Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

02 décembre 2022 à 14:56:52
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Auteur Sujet: L'étreinte de l'étau  (Lu 1035 fois)

Hors ligne flag

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L'étreinte de l'étau
« le: 24 août 2022 à 22:56:32 »
Un extrait d'une petite nouvelle qui se déroule dans le secteur scientifique : John Owens se trouve embarqué malgré lui dans une histoire terrifiante.  Bonne lecture  :bouquine:



                                                        L'étreinte de l'étau


    Mon nom est John Owens, je fais partie des sept employés de l’entreprise « Incub health labs ltd » sélectionné pour participer à un séminaire sur un îlot perdu du Pacifique Sud. Je connais la plupart des employés réunis sur le tarmac de l’aérodrome qui discutent dans une cacophonie scientifique. Le dénominateur commun de toutes ces sommités, elle représente l’élite de la recherche médicale. On dénombre parmi eux  : un chimiste, un biologiste, des virologues, un généticien, puis en marge de tous ces  éminences scientifiques. Il y a moi, petit informaticien.
  Je préfère me tenir à l’écart et éviter l’accointance, tant le gouffre, incommensurable qui me sépare de ces érudits est grand. Je suis le seul de ceux qui sont rassemblés à ne pas pouvoir prétendre  décrocher un jour le prix Nobel.
 Après la réception du pli me conviant à un séminaire. C’est Carole mon épouse qui me fit la lecture du courrier. J'étais convié à participer à un colloque avec la crème de l’entreprise.
  L’organisateur vient d’arriver, il s’époumone en demandant aux personnes disséminées de s’avancer vers lui. Les scientifiques, silencieux, s’exécutent et se pressent autour de lui. Je les imite et m’avance au plus près, le bruit qui règne sur le tarmac rend les conversations peu audibles. Une fois, l’assemblée immobile, il commence à discourir.
  — Bonjour, mesdames et monsieur, vous me connaissez tous, mon nom est Marcus Windtrop. Je suis chargé de l’organisation de votre séjour sur l’île de Wellstings Island. Il regarde discrètement sa montre, puis poursuit. Le jet qui est affrété à notre attention va décoller dans environ une heure. Donc, si vous avez une communication à passer ou un oubli de dernières minutes à combler dépêchez-vous, car une fois embarqués, il sera trop tard.
  La responsable biologiste soudainement nerveuse s’agite et s’adresse à son voisin de droite un chimiste.
 — Qu’est-ce que ça veut dire ? On ne va plus pouvoir se servir de notre téléphone ? proteste-t-elle agitant dans tous les sens son Smartphone.
 La professeur Rita Bailey et le type de chercheuse qui fait passer sa profession avant son physique . De taille moyenne, d’apparence anodine, cinquante années à arpenter les labos, un âge confirmée par une chevelure gris blanc. À ses côtés le chimiste Norbert Stuart aurait pu par son exemple donner raison au vieil adage : « qui se ressemble s’assemble» tant la similitude avec sa chef de service est flagrante. Le même visage joufflu et un nez en trompette sur lequel reposent des lunettes à foyer progressif.  
—Vous n’avez pas lu les consignes sur la brochure du séjour, madame Bailey. Il est bien stipulé que le moyen de communication par téléphone est impossible, affirme le chimiste sans donner d’autre explication.
 — Il est hors de question monsieur Stuart que je sois coupée du monde durant deux semaines. Houspille très fort la biologiste en direction de l’organisateur.
Windtrop fronce les sourcils et prend une tonalité plus grave,
 — Ne vous énervez pas, professeur, sachez que je comprends votre agacement, mais il est crucial
 afin de garantir la confidentialité de ce séjour que nous soyons en total autarcie.
   Le rappel des consignes formulées par Marcus Windtrop calma la biologiste. Il rappela que ne pouvaient être associées aux résultats des recherches que les personnes présentes au séminaire en sous-entendant que les autres seraient déroutés vers des voies de garage.
  L’organisateur est le seul participant à ne pas avoir un profil scientifique et exerce durant ce séminaire sa fonction habituelle d’animation de réunions. Rattaché directement à la direction des ressources humaines et s’occupant conjointement du service de sécurité de l’entreprise, il détient des informations sur tous les scientifiques y compris moi-même. Marcus Windtrop en l’absence de cadre dirigeant, représente l’autorité et l’emprise de la société. Il ne faut surtout pas se fier à sa bonhomie ni à  l'aspect jovial que lui donne son physique bedonnant. L’homme camoufle en son fort intérieur un esprit fourbe et hypocrite.
  La personne qui correspond le mieux à mon tempérament, ainsi qu’à mon profil professionnel est la virologue Johanna Parker. Mais je ne me fais pas trop d’illusion, j’ai autant de probabilité d’attirer son attention que deux faces d’une même polarité de se joindre. La première des raisons
 rendant cette relation impossible, notre statut marital a tous les deux.

Elle se trouve devant moi et porte un énorme classeur sous le bras. À sa droite se tient son responsable ; le professeur Mathias Sagnelli.
  Parmi les personnes présentes, les seuls ignorant la liaison des deux virologues, car étrangères à l’entreprise sont l’hôtesse de l’air et les deux pilotes du jet.
  Je suis le dernier à pénétrer dans l’appareil, l’hôtesse de l’air me calcule «  l’habit ne fait pas le moine » me traverse l’esprit. Je porte comme à l’accoutumée mon pantalon jeans, un vieux blouson en cuir. Ma tenue vestimentaire contraste avec les costumes trois pièces griffés des autres passagers. L’hôtesse me met à ma place et m’installe sur un double siège au fond de l’appareil. Elle ne me gratifie pas du sourire de bienvenue auquel ont eu droit les autres passagers. Je relativise en pensant qu'elle me fait une fleur en me proposant une place à l’arrière du jet et je serais le dernier à rendre l'âme en cas de crash.
  La sensation que mes burnes soient restées sur la piste d’envol atteint son paroxysme quand les roues de l’avion ont quitté le sol. Fort heureusement, je ne suis pas resté un eunuque bien longtemps, j’ai récupéré toutes mes facultés dès que le jet a pris son allure de croisière.
  — Quatre heures de vol sans escale ! C’est épouvantable.
 Vient de hurler en direction de l’hôtesse la professeur Bailey. Je compatis avec la biologiste, il est vrai que la promiscuité de tous ces intellos dans un espace réduit de quatre-vingts mètres cubes, c’est insupportable.
  L’avion a entrepris son allure de croisière, les nuages qui défilent à travers le hublot apparaissent et disparaissent. Ils sautent comme des moutons, mes yeux se ferment et je m’endors.

                                                     
« Modifié: 30 août 2022 à 22:38:46 par flag »
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Hors ligne Champdefaye

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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #1 le: 25 août 2022 à 05:44:14 »
Bonjour flag
Comme tu ne nous donnes qu’un extrait de « L’étreinte de l’étau » (Brrr !), je suppose que ce n’est pas sur l’histoire que tu souhaites obtenir des commentaires.
Donc, je te fait part ci-dessous de quelques remarques de détail :

Citer
sélectionnée à participer
sélectionnés pour

Citer
pacifique sud
Pacifique Sud

Citer
qui discutent un charabia scientifique
qui discutent dans un charabia scientifique
Citer
Le dénominateur commun de toutes ces sommités, ils sont l’élite
Le dénominateur commun à toutes ces sommités est qu’ils sont l’élite

Citer
ces imminences scientifiques
ces éminences scientifiques

Citer
éviter l’accointance
accointance ne me parait pas adapté, mais je ne trouve pas d’autre mot, proximité, promiscuité ?

Citer
de ces sommités et grand
de ces sommités est grand

Citer
Je suis le seul de ceux qui sont rassemblés. À ne pas pouvoir
Je suis le seul de ceux qui sont rassemblés à ne pas pouvoir

Citer
pouvoir prétendre à décrocher
pouvoir prétendre décrocher

Citer
Je me souviens en recevant cette convocation par voie postale. À l’ouverture du pli, j’ai cru un moment qu’il s’agissait d’un entretien préalable
Je me souviens qu’en recevant cette convocation par voie postale, à l’ouverture du pli, j’ai cru un moment qu’il s’agissait d’un entretien préalable

Citer
ma femme que m’a faite la lecture
ma femme qui m’a fait la lecture

Citer
aux personnes dissimilées
aux personnes disséminées

Citer
Les scientifiques, silencieux s’exécutent
Les scientifiques, silencieux, s’exécutent

Citer
Une fois, l’assemblé immobile
Une fois l’assemblée immobile

Citer
Il regarda discrètement sa montre, puis poursuivit.
Il regarde discrètement sa montre, puis poursuit.

Citer
un oublie de dernières minutes
un oubli de dernière minute

Citer
car une fois embarquer
car une fois embarqués

Citer
au vieil adage : « qui s’assemble se ressemble »
au vieil adage : « qui se ressemble s’assemble »

Citer
est impossible. Affirme le chimiste sans donner d’autre explication.
est impossible, affirme le chimiste sans donner d’autre explication.

Citer
— Il est hors de question monsieur Stuart que je sois coupé du monde durant deux semaines. Houspille très fort la biologiste
— Il est hors de question, monsieur Stuart, que je sois coupée du monde durant deux semaines, houspille très fort la biologiste

Citer
Ne vous énervez, pas professeur,
Ne vous énervez pas, professeur,

Citer
s’occupant du service de sécurité de l’entreprise. Il détient des informations
s’occupant du service de sécurité de l’entreprise, il détient des informations

Citer
pas ce fier
pas se fier

Citer
en son for intérieur
en son fort intérieur

Citer
que deux faces d’une même polarité puissent se joindre.
que deux faces d’une même polarité de se joindre.

Citer
La première des raisons rendant cette relation impossible, notre statut marital a tous les deux.
pas compris

Citer
les costumes trois pièces griffées
les costumes trois pièces griffés

Citer
sourire de bienvenue qu’ont eu droit les autres passagers.
sourire de bienvenue auquel ont eu droit les autres passagers.

Citer
l’arrière du jet, je sois le dernier à crever en cas de crash.
l’arrière du jet, je serai le dernier à crever en cas de crash.

Citer
La sensation que mes c....... sont restés sur la piste d’envol
La sensation que mes c....... sont restées sur la piste d’envol
Si on ne veut pas écrire le mot évoqué, alors autant en utiliser un autre. Ça ne manque pas : Valseuses, joyeuses, etc.

Bon courage.

 
« Modifié: 25 août 2022 à 12:59:57 par Champdefaye »

Hors ligne Delnatja

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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #2 le: 25 août 2022 à 09:28:31 »
Bonjour flag, merci pour cet extrait.
Il semblerait que Champdefaye ai oublié un coquille.
je fais partie des sept employés de l’entreprise
Belle journée.
Michèle

Hors ligne flag

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  • Le navet ne se pèse pas au kilo mais à la tonne
Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #3 le: 25 août 2022 à 13:38:50 »
Citer
Bonjour flag, merci pour cet extrait.
Il semblerait que Champdefaye ai oublié un coquille.
je fais partie des sept employés de l’entreprise
Belle journée.

J'avais vraiment la tête dans le luc hier :o
 Merci pour ta correction.


Citer
Comme tu ne nous donnes qu’un extrait de « L’étreinte de l’étau » (Brrr !), je suppose que ce n’est pas sur l’histoire que tu souhaites obtenir des commentaires.
Donc, je te fait part ci-dessous de quelques remarques de détail :
Je ne sais même pas où je vais avec cette nouvelle ? Je verrais bien   :huhu:  je me laisse porter par le tricotage des mots.  ::)

Citer
La sensation que mes c....... sont restées sur la piste d’envol
Si on ne veut pas écrire le mot évoqué, alors autant en utiliser un autre. Ça ne manque pas : Valseuses, joyeuses, etc.

Pas évident de parler ça  :-[  " La sensation que mes joyeuses sont restées sur la piste d'envol  :o . Ca fait bizarre  :???:

bonne journée et merci à tous les deux et
Bonne continuation dans vos écritures diverses  ;)


Dieu et la nature vont bien ensemble, ça va de paire, c'est Dieu le père.

Hors ligne Choumi

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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #4 le: 25 août 2022 à 14:50:09 »
Bonjour
On pourrait aussi les glandes
Avec le début on se prend à demander la suite
L’ensemble du texte est pour moi bien construit
Amicalement
Michel

Hors ligne Cendres

  • Palimpseste Astral
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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #5 le: 25 août 2022 à 18:47:14 »
Merci pour ton texte.

En le lisant il me fait penser aux films du genre "Angoisse" ou "thriller". Tu nous présente les personnages et la raison de leur voyage reste mystérieuse.
Ton héros dénote avec les autres personnages et citrique ce qui se passe.

Hors ligne txuku

  • Palimpseste Astral
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    • BEOCIEN
Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #6 le: 25 août 2022 à 19:00:31 »
Bonsoir

J avais bute sur quelsues coquilles que Champdefaye
a fort bien relevees...............


Pour le for je crois que les deux usages sonrt acceptes ???


Je me suis arrete sur "des lunettes à doubles carreaux.  " foyers ???
Et je pinaillerais sur "  ni à son aspect jovial que lui donne son physique bedonnant "
lui preferant "  ni à l aspect jovial que lui donne son physique bedonnant ".


Le texte m a accroche et j attends la suite avec curiosite ! :)
« Modifié: 26 août 2022 à 15:39:53 par txuku »
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne Mic Ester

  • Scribe
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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #7 le: 26 août 2022 à 15:36:40 »
Bonjour,
Déjà le titre, ça fait flipper ! On sent que le pauvre gars pas dans le circuit va être bien pris dans l’étau.
Ou alors, il est le seul à avoir planqué son portable et il va avoir accès à certaines infos ?
En tous cas, bon texte addictif, vivement la suite.
valseuses … bof …
Mic_Ester


Hors ligne Delphine

  • Calligraphe
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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #8 le: 26 août 2022 à 17:57:23 »
Hum, beaucoup de suspens, qui, au vu de l'écriture, me donne envie de connaître la suite!
Du coup, j'ai relevé quelques petites choses , si je peux me permettre.
Allons-y :

sélectionnée pour participer à un séminaire 
sélectionné au séminaire: je pense que c'est toi et non l'entreprise
discutent dans un charabia scientifique. 
Je n'utiliserais pas charabia, surtout venant d'un informaticien qui utilise aussi un langage bien spécifique...  [/quote]
Le dénominateur commun à toutes ces sommités, ils sont l’élite de la recherche médicale.
..., c'est qu'elles représentent l'élite...
 
qui me sépare de ces sommités est grand. 
Répétition de sommités qui devient redondant....
Je me souviens en recevant cette convocation par voie postale à l’ouverture du pli,
Je me souviens qu'à l'ouverture de la lettre (Sonne plus léger, non ?)
J’étais convié à participer avec la crème de l’entreprise à un colloque.
J'inverserais... : J’étais convié à participer  à un colloque, avec la crème de l’entreprise!
agitant dans tous les sens son Smartphone en signe de témoignage. 
en signe de... protestation?
La professeur Rita Bailey correspond à l’image que l’on se fait d’une chercheuse de laboratoire. De taille moyenne, d’allure quelconque , âgée de la cinquantaine et arborant une chevelure gris blanc. À ses côtés le chimiste Norbert Stuart aurait pu par son exemple donner raison au vieil adage : « qui se ressemble s’assemble» tantl a similitude avec sa chef de service est flagrante. P
l'image que...certains se font!
 Quelconque? Hum, sonne un peu dur, non? Penser à son public qui est peut-être composé de chercheuses...! :D
que les personnes présentes au séminaire sous-entendant que les autres seraient déroutés vers des voies de garage.
déroutées
L’homme camoufle en son fort intérieur un esprit fourbe et hypocrite.
Avec une telle description, cela veut dire que le protagoniste le connaît bien, non?
je serais le dernier à crever en cas de crash.
L#emploi decrever ne va pas avec le style que tu as employé jusque là, à mon avis...
il est vrai que la promiscuité de toutes ces tronches 
tronches est négatif et, à mon avis, n'est pas bien choisi non plus; on sent plus le parti pris de l'auteur que de l'informaticien,qui somme toute a, et aura aussi des responsabilités, s'il a été choisi... :D
« Modifié: 26 août 2022 à 18:00:38 par Delphine »

Hors ligne flag

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  • Le navet ne se pèse pas au kilo mais à la tonne
Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #9 le: 26 août 2022 à 20:55:02 »

                                                      Deuxième - chapitres -étreinte de l'étau


  Après l’atterrissage, je suis le premier à emprunter l’escalier et à sortir du jet. Je récupère ma valise qui m’attend à côté de la soute à bagages. Il fait un temps superbe, je retire mon blouson cuir et le balance sur le dessus de ma valise.
 Un peu avant l’atterrissage le jet a survolé plusieurs fois cet amas rocheux. Un îlot hostile bordé de falaises abruptes, sans plages où ne se trouvent que quelques plants de végétations. Un confetti sur l’océan sans intérêt ou les seuls habitants qui y séjournent sont les mouettes. Il faut moins de cinq minutes à madame Bailey après l’atterrissage pour l’entendre de nouveau se plaindre.
 — C’est une plaisanterie monsieur Windtrop. Je n’ai jamais vu un endroit aussi inhospitalier de ma vie. Et vous voulez me faire travailler ici deux semaines ?
À la voix de la professeure qui vient de résonner répondent les cris des mouettes rieuses qui nous survolent. Windtrop, lui aussi surpris, tente de se justifier.
  — Je vous assure, professeure, que les conditions de vie seront des plus agréables. J’ai visionné quelques photos du domaine qui doit nous accueillir. C’est un cadre somptueux.
  — Et comment allons-nous rejoindre cette propriété trois étoiles. Rétorque le virologue Sagneli.
  — Nous devons nous y rendre à pied. Réponds l’organisateur.
La professeure Bailey hors d’elle hurle sa désapprobation ;
 — Nous allons être obligés de marcher, c’est un véritable scandale. Vous pouvez compter sur moi pour rapporter à notre président votre incompétence, monsieur Windtrop.
J’assiste mi-amusé, mi-lassé à cette empoignade entre l’organisateur et la biologiste lorsque le bruit du démarrage des turboréacteurs de l’avion me font sursauter. Un sifflement assourdissant montant crescendo couve la voix de la biologiste, puis le ricanement des mouettes. Nous assistons, éberlués au décollage de notre moyen de transport qui disparaît en quelques secondes sur la ligne d’horizon. Windtrop en prenant la parole accapare notre attention et nous sort de notre confusion.
  — La résidence se trouve à moins d’un kilomètre et le parcours pour nous y rendre est précisé sur la brochure. Envoi t-il d’une voix enjouée.
 Instantanément, tous les regards se tournent vers lui. C’est le professeur Sagneli qui réagit et littéralement hors de lui, le prend à parti.   
  — Espèce d’enflure ! Vous auriez pu nous dire qu’on allait se retrouver isolé, comme des Robinson Crusoé. Perdu pendant deux semaines au milieu de nulle part.
L’organisateur dépassé par les événements recule, puis se reprenant, tente de s’expliquer..
  — C’est la condition sine qua non afin de garder secret le résultat des recherches que ce séjour se déroule dans un total isolement. Vous avez été prévenue avant le départ de prendre vos dispositions. Maintenant plus d’échappatoires possibles nous sommes coupés de l’extérieur.
  La surface fréquentable de l’îlot rocheux se situe à plusieurs centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer. Des vents violent sans retenues, nous balayent constamment et freinent notre avancée. Nous mettons plus d’une heure à parcourir ce trajet caillouteux. Je pousse un soupir de soulagement en apercevant le domaine. Ma valise que je porte due à la surface du terrain semble peser une tonne. L’organisateur n’a pas exagéré en parlant d’endroit somptueux. L’édifice immense de plus de mille mètres carrés, posé comme un diamant, reflète les rayons du soleil vers le ciel tel un prisme. Windtrop le bras tendu devant une porte massive, manipule une télécommande. Une sirène brève se fait entendre avant que progressivement la porte ne s’ouvre. Nous entendons, madame Bailey poussée un cri de contentement, puis survient un éclat de rire en réponse à une blague de monsieur Stuart. Nous suivons Windtrop qui le plan dans a main sert de guide. Il s’arrête dans ce qui me semble être la pièce principale, un grand salon aux décors futuriste, puis il désigne la mezzanine sur la hauteur de la pièce et nous renseigne.
 — Selon le plan, une vingtaine de chambres se trouvent disséminées au premier ainsi que des salles de bains et des toilettes. Je vous laisse vous installer. Windrop regarda sa montre avant de poursuivre. On se retrouve ici même dans environ une heure.
Je rentre dans la première chambre au hasard. Je dépose ma valise, renonce à la déballée et je m’étends sur le lit. Mon regard balaye la chambre qui n’a rien de particulier. Je m’interroge encore. Pourquoi le choix s’est-il porté sur moi parmi les dizaines d’ingénieurs de haut niveau que compte la boite ? La réponse ne se trouve pas dans la blancheur du plafond. Je me redresse et je rejoins les scientifiques et Windtrop dans le grand salon.
Je m’assois autour de la grande table du salon et je remarque à mon arrivée qu’il ne manque que les deux virologues Joanna Parker, son responsable et Marcus Windtrop. La professeure Bailey par dans fou rire en réponse à à une plaisanterie du chimiste Norbert Stuart. Le gloussement de la biologiste amplifié par le volume de la pièce résonne interminablement. C’est la deuxième fois depuis mon entrée dans l’entreprise que je l’entends rire. L’organisateur surgit dans le salon en même temps que Spagneli et son assistante. Il tient entre ses mains un grand plateau qu’il dépose au milieu de la table.
  — Je vous propose de prendre un repas froid, avant d’aller découvrir le laboratoire et les espaces de travail du sous-sol. Déclare-t-il.
  Le hasard m’a fait prendre place à proximité du généticien Éric Waymann. Son visage reflète sa personnalité. Les traits marqués, maigre, figé et sévère. Parmi toutes les personnes présentes, il est le plus énigmatique, celui que je connais le moins. Il est sur la scène internationale l’un des plus grands spécialistes du génome humain. Je constate que son verre est vide, je lui propose de l’eau. Il acquiesce d’un hochement de tête, puis en me remerciant, il me demande sans me regarder.
  — Ça ne vous fait pas peur d’avoir sur les épaules la responsabilité de l’ensemble du parc informatique du site ?
Sa question me fait l’effet d’une bombe, le généticien vient de m’apprendre en m’interrogeant le contenu de ma mission. Un rapide tour de table me révèle que l’ensemble des scientifiques y compris Windtrop ont leurs yeux braqués sur moi. En analysant leurs regards, je viens de prendre conscience de l’importance de ma mission. J’ai la gorge sèche et nouée en même temps, je vide cul sec mon verre, puis je rétorque sur un ton qui se veut décontracté.
   — Le système informatique qui me fera peur n’a pas encore été inventé. Dis-je crânement, je vois sur le visage de Windtrop se dessinait un sourire narquois, il a enregistré mes paroles texto et me crucifiera avec si je lui en donne l’occasion..
   — Vous connaissez le programme de gestion scientifique moléculaire « ÉTAU » ?
 C’est Rita parker qui vient de m’interroger, elle me fixe avec ses deux grands yeux bleus. J’ai la bouche entrouverte comme une carpe, c’est la première fois qu’elle m’adresse la parole et je n’ai pas de réponse à la hauteur de sa question. Alors, j’improvise, je fais le coq et je tente un coup d’esbroufe. 
 — Bien entendu que je connais ce logiciel. J’ai participé à son développement lors d’un déplacement à Silicon Valley. Mens-je.
La virologue boit mes paroles comme de l’eau bénite. En croisant le regard de Windtrop, je me demande si je ne suis pas en train de m’enterrer. C’est d’ailleurs lui qui me sort d’une mauvaise passe, il bondit de sa chaise, puis s’exclame en tapant dans ses mains.
  — Bon, allez on continu la visite. Je vais vous faire voir le centre de recherche.
 Le sous-sol ne cadre pas du tout avec la déco. des étages, la couleur blanche est dominante, les éclairages fluorescents surpuissants. Je remarque l’épaisseur importante des murs, les doubles portes blindées étanches, puis avant d’entrer dans l’unité principale le franchissement d’un sas hyper sécurisés est nécessaire. L’endroit me fait plus penser à un bunker qu’à des locaux de recherches.
 Les scientifiques n’arrêtent pas de s’enthousiasmer en découvrant le matériel high-tech dernière génération. Puis Windtrop fait la présentation aux virologues et au généticien du microscope nanotube de carbone en rendu 3D en temps réel. Je suis sollicité pour la mise en service de l’ordinateur associé. Je fais la mise au point et après quelques secondes de démarrage l’image cristalline en 3 d de l’échantillon moléculaire s’affiche, elle est époustouflante.
  Madame Bailey est avachie sur l’un des fauteuils de la salle, elle tapote sa montre sur son bras en direction de l’organisateur, il la remarque, lui répond d’un hochement de tête, puis il s’exclame.   
  — Mesdames et messieurs, je propose que l’on remonte à l’étage.
 Les scientifiques sont agglutinés à la porte du sas en attendant Windtrop qui détient le sésame magnétique, le donneur d’ordre d’ouverture des portes. J’aperçois brièvement le généticien Waymann susurré à l’oreille de Windtrop. L’organisateur me regarde en acquiesçant de la tête, puis il se dirige dans ma direction.
  — Monsieur John Owens, je sollicite votre présence au labo cette nuit afin que vous mettiez en service l’ensemble des postes opérateurs du sous-sol.
Je suis surpris, d’autant d’empressement. Je regarde le généticien son visage est fermé et placide. Il ne révèle aucune émotion. Je réponds contraint.
  — Bien, aucun problème, monsieur Windtrop.
Il faut manquer totalement d'empathie pour ne pas percevoir au son de ma voix mon manque d’enthousiasme. Je m'en retourne vers le centre du labo. Quand Windtrop m’interpelle.
  — Une dernière chose monsieur Owens. Dès que vous aurez terminé, c’est le docteur Waymann qui vous libérera les passages jusqu’à l’ascenseur. Il a un badge d'accès.
Je suis épuisé je prendrais bien un café. Windtrop nous a présenté l’ensemble des instruments se trouvant dans le labo. Sauf la machine à café.   
  — Vous semblez perdu, monsieur Owens. Je peux vous renseigner. Me demande-t-il.
  — Où se trouve la machine à café ?
  — Elle est au RDC désolé !
Je remballe mon envie de boisson tonique. Et pointe du doigt l’ordinateur sur lequel travaille le généticien.
  — Je suppose que c’est le poste principal ?
  — Exact, c’est l’unité centrale où se trouve l’ensemble du programme de fonctionnement des équipements du labo. Waymann regarda furtivement la pendule en incrustation, puis poursuivit. Il faut impérativement lancer le logiciel « ETAU » et le mettre en réseau avec l’intranet de l’entreprise. dans exactement « dix minutes », les datas vont ensuite affluer par la bande passante à la vitesse de 10⁹ exabits/S. Nos serveurs qui occupent la moitié du niveau sont chargés de les stocker.
  Je tâtonne au début avant de me familiariser avec ce nouveau logiciel que je ne connais pas. Je
« Modifié: 30 août 2022 à 22:43:36 par flag »
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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #10 le: 27 août 2022 à 06:43:27 »
Bonjour

J ai hesite a attendre le passage de Champdefaye pour les coquilles mais je m y mets :

Citer
La professeure Bailey par dans fou rire en réponse
part.
Citer
Ma valise que je porte due à la surface du terrain semble peser une tonne
la je n ai pas compris ???
Citer
madame Bailey poussée un cri de contentement
pousser.
Citer
qui le plan dans a main
qui le plan dans la main.
Citer
Windrop regarda sa montre avant de poursuivre.
pourquoi ce changement de temps ? regarde.
Citer
renonce à la déballée
deballer.
Citer
je vois sur le visage de Windtrop se dessinait
dessiner.
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à Silicon Valley. Mentais-je.
Mentis-je
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boit mes paroles comme de l’eau bénite
prends mes paroles pour.... l eau benite ne se boit pas ? :)

Quelques descriptions pas deplaisantes - l histoire suit bien son cours..... :-¬?
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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #11 le: 27 août 2022 à 19:59:28 »

                                                                                                          Bonne lecture  :bouquine:


                                                                    Troisième  chapitre - l'étreinte de l'étau

trouve étrange de ne pas avoir eu de formation par l’entreprise ce n’est pas coutumier. Je sens l’attention de Waymann au-dessus de mon épaule. Je ne sais pas s’il ressent ma fébrilité. « ÉTAU a terminé la configuration avec succès souhaitez-vous vous lancer l’application oui ou non ? » Le message de fin d’installation attend ma réaction. Je regarde le généticien, il me fait un oui d’un hochement de tête et lève son verre, puis me souris. Je clique sur « oui ». Au début, il ne se passe rien, puis un raffut inquiétant émane du système de refroidissement du micropossesseur. L’ordinateur tourne à plein régime, je contrôle les autres unités tout se passe bien. Le brouhaha de la machine principale m’angoisse, Waymann me fait un signe OK avec le pouce, il y a dans son comportement une certaine euphorie. Arrive l’instant magique qui provoque la montée d’adrénaline de tout informaticien, l’apparition sur l’écran de la première image. Je laisse le généticien aux commandes du pc. La liaison avec le microscope électronique nanotube est établie. Il se plonge dans l’exploration d’une molécule. L’image en 3D de l’infiniment petit n’est pas sans rappeler l’immensité de l’univers infiniment grand. Le généticien Waymann est aux abonnés absents, complètement absorbé par l’environnement cosmologique des nanoparticules qui tournent dans un ballet lancinant. Son verre est vide, je le remplis, il me remercie et me fait un signe qu’il boit à ma santé. Je suis épuisé, je n’arrête de bâiller. Le généticien s’en rend compte et me ramène jusqu’à l’ascenseur. Je lui serre la main et avant de l’abandonner en l’observant attentivement. Je suis frappé par l’expression de folie qui émane de son regard. Un visage de dément qu’exacerbe un sourire sardonique. Il semble porter un masque, machiavélique. Il me fait peur. Je ressens quelque chose de malfaisant en lui. Finalement, je me ressaisis et mets cette mauvaise impression sur mon état de fatigue. Dans l’ascenseur qui me monte au RDC, je reconnais à peine mon visage, les miroirs parant les cloisons, telles des glaces déformantes, enlaidissent mes traits. Arrivé dans ma chambre, je tombe dans mon lit et je m’endors comme une masse.
  Le téléphone qui sonne sur la table de chevet me sort d’un sommeil sans rêves. Windtrop d’une voix impérative m’annonce que je suis attendu au salon.
  Dès mon arrivée. Je constate l’absence de Waymann. Personne ne semble étonné. J’interroge Windtrop qui prétexte d’un air détendu. 
  — Je l’ai appelé plusieurs fois, il ne répond pas, mais je connais le personnage monsieur Owens, il est du genre noctambule, il a du travaillé une grande partie de la nuit. Il nous rejoindra plus tard.
  Dans l’ascenseur qui nous descend au sous-sol. Il règne une bonne humeur ambiante, la mauvaise sensation de la nuit d’avant n’est plus qu’un mauvais souvenir.
  Dès que nous sortons de l’a cabine Windtrop marque un temps d’arrêt et relève une anomalie.
   — C’est curieux que l’éclairage du sous-sol soit encore allumé ?
Je perçois l’interrogation dans les yeux de l’organisateur. Plus loin les scientifiques attendent en plaisantant à proximité d’une des premières portes donnant accès au labo.
  C’est madame Bailey qui aperçoit la première à travers le vitrage transparent le généticien Waymann, elle pousse un hurlement digne d’une soprano. Windtrop panique ne trouvant pas le lecteur de badge, mais réussi finalement à libérer la gâche. Je me précipite en compagnie du docteur Agneli qui est aussi médecin au centre du labo. La scène de Waymann assis sur le fauteuil devant l’ordinateur est surréaliste. Le menton de sa tête repose sur le dosseret, mais elle est tournée à cent quatre-vingts degrés dans notre direction. Ses bras pendent de chaque côté de son corps et son visage avec yeux grands ouverts et vident semblent nous regarder avec effroi. Nous sommes tous tétanisés par la peur et l’incompréhension. C’est Agnéli qui réagit le premier.
  — C’est un meurtre ! Quelqu’un l’a tué, il n’y a aucun doute.
  En l’entendant ces mots prononcés par le virologue madame Bailey hurle une nouvelle fois, c’est Rita Parker et Windtrop qui l’assoie afin d’éviter qu’elle ne tombe inanimée sur le sol. Stuart affolé bafouille et tente d’obtenir une réponse rationnelle.
  — Mais, c’est impossible qui peut commettre une chose pareille. Il faut une force herculéenne pour tourner la tête… Il s’interrompt, puis porte sa main à sa bouche en courant aux toilettes. Je prends un tissu sur une étagère et recouvre le visage de la victime. Je me tourne vers l’organisateur et le prends à parti.
   — Monsieur Windtrop, il faut contacter immédiatement les autorités ?               
   — Mais comment voulez-vous que je contacte la police. Le seul qui avait le mot de passe pour se connecter sur l’intranet de l’entreprise était le professeur Waymann. Réponds dépité l’organisateur.
 Quelques minutes plus tard, je remonte au salon accompagné de la professeure Rita Bailey et de Marcus Windtrop. Je ne supporte plus le mal être que je ressens dans le labo. Cela doit-être l’intensité des éclairages, la climatisation où les derniers événements, je ne sais pas ?
  Les deux virologues Agneli et son assistante Johanna Parker et le chimiste Norbert Stuart sont restés au laboratoire. Ils ont la compétence du logiciel « ETAU » et vont tenter de reprendre les travaux en cours du généticien Waymann. La seule issue pour obtenir du secours en urgence, réussir à établir une connexion intranet avec notre entreprise. Le moral de la professeure Bailey décline à vue d’œil, elle s’excuse de pouvoir être d’un grand secours et monte rejoindre sa chambre. Je me retrouve en tête avec Windtrop. Je lui pose la question qui me brûle les lèvres depuis qu’on est remonté.
« Modifié: 30 août 2022 à 22:48:55 par flag »
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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #12 le: 28 août 2022 à 08:49:37 »
Bonjour

Pas mal d etourderies..........

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je n’arrête de bâiller.
je n’arrête pas de bâiller.
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il a du travaillé
travailler.
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nous sortons de l’a cabine
la cabine
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Le menton de sa tête repose sur le dosseret, mais elle est tournée
un peu lourd ?
 Son menton repose sur le dosseret, mais sa tête est tournée..............
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avec yeux grands ouverts et vident
vides.
Citer
En l’entendant ces mots prononcés par le virologue
en entendant.
Citer
et son assistante Johanna Parker et le chimiste
beaucoup de et ? Des virgules ???
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elle s’excuse de pouvoir être d’un grand secours
de ne pouvoir.
Citer
Je me retrouve en tête avec Windtrop
tête  a  tête .
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Je l’ai transmis à l’ensemble
transmise.
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Le vôtre est celui de Waymann
et.

Merci Agatha - j attends la suite ! :)
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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #13 le: 29 août 2022 à 13:06:37 »
Merci Txuku, mais je suis loin de  " Mort sur le Nil "  :)



                          Quatrième partie - L'étreinte de l'étau


Le chimiste Norbert Stuart vient de faire irruption, il semble énervé. Il interpelle Windtrop.
   — Il faut que je sorte d’ici, j’ai besoin de prendre l’air. Je n’en peux plus.
L’organisateur se lève, pose la main sur l’épaule du chimiste et essaye de lui remonter le moral.
  — Je comprends, docteur, le climat confiné du labo est intenable. Allez-vous aérer l’air marin va vous faire le plus grand bien.
 Windtrop lui remet la télécommande de la porte d’entrée en l’encourageant d’une tape sur l’épaule. 
Tandis que je regarde s’éloigner le chimiste, je n’arrive pas à imaginer cet homme frêle fomenter et perpétrer l’assassinat de Waymann. Alors je donne mon ressentiment à Windtrop.
   — Je pense que le meurtrier se trouve au labo.
   — Vous êtes sérieux ! Vous croyez sérieusement qu’il s’agit du professeur Agneli ?
  — Ce n’est pas exclu. Mais, c’est peut-être aussi son assistante Johanna Parker. Où alors sont-ils complices tous les deux ?
  — Nous devenons complètement paranos, monsieur Owens. Me répond Windtrop.
  — Non ! nous ne sommes pas fous. —Lui cris-je afin de le convaincre et de trouver une logique à tous ces événements — il y a « un » ou « des » assassins parmi nous c’est une certitude.
D’un seul coup, je ne sais pas pour quelle raison, j’ai un mauvais pressentiment. Je m’adresse à Windtrop en regardant vers la mezzanine..
  — Voici plus d’une heure que Madame Bailey a rejoint sa chambre, c’est étrange qu’elle ne donne pas signe de vie. Vous devriez l’appeler.
 L’organisateur me regarde surpris. Il est déboussolé, il s’apprête à me parler, puis renonce et s’exécute. Il consulte le répertoire des téléphones sur le listing, puis compose un numéro sur l’appareil du salon. Après plusieurs sonneries, il m’annonce ce que je savais déjà.
   — Elle ne décroche pas ?
Windtrop tient le combiné et me regarde en attente d’une réponse à son questionnement. Je me lève d’un bond et lance.
   — Ce n’est pas normal. Montons vite voir !
  — Je me précipite au-devant, puis je monte quatre à quatre les escaliers menant à la mezzanine. J’entends derrière moi le souffle de Windtrop qui peine à suivre. Il me désigne la porte de sa chambre et je tambourine violemment en scandant, le nom de la biologiste.
  — Professeure ! Professeure, Bailey, ouvrez-nous !
Mes cris résonnent, mais vainement, la biologiste ne répond pas et je ne parviens pas à ouvrir, l’accès est verrouillé. Je me tourne vers Wintrop qui m’ordonne.
  — Foutez en l’air cette saloperie de lourde !
Un seul coup d’épaule suffit pour venir à bout de la serrure. Je me rue à l’intérieur de la chambre, puis je suis stoppé net dans mon élan par la stupeur et l’horreur. La scène devant moi me glace le sang. Dans mon dos, j’entends Windtrop qui n’arrête pas de répéter en boucle.
  — Mon Dieu ! mon Dieu !
  Je n’arrive pas à détacher mon regard. La professeure de Biologie est étendue à plat ventre sur le lit. Sa tête est enfoncée dans son oreiller, elle a les bras en croix et les jambes étendues et jointes comme crucifié. J’essaye de garder mon sang-froid afin de comprendre ce qui a pu arriver. Windtrop ne m’aide pas, il geint et délire. Puis s’exclame en se redressant.
   — C’est diabolique ! Cet endroit est possédé Owens ! Quelque chose de monstrueux la tue.
 Je ne cède pas à la panique comme l’organisateur. Je saisis par les épaules le corps de madame Bailey, puis je la retourne sur le dos. Windtrop en la voyant sort de la pièce en hurlant. J’ai un mouvement de recul tant le spectacle est insoutenable. On ne reconnaît pas le visage de la biologiste, figé par la peur. Sa bouche est grande ouverte, ses yeux sont révulsés.
Je réussis à redonner à son visage un peu de dignité, puis je la recouvre d’un drap. Je rejoins Windtrop sur la mezzanine, il est mort de trouille. Je le saisis par les épaules et lui lance.
   — Calmez-vous, monsieur Windtrop ! Vous devez rester lucide. Et arrêtez de vous faire des films. C’est une personne humaine qui commet ces assassinats. Et s’il se donne autant de mal avec ces mises en scène, c’est sans doute parce qu’il veut brouiller les cartes. Il est impératif que nous découvrions de qui il s’agit et pour cela nous devons rester solidaires. Compris !
L’organisateur retrouve son calme et me demande.
    — Mais qui peut faire une chose pareille et pour quelle raison ?
  — Le mobile est sans doute l’argent. Ce programme « ÉTAU » attise la convoitise, il vaut plusieurs milliards de dollars. Quant au coupable à nous de le découvrir. Mais je vois deux candidats sur la sellette, le virologue et le chimiste et je verrais bien comme suspect numéro un, le professeur Sagnéli.
   — Avec son assistante, la docteur Johanna Parker ?
   — Peut-être ? Allons-y ! Windtrop la solution se trouve au sous-sol.
     Quand je rentre dans le labo Sagnéli, me souris en se dirigeant vers moi. Mon sang ne fait qu’un tour et mon poing s’abat sur sa joue, faisant voler ses lunettes. Je me positionne à califourchon sur lui et je le secoue d’avant en arrière en cognant sa tête sur le sol carrelé. Son assistante vient à sa rescousse et me tire en arrière en hurlant.
   — Arrêtez ! Arrêtez ! Vous allez le tuer.
Je fais fi des injonctions de la virologue, il faut que son responsable avoue. Je m’apprête à surenchérir, mais je cesse dès qu’il me cri.
  — Laissez-moi tranquille, je vais tout vous dire.
Sagnéli s’est assis prostré sur une chaise. Les mains jointes et le regard fuyant, il commence son récit.
 — Le projet « ÉTAU » est le programme, le plus ambitieux développé par Incub health labs ltd.
Une recherche fondamentale inédite en physique quantique. Nos équipes de chercheurs lors de simulations en laboratoire ont récemment découvert une faille temporelle dans le quantinuum de l’infiniment petit. Lors de l’observation d’un nucléole de cellule humaine que nous avons mis à jour le processus d’évolution de celle-ci. Le professeur Waymann et son équipe ont compris cette mutation en étudiant le chromosome et réussi à en accélérer le développement. Le compte rendu des rapports informatisés ont démontré que par accélération exponentielle du cycle de reproduction un saut dans le futur de l’évolution d’une cellule d’une seconde pour un an. Et donc une transformation du génome humain de manière exponentielle. Or il s’est avéré que plus la cellule subissait une mutation et plus la faille temporelle dans l’espace-temps grandissait.
Mais, la simulation artificielle a ces limites, elle est bridée par les moyens que donne la technologie. Donc pour poursuivre et explorer cette faille, il fallait impérativement que l’expérience et lieu en condition réelle. D’où le projet « ÉTAU »…
Imaginant les conséquences j’interromps Sagnéli.
  — Et comme l’expérience peut s’avérer dangereuse et mener vers un syndrome chinois, on décide de la réaliser sur une île au milieu de nulle part.
A suivre...
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Re : L'étreinte de l'étau
« Réponse #14 le: 29 août 2022 à 14:04:39 »
Le texte est court - peu de  coquilles :
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Lui cris-je afin de le convaincre
j ai un doute sur ce cris-je...........
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quatre a quatre
et
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mon sang ne fait qu un tour
pas amateur des phrases toutes faites sans payer des droits d auteur ??? :)
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dès qu’il me cri
crit
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la simulation artificielle a ces limites
ses.
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que l’expérience et lieu en condition réelle
eut lieu.
Citer
un syndrome chinois,
j ignore ce que c est ??? :)
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