Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

11 Octobre 2026 à 17:17:07
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Le Monde de L'Écriture » Messages récents

Messages récents

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1
Poésie / Re : Les rêves orphelins
« Dernier message par HELLIAN le Aujourd'hui à 13:21:39 »
Mon cher Joël ,

Merci pour ta lecture attentive et pour tes remarques, auxquelles je suis très sensible. Je partage ta méfiance envers un hermétisme qui finit par tenir le lecteur à distance, comme envers un foisonnement qui emporte l’auteur au point de lui faire oublier celui qui le lit.
Je tiens cependant à cette part de mystère qui permet au poème de rester ouvert à plusieurs interprétations. Laisser quelque chose en suspens, c’est aussi ménager une place au lecteur, à sa sensibilité, à son imaginaire.
Pour ce texte, j’aimerais croire qu’il ouvre une fenêtre. Peut-être certains passages en encombrent ils encore l’accès : ta lecture me donne matière à y réfléchir. Merci aussi d’avoir relevé ce qui t’a touché.



 
2
Romans, nouvelles / Ladyhawke (Joan D. Vinge)
« Dernier message par Luna Psylle le Aujourd'hui à 11:17:12 »
Ladyhawke


Résumé :

Le jour où Philippe Gaston, dit « la Souris », s'échappe des donjons d'Aquila, il ne s'attend certainement pas à rencontrer un cavalier solitaire et son faucon au regard de femme, ni à les suivre dans une aventure accomplir leur vengeance et briser leur malédiction.

Mon avis :

Je préfère le film (Ladyhawke).
Le livre reste très bon, avec plusieurs scènes inédites, notamment certaines qui racontent des dialogues du film. Pour l'exemple : "Un de mes hommes m'a dit vous avoir vu.", dans le film, c'est lancé comme ça et on peut imaginer un peu ce qu'on veut, dans le livre, un chapitre est consacré à cette première rencontre avec un des hommes. C'est de l'ordre du détail, mais ça apporte un peu d'inconnu. On comprend aussi beaucoup mieux certains gestes des personnages et les émotions qu'ils ressentent à des moments clefs. Le livre apporte tout ça, mais il n'a pas l'impact visuel. On parle d'une malédiction influencée par le cycle jour/nuit, avec l'aube et le crépuscule comme pires ennemis des amants en fuite, mais je n'ai pas tant ressenti toutes les nuances de ces moments. Bon, je critique, mais ça reste une bonne aventure.
Mon plus gros regret se trouve dans les noms : je note surtout Etienne Navarre dans le film, qui devient Charles de Novarre dans le livre.
Et ne vous fiez pas au sous-titre Science-fiction : c'est un roman de cape et d'épée, avec une malédiction à briser. Navarre a tout du héros tragique : il avance vers sa mort, il le sait, en a conscience, mais continue d'avancer, sans espoir. J'aime, j'adore, ces personnages-là. J'aime Navarre pour ça, pour les émotions qu'il vit tout en sachant qu'à la fin de cette dernière épopée, il mourra. L'espoir viendra d'autour.
3
Textes courts / Re : L'homme qui recevait des injonctions contradictoires
« Dernier message par Alan Tréard le Aujourd'hui à 11:14:19 »
Bonjour Thom,


C'est très intéressant de découvrir cette auto-critique de ce que tu écris avec tout plein d'éléments sur tes sources d'inspiration. Il y a de l'intensité dans ce que tu fais, avec une véritable sensibilité et une recherche stylistique.

L'humour est un moyen d'exprimer bien des choses que le sérieux ne permet pas. Tu t'y prends avec une certaine habileté, bravo.


Merci beaucoup pour ta réponse.

Et à bientôt sur le Monde de l'Écriture.
4
Textes courts / Re : L'homme qui avait utilisé l'IA.
« Dernier message par Thom le Aujourd'hui à 10:08:53 »
J'aime bien ces références Joachès.
Je suppose qu'il faudra s'y faire et que la seule solution sera de préciser pour toute création lorsque l'IA est intervenue et à quel stade, en dehors de cela, je ne vois pas comment on peut résister à ce tsunami.
5
Textes courts / Re : L'homme qui recevait des injonctions contradictoires
« Dernier message par Thom le Aujourd'hui à 08:40:50 »
Merci Alan,

Il est tout à fait exact que les phrases alambiquées sont ma spécialité : dans un premier temps, j'écris, sur fond de musique, en général d'un jet, de crainte que l'idée, sur le moment jugée bonne, ne s'échappe. Je traîne ce défaut depuis mes études - de droit - et le garde précieusement dans tous mes écrits.

Puis, l'élan ralentit, la raison revient, parfois juste le temps passant, qui est très bonne médecine au passage, je relis et entame un sérieux travail de tailleur, coupant çà et là, des phrases trop longues, comme celle-ci par exemple, j'adore les incises, qui finalement trahissent la pensée initiale et la compréhension. A ce stade, j'ai bien l'idée de départ, mais rarement la fin.

Défaut déjà identifié sur ce site par mes camarades du MdE, que je remercie au passage.

Dans un troisième temps, je relis à nouveau comme si je découvrais le texte : je me mets à votre place et y découvre incontinent (in continenti, pas l'autre sens, voyons...) des ambigüités, des incohérences, des lourdeurs que j'éradique tel un entomologiste à la recherche d'un insecte nuisible mais précieux. J'y ajoute alors souvent des détails, s'ils passent le test de l'utilité : l'histoire peut-elle s'en passer ?

Quatrième phase : arrêter de tout changer et accepter de publier en l'état car cette troisième phase, un peu comme le second souffle en sport, peut nous emmener de façon indolore dans l'inutilité et s'avérer contre productive. C'est un abandon, une retraite militaire : je ne ferai pas mieux, bien au contraire. Souvent cette phase s'annonce par un mot vulgaire de cinq lettres.

S'agissant de mes personnages, j'aime à les confronter à l'irréel teinté du quotidien. C'est la marque innovante du livre et du film Blade Runner ou du premier Alien. On parle dans ce dernier de lutte des classes au sein de l'équipage, des employés prêts à tout pour gratter une prime, qui se moquent ouvertement de la hiérarchie, du voyage qui fatigue, avant même d'introduire la bestiole qui, elle, installe la fiction sur ce lit de vraisemblance. C'est un de mes thèmes favoris : et si, dans un cadre totalement imaginaire, on retrouvait le quotidien ? C'est la France de Pierre Mondy en 2599, le pilote interstellaire à des milliards d'année lumière de sa base qui se brûle avec un café trop chaud...Bien sûr, l'exercice a des limites et jamais on ne verra, en tout cas au cinéma, James Bond pris d'une envie pressante...

Quant au ton, la vie est affaire bien trop grave pour qu'on la prenne au sérieux... et, surtout, je ne sais pas faire autrement. Il en va ainsi de nombreux plumes du MdE qu'on reconnaît aisément, les mots exprimant les maux.

Car le MdE, qui permet de confronter sa production à des yeux bienveillants et objectifs, est un véritable petit paradis dans lequel on est à la fois visiteur, invité, copropriétaire, on change un peu la déco, on reçoit et on est reçu. C'est, dans les faits, très agréable. A chaque fois, je m'aperçois que le texte, une fois publié, ne m'appartient plus : les lecteurs ont des avis, des exigences parfois, des logiques que je n'avais pas imaginées. Ils s'arrêtent sur des passages que je n'avais pas spécialement travaillés ou relèvent des incohérences qui ne m'avaient pas sauté aux yeux. C'est ainsi.
6
Bonjour Rémi,


Me voici pour découvrir ton récit adressé à des enfants de 6 ans.

Et j'ai pris plaisir à découvrir cette histoire pleine de rebondissements, ça nous plonge dans la faune marine, ça nous fait découvrir tous les animaux que la mer nous dévoile. J'ai bien aimé la façon dont c'est raconté, il y a de l'émotion dans ce que tu écris. Tes personnages ont une personnalité très riche, c'est agréable à lire.

Tu fais appel à l'imaginaire des jeunes, c'est important, car c'est ce qui stimule la curiosité. J'ai trouvé que les repères étaient faciles à trouver, les enjeux m'ont paru très clairs. On comprend bien de quoi ça parle. Les Zélobuls sont attachants, j'aurais eu envie de les serrer dans mes bras pour leur faire un câlin.

C'est ce que je pouvais en dire aujourd'hui.


Merci à toi pour ce moment de lecture.

Et à bientôt sur le Monde de l'Écriture.
7
Textes courts / Re : Le calcul mental, ou un dîner pas c*n
« Dernier message par Alan Tréard le Hier à 20:49:17 »
Bonjour April,


Me voici pour découvrir ton texte.

Sympa cette petite publication qui nous pousse à exercer notre calcul mental. J'ai trouvé de la vie et de l'énergie dans ta façon de raconter, de quoi nous embarquer dans une histoire à part entière. J'aime bien cette sorte de morale à la fin qui me parle et m'inspire.

Sinon, je crois que j'aurais aimé que tu m'en dises plus sur le personnage principal de ton histoire : ses goûts, ses passions, ses aspirations. De cette façon, tu aurais pu développer un peu son intériorité. Cela m'aurait permis de mieux m'identifier à lui, de m'émouvoir de sa discussion avec son amie.

C'est ce que je pouvais en dire aujourd'hui.


Merci à toi pour ce moment de lecture.

Et à bientôt sur le Monde de l'Écriture.
8
L'Aire de jeux / mitterand
« Dernier message par Dot Quote le Hier à 19:43:29 »
déjà les rois faut se farcir la liste au collège
alors que toute une vie dure leur règne

anonyme mite errant dans placard à poussière
un squelette oublié au milieu du cimetière

une mémoire de l'histoire aligne et peigne
nos actes sur la frise de leur florilège




>> saturation
9
Textes courts / Le calcul mental, ou un dîner pas c*n
« Dernier message par April le 09 Octobre 2026 à 15:43:24 »
On déjeune ensemble. Elle me raconte les dernières nouvelles. Avec ses trois meilleurs amis, elle organise un dîner où chacun doit amener un invité que les autres ne connaissent pas.

Ma première pensée est instinctive : “Amène-moi !”

— Je ne peux pas t’amener, me répond-elle avant que je le dise : tout le monde te connaît.
C’est vrai.

Ils vont faire de vraies pâtes carbonara, comme en Italie : guanciale, pecorino, œufs et poivre. Pas de crème fraîche, évidemment.
À ce stade, je ne sais plus si je veux faire de nouvelles rencontres ou bien simplement être invitée à dîner.

— Dis, combien de nouvelles rencontres vont avoir lieu pendant ce dîner, à ton avis ? me demande-t-elle.

Je calcule :

— Vous êtes huit en tout. Les quatre invités vont chacun rencontrer les trois autres invités et les trois hôtes, donc six nouvelles personnes chacun. Cela fait quatre fois six, vingt-quatre rencontres. Les quatre hôtes vont chacun rencontrer les trois autres invités ; quatre fois trois fait douze.
Au total, trente-six ?

— Tu y es presque, me confirme-t-elle avec un air taquin. Regarde, je te fais un dessin. Chaque invité rencontre six nouvelles personnes. On compte les rencontres progressivement, en retirant celles déjà comptabilisées, cela fera : six plus cinq plus quatre plus trois.

Elle dessine. Les traits se croisent sur la feuille blanche. Dix-huit. On sourit, toutes les deux.
Dix-huit nouvelles connexions pendant un dîner, le contraire de c*n.

La prochaine fois que quelqu’un me dira : “Les jeunes passent maintenant leur temps sur leurs téléphones” — je ne le croirai pas.

                       
                                                                                                   :coeur:
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Poésie / Re : Les fleurs
« Dernier message par Joël de Bretagne le 09 Octobre 2026 à 13:25:31 »
Non. C'est juste un conseil amical.
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