Salut,
je dirais que là où je suis je me moque un peu du show don't tell, c'est une règle, une loi, un dogme... c'est fait pour être plus ou moins suivi. On n'est pas tous des américains. Perso, je n'aime pas trop les introspections, je le dis à mes petits camarades du mde, "on ne veut pas voir les pensées ou les sentiments de tes persos, on veut les comprendre"... mais parfois je fais pareil, je dis. L'important c'est que ça m'amuse, que ça amuse aussi le lecteur. Le lecteur a besoin d'image mais aussi de pensée, c'est une question de mesure, de goût aussi. Quand j'écris, je me balance parfois des défis, par exemple "tiens, tu vas faire une description aussi complexe, aussi longue que la description de l'abbaye de Sains Michel de la Cluse par Umberto Ecco, mais pour le déversoir d'égout où les persos de ton roman se retrouvent" ou "tiens, maintenant que tu as bien expliquer tout le contexte de ce moment, tu vas reprendre et te débrouiller pour que ces informations transitent par un dialogue." Jouer avec les contrastes, le rythme. Par exemple, j'ai eu un personnage granitique dans une de mes histoires, une sorte de Conan. Je me suis dit ou plutôt à un moment, le truc s'est imposé : le personnage a passé un certain temps du livre à exprimer son sentiment du monde et ce fut assez émouvant. Du moins ça m'a ému, j'ai eu le sentiment que tout les temps d'actions, de violence, ne servaient que cet instant là. Une histoire de contraste.
Bon, ce n'est que ma façon de voir les choses.
A un moment il y avait des ateliers sur le mde avec des thèmes variés comme la "phrase sans verbe" peut être qu'il faudrait les relancer, t'associer avec un groupe qui veut travailler sur ce sujet et lancer des défis.
B