Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

04 décembre 2022 à 23:58:30
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » J'avais envie d'être toi, le temps d'un instant

Auteur Sujet: J'avais envie d'être toi, le temps d'un instant  (Lu 394 fois)

Hors ligne Shendo

  • Tabellion
  • Messages: 26
J'avais envie d'être toi, le temps d'un instant
« le: 03 août 2022 à 18:29:31 »
Bonjour à tous !

Heureux de remettre pied sur ce forum, que je considère ancien puisqu'il a vu naître en partie quelques unes de mes ébauches alors que je n'étais pas bien vieux. Aujourd'hui, à 26 ans, l'écriture est une passion qui m'anime toujours, une passion qui s'est concrétisée au fil du temps, parce que je souhaite vraiment me lancer dans l'écriture d'un roman.

Je ne vais pas épiloguer plus longtemps, je suppose que d'autres sujets sont là pour discuter, je passe donc à la vitesse supérieure en vous proposant l'incipit de mon tout jeune roman, bien sûr encore en formation, il en est même à ses balbutiements : "J'avais envie d'être toi, le temps d'un instant" Je vous prie par avance de m'excuser pour les éventuelles coquilles, fautes d'orthographe. En vous souhaitant une agréable lecture !

Ici, je vous propose tout d'abord le résumé (encore à travailler comme tout le reste, cela va de soi) :

Dans un univers lointain qui n’a d’autres frontières que la mentale, il se met en scène. Rien n’a plus d’importance, mis à part son invention. Le mime est dans ses gènes. À la manière d’une punition, copie, recopie. Tantôt caméléon, tantôt une ampoule éteinte, aussi bien le jour un piano qui rayonne, aussi bien la nuit un violon qui grince ; instrumentalisée, son existence joue la partition d’un seul et même orchestre : le monde.

Chapitre 1 : La coccinelle

Ses petites tâches parsemées reflétaient son âge, c’est ce que j’ai du moins compris à l’écoute de mon frère. Stagnait çà et là sur les grains d’herbe encore frais, raccourcis depuis la dernière tonte de mon père, une petite bête rouge, sans prétention. Le jardin avait été arrosé par le jardinier céleste, et le lendemain matin, mon frère et moi nous précipitâmes au bord de la terrasse, sur son dernier carré légèrement humide ; quelle douceur de vivre, le soleil frappait innocemment, le facteur passait, la voisine accrochait ses vêtements sur son machin afin qu’ils sèchent, la coccinelle, elle, voyageait, à son rythme, sans que quiconque n’y prenne attention. Jeter un regard. Nous jetions bien des regards, nous autres, la bande de mon frère, moi qui en étais le farfadet, l’esprit follet, peut-être un peu agitateur quand il s’agissait de faire des conneries, un tantinet rêveur quand il fallait se bouger sous cette chaleur d’été 1990. Néanmoins, j’ai assimilé une leçon de vie, celle qui ne s’inculque qu’à la force de nos expériences : on fait de moins en moins attention aux autres. J’y reviendrai. Confinée au beau milieu de cette jungle dont nous aimions écraser ponctuellement les emplacements, probablement stratégiques pour toutes ces petites bêtes, qui sait étaient-ils leurs habitations, la coccinelle suçait timidement son eau. L’eau du ciel tombée la veille qui, à la manière d’un barman, avait rassemblé les goûts du monde pour les mélanger dans chaque sens que Dieu fait ; en haut vers les nuages appesantis, à droite sur les lignes que tracent oiseaux et avions, à gauche sur les océans prêts à ouvrir leur plaie, et sur moi, moi qui venais respirer la somme de ces éclats que l’on ressent une, deux fois par an. Avant, je me trouvais féminin d’aimer le phénomène, que j’ai compris météorologique bien plus tard, mais qui à l’aube de mes huit ans ne daignait qu’à envoûter mes sens, sans expliquer les traces de son passage, encore moins à me prévenir de son arrivée. C’est ainsi que j’ai pris conscience des premières illuminations olfactives, je les ai longtemps mises en cage pour ne pas avoir à les étudier, trop irrationnelles me paraissaient leur savoir-faire, trop mystiques étaient leur industrie. Et quelle industrie. Interplanétaire, intergénérationnelle ; une intemporalité avec un aplomb tel qu’elle vous fait perdre, le temps d’un instant, la notion du temps. 

Cette petite fille était ma coccinelle d’antan. Ses cheveux tombaient sur ses fines épaules, ses yeux dormaient debout sans que quiconque ne puisse jamais les éteindre, un soleil permanent. Laissez-moi vous décrire. C’est ce qu’on appelle la maternelle. Une époque révolue, une époque devenue obscure, une époque que j’aime à me rappeler. Aby et moi aimions concevoir des cabanes, établir des entrées sans sortie, des fenêtres sans vitre, des lits sans matelas, des tapis sans douceur. La douceur, c’était nous. Nous avions la chance de cohabiter la même classe, et nos parents s’en réjouissaient - ils furent bien forcés de s’entendre sachant que nous passions chaque jour ensemble, chaque fin de journée après l’école, chaque saison - à un niveau qui me forçait à croire que la vie que je découvrais, couche par couche, était un fruit bien fait, un peu plus languissant et sucré. Rien ne torturait l’esprit de ma coccinelle, tout semblait divinement serein en elle, malgré les quelques moqueries qu’elle subissait en raison d’un défaut physique dont l’aperçu m’avait été rendu des années plus tard. Sa bouche était un coeur généreusement formé, il palpitait souvent à mesure qu’il s’ouvrait, et son ouverture aussi miraculeuse fut-elle, lui attribuait spontanément une gerçure sur le coin de la lèvre supérieure, décernant à celle-ci un objet de convoitise auprès des autres enfants. De l’échiquier sur lequel je me trouve présentement, qui arbore les trente-trois tours encore intactes, je perçois l’enfance comme un jouet rusé duquel nous croyons en être le maître. Il n’en est rien ; sa duplicité pousse l’enfance, rapidement, à devenir une affreuse tête de clown sur ressors vous riant au nez lors de ses prodigieux rebonds. Tenez, un après-midi d’été - peut-être était-ce en juillet, ou en août, je crois que cela n’a pas réellement d’importance pourvu qu’il fasse chaud - Aby avait eu l’idée d’enfiler la robe que son père lui avait apporté du travail ; un tissu éloquent pour une petite fille, d’où tombait quelques franges rose pâle qui, d’un point de vue commercial, concourraient fort bien avec la boutique dans laquelle travaillait son père, Robert. Depuis 1977, il y était employé, et depuis 1977, il n’avait jamais quitté cette place, pas d’un iota. Quoi qu’il en soit, cette même boutique dont la place géographique profitait allègrement aux enfants des campagnes, eux les pestiférés des villes, les surpris des téléviseurs cathodiques à vous prendre la moitié d’un salon normalement fait, tous ceux-là riaient en grandes enjambées le vendredi soir chez « Mackey L’Enfant ».  Une vitrine changeante, souvent sale de par la pluie qui entraînait avec une inlassable vitalité les particules boueuses prenant le soin de s’y répartir,  mais dont monsieur Taleu prenait le même soin à chiffonner ; son affaire connaissait un essor bien souvent qualifié d’étrange par les résidents alentours. La critique facile avait pour propos la marchandise : des masques, des plumes, des dorures faussement chinoises, bracelets tout aussi éphémères que leurs perles, une armada d’accessoires inutiles ayant pris racine sur une douzaine d’étagères, trop petites pour contenir ce qu’elle contient et pas assez solides pour espérer accueillir de nouveaux arrivants. Malgré cela, Mackey L’Enfant fut la boutique dans laquelle nous - et par nous j’entends mon frère ainsi que notre fière bande, telle qu’on la considérât  - tenions pour fief l’arrière-boutique, privilège accordé par don du sang : Robin Taleu. Fils du gérant, de mémoire petit-fils du précédent, et pourquoi pas même l’arrière petit-fils d’un autre, plus lointain, néanmoins embourbé dans les chaudes vapeurs du bois sur lequel reposait l’édification d’une partie de mon enfance, Robin détenait à peu près toutes les clés - de qu’on croyait être la ville alors qu’il s’agissait somme toute d’une baraque servant de commerce - nous octroyant le droit d’y mettre pied le samedi soir. Je laisse encore à Aby le soin de caresser ce doux souvenir, bien que sa présence n’ait plus que l’avantage de donner à mon esprit l’imagination nécessaire à des fins de reconstitution approximative ; qu’il est amer, à en devenir écoeurant, de se jeter à corps perdu aux affres du passé, parce que son illusion nous donne la foi d’y croire, définitivement conscient que l’image recréée ne sera plus jamais la même. Cependant, je me persuade à croire que des bribes, ne sont-ils que cela, ont leur manière d’être suffisamment tangibles pour, le temps d’un instant, guider l’esprit vers une frêle lumière : lampadaire, lampe-torche, guirlande de noël, artifices de juillet, veilleuse de soirs pluvieux, néon aveuglant, réveil onctueux… De tous, règne, à un moment ou un autre, la particule du souvenir.

Ces soirées d’été disposent de leur propre tiédeur, englobent, quand nous sommes petits et luttant contre un sommeil demandeur sinon rancunier, un univers systémique composé de ses organes ; je compte parmi ceux-là les timides retrouvailles au sein des rues désertes, joli pléonasme pour parler d’une campagne dont l’assouvissement ne trouve que plaisir sur le son des voitures au moteur lointain mêlé à l’air grave qu’arborait Aby. Ce soir-là me vient naturellement à l’esprit parce que nos deux silhouettes ne formaient plus qu’une, tandis que la boule de feu périssait sous l’éclat de lune un peu plus fort à chaque seconde que nos deux jeunes corps mutiques avaient appris à savourer. Ses parents l’avaient laissée partir, ce n’était pas pour déplaire à la liberté dont Aby vantait précocement les mérites, par le biais des histoires qu’elle se plaisait à me raconter. La récréation, grande cour où, telle l’église du village, avait été fixée une cabane plastique dans laquelle nous y avions mis notre coeur, surtout le sien, à elle qui énumérait les différentes fonctions du Docteur Philippe, un manitou prêt à sauver les peuplades d’Imongor, terre aride n’ayant connu qu’un jour de pluie. Rocambolesques étaient ces narrations, leur mélodie parvenaient cependant à gagner mon attention. Ce soir-là, face à la boutique de Monsieur Taleu, Aby continua à détailler les riches aventures que menait autrefois Docteur Philippe à la période durant laquelle son sacrement, orchestré par un comité de Mengalé (un cercle que j’avais perçu suffisamment fermé pour qu’elle insista à plusieurs reprises sur le secret qu’ils détenaient). Le docteur avait une famille, il était fou amoureux de son épouse, intensément passionné par ses deux enfants qu’il chérissait avec la ferveur d’un paternel aimant et gracieux. Aby narrait éloquemment, la façon qu’elle avait de reconstituer une histoire avec tant de détails si justement placés me rendait presque admiratif. Son ardeur théâtrale couvrait la petite place que nous nous étions construite, futur autel de nos moins embarrassées et plus tendres réunions. Les oiseaux chantaient les louages d’un nouveau jour, comme pressés de son éclosion, et Aby, tandis que l’ombre de Monsieur Taleu se reflétait par acoup dans la vitre de la boutique, se mit à couper l’élan précédemment donné à son habituelle narration. Plus rien. Les doigts s’étaient échappés. Les mains s’étaient recroquevillés. Le regard fuyant, voulant décoller du globe terrestre par cette soudaine lévitation qu’ils prenaient, mais coincés dans leur globe oculaire, Aby ferma les poings, lesquels se succédèrent à l’inclination mécanique de ses deux genoux orientés vers les arbres au loin. Huit ans ne suffirent pas à comprendre le mutisme dans lequel s’était confinée la coccinelle. Nous étions restés là, incertains des prochaines secondes, puis elle à mesure que ses jambes prirent la longueur oblique de ses genoux, sa main, qu’elle fusse droitière ou gauchère, avait pris la mienne en y rassemblant une chaleur singulière, la première à laquelle mon corps entier n’avait jamais goûté jusqu’ici.

Les années firent montre de leur gratitude quant au vendredi soir emprunt de l’inoubliable coutume qu’était celle de nos retrouvailles en face de la boutique ; Aby était devenue un papillon de nuit, et moi, qu’étais-je ? Je ne le sais toujours pas. Plus âgés, bien que nos deux existences prirent la peine de continuer à marcher dans ce qui me semblait être un voile de plus en plus opaque, nos regards s’étaient limités à un bonjour extrêmement poli, trop poli, parfois même limité à un clignement de yeux succinct. C’est la vie, disait Robin. Son père était un travailleur acharné. Il n’avait plus que ça. Sa femme, la mère de Robin, avait « trouvé la mort dans un accident de la route » Huit ans ne lui suffirent pas non plus pour assimiler, ce que la langue française distingue du complément du nom au malheur qui s’abattu sur la famille Taleu. Rien n’y changerait. Il fallut à Robin une bonne dose de caramels mous, quelques fanfreluches dans lesquelles barbotait un corps fait d’une énergie annonciatrice du futur « vendeur du mois depuis quarante huit mois », pour oublier sa mère. Il l’avait dit : « je l’ai oublié, les gars ». Comment pouvait-on oublier sa mère ? Une figure relative à toutes les autres, un miroir, qu’on le veuille ou non, réfléchissant sa multiple physionomie, comme un gâteau découpé en plusieurs parts dont on voudrait épargner la crème onctueuse d’advenir à telle satiété que, chaque part, finirait invariablement dans notre estomac. Néanmoins, je dois dire que Robin vouait un culte aux soirées passées avec son père. Tous deux affectionnaient le moment gravitationnel où ils déballaient les toges d’Halloween, les masques de chats, colliers de magnolias figées, costumes clownesques dont les tons oranges virent après quelques lavages à une sorte d’acidité coloriée, sauf qu’ici « on ne porte tout qu’une fois ». Chantez, changez qui vous êtes, dire des choses que vous ne diriez pas, sentez les odeurs qui vous passent sous le nez au lieu d’y toquer ; laissez entrer le spectacle en vous, videz-y les nuisances d’hier et remplacez-les par l’éphémère d’aujourd’hui. Je crois que ce fut à peu près ça, le slogan de Monsieur Taleu. Il parlait, son fils buvait ses paroles, accoudé fièrement au comptoir de la caisse enregistreuse, alternait entre moi et son père. Un vrai match de tennis. Un jour, Robin me confia que l’année 1990 était la meilleure année de sa vie, et que s’il pouvait, ne serait-ce que le temps d’un instant, revenir en arrière, rembobiner la VHS, revoir le film de ses huit ans, il le ferait sans hésiter. D’autant plus que son père serait encore en vie, cela aurait eu ses avantages, de retourner en arrière. Mais Monsieur Taleu n’affectionnait pas les choses anciennes. Paradoxal quand on sait que sa boutique est une peau ridée ayant pris le soleil depuis que ce dernier s’est mis à rayonner. Je crois, et Robin me le confirmera peut-être un jour, que son père était un homme profondément malheureux. Je crois même que Robin en avait conscience, au-delà de toute affiliation patriarcale qu’avait mis en place Monsieur Taleu, c’était un homme tendrement roc pourvu qu’on lui parlât du bois et de la Chine. Les femmes n’occupèrent pas grand-chose dans la vie du père, et de mémoire elles ne firent pas témoins d’une quelconque passion dans celle du fils. Quand Aby pointait le bout de son joli nez, Monsieur Taleu faisait mine de ne pas la voir. De grands événements passent à la trappe de l’esprit quand de futiles bavardages y résonnent à des moments quelquefois impromptus, l’exemple en est qu’Aby dit un de ces soirs d’été « il fait chaud ici. Regarde toutes ces allumettes, elles sont placées comme… » elle se tût, et poursuivit « une armée, ou je sais pas, elles ont l’air vivant » Monsieur Taleu qui essuyait des voitures miniaturisées répliqua sans ne jamais lancer l’ombre d’un regard : « Faut pas toucher, c’est fragile ». En dehors des contes farfelus qu’elle me racontait, la petite fille de mon enfance, telle que je m’en souviens, n’était guère née bavarde. Il lui arrivait à une fréquence relativement faible de vider ses poches, quand elle s’adonnait à cette étrange habitude pour je ne sais quelle raison - il y en a-t-il forcément une ? - son timbre de voix ne dépassait pas le nombre de décibels que répandaient ses pas qu’on aurait dit presque calculés, et rien, rien ne rivalisait pour moi avec sa prise de parole. Il me semblait la redécouvrir, ou plutôt de la découvrir, car à l’instar d’un homme qui n’a bu que de l’eau toute sa vie profite à l’instant d’une bière, je m’étais rendu à l’évidence : Aby ne pétillait pas. Bien sûr, elle brillait par l’intermède que constituait l’histoire du Docteur Philippe, mais vivre par son prisme s’apparentait à survivre au coeur d’un néant qui n’a de raison d’exister qu’au travers d’une individu entière, et pourtant je la trouvais lentement divisée.

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  • Grand Encrier Cosmique
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Re : J'avais envie d'être toi, le temps d'un instant
« Réponse #1 le: 05 août 2022 à 08:43:36 »
Bonjour,

De beaux passages dans ce texte et une empathie avec les personnages.

Par contre, très compliqué à suivre peut être à cause :
- d'une trop grande richesse d'événements et de personnages dans ce chapitre
- de phrases parfois compliquées dans leur construction, de verbes pas toujours adaptés.

Bien entendu que mon avis

un peu plus de détails derrière les rideau

B

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Dits de l'aube. Textes dits. Hellian - Basic et d'autres.

https://www.youtube.com/channel/UCtSh7Ir1_tg0rf8WhZBunLQ

blog d'écriture : https://terredegorve.blogspot.com/

Hors ligne Shendo

  • Tabellion
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Re : J'avais envie d'être toi, le temps d'un instant
« Réponse #2 le: 08 août 2022 à 12:28:19 »
Bonjour,

Premièrement, je te remercie de ta lecture, ça me fait sincèrement plaisir.

Ensuite, tu as raison, j'ai inséré trop de personnages dans ce premier chapitre. Quelques phrases maladroites, j'en suis conscient, je vais retravailler le premier chapitre avant d'entamer le deuxième.

Je reviens prochainement !

Hors ligne lika2503

  • Plumelette
  • Messages: 11
Re : J'avais envie d'être toi, le temps d'un instant
« Réponse #3 le: 20 août 2022 à 19:06:21 »
Bonjour à tous !

Heureux de remettre pied sur ce forum, que je considère ancien puisqu'il a vu naître en partie quelques unes de mes ébauches alors que je n'étais pas bien vieux. Aujourd'hui, à 26 ans, l'écriture est une passion qui m'anime toujours, une passion qui s'est concrétisée au fil du temps, parce que je souhaite vraiment me lancer dans l'écriture d'un roman.

Je ne vais pas épiloguer plus longtemps, je suppose que d'autres sujets sont là pour discuter, je passe donc à la vitesse supérieure en vous proposant l'incipit de mon tout jeune roman, bien sûr encore en formation, il en est même à ses balbutiements : "J'avais envie d'être toi, le temps d'un instant" Je vous prie par avance de m'excuser pour les éventuelles coquilles, fautes d'orthographe. En vous souhaitant une agréable lecture !

Ici, je vous propose tout d'abord le résumé (encore à travailler comme tout le reste, cela va de soi) :

Dans un univers lointain qui n’a d’autres frontières que la mentale, il se met en scène. Rien n’a plus d’importance, mis à part son invention. Le mime est dans ses gènes. À la manière d’une punition, copie, recopie. Tantôt caméléon, tantôt une ampoule éteinte, aussi bien le jour un piano qui rayonne, aussi bien la nuit un violon qui grince ; instrumentalisée, son existence joue la partition d’un seul et même orchestre : le monde.

Chapitre 1 : La coccinelle

Ses petites tâches parsemées reflétaient son âge, c’est ce que j’ai du moins compris à l’écoute de mon frère. Stagnait çà et là sur les grains d’herbe encore frais, raccourcis depuis la dernière tonte de mon père, une petite bête rouge, sans prétention. Arrivée à la fin de cette phrase j'ai compris ce dont tu parlais mais j'ai du relire le tout pour etre bien sure. Les phrases sont trop alambiquées à mon avis. et les "grains d'herbe"?

 Le jardin avait été arrosé par le jardinier céleste, et le lendemain matin, mon frère et moi nous précipitâmes au bord de la terrasse, sur son dernier carré légèrement humide ; quelle douceur de vivre, le soleil frappait innocemment, le facteur passait, la voisine accrochait ses vêtements sur son machin afin qu’ils sèchent, la coccinelle, elle, voyageait, à son rythme, sans que quiconque n’y prenne attention.
WOw!? Pour moi c'est vraiment difficile a suivre encore une fois.  j'ai decroché dès la première partie de cette tres tres longue phrase car trop de mystère :
le jardinier céleste?
' mon frère et moi nous précipitâmes au bord de la terrasse" c'est pas nous nous précipitâmes?
et quel est le lien entre le debut de la phrase et cette partie? Personnellement ce qui m'a beaucoup aidé en commençant à écrire c'est sauf exception, me cantonner à une phrase une idée. Ici tu parle du jardin arrosé puis de toi et ton frère puis de la douceur de vivre etc...   

Ensuite je pense que le vocabulaire doit etre plus précis car par exemple "machin " est un mot qui dénote vraiment sur le reste du style que tu as choisi de mettre en place.

Et personnellement ca me décourage vraiment de lire la suite car c'est un véritable effort pour suivre.
J'espère t'avoir éclairé davantage et en tout cas ce n'est que mon avis d'amateure :)

 


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