C’est au petit matin quand la lune se couche
Qu’on voit le Félicien se préparer la bouche
Un ballon de vin blanc un s‘ gond… pour l’aut’ guibolle
Et il part en gueulant dans la rue qui somnole
Vitrier ! Vitrier !
Je répare les fenêtres d’où vos cœurs sans papier
À force de promettre n’en finissent pas d’ tomber
Vitrier ! Vitrier !
Je change les carreaux de vos vies mosaïques
Qui tombent en morceaux sur vos cœurs anémiques
Y’a pas de sots métiers il était vitrier
Celui que tu appelles après que ta bergère
A fait de ta vaisselle un trou dans l’atmosphère
Lorsque tu prends un pied qu’est pas homologué
L’ problème avec les f’ nêtres c’est qu’on voit au travers
Malgré le courant d’air, t’as voulu faire trempette
Dans un moment charnière derrière l’espagnolette
C’est pas la bonne cachette pour traiter l’adultère
C’est l’ vitrier de Gennevilliers
Tu pètes ton coeur, il le remplace
Plus beau, plus fort, plus efficace
Jusqu’au prochain coup prohibé
Jusque tard dans le soir il fait se décoller
Les oreilles du trottoir avec sa voix rouillée
À la sueur des troquets qui ferment derrière lui
Aux heures où, s’il vous plaît, ce cri n’a plus de prix
Vitrier ! Vitrier !
Je répare les fenêtres d’où vos cœurs sans papier
À force de promettre n’en finissent pas d’ tomber
Vitrier ! Vitrier !
Je change les carreaux de vos vies mosaïques
Qui tombent en morceaux sur vos cœurs anémiques
Y’a pas d’ turbin idiot il était vitrier
Celui que tout petiot toi, tu suivais a pieds
La main sur le caillou qui cherche son miroir
Histoire de combler l’ trou quand tes fins d’ mois s’égarent
Tu l’as suivi ainsi de bistrot en bistrot
C’est comm’ ça qu’ t’as appris le métier d’alcoolo
Changer les verres l’hiver mettre les glaces en places
Ça pèse pas des haltères mais quand même ça donne soif
Le vitrier de Gennevilliers
Tu pétais les vitres qu’il remplace
Plus belle, plus neuve et plus tenace
Jusqu’au prochain coup de pavé