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04 décembre 2022 à 21:46:32
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Auteur Sujet: L'étreinte de l'étau  (Lu 1044 fois)

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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #15 le: 30 août 2022 à 22:52:29 »


                                            Cinquième - et dernier chapitre Ouf !             L'étreinte de l'étau                                :bouquine:


 Sagnéli se tourne vers son assistante et l’interpelle.
   — Dis-lui Johanna que je n’ai pas bougé du labo. Il lui prend la main et l’implore. Tu le sais toi que l’on ne sait pas séparer.
Le virologue lui tient la main, la sincérité dans l’échange des sentiments, puis la réponse de l’assistante me met le doute.
   — C’est vrai monsieur Owens, je peux vous l’affirmer Mathias ne m’a pas quitté un instant.
Je regarde dubitatif Windtrop, il hausse des épaules, une expression désabusée qui ne m’aide pas vraiment. Je m’apprête à me servir un verre d’eau, mais je stoppe mon geste une idée étrange vient de traverser l’esprit. Je regarde la virologue et lui demande.
   — Combien de temps vous faut-il pour examiner l’eau de ce pichet ?
   — Ça dépend ce qu’il faut que je recherche.
   — Un psychotrope de type hallucinogène.
Windtrop s’apprête à réagir, mais Sagnéli le devance. Et me lance.
  — Il ne peut s’agir que de Stuart. C’est votre coupable Owens, ces compétences de chimiste l’accablent.
Windtrop surenchérit aux propos de Sagnéli.
   — Il ne fait plus aucun doute, c’est quasiment, une certitude.
Je ne sais plus que penser, je regarde l’assistant et lui demande.
   — Dans combien de temps, les résultats d’analyse ?
   — Il me faut environ une heure.
   — OK, ça nous laisse une heure pour mettre la main sur Stuart avant de revenir au labo.
  La montée du sous-sol vers le RDC se fait dans un silence mortel. Je ne sais plus que penser, j’en viens même à douter de l’intégrité de Windtrop. Le seul moyen de lever le voile sur cet imbroglio c’est de déterminer la culpabilité de Stuart. L’intérieur de la résidence est immense, on décide un partage des tâches en divisant par trois la recherche du virologue. Windtrop s’occupe de l’étage, Sagnéli se charge de la cuisine, du salon et des salles de détentes. Tandis que moi, je me dirige vers l’extérieur, le dernier endroit où l’on a perdu de vue Stuart.
  Dans le vestibule qui conduit à l’entrée, je suis saisi par une fraîcheur anormale. Je comprends en remarquant la porte aux vitrages massifs grande ouverte. À l’extérieur une nuit noire, habillée d’un manteau de brouillard opaque empêche toute visibilité. Les seules zones éclairées sont les bordures vitrées ceinturant l’édifice. J’hésite un instant à me jeter à l’aveugle dans cette pénombre me souvenant des pentes abruptes donnant sur le bas des falaises. Finalement je me décide à avancer en tâtonnant du pied. Je plonge dans cette pénombre brumeuse. Je pousse des cris en scandant le nom de Stuart à plusieurs reprises, puis je cesse et j’écoute en attente d’une réponse. Je n’entends rien, aucun son pas même le bruit du ressac ne me parvient. Il règne un silence intense et contenu. Je parcours une cinquantaine de mètres, je marche comme un aveugle butant à chacun de mes pas sur des pierres qui jonchent le sol. Mon pied vient de shooter dans quelque chose de moue. Je m’agenouille est ce que j’imaginais se réalise. Il s’agit du virologue. Son corps est froid, Sagnéli a dû le tué peu de temps avant madame Bailey. Je le traîne en le tirant par les bras. Dès que j’approche de l’entrée, la lumière diffuse éclaire son visage. Je me lève soudainement horrifié. Stuart est méconnaissable. J’en déduis que le virologue la certainement assassiné en lui assénant de violents coups au visage avec un rocher. J’essaye de comprendre, lorsqu’une plainte m’interpelle.
    — Owens ! À moi, venez à mon secours à…                                       
   — C’est Windrtop qui se tient sur le perron de l’entrée. Il tend une main vers moi, puis glisse le long du chambranle de la porte avant de s’écrouler sur le sol. Je me précipite lui porter secours, je remarque une tache de sang qui grandit sur son côté de l’abdomen. Il m’attrape le bras et me dit d’une voix agonisante.
    — C’est cette enflure de Sagnéli… faites gaffe… Owens… il a… un couteau…
Sa main qui m’enserrait le poignet se relâche lentement, puis tombe au sol. Je me relève et regarde le corps sans vie de l’organisateur. Quand d’un seul coup la voix de Sagnéli qui vient d’apparaître me fait sursauter. Je recule d’un bond en apercevant la longue lame du couteau qui tient dans la main scintiller.
   — J’ai été obligé de le tuer. Il fallait que je les tue tous, c’était indispensable. Le projet ÉTAU l’exigeait vous comprenez ? Me cri-il comme pour m’en convaincre.
Je lis dans le regard de Sagnéli de la démence, je ne sais pas, si je dois agir tout de suite ou bien attendre un moment plus propice avant de le désarmer
   — Que comptez-vous faire, à présent ? je lui demande.
Il soupire, agite le couteau, puis me répond.
  — La moindre des choses, monsieur Owens. C’est de vous dévoiler la genèse du projet que j’ai élaboré avec le docteur Naymann. Tout d’abord, cela a débuté par la recherche et le développement, d’un procédé révolutionnaire d’accélération du génome humain. Ces expériences menées conjointement par nos équipes devaient aboutir à la découverte de nouveau traitement médical aux fils des mois durant nos observations, nous avons localisé une faille qui a mobilisé notre attention. Nous avons donc augmenté exponentiellement l’évolution cellulaire, afin d’agrandir cette brèche. Finalement nous sommes parvenus à observer que cette ouverture était en fait un passage. La simulation et les calculs ont permis d’estimer sans pouvoir le démontrer que cette ouverture dans l’infiniment petit relié par une passerelle l’infiniment grand de l’univers.
   — Vous êtes complètement fou ! Sagnéli. Lui dis-je.
   — Oh que non, Owens, c’est la stricte vérité. Il nous fallait une démonstration en expérience réelle, c’est donc mes plaquettes, mon sang que j’ai mis dans le programme ÉTAU. Et la démonstration, la preuve irréfutable est tout autour de vous. Vous ne sentez pas la présence de mon entité. Mon moi irradié.
   — Qu’avez-vous fait Sagnéli ?
   — J’ai crée Dieu Owens, je suis Dieu.
 Je ne le supporte plus. Je réussis à faire tomber son couteau qui tombe au sol, puis je me jette sur lui. Nos deux corps tombent à terre. Il m’attrape, puis me retourne, il a une force titanesque. Sa force a décuplé par rapport à notre première empoignade. Ses deux mains enserrent mon cou et m’étranglent. Le reflet de folie dans ses yeux est horrible à voir. Mes forces m’abandonnent, j’étouffe. Je tente de me relever en écartant mon bras et ma main tombe par hasard sur le couteau. Je porte, le coup mortel directement au flanc, la lame est rentrée en entier jusqu’à la garde. Ses mains ont desserré leurs étreintes autour de mon cou. Je vois sur son visage se dessiner un sourire diabolique, puis il tombe comme une masse sur mon torse. J’observe Windtrop et Sagnéli gisant à mes pieds. Je ne ressens rien. C’est pourtant la première fois que je tue un homme. Le brouillard de plus en plus épais enveloppe l’îlot rocheux. Je devine au-delà de la brume qui devient d’une densité palpable l’entité de Sagnéli qui grandit. Il faut mettre un terme au processus de développement cellulaire et refermer cette faille.
  Dès que je pénètre dans le labo. Johanna Parker se lève, puis dans un mouvement de peur recule. Je me laisse tomber sur le fauteuil qu’elle vient de quitter. Je regarde un ballet moléculaire incompréhensible qui balaye l’écran. Si les formes de toutes sortent n’étaient pas aussi fantasmagorique, on aurait pu confondre avec un écran de veille. 
  Les résultats que vous m’avez demandés sont positifs, monsieur Owens. Je mets un moment à réagir. Puis je réponds en soupirant.
   — Ça n’a plus aucune importance mademoiselle Parker.
   — Et le professeur Sagnéli ?
   — Il est mort ainsi que monsieur Windtrop. Vous saviez depuis le début… que…
Je m’apprêtais à la questionner, puis j’abandonne et las, je lâche
   — Quel gâchis !
 Je l’observe, elle est jeune est belle. Elle a le visage lisse et ses cheveux blonds ne sont pas parsemés de gris. Elle est aux antipodes de Carole, le seul point commun qui les relies cette douceur dans le regard. Comme quoi qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Malgré son implication dans les meurtres, je n’arrive pas à lui en vouloir. Mais au point où on en est.
 J’allume le deuxième ordinateur chargé des transmissions vers le l’entreprise. Je lui pose la question du message affiché sur l’écran.
   — Devons-nous mettre un terme définitif au programme « ETAU » « Oui » ou « Non » ?
Sa réponse dite d’un ton monotone et simple et sans appel.
   — Oui, monsieur Owens.
Je valide, renvoie la réponse au siège, puis j’interroge la virologue.
   — On peut se fier à l’acheminement intranet du message.
   — C’est fiable monsieur Owens.
   — Qui vous a donné le mot de passe ?
   — C’est le Professeur Sagnéli.rétorque t-elle
Cela ne me surprend pas, mais il m'importe peu de savoir si elle l'a toujours sut. D’ailleurs plus grand chose n'a vraiment d'importance. Je suis vraiment triste. Nous savons tous les deux ce qui va advenir. Elle me regarde me sourit et me demande.
   — Quel est le prénom de votre femme ?
   — Carole.
   — C’est un joli prénom. Me répond-elle.
   — Johanna, c'est pas mal non plus.

  Il ne faut pas plus d’une seconde pour que les deux missiles atomiques pulvérisent l’îlot perdu au milieu de l’océan. Au bout de quelques minutes, le calme est revenu sur l’immensité bleue.
 
Dieu et la nature vont bien ensemble, ça va de paire, c'est Dieu le père.

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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #16 le: 31 août 2022 à 09:33:19 »
Bonjour

Les coquilles :

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ces compétences de chimiste
ses.
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Sagnéli a dû le tué
tuer.
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Me cri-il comme pour m’en convaincre
la j ai beaucoup de doutes...........
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découverte de nouveau traitement médical
mettre tout au pluriel ?
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relié par une passerelle l’infiniment grand
a l’infiniment grand.
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un ton monotone et simple et sans appel
trop de et - des virgules ?
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Il règne un silence intense et contenu
la j ai apprecie la qualite de ce silence !!! :)

Je manque encore un peu de cafes
mais cette fin ressemble un peu a une pirouette ??? :-¬?
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #17 le: 01 septembre 2022 à 14:37:07 »
Merci pour la correction Txuku,  :)
c'est une fin en "apothéose."  ::)
Au fait j'ai remplacé " syndrome chinois" par  "réaction en chaine" et j'ai rajouté  que c'est due à l'ouverture de "la boite de Pandore"

Bonne journée
« Modifié: 01 septembre 2022 à 14:44:06 par flag »
Dieu et la nature vont bien ensemble, ça va de paire, c'est Dieu le père.

 


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