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04 décembre 2022 à 22:06:23
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » Forgeur. Fantasy. Passages violents

Auteur Sujet: Forgeur. Fantasy. Passages violents  (Lu 680 fois)

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Forgeur. Fantasy. Passages violents
« le: 31 juillet 2022 à 15:34:09 »
Bonjour,

un nouveau texte dans le cycle appuyé sur l'univers de Gorve.
Pour ceux qui le découvriraient, les nouvelles n'ont pas d'autres liens entre elles que l'univers de référence et aussi la personnalité du narrateur qui est une personnage aussi important que ceux dont il raconte l'histoire.

B

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« Modifié: 17 août 2022 à 17:30:07 par Basic »
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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Hors ligne Marc Heler

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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #1 le: 03 août 2022 à 01:20:28 »
Bonjour,
Je ne suis pas à priori amateur de nouvelles moyenâgeuses qui sont des sortes de fantasy à l'envers. Mais j'ai pris un certain plaisir à lire la vôtre qui est plutôt bien écrite et qui repose sur deux idées intéressantes.
D'abord, rendre le narrateur acteur du récit sans être acteur de l'histoire dans ce genre de littérature est plutôt rare je pense, et ce qui le rend intéressant dans ce cas c'est l'anachronisme des 2 points de vue, celui du narrateur et celui de l'histoire.
Deuxième idée intéressante, la morale de l'histoire qui est bien "balancée" et qui donne de l'épaisseur à cette histoire trop commune et plate.
La description de la vengeance n'a en effet, à mes yeux, que peu d'intérêt même si elle est indispensable et bien écrite : à quoi sert-elle ? Que devrait-elle apporter au lecteur ? Des frissons ? Alors écrivez une véritable histoire médiévale à la Robin des Bois à la Walter Scott ou à la Ridley Scott ! Quelle était votre intention ?
Si je devais réécrire votre nouvelle, je reprendrais vos deux bonnes idées de base en leur donnant davantage d'importance.
J'exagèrerais les registres de langage : celui de l'histoire, vraiment moyenâgeux, chevaleresque, épique ou grassement paysan, celui du narrateur, franchement contemporain, analytique ou vulgaire selon les moments du récit. Vous l'avez fait un peu
Citer
gros sagouin
, avec parfois des erreurs de registre dans le côté moyenâgeux
Citer
un banquet de produits locaux
.
Ensuite j'insèrerais l'idée de fable morale dans la tête du lecteur dès le début de l'histoire pour en faire un suspense.
J'espère que vous ne prendrez pas mal mes remarques qui n'enlèvent rien à vos talents d'écriture.

Marc


Je vous laisse ci-dessous les erreurs, fautes ou maladresses d'écriture que j'ai relevées (pratiquement absentes à la fin de l'histoire).

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Alaban Tricol est un forgeron. Il use ses bras et ses poumons à frapper des barres rougeoyantes sur son enclume. Il étame des casseroles, fabrique des fers à bœufs, un peu moins de fers pour les chevaux, des lames et des pointes d’outils, quelques socs de charrue. Vacmaras est une région pauvre. Conséquemment, Alaban vit dans la frugalité, comme tous les gens qu’il côtoie sauf le seigneur du canton. Concernant la seigneurie, tout dépend de où on regarde. De la position d’Alaban, son seigneur a des possessions sans nombre, droit de première nuit sur les vierges des alentours, un vêtement de velours, des chevaux et une quinzaine d’hommes d’armes. Il lui fournit  aussi son ouvrage le plus coûteux, l’entretien des armes de sa compagnie. De la position du Comte des Pierres, la chatelainie de Vacmaras est la partie la plus pauvre de son domaine, régentée par un nobliau illettré du haut d’un château sordide et demi en ruines. Alaban n’est pas né sur ces terres plates et pauvres. Aucun de ses voisins ne sait d’où vient le forgeron, ni avec qui il a appris son métier.
Alaban a eu une épouse.
Une épouse qu’il a aimée et qui n’est plus.
Une épouse qui lui a donné deux garçons morts nés [qu’est-ce que cela apporte à l’histoire ?] et une fille bien vivante.
Comme tu es un lecteur attentif et que tu connais beaucoup d’histoires tu envisages déjà la suite et tu n’as pas tort.
Assiomée est gaie est très jolie et ce de n’importe quelle position d’observation, de celle de son père, des garçons du voisinage jusqu’à celle du châtelain. Assiomée est une sorte de soleil de quinze cycles qui éclaire choses et êtres. Alors la suite est cousue de fils blancs, une locution bien pudique, à Vacmaras on a dit plutôt, « le gros va tantôt y réclamer la première nuit et qu’il n’attendra même pas que la pucelle soye demandée en noces ! ».
Le seigneur Balt, dit le gros dans son dos qui évoque une forme de baratte plutôt qu’une hote à raisins, le seigneur Balt est laid, édenté, vulgaire, puant, gras mais fort comme un ours et aussi prédateur que peut l’être l’animal.
Donc la chose arrive.
Tu n’y assisteras pas.
Tu sauras juste que le seigneur Balt a franchi la porte de la petite maison à côté de la forge pendant que quatre de ses hommes bastonnaient Alaban sur son tas de bois. Puis que le seigneur est reparti. Tu sauras qu’Assiomée y perdit son pucelage et sa joie, son appétit de vivre et son innocence. Tu sauras juste que si je t’avais décrit la chose tu aurais souhaité pouvoir planter n’importe quoi entre les épaules de ce gros sagouin ou lui fracasser le crâne avec une pelle. C’est une réaction qui démontre que tu n’es pas pervers et que tu éprouves de l’empathie, un des traits majeurs de la conscience si on en croit les érudits.
C’est à partir de ce moment que mon histoire change de registre et que ma plume s’affûte. Qu’il nous faut quitter la chronique rurale pour l’épopée vengeresse.
Alaban retrouva sa fille en sang et en pleurs, lui-même en sang et en pleurs. Il la confia à sa belle-sœur et s’enferma dans sa forge. Le forgeron se mit à l’ouvrage, il rassembla son meilleur fer, une vingtaine de livres du précieux métal. Il mit la forge en chauffe pour obtenir une barre d’acier et deux barres de fer. À coups de marteau il élabora ses lopins, enfermant sa barre d’acier entre deux fers puis pliant et repliant son métal. Alaban travailla six jours sur sa lame, il l’effila, la recuisit puis il l’affûta et la polit. Il la trempa plusieurs fois dans un bain de sel bouillant. Une fois terminée, il monta sa lame sur une poignée en bois très simple, avec un quillon rond et une garde en croix. Et puis…
Il déterra le coffre qu’il avait essayé d’oublier pour devenir un artisan. Il en sortit la maille huilée, puis la barbute, le plastron et la dossière qui avait été son vêtement pendant cinq cycles de sa vie passée, celle qu’il avait remisée dans les caves de sa mémoire, celle qu’il avait abandonnée pour une existence anonyme. Puis il s’arma.
La nuit était noire, tendue comme une corde d’arc.
Le château de Vacmaras n’avait de fort que l’appellation. Le fossé était comblé depuis longtemps, certains des remparts menaçaient ruines, la porte était rarement fermée et la basse-cour portait bien son nom, porcs et volailles y divaguaient à loisirs.
Alaban se glissa dans l’ombre.
Deux gardes somnolaient près d’un brasero. Ils moururent sans le savoir. Le forgeron les laissa à peu près dans la même posture que lorsqu’il les avait surpris. Il traversa la cour, caressa les chiens qu’il connaissait déjà [qu’est-ce que cela apporte à l’histoire ?]. Le plus vieux lui lécha les mains pour laper le sang. Il y avait un autre garde appuyé à la porte de la demeure, la lame le cueillit sous le menton et jaillit par la cervelière. Alaban le posa lentement au sol et retira son épée qu’il égoutta d’un geste sec. Il poussa la porte qui n’était pas barrée. Le seigneur Balt était un homme simple, le jour, il veillait à imposer son statut en terrorisant la population comme elle s’y attendait, le soir il en profitait, le plus souvent avec un banquet de produits locaux préparés suivants les us de la contrée. Il tenait la table jusqu’à ce que l’ivresse et la satiété l’assomment sur sa chaise avec quelques-uns de ses hommes. Quand, il n’était pas trop saoul et pour varier le menu, il allait violenter quelques jeunes filles, mais ça nous le savons déjà.
Alaban entra dans la salle du banquet. La plupart des chandelles s’étaient éteintes, la salle rustique offrait un nuancier de couleurs du noir au brun jauni, une étrange harmonie de lignes et de formes, qu’on ne pouvait discerner véritablement. La table formait une masse confuse détourée de roux et de jaune, un paysage plus qu’un ensemble de distinguos [quel est le sens de ce mot pour vous ?],

« Modifié: 03 août 2022 à 01:25:04 par Marc Heler »

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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #2 le: 03 août 2022 à 08:07:02 »
Bonjour Marc

merci d'être venu faire un tout sur ce texte et du temps passé à le commenter.

Bon alors... ce texte est un texte de fantasy ce n'est pas une chronique médiévaliste, surtout pas de Robin des bois. Je ne cherche pas du tout à faire ce type de texte ni une chronique paysanne. Bon, je reconnais que pour des lecteurs peu habitués à cette littérature de genre ça peut faire bizarre. L'idée du registre par exemple, dans cette nouvelle comme dans quelques autres, j'ai tenté d'apporter une tonicité un peu contemporaine un peu orale à la façon de raconter, un usage réaliste des noms d'objets mais des tournures surprenantes un poil moderne et comme tu l'as remarqué un "caractère" marqué donné au narrateur qui n'hésite pas à placer point de vue et commentaire dans l'histoire. ( je tutoies, en profitant de l'anonymat du forum... c'est mon côté SNI, syndic des années 80 ). D'ailleurs comme la fantasy n'est pas de la littérature médiévalisante comme doit on la raconter ?
Je te livre deux extraits de texte de la compagnie noire (G COOk) un monument du genre
1 "- Là d’où je viens, les paysans disent qu’il faut tuer les loups-garous avec de l’argent.
- Des conneries. On les tue comme on tue autre chose. Seulement, faut aller plus vite et taper plus fort, parce qu’on n’a droit qu’à un coup."
2 "« Combien tu t’es mis dans la poche sur ce coup-là ? lui ai-je demandé. Ce chaland va couler avant d’avoir doublé l’île, j’ai l’impression.

— Pas un sou, Toubib. » Il paraissait déçu. Son frère et lui sont de fieffés chapardeurs et des professionnels du marché noir. « Pas un sou. Ce bateau est plus rapide qu’il en a l’air. Son propriétaire, c’est un trafiquant.

— Je te crois sur parole. T’es sûrement au courant. » J’ai quand même embarqué d’un pied prudent. Il a grimacé. On est censé faire comme si l’avarice de Tam-tam et de Qu’un-Œil n’était qu’une légende.

Nous prenions la mer pour passer un arrangement. Le capitaine avait donné carte blanche à Tam-tam. Le lieutenant et moi le secondions pour lui flanquer un coup de pied en vitesse si jamais il s’emballait. Silence et une demi-douzaine de soldats nous accompagnaient pour l’effet."

Je ne suis pas G Cook. J'essaie de trouver ma singularité dans un type de récit où beaucoup de choses ont été déjà faite, à mon niveau comme on dit. L'histoire de forgeur est banale, commune, surraconntée ( les films américains en ont fait des dizaines), ce n'est donc pas l'histoire qui a de l'intérêt.

C'est une histoire assez courte, qui n'a donc pas grand intérêt en elle même. Dans l'ensemble des nouvelles  ( ce texte s'appuie sur un ensemble : des nouvelles et un roman), ce texte n'a quasi qu'un seul intérêt, apporter un complément au portrait du narrateur qui est, pour moi, un des personnages principaux du propos sans être dans l'action ( sauf à quelques moments), donner un point de vue. Il le dit lui même "Alors de temps en temps, liquider les légendes est une libation versée à nos misères, les bousculer un peu, les laminer, les assujettir pour qu’elles servent un sujet qui nous tient à cœur." C'était l'objectif massacrer ( un peu, mais que ça soit quand même lisible et un rien divertissant) une histoire pour servir un propos, qu'elle en devienne l'illustration. La morale, si il y en a une, est piégeuse, quasi cynique.
Pour les détails que tu juges ne rien apporter : je me demande suite à ta remarque. Est ce que ça n'apporte rien ? Est ce que justement ça apporte pas quelque chose sur le narrateur là encore... sur le fait qu'il insiste sur cette vie un peu raté... Perdre des enfants en couche dans ce contexte est une affaire courante effectivement, mais n'est pas un événement qui renseigne et sur la mentalité du héros du pseudo forgeron et sur celle de celui qui raconte l'histoire, un non dit intime. POur le vieux chien, pareil, je réfléchis et je me demande " ce détail ne nous renseigne t'il pas mieux qu'un développement sur la proximité de ces gens, sur le fait qu'ils sont voisins, familiers ce qui rend la relation de sujétion encore plus horrible.
Pour tes remarques sur le vocabulaire, je vais enlevé chroniques rurales pour chroniques campagnardes, tu as raison, c'est trop.
Pour les distingos... je souhaitas trouver un mot un rien prétentieux pour remplacer détails, ou forme affirmée, j'ai trouvé distingo ( qui a plus avoir avec un détail argumentaire)... j'ai mal trouvé. Un ensemble de détails, un ensemble de forme... ça le fait pas bien, pas assez... si tu as une idée...

Merci une nouvelle fois de ta visite et de ton point de vue. Le fait que tu ne fréquentes pas ce type de texte est très utile pour moi, ça me renseigne sur la pertinence de mes intentions, leur mesure...

B
« Modifié: 03 août 2022 à 08:29:05 par Basic »
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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #3 le: 03 août 2022 à 13:06:40 »
Je suis d'accord avec ce que vous dîtes, c'est le narrateur qui est le véritable héro du texte, donc sa langue avant tout, avant même son regard sur l'histoire. Les mots et leur définition, est-ce la seule chose importante ? Certainement pas, si la définition de distingo ne correspond pas vraiment à ce que vous voulez dire, mais que sa sonorité, son style, sonne comme vous le désirez, vous pouvez très bien le conserver. En italique ?

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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #4 le: 03 août 2022 à 13:08:31 »
Pourquoi pas Marc... Ce distinguo distingué.
Merci
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Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #5 le: 03 août 2022 à 14:53:35 »
Bonjour Basic,

Comme d'hab, j'ai parcouru ton texte en tant que lecteur intéressé et l'ai su apprécier pour son côté à la fois plausible et moraliste.

Deux ou trois petites erreurs d'écriture subsistent (ex: Le forgeron savait très exactement où se diriger, à quelle extrémité de la table il devait portait son fer.) mais elles ne m'ont empêché de poursuivre ma lecture.

Je te souhaite une agréable fin de journée.

Robert

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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #6 le: 03 août 2022 à 15:00:51 »
Merci Robert

je vais aller faire ( tu vois, là j'y arrive les deux verbes le deuxième à l'infinitif) un tour chez Lucien.
Peut-être qu'en terrasse, il sert un demi panaché.

B
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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #7 le: 17 août 2022 à 15:38:32 »
Salut Basic,

Me voilà en période de retour, prêt à rendre visite au forgeur. ~
Comme d'habitude, les petits trucs au fil du texte pour commencer. :)


Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Je retrouve avec plaisir l'univers des terres de Gorve, en me trouvant plus avec Septime ou Estanque. :)
La narration fonctionne bien, mais (parce qu'il parait qu'il y en a toujours un... :)) j'aurais peut-être, dans la première partie du texte, amené une idée de "boucle". Je ne sais pas si j'suis super clair, mais, avec la façon de raconter l'histoire, j'aurais bien vu Alaban travailler au début du texte, amener le bruit de pas des gardes (sans vraiment préciser plus loin), puis l'histoire de sa vengeance en concluant de la même manière ce qui ramène un peu au pas du début... Peut-être que ça pourrait s'articuler avec l'ignorance des voisins sur ce qui amènerait des soldats chez lui par exemple ?

Est-ce possible ? Est-ce ce que tu veux ?

Je ne sais pas, c'est quelque chose qui m'est venue en lisant le texte, en voyant que j'avais "du mal" à placer temporellement le début, avant l'intervention du narrateur, par rapport à la partie narrée.

En tout cas, ravi de ce nouveau plongeon.
A bientôt Basic ~
“A faint clap of thunder;
Clouded skies;
Perhaps rain comes – if so, will you stay here with me?”

“A faint clap of thunder;
Even if rain comes not;
I’ll stay here, together with you…”

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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #8 le: 17 août 2022 à 17:47:06 »
Salut BeeHa
j’espère que tes vacances ont été « rechargeantes » pour chacun de tes moteurs.

Merci pour ta visite sur ce texte, tes propositions, tes corrections, ton soutien. J’ai suivi les recommandations que tu m’as faites sur pas mal, elles m’ont fait bouger ou réfléchir.
Alors mes ambitions pour ce texte :
-peut-être au-delà de mes capacités : servir mon narrateur, c’est à dire son vice caché : « caser du propos » dans une banale histoire, ici une histoire de vengeance d’un gars du peuple contre un tyranot de province…
- quitte à pervertir le récit en lui-même, le sacrifier presque ( mais pas trop, faut quand même que le lecteur en est pour son argent). Comme il le dit  en parlant des légendes: «  les bousculer un peu, les laminer, les assujettir pour qu’elles servent un sujet qui nous tient à cœur. » Il brise son récit en passant du présent au passé, passant de la rusticité de la chronique rurale à un ton plus proche de l’épopée. Bref, il use de cette histoire pour mener à cette pseudo démonstration socio-philo de la fin. Dans le recueil en entier il y aura peu de ces nouvelles, celle-ci puis une autre peut-être.
Donc par rapport à ce que tu dis :
« La narration fonctionne bien, mais (parce qu'il parait qu'il y en a toujours un... ) j'aurais peut-être, dans la première partie du texte, amené une idée de "boucle". Je ne sais pas si j'suis super clair, mais, avec la façon de raconter l'histoire, j'aurais bien vu Alaban travailler au début du texte, amener le bruit de pas des gardes (sans vraiment préciser plus loin), puis l'histoire de sa vengeance en concluant de la même manière ce qui ramène un peu au pas du début... Peut-être que ça pourrait s'articuler avec l'ignorance des voisins sur ce qui amènerait des soldats chez lui par exemple ?

Est-ce possible ? Est-ce ce que tu veux ?

Je ne sais pas, c'est quelque chose qui m'est venue en lisant le texte, en voyant que j'avais "du mal" à placer temporellement le début, avant l'intervention du narrateur, par rapport à la partie narrée. »

la première partie, c’est presque de l’oral, c’est presque une conversation pas un conte. Il évoque avec ce faux interlocuteur, une légende populaire, il croit que son interlocuteur silencieux la connaît assez pour se passer des truculences du récit jusqu’à ce qu'il passe la porte de verre, le moment où le truc bascule et devient autre chose, une mythologie, un truc structurant, un élément constitutif du contrat social, de la morale. Le recueil de nouvelles se veut une sorte de fausse adresse à un faux lecteur-spectateur que le narrateur s’invente pour passer le temps dans sa prison ( tu te rappelles le prologue que j’ai collé avec le texte « l’épée de bois » ?), il y a presque un jeu dialectique, du moins une tentative. Mais je ne sais si nous ( lui et moi) sommes assez fortiches pour nous en sortir, en tout cas on s’y essaie.
Dis moi, si le texte te semble servir cet objectif ? Peut être qu’il faudrait que je marque plutôt un peu plus le coup justement à ce point de bascule, que j’ajoute un truc.

B
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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #9 le: 18 août 2022 à 16:19:14 »
Bonjour Basic,

Comme souvent, j'arrive après la bataille. C'est une belle nouvelle, très fluide. J'ai dû m'attarder sur des détails pour avoir quelque chose à dire. J'ai trouvé le ton de la narration peut-être inégal entre certains paragraphes. Une sorte de différence entre ceux descriptifs et classiques et les autres qui s'adressent directement au lecteur. À voir si c'était ce que tu recherchais.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci pour la lecture et à bientôt !
En ce moment, je travaille sur ça : Les cinq masques

Hors ligne BeeHa

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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #10 le: 18 août 2022 à 17:45:25 »
Bonjour Basic,

Je reviens pour te répondre.

Citer
la première partie, c’est presque de l’oral, c’est presque une conversation pas un conte. Il évoque avec ce faux interlocuteur, une légende populaire, il croit que son interlocuteur silencieux la connaît assez pour se passer des truculences du récit jusqu’à ce qu'il passe la porte de verre, le moment où le truc bascule et devient autre chose, une mythologie, un truc structurant, un élément constitutif du contrat social, de la morale. Le recueil de nouvelles se veut une sorte de fausse adresse à un faux lecteur-spectateur que le narrateur s’invente pour passer le temps dans sa prison ( tu te rappelles le prologue que j’ai collé avec le texte « l’épée de bois » ?), il y a presque un jeu dialectique, du moins une tentative. Mais je ne sais si nous ( lui et moi) sommes assez fortiches pour nous en sortir, en tout cas on s’y essaie.
Dis moi, si le texte te semble servir cet objectif ? Peut être qu’il faudrait que je marque plutôt un peu plus le coup justement à ce point de bascule, que j’ajoute un truc.

En effet, je pense que ça peut être intéressant de faire un démarquage un peu plus marqué (Ce serait -3points ça dans un récit, le démarquage moins marqué... Manquerait plus que ce soit avec un marqueur marquant dans l'histoire et ce serait la totale... Bref, je m'égare.) entre la première partie et la seconde où le narrateur s'adresse "directement" au lecteur. En lisant, j'avais eu la sensation que ce n'était pas forcément le même narrateur dans les deux cas.
Là, la rupture "coupe" un peu. La partie tutoyée fait bien conte rapportée alors que la première fait plus introduction qu'il est "difficile" de positionner "temporellement" à la suite.

Au plaisir ~


(Et si tu souhaites une relecture si tu modifies, n'hésite pas à me MP si jamais je ne vois pas. :))
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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #11 le: 19 août 2022 à 08:09:17 »
Merci BeeHa
je vais m'y pencher.
B

Bon, je m'y suis penché.
Pour les gens qui ne sont pas Beeha, mon camarade m'a suggéré d'apporter deux ou trois modifications pour que l'on perçoive un peu mieux l'intention quant au narrateur, les voici dans cette version :

B

Forgeur, version deux.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
« Modifié: 29 août 2022 à 11:33:50 par Basic »
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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #12 le: 24 août 2022 à 13:49:57 »
Bonjour Basic,

Me revoici donc pour la nouvelle version.
D'abord une petite coquille liée à tes modifications.

Citer
Assiomée est gaie et très jolie et ce de n’importe quelle point de vue, de celui de son père, des garçons du voisinage jusqu’à celui du châtelain.
Oups, n'importe quel*

Sinon, j'ai trouvé la transition initiale beaucoup plus parlante et fluide. Il est aussi plus "facile" de comprendre le "quand" du récit, avec une (je trouve) meilleure définition du narrateur dans la première partie. :)

Au plaisir ~
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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #13 le: 24 août 2022 à 19:47:10 »
Merci BeeHa, donc je garde cette seconde version selon toi ou ce que tu appelles la transition initiale c'est la première version ? Papy Basic n'est pas très vaillant après cet été de canicule.
Sinon, j'en ai marre des coquilles, sans beurre c'est deg...

B
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Re : Forgeur. Fantasy. Passages violents
« Réponse #14 le: 29 août 2022 à 11:41:30 »
Merci Deofresh et excuse moi, les commentaires sont précieux et quand on a rate un... il n'y a plus qu'à serrer un peu plus le cilice et faire pénitence.

Donc, entre temps j'avais posté une nouvelle version mais j'ai pris en compte certains de tes remarques  : sur le tutoiement en particulier et l'adressage.
Quant au final... effectivement l'histoire ne dit pas pourquoi il attend la police du comte. se rend il ? le comte sait il des choses sur lui que personne ne connaissait et qui l'amènerait à cette déduction ? Je me suis dit que j'inventais une légende, une bête histoire de vengeance non pas pour en faire mon sujet principal : le récit d'une vengeance, mais pour tirer du propos sur ce type d'histoire comme si mon narrateur faisait un méta texte, un texte sur les textes et que la légende en elle-même n'avait pas trop d'importance, sa véracité factuelle serait secondaire un peu comme toutes les légendes et contes.
Pourquoi n'a t-il pas confié sa fille à sa tante ? Peut être un peu pareil, bien que les liens filiaux entrainent parfois des actes pas trop raisonnables.
Merci encore
B
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