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Le Monde de L'Écriture » Encore plus loin dans l'écriture ! » L'Aire de jeux (Modérateur: Claudius) » Hommage a Kafka - Métamorphose

Auteur Sujet: Hommage a Kafka - Métamorphose  (Lu 1366 fois)

Hors ligne Fourmisdefeu

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Hommage a Kafka - Métamorphose
« le: 30 avril 2018 à 02:47:17 »
Si ça vous tente le but serait de faire un texte court sur une métamorphose de votre choix, drôle, sérieuse, trash (on a le droit ça ?), etc...
Je trouve plutôt drôle l'idée d'être métamorphosé, une fourmis, un ordinateur, un pantalon ou un préservatif qui ne sera jamais acheté a moins que ce soit l'inverse.

Je met un texte, c'est de là que m'est venu l'idée d'en faire un sujet.

Hors ligne Fourmisdefeu

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Re : Hommage a Kafka - Métamorphose
« Réponse #1 le: 30 avril 2018 à 02:47:36 »
La métamorphose
Le spaghetti.

Un beau matin je me suis réveillé et stupeur j’étais enfermé dans un paquet transparent.Entouré de spaghetti je l’étais devenu moi aussi, on m’avait transformé.
 
La peur m’avait alors envahie, je me sentais si fragile, mais ça n’avait pas duré, elle avait rapidement laissé place à un sentiment de révolte tel que moi-même j’étais surpris.

Sur une table, au milieu de mes nouveaux congénères, je regardais à travers ce foutu paquet le soleil qui tournait. Au bout d’un temps qui me parut interminable et durant lequel j’avais décidé que je ne me laisserais pas manger sans résistance, un homme était apparu. Il se penchait sur moi, attrapant le paquet. J’avais tout prévu, à peine l’avait-il ouvert que je glissais le plus vite possible pour m’en extraire, d’autre aussi d’ailleurs, à croire que je n’étais pas le seul à avoir été transformé, c’était donc ça la raison pour laquelle il me fallait régulièrement rattraper ses fichus pâtes lorsque moi-même j’en préparais. A ce moment je fis la promesse de ne plus jamais en faire à l’avenir. Tout cela n’avait fait qu’un tour dans ma tête et pendant ce temps il m’avait rattrapé de justesse, mais d’autre avaient réussis, ce qui l’obligeait à se baisser pour ramasser, je remarquais son agacement et donc même si ma fuite avait échoué, je jubilais. De plus je me souvenais comme il était agaçant de devoir rattraper un spaghetti de justesse et cela rajoutait à mon plaisir.

Sans compter que ce n’était pas fini, la partie ne faisait que commencer et il n’était pas au bout de ses peines. J’avais la chance d’être sur le dessus de la poignée de prisonniers qu’ils tenaient entre ses mains (étaient-elles propres d’ailleurs ?) lorsqu’il s’apprêtait à nous jeter dans l’eau bouillante. Alors au moment il voulut nous casser en deux, je me cassais en huit et je projetais à mon tour quelques bouts sur le sol, trois ! Il allait se baisser à nouveau pour ramasser et je le voyais une nouvelle fois s’agacer, des petits morceaux c’était bien plus énervant. Il sortait finalement l’aspirateur (surement de peur d’en louper) pendant que moi je savais combien était tombé. J’étais encore cinq et j’avais de quoi faire, curieusement je me sentais comme une hydre, j’en profitais pour continuer la lutte.

Patiemment je bouillais dans la casserole ou c’est maintenant la cuillère qui tournait, franchement, le meilleur bain à remous de ma vie, toute cette expérience était agréable, je n’en croyais pas mes huit morceaux. Lorsqu’il plaçait le récipient au-dessus de l’égouttoir j’étais déçu, mais puisque jusqu’alors tout était réjouissant j’avais hâte de voir la suite. Et hop ! J’étais dans le tamis, a l’exception de deux parties qui gentiment étaient restées collées sur la paroi noire de ma baignoire a remous. Je l’entendais qui pestait pendant qu’il s’empressait de récupérer mes deux petits moi-même, oubliant au passage que la casserole était encore brûlante. Voir ses mains sautées de surprise sous la douleur avait fait de moi le premier spaghetti que je connaissais, à rire. Un petit plat pour moi, un grand plat pour les spaghettis. Il réussissait tout de même à récupérer les deux récalcitrants, qui finissaient dans la gamelle du chien. Il me restait trois morceaux au combat face au prétentieux, deux d’entre eux filaient par les trous, direction l’évier, ceux-là non plus il ne pouvait les manger, à nouveau dans la gamelle de ce chien dont je m’occuperais plus tard.
Quand il avait enfin eu la prétention de m’avaler (même partiellement), moi le dernier à sa portée, je m’étais collé à son palais, ce n’était pas tous les jours que je pouvais en visiter un, autant en profiter, quel qu’il soit. Décidément ça plus le bain à remous, la journée était royale.

Il avait fini par m’avaler mais dans le chien comme en lui j’allais tout faire pour ne pas être digéré, espérant secrètement que le lendemain il aurait peur, au moins un moment, en pensant voir des vers dans le dépôt de son chien et dans le sien. 
« Modifié: 30 avril 2018 à 02:50:02 par Fourmisdefeu »

 


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