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Le Monde de L'Écriture » Encore plus loin dans l'écriture ! » L'Aire de jeux (Modérateur: Claudius) » Pour de rire

Auteur Sujet: Pour de rire  (Lu 1521 fois)

Anlor

  • Invité
Pour de rire
« le: 30 juillet 2012 à 16:27:30 »
Je ne sais pas si ce fil existait déjà : un endroit où poster ses textes écrits "juste pour rire".
Je commence par un bidule à deux mains composé en cours de philo il y a quelques années... (et jamais terminé)

Citer
Il était une fois, une jeune jeune princesse. Elle était belle belle et avait des cheveux fins fins et blonds blonds blonds ! au fond de ses yeux bleus bleus on voyait les roulis de la mer infinie, infiniment sans fin. Elle vivait dans un grand grand palais très richement enrichi de riches richesses et où chaque courtisan se délectait de courtiser sans fin les courtes coutumes quotidiennes de la famille royale royale. Elle s’appelait Rapouhnzehleu.
Un beau, un très beau jour, elle rencontra un Prince petit petit. Sa tête était ronde, comme une boule arrondie, et quelques cheveux courts, très courts,dressés droitement de manière rectiligne sur son crâne blanc neige. Il s’appelait Zhamieleu.
Rapouhnzehleu, elle, la belle, ne l’aimait pas. Mais alors pas du tout du tout. Pire, il la répugnait, la dégoutait. Croiser ses yeux noirs au milieu de son ballon de tête lui donnait envie de rendre, rendre tout tout ce qu’elle avait pris.



Un soir très noir et sombre comme la nuit noire, on toquetoqueta à la porte de Papouhnzehleu. Elle ouvrit délicatement et doucement sans bruit, très étonnée de cette visite nocturne en pleine nuit noire si tardive.
« Oh, ma Rapoupou… Je vous appelle au secours-cours, pour nous convierrrrrrr à l’aaaaaaaaaaamour… Oh ma Rapoupou…. »
Maîtrisant un relent et goûtant une deuxièmes fois à son dîner par la même occasion, elle resta un instant muette avant de se composer un joli minois désolé.
« Oh mon Zhamou… sieurounet, vous êtes peut-être mon fiancé mais il ne faudrait songer à copuler avant notre hyménée ! Allez vous recoucher, je suis désolée… »
« Mais, ma Rapou ! Cela fait déjà trois mois que nous sommes mariés et cotre lit éternellement vous me refusez ! Soyons francs… m’aimez-vous vraiment ? »
Elle parut étonnement surprise.
« A dire vrai nous sommes mariés ? Oh mon époux, mon Zhamou… j’avais oublié ! »
A ces mots elle se retourna avec grâce avant de libérer les deux truites qu’elle avait invité dans son estomac et qui ne demandaient qu’à en sortir alors. Cela fait, elle refit face à son mari, un joli sourire confus sur le visage, des restes de légumes digérés sur son corsage.
« Toutefois, je craint que la représentation ne soit annulée ce soir, mon petit clown saigne du nez… »
Peiné, le petit petit d’homme retourna sans sa chambre, sa très grande chambre.
« Ma Rapou ne m’aime pas, elle ne veut pas de moi… Elle m’abandonne… Tant pis, je vais aller voir ma sœur Cendriella ! »



Cendriella habitait dans une sombre sombre cahutte au fond d’une sombre sombre forêt à la sombre sombre lisière du royaume. Ce soir là, alors qu’elle avait le nez plongé dans une marmite de grimoires, elle entendit que l’on toquetoquetait à sa sombre sombre porte.
« Cendou, Cendou, ouvre-moi ma sœur chérieuh, je t’en prie, t’en supplie, t’en replie et t’envoie à la poste ! »
D’un geste brusque, Cendriella la laide se redressa et mouchant son nez crochu s’écria :
« - Ah sombre sombre idiot, que me veux-tu ? »
- Excusez-moi chère sœur de venir si tardivement dans un endroit si sombre et glauque mais je voudrais que vous me veniez en aide. Concaquotitionez-moi une formule et un petit remontant que je fasse boire à Raphounzehleu qui me délaisse… »
- A lui faire boire je ne puis rien vous concaquotitioner mais si la bignos vous délaisse, j’ai de quoi vous rendre magnifiquement beau de joliesse. En voulez-vous ? »
A ces mots, le petit prince ne peut contenir un cri de jeune chiot et une flatulence de joie.
« Cool oucoucoul oucoucoul stach stach… »
Très rapidement, il reprit son calme calmement et réfléchit…
« Tant de spontanéité m’étonne beaucoup voir très énormément beaucoup venant de vous !! Qu’attendez-vous de moi ? »
Cendriella prit alors son regard le plus mauvais et sa voix de porte grinçante.
« Tu le sauras bien assez tôt, mouhaha, mouhaha haha, mouhaha, mouha…hareuh..euh…hmph..reah..beurf…reuh. »
Une quinte de toux l’emporta. Elle n’eut e temps que de désigner une fiole rose qui reposait sur une étagère branlante avant de cracher ses poumons et de rendre l’âme véreuse que le Dieu de l’agneau Pascal lui avait gentiment prêtée.
« Cendrou… Cen…Cendrou ? Oh ! Réveille-toi ! »
Puis après avoir constaté avec constatation que sa sœur n’était plus de ce monde, avait rendu le dernier de ses derniers crachats pourris et visqueux, il saisit la fiole et rentra au château en chantant :
« Oh mon Zhamou ouououou…. Tu es le plus beau des Zhamou… »



Que contenait la fiole en réalité ? Cendriella ne l’avait-elle pas trahi ?
Assurément, ces questions, Zhamieleu ne se les posait pas. Il était bien, bien trop bête pour cela. Sifflisifflotant en retournant au château, il toquetoqueta gaiement à la porte de sa dulcinée. Et, attendant qu’elle daigne lui ouvrir, il sortit la petite fiole de sa poche à froufrous et en bu une gorgée, ou deux, ou trois, enfin, la fiole était vide lorsqu’il eut bu, l’hurluberlu.
Lorsque la belle ouvrit la porte, se tenait devant elle un homme dont le visage lui était inconnu. Avec ses yeux bleus velours charmeurs, il commença à fredonner :
« Dites-moi, si je dois partir ou pas, dites-moi, ouhou, dites-moi si vous m’aimez Rapou, car je suis fou de vous Rapou, quand vous êtes dans mes bras… »
Passant outre la qualité médiocre de sa chanson, Rapouhnzehleu ouvrit tout grand ses yeux bleus bleus sur son époux méconnaissable.
« Zhamou…Zhamou est-ce vous ? »
Petit clin d’œil, sourire Colgate, elle ne pu résister et tirant le bellâtre par le pourpoint, elle l’entraîna dans sa chambre.
« Slurp »
Leur communion de bave scella la naissance de leur amour.



Une fois leur nuit d’amour consommée, la pureté des deux zzamants n’était plus qu’un souveeenirrr…Et dans un élan de générosité et de tendresse, Zhamieleu demanda à Rapou :
« Alors ! Ma Rapou, je vous aime ! »
Et Rapou, d’un ton grave, très grave, répondit tourmentée, telle une Mélisande à qui on venait de prendre sa vertu :
« Je t’aime aussi. »
Il est vrai qu’au fond d’elle-même, tout au fond, son orgueil de princesse était piqué, franchement piqué, trouilloté même, rongé, déchiré, mis en charpies. Eh quoi ! Elle, Rapouhnzehleu aux yeux d’océan avait cédé au lais et stupide Zhamieleu pour une nuit d’amour ? Bien que son époux, elle devait le reconnaître, avait bien changé, elle ne pouvait s’avouer cette défaite. Et lui ? Qu’avait-il donc fait pour revenir si beau après une si courte absence ? Alors qu’assise à sa coiffeuse elle refaisait la tresse de ses cheveux, le splendide Zhamieleu, juste vêtu de ses chausses et de sa chemise voletant autour de son poitrail de rêve s’approcha d’elle et lui murmura :
« Ma belle, voila que vous me semblez bien songeuse… »
Et sortant, de ses gonds, sans comprendre véritablement la situation, elle se retourna brusquement et avec un doigt menaçant qui s’agitait devant son visage hurla :
« Ecoute-moi bien, espèce de bugnas au sourire Colgate et au déodorant pour chiottes qui pue la mer, je ne t’aime pas, je ne t’ai jamais aimé et je ne t’aimerai jamais ! J’ignore comment tu as fait pour changer si subitement, mais tu me répugnes encore plus qu’avant. Oh comment ai-je pu être aussi idiote pour me laisser tripatitouiller par un mec sentant l’Ajax fête des fleurs ! Maintenant sors , et laisse-moi en paix ! Oublie-moi ! »
Zhamieleu resta coi.
« QUOI ?! »
Evidemment il se doutait bien que le rejet de la belle n’était pas dû qu’à son physique déplorable. Mais qu’elle puisse le haïr à ce point le laissa sur le popotin.
« Ma belle je suis confus. J’eus voulu que vous m’aimâtes et j’ai pour cela été la cause du trépas de ma propre sœur. Je vous aime plus que raison Rapouhnzehleu et ne serait la difficulté que j’ai de prononcer votre nom, je le crierais par monts et par vaux ! Mais puisque votre cœur désire me rester fermé, eh bien ma belle amie, je m’en vais. Mieux, je vous répudie. Adieu vilaine, je ne saurais supporter votre froideur plus longtemps. »
Et c’est ainsi que s’en fut le beau Zhamieleu qui, le cœur lourd comme un roc tournait alors le dos à son amour déchu.



Quelques mois passèrent. Rapouhnzehleu était désormais seule. Enfin…pas si seule ! Zhamieleu était p’têtre parti, mais il lui avait laissé un petit souvenir qui se révélait peu à peu à mesure que son bedon grossissait et que la belle s’enlaidissait…
Oh le bougre ! Comme si l’humilier en la reniant ne lui avait pas suffit, il fallait qu’il lui ait laissé un enfant à porter, ne laissant aucun doute sur la perte de sa pureté virginale. Finies les œillades enamourées des jeunes nobliaux, finies les grâces de son père le roi, finis les titres florissants, finie enfin toute les considérations qui lui étaient dues. Elle n’y pouvait plus tenir, il fallait qu’elle le retrouve le bellâtre, il fallait qu’elle lui fasse payer.
Et c’est ainsi que s’en fut la belle Rapouhnzehleu qui, le cœur brûlant de haine comme une braise, tournait alors le dos à son honneur bafoué.



Rapou errait, errait… Elle marchait, courait trottinait sans savoir où ses jambes la mèneraient… Mais elle n’oubliait pas, pas à pas, son but : retrouver ce malotru et lui faire payer l’affront qu’il lui avait fait, et lui rendre la monnaie de sa pièce. Les mois passèrent et passèrent, les années même… Rapouhnzehleu était très laide et surtout…toujours enceinte ! Le bébé ne voulait pas sortir… Que faire ? Rapou était vraiment très désappointée et lasse. Elle alla donc voir un sorcier dans l’espoir de faire sortir ce squatteur…



On ne pouvait pas vraiment parler de cabane ou de hutte. L’habitation du sorcier ressemblait plutôt à un amas de branches et de peaux, organisées en une structure complexe rappelant la bouche d’un monstre chtonien près à dévorer le voyageur téméraire qui oserait d’en approcher. Rapouhnzehleu, qui avait erré dans les lieux les plus sombres, ne s’inquiéta pas plus que cela de l’aspect terrible de cette antre ? Sans crainte, elle s’approcha de ce qui semblait être l’entrée et demanda :
« Sorcier, sorcier, êtes-vous là ? J’ai une bourse pleine d’or qui vous attend si vous m’aidez. Sorcier, sorcier ? »
« Qui est là ? Que voulez-vous ? »
Hurla une voix à l’image de ce lieu sordide. A l’intérieur de la hutte, le parquet craquait et des pas lourds se firent entendre. Rapou, devant la porte, fut prise d’une angoisse telle que son sang s’arrêta de couler et la jeune et laide femme s’évanouit. Lorsqu’elle se réveilla, une ombre était penchée au-dessus d’elle.
Alors qu’elle décollait lentement les paupières, les contours de l’ombre se précisèrent. Un visage d’homme émacié avec un grand, très grand nez et de chaque côté, deux yeux globuleux qui semblaient ne pouvoir se fixer sur aucun point.
« Ah, content de vous voir remise mignonne. »
Son haleine rappelait à la princesse les amas de poissons pourris dans lesquels elle se plaisait à jouer durant sa tendre enfance. L’homme s’éloigna de la paillasse sur laquelle Rapouhnzehleu avait été étendue pour se diriger vers un petit poêlon.
« Décidemment, il faut que je fasse quelque chose pour ce parquet : depuis que j’y ai renversé le Filtre Terrifiant De La Mort Qui Tue Tout, mes clients s’évanouissent tous avant que j’ai eu le temps de leur ouvrir… »
Rapouhnzehleu s’assit doucement. Les différentes vapeurs qui flottaient dans la hutte lui faisaient mal à la tête.
« Excusez-moi monsieur, mais qui êtes-vous ? »
Les premiers effets de l’odeur nauséabonde qui était dans l’air apparaissaient.
« Où suis-je ? »
La pauvre semblait de plus en plus désorientée et perdue.
« Madame, vous êtes venu me voir, je suis le sorcier de Thonder ten Tronk, et visiblement vous attendez un heureux évènement pour bientôt. »
Rapouhnzehleu semblait peu à peu revenir à elle.
« Ah oui ! Heureux évènement vous dites ? Plutôt catastrophiqual-apocalyptico-catastrophique évènement ! »
Et la princesse raconta au sorcier toute sa vie, sans oublier le passage le plus terrible…celui avec Zhamieleu !
Alors qu’elle pensait avoir mis tant de pathos dans son récit qu’il aurait pu tirer des larmes à une madeleine proustienne, elle fut fort surprise de constater, d’une part que le sorcier était loin d’être malheureux, mais que d’autre part, il semblait plutôt ivre de joie.
« Alors comme ça vous être la belle-sœur de Cendriella ? Oh c’est une vieille copine ! Comment va-t-elle ; toujours aussi merveilleusement belle et terriblement attirante ? »
Il se frottait les mains et dandinait du derrière. Rapouhnzehleu, confuse, ne savait que dire…
« Je crains fort de ne pouvoir vous renseigner, je ne savais pas même que mon époux avait une sœur… Si je suis venue vous voir, c’est pour que vous me débarrassiez de ce fardeau… »
Le sorcier repris tout son sérieux et devint perplexe.
« Quel fardeau ? Soyez heureuse… La belle Cendriella va avoir une descendance ! Youpi youpla boum ! »
Et le sorcier pris d’une curieuse danse quelque peu démente fit tomber quatre flacons à terre.
« Oups ! » Lâcha-t-il quelques instants plus tard.
A l’endroit où les quatre potions s’étaient mêlées, de la fumée sortait d’un petit cratère dans le parquet.
« Bon, eh bien voila qui devrait mettre fin au Sortilège Terrifiant De La Mort Qui Tue Tout… »
Dit le sorcier, haussant les épaules.
« Pour ce qui est de votre grossesse, je crains de ne pouvoir faire grand-chose sans la présence du père. Il vous faudra le trouver pour que je puisse vous aider. »
Rapouhnzehleu hoqueta de rage.
« Très bien… je me passerai de vos services pour l’instant mais… »
Rapou ne semblait plus savoir que dire.
« …Vous aurez bientôt affaire à moi !! »
Hurla-t-elle en claquant la porte qui brisa la vitre et fis tomber à terre le manuel du sorcier, laissant percevoir une photo de Cendrou…



Rapouhnzehleu semblait hors d’elle. Après avoir erré pendant plus d’une journée dans l’espoir de se calmer et de retrouver ce vaurien de Zhamieleu, elle arriva dans une petite auberge fort sympathique et charmante. Epuisée, à bout de force, Rapou poussa la porte de l’auberge et entra.
La pièce était remplie. Partout des personnes diverses et variées buvaient, discutaient, ripaillaient autour de tables, au comptoir, ou bien tout simplement debout. Il s’en dégageait une atmosphère de jovialité et de convivialité que la princesse déchue n’avait pas connut depuis longtemps. Des fleurs et des tableaux pendaient à chaque mur. Au fond de la salle, un groupe de ménestrels entamait une nouvelle gigue, debout à côté de l’âtre où brûlait un petit feu. Sur le côté gauche, sept nains et une jeune fille s’affairaient entre la cuisine, le comptoir et la salle pleine. Cette vision de joie réconforta un instant le cœur de Rapouhnzehleu.
« - Excusez-moi mais je trouve votre demeure ravissante et très animée… Je m’appelle Rapouhnzehleu, ancienne princesse du château qui appartient à mon père… Auriez-vous une chambre pour me permettre de me reposer quelques temps ? M’autorisez-vous à rester parmi vous, j’ai vraiment besoin de chaleur humaine et de réconfort….
Derrière le comptoir, la jeune fille cracha dans un verre avant de l’essuyer avec un torchon.
- Z’avez d’quoi payer la donzelle ?
- Payer ?! Euh…et malheureusement guère pour l’instant. Mais j’accepterais de travailler en échange d’un logement… Par pitié… »
A peine eut-elle fini de parler qu’elle hurla à pleine vois avant de s’effondrer sur le sol chaud de l’abri.



Tout devint noir, puis tout se ralluma. Un visage émacié, un gros, très gros nez, deux yeux globuleux et une odeur de poisson pourri.
« Oh non, pas encore…. »Murmura la princesse qui venait de reprendre ses esprits.
« Eh ben ma mignonne, à croire que vous ne pouvez vous passer de ma compagnie. Il est vrai qu’à l’université de magie, je ne laissais pas les petites sorcières de première année indifférentes ! Cendrou, paix à son âme, disait d’ailleurs… »
Mais la jeune femme avait déjà rejeté sa couverture et debout, elle tambourinait sur la porte d’entrée.
« Laissez-moi sortir ! J’en peux plus de ce sorcier minable ! Laissez-moi ! Laissez-moi !’
Se ressaisissant, elle repensa à sa première rencontre avec le sorcier.
« Attendez, lui dit-elle, je crois que vous me cachez des choses là... Cendou est morte, mais je croyais que vous n’en aviez plus de nouvelle depuis des siècles… J’ai toute ma tête, ne me baratinez pas !! Je pense que vous me cachez des choses… »
Le sorcier la regarda avec effarement alors qu’elle reprenait difficilement son souffle.
« Je ne voulais pas vous piéger le moins du monde. Je viens juste d’apprendre sa mort. Vous savez ce que c’est, les grèves de hiboux, les défauts de télétransporteurs…. J’aurais cru que puisqu’elle était de cotre famille… enfin… Triste nouvelle, vraiment. »
Rapouhnzehleu fit une moue dubitative.
« Oui, triste en effet. »
Soudain, la douleur au ventre la reprit, elle se plia en deux et s’appuya sur la porte en gémissant. Le sorcier se précipita vers la princesse et la conduit jusqu’à la paillasse.
« Le plus triste sera surement pour vous. »
Rapouhnzehleu reprenait un peu conscience.
« Que…que…que voulez-vous dire ? »

Hors ligne Kerena

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 684
  • Schrödinger cat
    • Dans les nuages
Re : Pour de rire
« Réponse #1 le: 30 juillet 2012 à 16:38:55 »
(Du coup je déplace mon commentaire ici x) )

Méééééééé-heeeeeuuuuuuu ? Elle est où la suite ?

J'ai bien aimé, le style lourdingue qui accentue bien les parodies et les divers clins d'oeil ("à faire pleurer une madeleine proustienne", mouahaha j'en pouvais plus à celle-là !)... Sympatoche, mais comme je l'ai dit j'aimerai bien connaître le fin mot de cette histoire...

C'est dommage que ça n'aille pas plus loin, en a envie de savoir ce qu'elle va devenir cette pauvre Rapouhnzehleu (garanti 100% copier-coller  :mrgreen:)
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
  • Messages: 583
Re : Pour de rire
« Réponse #2 le: 30 juillet 2012 à 22:45:25 »
en effet, c'est fort préjudiciable de nous priver de fin   |-|
Elle n'est pas écrite? Vous aviez prévu quoi?
Sinon ça se lit vraiment très bien  ^^

euh alors, voyons, participons....mmmm j'opte pour un délire d'écriture automatique..
*fouille fouille
Allez va pour ça (ça date et ça sent bon la naphtaline) :huhu:

______________________________

Ce matin là, un ourson se plia en deux pour faire comme un avion en papier et voler le plus loin possible. Il s’élança d’un sequoia géant, écarta ses pattes et attendit que les vents le portent au loin, le plus loin possible. La nature étant faite de gravité accablante pour les ours, sa destinée était toute évidente. Mais la nature étant faite également d’évènements insolites, il s’éleva dans les airs, et alors que l’immensité de la foret septentrionale s’offrait à ses yeux, il commença à entendre « viva la vida » de coldplay, et il se dit que cette musique allait très bien avec un vol dans les cieux du canada.

Ce qu’il aimait le plus dans cet instant, c’était qu’il était loin du reste, loin de sa vie d’ours, parce que voler, ça ne fait pas partie de la vie d’un ours, c'est extraordinaire, et qu’y a-t-il de mieux que sortir de son ordinaire ?

Parfois il rapprochait ses pattes le long de son corps pelucheux pour prendre de la vitesse, et il partait en slalom entre les cimes des arbres. Il ne craignait rien : puisqu’il pouvait voler, il pouvait tout ! il monta monta monta et rattrapa un groupe d’oiseaux. Ceux-ci quandd ils le virent lui dirent « depuis le temps qu’on vous dit que c’est trop bien de voler ! » , l’ourson sourit et partit en vrilles, le son toujours plus fort à ses oreilles, les paysages toujours plus grandioses sous ses yeux.

Il croisa par la suite une tortue, celle-ci lui sourit largement quand il arriva à sa hauteur : « toi aussi ? » dit l’ours, « oui ce matin je voulais autre chose ». L’ourson réfléchit, puis plongea en piquet tout droit vers le lac le plus proche. Il arriva tellement vite, qu’au contact avec l’eau il n’y eut presque pas d’éclaboussures. Il vit alors les fonds lacustres, éclata de rire en constatant qu’il pouvait vraiment tout, il cueillit des anémones et remonta à toute vitesse. A la sortie du plan d’eau il faillit se télescoper avec un héron « excusez-moi, je suis pressé d’être heureux ! » dit il avant de repartir dans les cieux. Après avoir atteint une altitude raisonnable, il lacha les anémones qui tombèrent en pluie multicolore avant de se mettre à voler également.

Content de lui, il redescendit. Une fois les pattes au sol, il regarda au ciel et vit dans les nuages, des bulles colorées. Sa mère qui venait d’arriver tranquillement, l’interrogea du regard. « Aujourd’hui j’ai amélioré mon monde en croyant que je pouvais tout », sa mère sourit et lui dit alors « quand j’avais ton âge, j’ai apporté au ciel les nuages en soufflant sur des millions de pissenlits ». L’ourson s’exclama alors « mais tu n’as pas volé pour ça ! tu n’as pas plongé, rien d’extraordinaire », la mère répondit « j’ai pris le temps, mais j'ai amélioré mon monde, l’extraordinaire n’est pas forcément qu’un moyen, ça peut être une finalité, les nuages ne sont ils pas extraordinaires ? » .

Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

 


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