Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

27 janvier 2023 à 21:59:09
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » 🗝 Grimpescale

Auteur Sujet: 🗝 Grimpescale  (Lu 268 fois)

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  • 💡 - "j'ai pas l'temps d'te mentir" - ?
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🗝 Grimpescale
« le: 02 octobre 2022 à 16:40:43 »
mmh, déperdition perpétuelle du contrôle, j'avais un tit élan hier soir, je me voyais étaler en deudeu un paragraphe de plus pour ce dessous d'un Royaume, et pis en fait se répète un vieux piège de ma réalisation : le temps d'introduire le truc, j'ai plus besoin de l'aborder, ou plus envie, ou plus l'idée ou les mots, là ce petit one-shot que je prévoyais racontait ce qui suit juste après la fin, et donc ces mots sont l'intro de ce que je voulais écrire et que je n'ai pas écrit ; là c'est pire flagrant, je me rappelle pas suffisamment les détails à formuler, du coup j'suis paumé, mais en soi m'a occupée la concentration au tissage de ce truc qui m'a pris une bonne partie de la nuit... c'était un délire avec les couleurs de je sais plus ce qui se passait mais qu'il fallait y expliquer un peu pour que ce soit compréhensible, ce qui s'est étalé un peu pluss que sur un quart-d'heure one-shot et qui du coup n'a rien à expliquer



Grimpescale - Royaume



#récit #fantastique #méta #médieval



et tout partait d'un autre incomplet en mi-long, mais preuve que je sais pas encore me fouler assez pour me prétendre endurant sur quelconque projet d'envergure temporelle élargie...
Royaume



"
il existe un flanc de montagne où l'horreur perce un nom dans le minerai, cette montagne endormie, au creux évasé rigoureusement irrégulier, et l'on y entrevoit lorsque l'on choisit ce sentier, une percevance animale, dans les effluves migrainiques, l'aventurier pénètre par le fond l'oraculeuse et énigmatique ville-en-vapeur, là où une population paravaluée s'est extraite en une enclave, depuis les millénaires que le repos du volcan a octroyé à la temporalité du plinfini ; à la divinité qu'il leur prend de soumettre à la météo, un orage éternel donnerait à croire que les entrailles de la terre sont aux portes d'une libération cauchemardesque, le mont si haut que seul un ciel sans gouttelette permet d'en apercevoir la chevelure enragée, et les éclairs du chapeau de cet édifice minéral, si lointains et ou lumineux, qu'on devinait, d'une curiosité apeurée, qu'ils pussent se révéler dangereux, et à ceci d'autant qu'en le pied monumental du mastodonte de pierre, la terre n'y valait que pour mesure de territoire à observer de loin, à éviter par prudence, ou contre gré à tenter, d'un désespoir de cause quelconque... mais les aventureux qui ouïssaient à l’œuvre d'un parchemin maudit, ou de son récit, l'hypothèse des évaporés, citadins de la haute coupelle, les habitants du calice, cette hypothèse fut à mon moi Perfide, un appel à rencontrer à nouveau la mort d'une occupation d'existence...
le fier vulcanophète qui assassina mon dernier chevaucheur de foules, dernier d'une chaîne qu'aucun de mes maillons ne représenterait au compte, me permit d'entrer en la demeure intime des travaux les plus fascinants, issus de l'épiation scrupuleuse et ainsi millénaire, de curieux plus ou moins lancés dans ce qui devenait pour moi lecteur de la bibliothèque du prédicateur d'éruptions, moi l’un de plus à m'inviter à aller vivre l'hallucinatoire atmosphère qui parait-il sur document, ne se témoigne que sans être pénétrée, sous garantie du néant de retour, l'impossibilité historique de ceux qui n'en sont pas revenus, à ne faire que oser entrer, devenait la cible de ma boussole existentielle
il y avait le col du dragon, il y avait l'accès par la brèche aux épines, quelques dédales de sentiers dont le marquage naturel semblait si identique à ceux réellement foulés par les pas des arpenteurs, que les légendes circulaient au propos de chaussures hantées, de semelles démoniaques, de talons percés, accompagnant toute cette mythologie d'un étrange rapport au poids des fantômes, à leur étonnante gravité, eux qui vivaient dans la vapeur des canaux fumigènes en cette sale intimité asphyxiante, la pureté de la réputation des évaporés n'opposait en fait que le simple paradoxe d'une énigme spirituelle cachée derrière le danger mortel pour les corps, les aventureux n'en revenaient que s'ils n'y allaient pas complètement, oui tous les récits s'accordaient sur le témoignage d'une résilience, d'un rebrousse-chemin imposé par la raison, conduite d'une peur qui visiblement les rassemblaient lorsque la vigie de la bibliothèque, enracinée au gré des générations successives, recueillait d'une plume fébrile tout alors que ferme, les encres de papier laissaient trace, les millénaires ne bougeant qu'en la progression méticuleuse d'un conglomérat de vies enfilées en perle du collier de l'histoire de la montagne
il me vint un remord, celui d'avoir envahi cet érudit ; le vulcanophète ne bronchait en rien dans la cave que je réservais le plus souvent pour mes hôtes, en eux tant d'incompréhension, tant de douleur, moi le Perfide, n'ai d'un métastase qu'une malédiction, celle de souffrir leur corps, de souffrir leur âme, de les voir si dévastés par le maléfice inéluctable, il m'a fallu ravaler leurs larmes, et n'y ai-je pour l'instant en solution, que cette réclusion, car puisque leur intériorité ne leur appartient plus, alors je ne peux que les endormir, les sécher dans un enracinement au rien, il n'avaient que quelques choses approchant du rien, il ne sont désormais que plus rien, par moi leur éclatement, âmes destituées de vie errent au fond d'un corps, quand je prends les commandes, ces seules que jamais je ne possède autrement que par l'injection de ce Perfide moi en un eux, toujours seul, toujours l'un sans ce que l'autre lui vampirise, un peu d'un peu pluss ; le vulcanophète n'était qu'un gentil tueur de plus en situation de légitime défense, avec un petit plus, et alors que là en la lentille d'une loupe, j'auscultais les histoires de grimoires, il irradia une lueur qui réchauffa sensiblement le fluide du métastase ; son visage aperçu dans un reflet arrondi, n'était pas cet anthracite d'une gravure au fer, et il y avait d'autres nuances que le cuivre, l'étain et le bronze, non, et son clin d’œil me délesta de ce qui m'apparut alors comme une mauvaise douleur d'habitudes, oui le soleil sans prisme de son âme de vulanophète me souffla presque complice, qu'il attendait ce moment depuis des générations...
interrogeant les outils photosensibles de l'auscultateur de cryptages, je me menai à le rencontrer à nouveau ; dans un miroir banal je ne distinguai rien d'autre qu'une barbe sèche, et puis je déambulai dans le bureau privé du spécialiste, là où trônaient en ultimes étagères classifiées, d'éternels incunables qu'aucun aventureux n'irait brûler, sans menace d'aucune menace, je le savais d'un extra à parcourir le pacifiste vulcanophète, il m'était comme dorénavant son lui et ses quartiers, ouvert à la page de ma curiosité ; je suivais les sphères de métal suspendues, les systèmes présupposés de ce qui relevait je le compris en m'effrayant, d'une presque obsession sans réserve, sans mesure, et alors que réalisant la puissance d'une idée à traverser tant d'âges, je m'y sentis là comme tombant inéluctablement dans le vortex ; un nouveau trou trop grand pour Styyve lui-même, m'y conduirait-il pour avancer dans ses lois que je ne me lui rappellerais que des verres aussi, carrés, posés sur son nez à frimousse, et pendant tout ce non-temps, m'y reprenait une déperdition à la tentative de dépassement du mal ; mystère sous clé, si quelque chose me déracinait de mon existence maudite, je m'osais à espérer que ce serait une libération et un soulagement ; comme l'espoir et la mort, réunis dans ce qu'il me fallait absolument aller braver, aspiré par le mont, par la cité, par les vapeurs, et le vulcanophète de réapparaître alors que je ne le cherchais plus, là sous cette cloche soufflée, scellée contre planche laquée, au coussin minuscule portant un cristal ; là entre les faces, derrière la courbure transparente, oui, un nouveau clin d’œil aux couleurs totales et irisées, l'un coup observé depuis vert, depuis rouge, depuis bleu ou tout autre irrégularité vibratoire que le métastase indiquait à la pulsation de mes fluides, je tournai et tournai autour de la stèle, cherchant ces nouvelles couleurs avant de me rendre compte que j'avais de nouveau perdu le vulcanophète, le diamant presque disparu à ce moment par lui-même, et derrière en fond de perspective, le reflet d'une plaque en or me raviva à tenter de comprendre le souffle du diseur de lave
je cherchai
fouinant la pièce, chaque recoin de brillant attirant mon enquête, je me perdis des nuits et des jours casaniers, à découvrir ce qui tomba du ciel à une conscience que je me sentais interdite, le fin fond silencieux du bibliothécaire, qui doucettement me guida d'astrolabes, de compas, de boussoles et de cartes ; le mont cartographié, topographié, regorgeait de détails par les divers témoignages, et ainsi il était écrit, en notes d'auteurs, un maillage d'expériences cumulées dont le progrès millimétrique à la mesure des vies humaines, ne promettait au mieux qu'un regard certain sur ce qui se dévoilait du mortel contexte, lieu et cause du château des écriveurs, tout un engouement presque trop zélé envers ce que rien ne pouvait survivre à l'escalade scrupuleuse promise par ceux qui n'en étaient alors pas retournés afin de laisser trace
dans un verre de son excellent alcool de grains, je le recroisai et il m'indiquait par réfraction lumineuse de mon attention oculaire, un ouvrage que j'entrepris de dérouler à ma lecture ; confiant de notre effarement mutuel mais résigné, il avait comme peu, inspiré la paix en prix de la malédiction, et ainsi le partage de son coffre-fort interne n'en était que mieux qu'il était volontaire, volontaire malgré, malgré... en un pardon
les grands-pères foisonnent dans les récits de ces vulcanophètes au flambeau, celui-ci était le sien, le dernier, et il lui semblait que nous approcherions probablement sous des temps envisageables, à une fin du mythe ; son successeur se réservait une prudence, et le sien, dorénavant coincé dans son corps avec moi, se libéra en l'extase d'un espoir à la hauteur de ce signe catastrophique des vapeurs que je venais imposer à leur lignée ; il avait compris que rien de lui ne me survivrait, et il envahit mes projections en s'enthousiasmant de ce coup maudit, ce moi qui lui apporterait la mort, autant que, par nécessité imparable, une aventure en ces lieux de sa prude observation, lui papillon d'une nuit dont la torche si lointaine lui fournissait un jour sans fin, lui maillon des millénaires, dévoué à l'encrier, son sang avait tourné, positif et astucieux d'humeur, nous nous entrevoyions en le grain du livre, un avenir interdit, atteint en toute sa sacralité ; n'y reviendrai-je non plus ? touchera-t-il en la fin de sa mission millénaire, par toucher de la torche intouchable ? nous voudrions qu'impétueusement nous nous emportassions à la frénésie d'une chevauchée ainsi assurée de surmonter efficacement à toute naïveté une chance à décrocher, et je lui souris son plus beau faciès lorsqu'une de ses clepsydres bulle une nouvelle image de couleur, de lueur, le métastase nous lie comme je ne peux que le soupçonner de faire, et je me demande comment finira cette dissolution du moi, le moi, le Perfide
"
la carte nous mène
nulle part le point de départ, nulle part l'arrivée ; les foulées des fantômes du mont ne semblent que luire depuis les récits d'envoûtés, qui donc ; qui dont entretient ces sentiers brumeux ? tout n'est encore que fraîche matinée sur lit d'humus, un terreau idéal pour les affolées du soleil, l'horreur promise par nos lectures attentives ne se permet qu'un froid brouillard, et il s'agit pour l'habitant du château de me mener à un horizon un peu proche, un peu loin, le territoire du mont s'étend et nous l'avons parcouru
la carte est ce reliquat de l'assemblage de chaque pièce du puzzle qu'a ajouté le vulcanophète en son temps, tous ont participé, des versions se sont succédées, des synthétiques des rectificatrices, des précises et des larges, avec des annotations sur les spécificités des reliefs ; nous avons pris les plus à jour, les plus récentes, et alors qu'abandonnant la calèche au flanc d'une fin de route, ne nous chargeant que du nécessaire, les fantômes avaient commencé à inspirer ce qui derrière nos yeux marchait en un unique point dont la ligne portée par son corps, le vulcanophète jouait la vigie dans ce que je pilotais de nos foulées bien mortelles, bien incarnées à la physicalité d'un nous-en-je, et nous marchions en lui, moi je soufflais, lui inspirait, mon pied gauche dépassait le nerf de son pied droit, les poings serrés l'un sans l'autre, et le balancier de nos bras conjugués, des coudes à l'huile de notre équilibre, des genoux pliés sans ployer, nous soumis à Styyve...
l'antre du souterrain s'ouvre d'après le papier, en un recoin caché durant des débuts retardés par la minusculerie de cet accès beaucoup plus dissimulé et timide que le col du dragon ou la brèche aux épines, dont la passabilité reste trop athlétique pour laisser grimper les envoûtés... si le col se remonte progressivement depuis un écoulement topologique de vallée, son terrain gorgé de sérénité en veine d'un ancestral dévalement d'eau, est le lieu idéal pour espérer un côté confortable aux aventureux qui choisissent cette voie ; les herbes sans pâturages, le découpé arborescent de troncs feuillus, les rebonds de collines malicieuses, tout semble avant un certain dénivelé, d'une paisibilité trompeuse endormant même les plus avertis, les plus conscients du caractère suicidaire de l'ambition, l'ambition d'une route alors verte, luxuriante sans envahir, à la hauteur chatouilleuse de brins hydratés à l'optimale, soufflés d'un soleil aux rayons encore loin des ténèbres de l'orage peignant les pensées noires du volcan, nous et moi avons préféré écarter le projet d'envisager notre aventure par ce chemin, un chemin un peu trop mou pour nos euphories, et nous n'y voulions aucune entrave pernicieuse, le confort qu'il quittait avec moi, la fin que je recherchais, en mires des risques à courir, des embûches à périr, des entraves des pièges, la démonerie du mont ne nous arrachait qu'un sourire conquérant, il nous fallait aller, pour ne pas revenir, la recette évidente, ne pas se résilier, et foncer à la folie, puisqu'ainsi le non-retour était statistiquement promis ; nous pourrions y dévoiler à cette union la révélation des seuls mortels soumis à l'inévitable prix de l'aventure complète, totale, aveugle, promise pour tout trophée de la révélation ; le peuple des évaporés se tenait loin de la vallée, presque la voie dorée, tant le tapis de tout brouteur de touffe, que nul danger réel n'y tentait une attaque, parmi les profils de récurrents, ceux qui avaient ouï dire que l'herbe se mâche avant d'être avalée, et que les limaces l'assaisonnent
c'est une toute autre histoire, le dragon endormi ne crache pas de flammes, mais les épines de la brèches lui serviraient de dentition s'il n'était qu'un tas de terre enroulé sur lui-même, se mordant presque la queue, ou au contraire la suçant comme le pouce d'un nouveau-né, un golem mystique était cité dans la mémoire du vulcanophète, qui me rappelait au caractère symbolique de beaucoup de mythologies, influencé par les sens, les images beaucoup, les formes d'un espace infini, là où le mont si perché d'atmosphère, à l'altitude dont la splendeur tenait à sa dimension, une mesure sans limite, son toit enchapeauté de contrainte cyclonique, lacéré par les charges, foudres d'un repère, les habitants du mont sont à en croire les récits, autant fictifs et imaginaires, fantasmés depuis légende, que réels et observés de loin, percutés par leur secret, lui-même étant entretenu par diffusion d'un mystère, retransmis en écho par les approchants, répétés par les distants, entendus par les éloignés, dont la réaction inspira quelques lointains dont un forçat malchanceux, lui qui me conduisit jusqu'au château, lui qui mourut devant le vulcanophète, afin que je puisse l'investir ; murmurant un appel, le métastase avait tenté la préférence du barbu grisonnant, un instant s'eut-il senti de me conseiller de nous mener par la brèche, dont les épines écharpées en ardoises et autres feuillets tranchants, côtoyaient les stalagmites gazeuses, les cairns approximatifs générés par cuves percées en milieu meuble, et tout résonnait au mystique appel d'une dentition plurielle, ces formes singulières d'ascension minérale, luisaient en le désir de se regarder par nos yeux, les siens s'étaient rendus maintes fois à l'évidence d'un manque, le vide aurait ainsi aspiré ses fantasmes, les imaginaient-ils ces dents, à ce que en épines, elles élevaient un pointu concept hostile en puissance, s'il lui avait fallu ne pas m'écouter, oui aurait-il choisi cet accès-là, une préférence sur laquelle je lui différais par le secret vœu pudique de passer là où peu de traces menaient ; le Perfide voulait rester dans son costume de cuir teinturé, le noir de son vêtement en dissimulation nocturne, ouvert au venant nyctalope, et seulement aux chats de pavés ; je lui préférais le trop facilement idéalisé, le fumeux incertain, le douteux des fous, celui qui ne pouvait se poser d'une science aussi précise que les autres, le Perfide veut l'inconnu parce qu'il ne connaît plus rien, alors empruntons-nous le dédale effectivement peu renseigné, celui qui grimpe là où la forêt brûle du soir au matin, face au soleil, sa course est axée son regard ne le quitte que sous nos pieds, et les murs de roche de monter en chaleur, ils carburent immobiles, et derrière l'horizon surplombant un bout de plateau, se repaissent d'une hygrométrie raréfiée ; il faut pour trouver l'antre du passage, le début du tunnel, épier chaque recoin d'une aride réserve de chutes, comme des coulées météoritiques, afin de se frayer une issue dans les lézardes accessibles, les failles praticables, les fissures à enchaîner pour progresser à l'étage supérieur ; mon choix de ce troisième passage, l'improbable, nous a vu survivre jusque là, en l'absence des dangers naturels que le mont nous évite ; il n'y a ni prédateur ni ennemi ; tout est vide, tout est mort, jusqu'à l'étage d'après
et ça continue ainsi, alors que la météo majoritairement rapportée dans les grimoires se révèle en vrai depuis ses descriptions si foisonnantes en leur stabilité ; au fil des siècles, toujours le désert de rocailles, ascendant soumis à une position d'entre-deux-atmosphères, dévoilait ses reliefs sous de perpétuelles ascenseurs de bruine, et l'humidité de cet étage rendait sombre la surface très irrégulière des concassements effondrés ; maintes fois le vulcanophète s'était demandé comment, en quelles circonstances de fait, avait pu survenir la fragmentation dont l'étage du dessous marquait la suite du témoignage, de l'interprétation sans conclusion narrée, il s'était questionné et je suivais sa béatitude intéressée, à ce qui avant le début de la lignée au château, pouvait expliquer ce territoire...
il faut encore grimper, nos escales quotidiennes se suivent, se ressemblent plus que nous aurions pu leur imaginer de singulier à la lecture inspirée, imaginative autant qu'observatrice, ce bien conceptuel transmis jusqu'à lui qui serait le dernier, nul ne lui survivra et moi...
il nous faudra chercher en dernière étape, là où la verticalité est absolue enfin, après la préliminaire introduction de sa promesse, il nous faudra nous confronter au mur ; une falaise, tant abrupte, une falaise si péremptoire, l'un des flancs les plus francs du volcan, c'est en cet impossible passage qu'aurait été creusée l'antre, le tunnel, le passage sous le mont, et de nous réinterroger, mais pour ma première fois, sur le mystère de ce point du plan, encore un comment, un passé pas raconté, l'antre ; qui creusa ? qui découvrit ? qui rapporta ou s'y perdit ? mon instinct me souffle, le métastase entend que le vulcanophète consent ; et nous longeons la gencive
il faudrait trouver ; ce qui se cache des regards ; seuls des yeux perdus ont trouvé l'entrée, et ceux qui en sont issus n'avaient que peu avancé dans l'obscurité ; aucune torche ne survit aux vents furibonds, il parait dans certains ouvrages, que la porosité des entrailles de ce flanc est peut-être à l'origine d'une facilité à la parcourir ; alors que des contradictions demeurent sur l'unicité du chemin ou au contraire ses embranchements, se doute à envisager la réalité des conduits étroits manipulant l'air circulant dans un réseau approximativement décrit comme étant une gigantesque éponge solide, et le chemin s'il est à braver, reste si obscur que personne n'a jamais vraiment su comment revenir avec un petit plus à renseigner ; la falaise ne révèle aucunement la situation, et toujours en mesure onirique des descriptions d'aventureux, pourrait être le fondu vitrifié d'une matière sensible à l'orientation de cette face ; nous n'observerions sur le plan de sa hauteur, qu'une protection du mythe, les évaporés arpenteraient-ils la fourmilière statufiée afin de surprendre les aventureux ? ou ne les rencontre-t-on qu'une fois ressorti de l'autre côté ?
la promesse d'un autre côté, d'ailleurs, nous semblait de moins en moins garantie selon que notre appréhension plantait les multiples graines d'un doute que seule notre flamme maudite, empêchait de nuire à notre moral, moteur d'une marche attentive, à la recherche de l'entrée...
"
les vers luisants sont de plus en plus gros... et à mesure que nous croisons leur route électrique, nous apparaît de bonne augure que les torches ne nous fassent défaut, la prévision d'un peut-être clément, nous les avaient gardées près d'étincelle, parées, prêtes à au pire, être soufflées par les vents de tuyaux ; ainsi effectivement finirent-elles rangées en attendant une situation plus sereine à envisager leur utilisation ; et les vers luisants timides et minuscules au début d'un scintillement de notre espoir à ne pas trop nous cogner la tête, nous menèrent progressivement et avec un émois étrangement humide, vers de plus gras et gros vers, des vers de caverne comme si peu de témoignages à l'écrit n'avaient filtrés, d'un silence à l'autre, les centaines de milliers de pages n'avaient pas révélées cette hypothèse aux souvenirs du vulcanophète qui incrédule, le découvrait en parallèle de ma moindre surprise, due à la solidité de ses estimations alors enfermées dans le vaste clos de leur exactitude, cependant ici surprise pour lui qui ne se figurait que ce que lui permettait la frontière de sa lecture, cette vie dévouée en bibliothèque, il l'avait remplie à se perdre dans les méandres du labyrinthe des rayonnages, les rangs de toutes ces notes en livres, ces tonnes de vérités plus ou moins racontées, le récit des âges du mont, toute sa mémoire ici ouverte de par son fond extendu à l'extrême professionnalisme de toutes les années d'une vie pour une barbe fournie, grise, mais sans poussière, sèche, comme si elle en était, et tarabiscotée dans des frisottis à peine forcés, ondulés comme les prés, alors que de bois laqué elle n'avait que humé l'essence, l'odeur du bois mort sublimé, un poli, un ciré, un marbré, un nervuré, une servitude du cadavre, végétal, même jusqu'aux encres encapsulées dans des verres, le bocal d'une plante, nageant dans son terreau, serait déjà ce qui nuit à la quiétude inanimée des lieux d'écrits ; en ce temps le plinfini, se regroupe l'ai-je remarqué, une aura de parquet à ces lexicaux organisés ; et là dans le tunnel, nous observons le vulcanophète et moi, les gouttes se condenser sur une barbe aux frisottis plus prononcés ; une étrange rosée, aux lueurs des vers, énormes lanternes tapies dans telle anfractuosité lui correspondant au carré, nous avons perçu l'élargissement des entrailles du flanc de volcan, à mesure qu'un sens désorienté nous aiguille sur la bonne intuition à suivre, le long d'un dénivelé aléatoire, menaçant de ses excentricités, chacune de nos capacités à escalader ou descendre de drôles de formes, et le couloir de s'inoculer du nous, nous le traversons en croisant les croupions larvaires, luminescents, admiratifs d'une biochimie ici exagérée auprès des vapeurs, celle d'un animal-lumière, si abyssal dans son adaptation au noir, que celui-ci n'existe plus par sa simple prolifération
il parait que les vapeurs enivrent les aventureux ; les respirer est le désespoir d'en finir vite, et nous libérons l'afflux, le reflux, par hardiesse à notre marche des quatre membres, les souffles s’époumonent à prendre un air suspicié d'être vicié, les vapeurs nous surprendraient-elles comme feu sans flamme ? ou alors nous enchanteraient-elles le nez comme sirènes les oreilles ? au contraire peut-être nous attaqueraient-elles subitement, fatalement, douloureusement ? notre agonie est-elle seulement la simple issue ?
les yeux du vulcanophète sont habitués aux nuits éternelles de la burophilie, et pourtant je me sens presque entre un pleur et ce désert, clignant à pétillement, des yeux presque las de se tendre à la lueur des bougies, lui manquent-elles que lorsqu'il nous en souvient, ici les vers rassemblent leurs pattes ; grouillant à peine, ils vibrent lascivement, remuent-ils plutôt, une vague en vibratoire de leur échauffement de synthèse ; nous partageons dans mon corps, ce qu'il connaît comme moi des vers luisants croisés hors des récits du mont ; ici, ces animaux à l'ivresse dimensionnelle désinhibée, pourtant calqués sur ces amoureux minuscules, amants à la lueur de leur charmant manège, non, ici les vers scintillent en masses, on en croise une densité aussi affolante que leur taille, tant que nos pas se gardent avec attention, de ne pas offusquer les créatures que la prudence nous pousse à éviter, de contact ; leurs baves semblent chaudes ; la transparence de leur carapace molle nervure d'un veinage organique la lisse matière de leur arrondi en bulle, la lumière leur semble un état de fait autrement nécessiteux de l’évidence que leurs alters de champs ordinaires en soir d'été, non toujours, non, ici l’iridescence de leur grasse production de lumière n'influe qu'en l'anonymat d'éclairer ce qui teinterait de reflet tout l'autour saturé, saturée de ces gras popotins aux couleurs...?
le vulcanophète me répond : aucune couleur
la lumière ici effectivement, et malgré la condensation de notre corps de sang chaud, ne subissait visiblement aucun prisme ; la diffraction était nulle en cet air, et la pureté d'une telle ambiance mena notre curiosité mutuelle à mystifier d'autant plus notre approche suicidée d'avance
aucune couleur, seule la lumière ; et ces suintants morceaux de vers, leurs niches en le confort de leur intimité, étaient peut-être les derniers lieux d'une obscurité alors désirée sans raison ; la boîte, ce mont aux veines d'éponge, nous promettait le noir ? nos yeux fatiguent, éblouis contre toute attente préalable
des nuits hallucinées, totalement inventées sans mesure du temps, nous promettent dès qu'il s'endort, un repos tout relatif, et alors qu'il devient difficile de tracer les occurrences de veille, s'use notre vitalité à l'effort, oui comme consumés nous poursuivons l'exploration de ce qui est au moins aussi vaste que nos pires hypothèses ; grand est le mont ; et lorsque nous nous émerveillons de l'acouleur des vers, leur lumière nous éloigne d'une question primordiale à l'inhalation, les vapeurs sont loin tant que nous survivons, probablement ; et alors que justement, nous survivons, s'éteint la méfiance, la vigilance ; il en était ainsi prévisible que nous résistions du mieux que nous le pourrions à l'inéluctable, qui finit par pointer un crochet du bout des doigts, comme la première griffure sur notre raison, tout bonnement la première goutte du vase à déborder, à ce moment précis où la vie elle-même palpitant en notre corps partagé, ce vulcanophète, se demanda en même temps que moi, si seulement il était toujours sûr que nous soyons encore en vie ; les repères trop perdus, l'espace et le temps, le jour et la nuit... quand avions-nous mangé et comment ? peut-être oui... que la mort peut nous surprendre sans même s'annoncer en surprise, serait-il possible qu'elle nous coupe du monde sans même que nous ne le remarquions ? comme avec les malices de Styyve, j'ausculte paranoïde, le métastase, comme si notre doute s'évaporait en geignant qu'il nous aura à la fin ; peut-être seules nos âmes arpentent encore ce qui se dévale après un cadavre dont nous nous sommes délestés comme d'un sourire trop gris ; ma dissolution... elle nous a perdu là, et maintenant les vers semblent plus petits, que nous évoluons dans de larges pans d'une cathédrale naturelle, au moins autant que divine, les alcôves en bulles de rien aux parois concaves, nous demandent parfois d'encorder un grappin, de planter un piolet, de poser en toute délicatesse, nos appuis répartis, les membres du vulcanophète ne sont pas adaptés ni comme le reste de son corps, à l'exercice intense qu'il se sent abandonner, un signe de vie que la douleur, un signe de vie que l'épuisement, et alors nous sachant encore de ce monde, c'est bien car se profile un bientôt où la limite sera atteinte ; l'ascension que nous visons au choix des chemins croisés de tubes et bulles fossilisées, nous garde auprès d'un espoir d'atteindre une surface, qui encore nous inquiète pour les vapeurs, nous aventureux de cet ultimatum à l'hourra des bibliothèques du château, dont j'ignorais mettre la fin d'une passabilité des responsabilité si ancienne que j'avais l'impression assurée d'avoir éteint une bougie du plinfini, et que peut-être un jour promis par Styyve, il n'y aurait plus aucune de ces fluidités à l'ancestral cumulé ; il n'y aurait plus de bibliothécaires pour lire, plus de lunettes sur établi, plus de hier gardé pour demain, et le vulcanophète à cette idée où je l'oubliais un peu, m'imagina une larme
nul évaporé ne se manifesta à notre rencontre, et le contingent nous alpaguait juste pour le goût de nous laisser repartir entre ce que nous trouverions en premier : les habitants de la ville-en-vapeur, ou la surface creuse de l'intérieur du volcan ?
"
derrière les verres accoutrés de lanières au visage dissimulé, luisent les mêmes acouleurs que le derrière des larves qui se font rares dans les vapeurs, les vapeurs enfin rencontrées, et ses yeux sont indistincts ; parfois clignent-ils de paupières fugaces, léchant deux globes presque vides, et profondément injectés de nuages liquides leur donnant l'air de n'avoir comme seule âme derrière ce regard sans cible, un éther de l'esprit évaporé...
nous le suivons du même pas, le vulcanophète se sent comme si toute la quête de ses prédécesseurs s'achevait en la limite d'un état mortel ; son exaltation n'avait d'égale que sa causalité directe, le sentiment gracié par le hasard, de tomber sur la vie qui clôturait le chemin millénaire des curieux du mont, qu'ici avec lui aboutissait la route d'une reconquête face au spirituel, l'affirmation d'une force étrangère que l'ambition humaine parvenait enfin à toucher du bout de nos doigts ; s'amusant pendant que nos pieds suivaient ce supposé guide, à caresser les reliefs nouvellement perçus comme à l'hostilité vaincue des défunts, l'absence d'un danger oublié au contact avéré de ce personnage caché dans l'obscurité, l'espoir en une suite à deviner, dont seules les cernes théâtrales assombrissaient autant la paire de verre et la clos de sa lumière sans couleur, que l'air restreint par opacité des vapeurs, nous enfermant dans les quelques riens de distance que la perception nous permettait d'envisager, poursuivant de nos pas une régularité topologique aux structures élevées au-dessus de nos têtes ; les totems et les colonnes nous voyaient aux sinus de nos contournements, les arches et les ponts demeuraient à fleur d'un horizon calme, loin encore au-dessus, nulle trace d'un rayon de soleil ; l'orage même, ne planait qu'en sa certitude présence invisible ; rien de précipité, les gouttes sentions-nous, restaient à la dispersion aérienne, n'alimentant que ces fumées mouillées, l'humidité des vapeurs, l'être devant nos pas lui étant indifférent, tout d'effacé dans ses cuirs, insensible à une teneur acide imperceptiblement visuelle, et pourtant à l'origine de quelques irritation de notre peau ; le vulcanophète avait mal, il sentait les nerfs que je ne prenais qu'en canal réactif, il souffrait de son habitude à la vie corporelle ici mise à l'épreuve d'un air de plus en plus toxique, que les souffles de cheminées et autres pores du fond de la cuve, trouvaient de plus en plus nombreux sur notre parcours ainsi oppressé par leurs pièges impromptus, auxquels une réactivité salvatrice exigeait de nous un réflexe constamment sur le qui-vive pour s'ôter de devat un gaz propulsé, toussé depuis le poumon du plinfini, craché presque selon qu'il dégoulinait de gouttelettes ; devant en marche silencieuse, l'évaporé
nous ne savons pas à qui appartient ce silence, entre nous
le vulcanophète peine à respirer, il est sur le point de succomber lorsqu'un escalier se présente, là au pied, et le mystérieux agent de situation de se retourner vers nous comme s'il nous avait attendu une éternité ; derrière le turban improvisé, je le scrute les yeux plissés et rougis
ses bras confondus dans les plis de son ample cuir sans coutures, révèlent en apparaissant la complexité de sa toge ; c'est un rachitique ossement apparent qui se montre, étirant deux mains tentaculaires hors de la protection souple de son corps céleste, des griffes en crochets, de fins tuyaux articulés sous lesquels semble pulser une bouillie sans vie, riche en métastase, l'ultra dans mes sens s'affole, le vulcanophète décroche ; il s’évanouit presque alors que les doigts enserrent ce qu'il ignore du méta ; seul aux commandes, privé d'une part de mon osmose récente, je nous crispe sans raison, les crochets ; les crochets empoignent une idée invisible, devant ses verres lumineux, et l'acouleur brille encore sur ma crispation ; m'étranglerait-il à distance, je ne suffoquerais que déjà en raison des vapeurs, et lui semble éviter leurs effets tout simplement en l'absence de respiration, inerte est-il sur le plan de la régularité cohérente de son air ; sue-t-il pour pulser ?
mon oeil me pince, et s'effondre aspiré par un vortex douloureux, je fronce tout ce qui peut l'être, et un sang forme une larme au coin de ma paupière, un sang de lueur, un sang d'acouleur ; et alors que le crochet d'une griffe s'approche, je reste tétanisé par le rejet, pétrifié de poison, renversé par ce démon incarné, une griffe noire, brillante sous la larme qu'elle vient lentement rencontrer
le crochet est pointu ; il perce la larme
je le ressens comme si mon œil lui était encore confondu ; percé il vrille le peu de nerfs que j'ai encore depuis la dissolution prévue par Styyve, crispation extrême, douleur aiguë, je disjoncte un instant sans fondement qui me voit resurgir par écarquillement ; la couleur est revenue ! une couleur, d'ailleurs, et seulement une, une couleur remplaçant toutes les lueurs diffuses ; un vert bleu, entre le ciel et l'herbe, avec des teintes de nuit, des profondeurs mentholées, des reflets cristal, quelques infinités rouge passion, un arc-en-ciel supplémentaire, en complément du minuscule répertorié, et mille écailles trébuchantes, à la maille spectrale nuançant l'incommensurable variété de diffractions d'une lumière enfin colorée, enfin retrouvée à une saveur décuplée, mes larmes alors sont d'une autre chaleur que le froid mordant de la perle, la perle extirpée des crochets en poigne invisible ; ce vert, un monochrome et l'évaporé range ses extrémités ; un seul des bras ressort, armé d'un ustensile dont j'ignore la conception ; activant une machinerie, il dirige une ouverture évasée, aléatoirement autour de lui, d'où disparaît progressivement le dessin opaque des vapeurs colorées ; le vert tournoie, se compresse autour de l'instrument, s'y introduit en s'amincissant juste assez pour passer, et peu à peu, tout autour de nous, la couleur vide l'ambiance emportant avec elle les lumières, et lorsqu'il n'y a plus de gouttes suspendues nulle part, il fait noir
je l'entends fouler les premières marches, et de mémoire spatiale, me hâte à ne pas le perdre, ainsi à sa suite, tâtonnant l'abrupte montée stratifiée à paumes attentives, et mes yeux de s'écarquiller pour ce que je suppose à l'évidence impossible ici ; je clos les paupières par raisonnement, les ouvre d'instinct, les fais cligner indécis, alterne selon pulsation d'humeur, réflexe à l'obscurité
le vulcanophète ne reviendra pas
et devant moi l'arachnéen évaporé, sous sa toge au drapé noueux ; il cliquette sur les marches de pierre, et me renseigne sur les courbes d'un colimaçon capricieux, s'élevant au-dessus du parterre des vapeurs colorées coincées dans l'instrument qu'il a rangé sous le cuir ; irradient l'ultra, le méta, l'extra, je soupçonne ne tenir qu'en un fil galvanisé par le stase, et m'encourage à persévérer, me faudrait-il un impératif à rejoindre le plan de Styyve, qu'il me serait inutile ; écrasé dans le moulin du destin ; condamné à poursuivre ; à monter
et une fois en haut, le sol est à nouveau plat
j'entends un fouillis de toge ; une machinerie inverse ; le souffle retenu dans l'outil enchanté qui s'enfuit, libéré ici où la couleur est bleue ; il ne respire toujours pas, et moi si, ces vapeurs dont le transport d'un étage à l'autre a changé la couleur, ce bleu
une larme me menace, je la repousse
"

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"crois pas qu'un diplôme va rattraper ta vie d'môme
t'as qu'à chercher mon coeur si tu trouves ça facile
this is your last warning a courtesy call
mes pelures sont plus belles que vos fruits"

 


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