Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

01 février 2023 à 00:36:52
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Auteur Sujet: Philosopher dans un roman ?  (Lu 805 fois)

Hors ligne SimonLrg

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Philosopher dans un roman ?
« le: 19 janvier 2022 à 18:47:45 »
Qu'est ce que vous pensez d'inclure, dans l'écriture d'un récit, des réflexions métaphysiques qui se détachent de l'intrigue ?
C'est quelque chose que j'aime beaucoup faire...

Hors ligne Kwak'

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Re : Philosopher dans un roman ?
« Réponse #1 le: 19 janvier 2022 à 23:26:32 »
C'est la base, mais avec des raquettes, sinon on voit les gros sabots ;)
J'aime mieux être un paratonnerre qu'un sismographe.

Hors ligne Meilhac

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Re : Re : Philosopher dans un roman ?
« Réponse #2 le: 20 janvier 2022 à 02:19:16 »
C'est la base

non sérieux je pense pas que ça soit la base

mais si on le fait oui il vaut le mieux faire avec des bonnes raquettes. ou alors faire carrément une espèce d'interruption

bon moi en tant que lecteur j'aime pas trop (j'aime pas trop ce qui  interrompt la narration quoi)

mais si tu aimesl e faire Simon fais le ! si tu aimes le faire c'est sûrement que tu as besoin/envie de le faire et donc ça peut être pas mal du tout!

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  • 💡 - "j'ai pas l'temps d'te mentir" - ?
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Re : Philosopher dans un roman ?
« Réponse #3 le: 20 janvier 2022 à 12:13:21 »
mais ata, d'abord...
'philosopher' dans quel sens ? philosophie ou philologie ?

huhu ça va torsader du polarix :
- qui est un roman philologue de qualité matondi, l'incontournable (sisi j'ai pas lu non plus mé...) Le monde de Sophie, de Jostein Gaarder, je crois que toute tentative de 'roman philosophique' ne pourrait pas plus être dans le dur pour ce qui est donc, de l'histoire de la philosophie, des liens entre les philosophes, les idées, bref, alors qu'il est aussi vrai de se dire qu'on peut le faire de milliards de manière, ça reste brasser de la culture conceptuelle qui existe par l'écrit, et donc on en voit une forme, une limite, qui est celle de la philosophie...
- pour ce qui serait d'une vague idée du verbe, concernant un sourire décisionnel qui s'autosatisfait, là je crois y'a moyen d'y faire en milliards d'incarnations singulières, des romans psychologiques ou de développement personnel injecté, ça peut facile pulluler en employant à défaut de le définir, le verbe 'philosopher' dans son sens académique, mais pourquoi pas ? faire la morale d'un témoignage réel ou fictif par le déroulé contre-exemplaire d'une vision d'un 'mieux' qui se situe là où l'esprit de la philo emmène son client l'écrivain... j'crois dans ce sens-là, beaucoup de romans peuvent s'équiper de l'étiquette, 'philosophique', de fait reprenant des concepts comme la réflexion, l'introspection, la sagesse ou tous les ingrédients qu'on veut mettre dans l'expression d'une méthode de pensée et de relation à la réalité, tant qu'il y a une certaine béatitude, un étonnement, une interrogation, quelque chose d'intérieur qui devient sensé et justifie l'attente de l'utilité de la philo, si tant est qu'elle puisse nourrir le singulier depuis l'universel...
- pour répondre à la question titre, j'crois c'est toujours le même professionnel à la réponse duquel beaucoup se mettent à suivre, qui consiste oui, à mêler un peu les essences, les substances, et oublier les extrêmes radicaux de nos contextes de vie, et en l'occurrence pour l'art oui, apollon et dionysos, pourquoi choisir ?
- perso ma philo dégouline de ce que je ne la retiens pas... mais par contre je crois que le plus beau chemin de sortie de la caverne philosophique que j'ai eu l'expérience de lire, c'est incontestablement le haut Siddharta, de Hermann Hesse, j'imagine qu'un zarathoustra libérerait quelques pensées socionormatives...

heu bon... entre bons manipulateurs d'outils lexicaux, je vous avoue que j'aurais pu faire plus clair, mais en fait non... parce que la question, le sujet, les termes, les enjeux, les... waw on finira jamais de tourner comme des moustiques de papillon autour de ce lampadaire, hein ?
"crois pas qu'un diplôme va rattraper ta vie d'môme
t'as qu'à chercher mon coeur si tu trouves ça facile
this is your last warning a courtesy call
mes pelures sont plus belles que vos fruits"

Hors ligne SimonLrg

  • Plumelette
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Re : Re : Re : Philosopher dans un roman ?
« Réponse #4 le: 20 janvier 2022 à 16:43:26 »
C'est la base

non sérieux je pense pas que ça soit la base

mais si on le fait oui il vaut le mieux faire avec des bonnes raquettes. ou alors faire carrément une espèce d'interruption

bon moi en tant que lecteur j'aime pas trop (j'aime pas trop ce qui  interrompt la narration quoi)

mais si tu aimesl e faire Simon fais le ! si tu aimes le faire c'est sûrement que tu as besoin/envie de le faire et donc ça peut être pas mal du tout!

C'est justement parce que ça interrompt la narration que j'hésite toujours, je trouve que ça peut avoir sa place lorsque l'intrigue est justement très centré sur la réflexion du protagoniste, dans le cadre d'un roman "psychologique" ou en tout cas initiatique. Je pense en effet que si c'est posé comme ça, en pleine action, c'est brusquant pour le lecteur.

Hors ligne SimonLrg

  • Plumelette
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Re : Re : Philosopher dans un roman ?
« Réponse #5 le: 20 janvier 2022 à 16:50:22 »
mais ata, d'abord...
'philosopher' dans quel sens ? philosophie ou philologie ?

huhu ça va torsader du polarix :
- qui est un roman philologue de qualité matondi, l'incontournable (sisi j'ai pas lu non plus mé...) Le monde de Sophie, de Jostein Gaarder, je crois que toute tentative de 'roman philosophique' ne pourrait pas plus être dans le dur pour ce qui est donc, de l'histoire de la philosophie, des liens entre les philosophes, les idées, bref, alors qu'il est aussi vrai de se dire qu'on peut le faire de milliards de manière, ça reste brasser de la culture conceptuelle qui existe par l'écrit, et donc on en voit une forme, une limite, qui est celle de la philosophie...
- pour ce qui serait d'une vague idée du verbe, concernant un sourire décisionnel qui s'autosatisfait, là je crois y'a moyen d'y faire en milliards d'incarnations singulières, des romans psychologiques ou de développement personnel injecté, ça peut facile pulluler en employant à défaut de le définir, le verbe 'philosopher' dans son sens académique, mais pourquoi pas ? faire la morale d'un témoignage réel ou fictif par le déroulé contre-exemplaire d'une vision d'un 'mieux' qui se situe là où l'esprit de la philo emmène son client l'écrivain... j'crois dans ce sens-là, beaucoup de romans peuvent s'équiper de l'étiquette, 'philosophique', de fait reprenant des concepts comme la réflexion, l'introspection, la sagesse ou tous les ingrédients qu'on veut mettre dans l'expression d'une méthode de pensée et de relation à la réalité, tant qu'il y a une certaine béatitude, un étonnement, une interrogation, quelque chose d'intérieur qui devient sensé et justifie l'attente de l'utilité de la philo, si tant est qu'elle puisse nourrir le singulier depuis l'universel...
- pour répondre à la question titre, j'crois c'est toujours le même professionnel à la réponse duquel beaucoup se mettent à suivre, qui consiste oui, à mêler un peu les essences, les substances, et oublier les extrêmes radicaux de nos contextes de vie, et en l'occurrence pour l'art oui, apollon et dionysos, pourquoi choisir ?
- perso ma philo dégouline de ce que je ne la retiens pas... mais par contre je crois que le plus beau chemin de sortie de la caverne philosophique que j'ai eu l'expérience de lire, c'est incontestablement le haut Siddharta, de Hermann Hesse, j'imagine qu'un zarathoustra libérerait quelques pensées socionormatives...

heu bon... entre bons manipulateurs d'outils lexicaux, je vous avoue que j'aurais pu faire plus clair, mais en fait non... parce que la question, le sujet, les termes, les enjeux, les... waw on finira jamais de tourner comme des moustiques de papillon autour de ce lampadaire, hein ?

je suis assez d'accord avec tout ça !

Hors ligne Meilhac

  • Comète Versifiante
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Re : Re : Re : Re : Philosopher dans un roman ?
« Réponse #6 le: 21 janvier 2022 à 08:06:36 »
C'est la base

non sérieux je pense pas que ça soit la base

mais si on le fait oui il vaut le mieux faire avec des bonnes raquettes. ou alors faire carrément une espèce d'interruption

bon moi en tant que lecteur j'aime pas trop (j'aime pas trop ce qui  interrompt la narration quoi)

mais si tu aimesl e faire Simon fais le ! si tu aimes le faire c'est sûrement que tu as besoin/envie de le faire et donc ça peut être pas mal du tout!

C'est justement parce que ça interrompt la narration que j'hésite toujours, je trouve que ça peut avoir sa place lorsque l'intrigue est justement très centré sur la réflexion du protagoniste, dans le cadre d'un roman "psychologique" ou en tout cas initiatique. Je pense en effet que si c'est posé comme ça, en pleine action, c'est brusquant pour le lecteur.

Tu as lu des exemples de livres qui font ça ?

Y a le cas où c'est mis dans la bouche ou dans la cervelle d'un personnage important (wilde, par exemple, expose toutes ses théories sur l'art dans "le déclin du mensonge", qui est en fait le récit d'une discussion entre deux personnages)

houellebecq aussi (dans l'un de ses premiers romans, extension ou les particules je ne sais plus) interrompt carément la narration pour exposer une théorie scientifique)

bref si c'est important pour toi d'exposer une théorie y a moyen quand même

mais il faut que tu sois convaincu que c'est nécessaire, et que le lecteur aussi soit convaincu que ça sert à quelque chose :--)

bon tout ça donne envie de savoir ce que c'est les théories philosophiques que tu as envie d'exposer :--) :D

Hors ligne Claire Rapha

  • Tabellion
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Re : Philosopher dans un roman ?
« Réponse #7 le: 23 janvier 2022 à 15:35:17 »
Bonjour,

La réflexion métaphysique peut être très présente dans un roman sous la forme de questions que se pose le narrateur ou les personnages. La base de la réflexion, c'est la question.
S'il s'agit d'exposer une théorie ou une doctrine, c'est plus difficile de l'imposer. Interrompre la narration, c'est prendre le risque de perdre le lecteur. Il faudra que la théorie soit en relation avec la narration et qu'elle apporte un éclairage sur l'histoire de manière à respecter la cohérence du texte. 




 


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