ces artistes ratés reconvertis dans le journalisme alternatif à Boboland, l’accusa de pervertir la mission originale des Editions Vaillant en se prêtant au jeu des quolifichets et des honneurs du grand capital.
Tiburce Dugommeau signifia la clôture des jeux du cirque médiatique et l’assemblée se dirigea vers les petits fours et les coupes de champagne, histoire de s’en mettre plein la panse sans débourser un euro, dans un palace et servi par des reines de beauté déguisées en soubrettes.

Le soir couvrit le ciel parisien et Tiburce Dugommeau rentra dans ses pénates.
Au vu du nombre de messages affichés sur son smartphone, il savait que son opération de communication avait pété les compteurs.
Déjà, un célèbre quotidien du soir avait préparé sa Une pour lui donner des airs de Chute du Mur de Berlin.
« Pifou redonne au Prix Goncourt ses lettres de noblesse. » titrait le journal.
Un autre organe de presse, un hebdomadaire lu par les gens propres sur eux, avait contacté Tiburce Dugommeau pour interviewer Pifou. Le rédacteur en chef avait exigé le contrôle de la publication et de cet accord forcé était né un titre choc qui allait donner de l’allant aux champions du léchage de pompes et de la brosse à reluire.
« Aujourd’hui le Goncourt, demain le Nobel. Pifou, un héros français. » allait déclarer la couverture dorée de ce numéro spécial.

Tiburce Dugommeau embrassa sa petite amie avant de se servir un verre de vodka moscovite.
« Quand je pense que Pifou ne se rend compte de rien, je l’envie. » pensa-t-il, un peu dégouté par la tournure des évènements, certes provoqués par son génie du marketing et sa science du boniment, où les vers de mirliton d’un petit toutou communiste devenaient la Nouvelle Merveille du Monde.
Il avala son eau de feu cul-sec avant de s’assoupir à son tour, devant une émission de télé-réalité consacrée à des has-been en quête d’un second souffle et perdus dans une ferme du Larzac.
« Modifié: 04 Janvier 2015 à 11:20:26 par Donaldo75 »

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
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  • Messages: 10 894
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #1 le: 22 Novembre 2014 à 20:49:02 »
Salut Donald,

Encore un bon moment de rigolade. Moitié critique de notre temps, moitié vanne à deux balles (comme j'aime) sur les blondes. La fin est peut-être un peu faible (ou alors j'ai pas compris).

Citer
« Sublime, forcément sublime. » disait jadis une grand auteure française à tête de grenouille savante.
niveau typo, je pense qu'il y a une erreur à mettre un point dans les guillements et à poursuivre sans majuscule. Mais d'un autre côté, je ne voudrais pas t'enduire d'horreur à proposer une typo imparfaite (moi-même je galère).
Sinon "grande" au lieu de grand, ça je suis sûr !

Citer
Le soir couvrit le ciel parisien
ça fait bizarre le soir qui couvre le ciel. A voir chez d'autres lecteurs.

Citer
un peu dégouté par la tournure des évènements, certes provoqué
faudrait accorder provoqué à tournure ou à événements

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Georges Cloné

  • Calliopéen
  • Messages: 468
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #2 le: 22 Novembre 2014 à 21:23:23 »
 Ma préférée : "j’ai convoqué un aéropage de journalistes"   c'est pas un aéroport non plus mais bien un aréopage.

"où Brad Pitt et Angelina Jolie donneraient la réplique à George Clooney"  ; non § Fallait pas, vraiment.

"qu’elle était blonde, stupide et larguée des neurones" évite les pléonasmes... Pfff ;D :mrgreen:

"seront à coté de toi " côté (sans accent ^^^, c'est en bourse)
"Lucien Dutartre avait perdu le soutien des rieurs et il avait du plier" dû.

Voilà. Que dire d'autre sinon que j'attends tes délires avec impatience et que je les croque tel chocolats Cluizel, je les bois comme Arabica pur malt...
Blue Mountain, Moka Sidamo, Maragogype...

What else ?

Donaldo75

  • Invité
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #3 le: 22 Novembre 2014 à 23:11:58 »
Merci les amis,

J'ai corrigé les fautes que vous m'avez indiquées, y compris le point dans les guillemets.
@Georges: j'ai du planer pour écrire aéropage. Il faut que j'arrête le thé afghan.
@Remi: le soir qui couvre le ciel est une formule poétique; ça ne fait pas de mal un peu de poésie dans ce monde qui ne comprend pas Pifou à sa juste valeur. Pour ce qui est de la chute, elle critique la société de faux-culs qui prend comptant les prix littéraires et laisse des émissions de télé-réalité galvauder des valeurs jusque-là inaltérables.
@Versus1: merci de ne pas avoir appuyé sur mes fautes comme les deux précédents lecteurs qui ne font que m'embêter, na !

Bon, ce texte était ma réponse matinale à un jeu littéraire sur les hypocrites dans le monde de la littérature, les gars qui encensent des auteurs un jour et les enterrent le lendemain ou inversement. J'espère avoir bien répondu au thème.

Amis du soir, bonsoir, je vais me coucher en rêvant de blondes majorettes adeptes du premier degré. De toutes façons, seule Sandra Bullock, en short, trouve grâce à mes yeux et ce depuis la sortie de Gravity.

Donald.

Hors ligne Georges Cloné

  • Calliopéen
  • Messages: 468
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #4 le: 23 Novembre 2014 à 09:41:03 »
Ah, Sandra !
Pendant le tournage, je l'ai vue sans short...

Et arrête le thé hafghan, passe au café !
Blue Mountain, Moka Sidamo, Maragogype...

What else ?

Hors ligne Nephtys

  • Plumelette
  • Messages: 15
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #5 le: 23 Novembre 2014 à 11:21:17 »
J'avais également lu "Blanche Neige fait du shopping" et je suis fan.
Tu dois connaitre San Antonio, non ? Ton humour me fait penser au sien, j'attends avec impatience un prochain texte.

Donaldo75

  • Invité
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #6 le: 23 Novembre 2014 à 11:29:22 »
Salut Nephtys,
Merci pour le soutien.
Je connais San-Antonio, de loin, mais ça n'est pas une source d'inspiration. Je suis plus branché romans policiers genre Philip Marlowe où les propos étaient crus et sans concession pour les personnages.
Je fais dans la déconnade sombre sur ce genre de textes.
Merci encore,
Donald
PS: Lis "Conte à rebours" si tu es fan. On est dans la même veine, version road-movie.

Hors ligne La courgette Lejeune

  • Scribe
  • Messages: 60
  • Je déteste Halloween...
    • Circus Marcus
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #7 le: 23 Novembre 2014 à 11:52:18 »
Un grand fan du "glop-glop". Sobre et ingénieux.

Sinon, j'ai beaucoup ri, du début à la fin. Tiburce Dugommeau est un personnage absolument odieux comme je les aime. Et j'ai trouvé le tout très fluide à lire. Merci pour ce moment de lecture ;)
La rose n’apporte que le vent, alors que la limace traîne sa salive.
www.circusmarcus.net <-- Ça, ce sont mes notes... de musique !

Donaldo75

  • Invité
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #8 le: 25 Novembre 2014 à 15:34:27 »
Merci chère courgette,
Je croyais que Pifou était un personnage oublié mais je constate qu'il n'en est rien.
Bye
Donald.

Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
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  • Pouponnière de Posts
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #9 le: 03 Janvier 2015 à 10:28:56 »
Citer
permettez moi
tiret :mrgreen: (j'ai trouvé un truc à redire, ouf)


Bon, ben :  _/-o_ _/-o_ _/-o_ _/-o_

Et surtout :  :viviane: :viviane: :viviane: :viviane: :viviane:

Mais quand même : _/-o_ _/-o_ _/-o_ _/-o_


Merci pour la méga-poilade, t'es un grand malade. Dès que je te pogne, j'te mets dans le formol aussi (avec WEG et Jon :coeur:) :D
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Donaldo75

  • Invité
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #10 le: 03 Janvier 2015 à 12:43:30 »
Merci Viviane,
J'ai intégré le trait d'union.
A bientôt,
Bises
Donald

Hors ligne Moi

  • Tabellion
  • Messages: 56
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #11 le: 04 Janvier 2015 à 00:39:13 »
Un autre truc à redire :
Citer
essayer de remonter la côte de cette boite d’ex-communistes
remonter la cote (il fait pas du vélo...)

Ah, et puis je ne suis pas sur qu'il faille un accent à "égo".

Sinon, très drôle, j'ai beaucoup aimé... et ça m'a fait penser à ceci :

http://www.dailymotion.com/video/x32gul_les-inconnus-apostrophes_fun

Et ne t'inquiète pas, on se souviendra toujours de Pif et de ses congénères (même si toi, dans ton histoire, tu as oublié de citer Dicentim et le Concombre Masqué. Honte à toi.)

a+
Moi.

TiAna

  • Invité
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #12 le: 04 Janvier 2015 à 01:14:54 »
Et bien, je lis pour la première fois une nouvelle sur ce site: quelle excellente surprise!

Drôle, décalé, dynamique! Ton texte est bien rythmé, je n'ai pas eu envie de m'arrêter avant la fin.

Question: pourquoi répéter sans cesse "Tiburce Dugommeau"? Pour appuyer le trait de caractère "égo très développé " de ton personnage? Si oui, ton texte l'exprime déjà et répéter le nom et prénom de ton personnage alourdit l'ensemble.

Tu tiens là un personnage attachant et énervant à la fois : penses-tu lui donner une suite? Ce serait dommage de t'arrêter là!

Tiana

Hors ligne Bey

  • Calligraphe
  • Messages: 141
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #13 le: 04 Janvier 2015 à 03:16:32 »
J'ai adoré, c'est du cynisme comme je l'aime, mais ça tu te l'es déjà fait dire. Donc je me suis forcé et j'ai trouver d'autres commentaires.

Citer
Tiburce n’avait pas assisté à un tel déchainement de passion factice depuis la cérémonie des Oscars où Sandra Bullock était apparue en short pour célébrer un film de science-fiction intitulé « Gravity » et beaucoup moins grave que l’assistance de l’époque.

J'ai trouvé cette phrase inutilement longue.

Citer
il savait que son opération de communication avait pété les compteurs

Ça serait pas mieux d'écrire "opération de séduction"?

Citer
un hebdomadaire lu par les gens propres sur eux

Je trouve ça un peu mal formulé... en fait j'ai pas trop compris.

Et finalement, ici:

Citer
« Une putain de bande de suceurs ! »

C'était vraiment bien placé dans ton texte. J'ai entendu la voix de monsieur Dugommeau me le crier de nul part. Ça m'a fait littéralement sourire, et ça c'est pas peu dire pour un texte écrit... à tout de moins dans mon cas.

Donaldo75

  • Invité
Re : Pifou gagne le Prix Goncourt
« Réponse #14 le: 04 Janvier 2015 à 11:28:33 »
Merci à vous d'avoir pris le temps de lire et commenter ce texte.
Je vous réponds sur les questions et remarques.

@Moi
Tu as raison, d'ailleursj'ai corrigé les deux erreurs.
Je ne lisais pas Pif Gadget au temps du Concombre Masqué. Quant à Dicentim, c'était du grand art, je l'avoue

@TiAna
Tiburce Dugommeau est un nom que j'ai choisi car il est déjà énervant. Le répéter renforce ce coté. Ce texte étant satirique, il n'y a pas de honte à trop en faire dans l'énervement.
J'ai déjà utilisé ce personnage dans une longue nouvelle non publiée (et qui ne le sera jamais) ici.

@Bey
J'aime les phrases longues.
C'est de la communication avant tout. Son but est de séduire, certes mais cela reste une action de communication.
L'hebdomadaire est lu par des gens du type 'propre sur eux', voilà comment se lit la phrase.

A bientôt,

Donald


 


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