Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

23 octobre 2021 à 20:19:43
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'étincelle au tableau (petit conte fantastique pour adultes atardés comme moi)

Auteur Sujet: L'étincelle au tableau (petit conte fantastique pour adultes atardés comme moi)  (Lu 228 fois)

Hors ligne frenchwine

  • Calliopéen
  • Messages: 434
  • Les Muses n'existent pas.
J'adore les contes de fées, de princes et de princesses, mais la vie est passée, plus personne m'en raconte, alors je les invente pour m'endormir le soir, ou au petit matin. Je teste également des tournures de phrases et certaines constructions, si jamais ça vous choque ^^ vous savez ou me joindre.


C'est une  belle histoire comme il y en a beaucoup, je vais vous raconter un amour  éternel, comme dans les contes de fées que j'aime encore relire, mais je vis au présent, donc je vais ajouter un petit peu de cul, un peu de  fantastique, ne lisez pas à voix haute si vous avez des enfants.

Il était donc une fois, parce qu'il en faut un début, une bien jolie fille qui se nomme Marie et un gentil garçon qui  s’appelle Michel, je sais c'est du commun, mais il faut des prénoms pour  savoir qui on nomme.

Sur les sièges d'un dancing, parce que  tout est actuel, le regard s'est croisé, non personne ne louchait, ils se sont juste plu rien qu'en se regardant.

Ils rêvaient d'autre  chose que de flirts rapides, tout se termine au lit et on passe au  suivant, c'est le temps qui veut ça, une fois qu'on utilise on commence à lasser, la vie  n'invente rien c'est la période actuelle.
Ils se  sont rapproché, raconté leurs histoires, rien ne leur convenait sur  leurs non-goûts communs, celui-là ou celle-là, qu'importe le flacon.

Elle aimait avancer, presque à marche forcée, bouillant dans sa marmite les  humeurs passagères des hôtes de rencontre, allant chercher plus loin ce qu'elle n'avait ici, les laissant asséchés de n'avoir pu la suivre.
Il avançait aussi, mais sur un autre rythme, se laissant distancer quand  ça ne convenait, les yeux toujours au loin, mais pas dans le futur, il  aimait caresser tout le temps qu'il perdait, remettre au lendemain son  présent qui filait.

Elle s'est dit pourquoi pas, il s'est dit  rien à foutre, on remet le couvert et on passe à autre chose, tant qu'on  peut se servir, autant en consommer.

Ce qui devait durer le temps  de quelques nuits, commençait à peser sur leurs emplois du temps, les  semaines et les mois se retrouvaient emplis du visage de l'autre, on  apercevait l'un, l'autre n'était pas loin, les mauvaises langues  enflaient, et les jaloux aussi, celle qui fait défiler et lui qui s'en  foutait, venaient inséparables, suscitant les ragots de futurs arrêtés,  mais dans quel monde vit on si on n'a plus sa chance.

Tout ça leur  parvenait, se sentant suffisant de ne plaire qu'a l'autre,  elle se  mit à lire les mots qu'il écrivait, et il se mit à cuire tout ce qu'elle  mijotait, le besoin de rien d'autre que les besoins de l'un, limitât  leurs échanges en des recettes intimes.

Je suis une étincelle,  enflammer des brindilles pour devenir brasier et consumer ton cœur  aimait il à lui dire, je suis un tableau noir, il suffit d'une craie et ta suite de mots enfle à devenir phrase, aimait elle répéter en attrapant ses mots.

Je ne suis que conteur, ce genre de niaiseries me fait un peu sourire, mais je reste impartial, je reprends mon récit.

Elle  ralentit son temps, et lui l'accélérât, ils ne comprenaient rien des  moments arrêtés, savourant juste l'instant de n'être que tous deux,  jamais le mot de trop qu'aucun ne conjuguait, l'étincelle au tableau  continuait à écrire des phrases interminables que pour elle il créait.

Et ils vécurent heureux, et eurent beaucoup d'enfants, cette suite logique devrait en terminer, mais on vit dans un monde qui n'a rien de normal, on se fait grignoter la vie au quotidien, les besoins de manger, de gagner sa pitance, un prince et une princesse ont besoin de bouffer, d'acheter plein de biens de conduire une voiture, de courir à la tune  rien que pour vivre un peu.

Ils se sont séparés, chacun dans son  domaine, ils reprennent le rythme qu'ils avaient délaissé, et ils sont  reparti avec un bout de l'autre, elle préférant la main qui tient et qui  ramasse, lui préférant le cœur empli de sentiments, à chacun son  organe, c'est la main sur le cœur qui vient de s'éclater.

Quelques  années plus tard, elle n'a rien oubliè, mais il devient facile dans un  confort douillet, de dire si j'avais su, les sonnants trébuchants aident  à se souvenir quand tout le reste est sec, mais elle a fait un choix.

Lui  c'est une autre histoire, de galères en défaites, il n'a rien oubliè,  les mains toujours ouvertes il reste dépouillé, mais son cœur est  heureux quand il aide un prochain, il pleure quelquefois son chemin de  traverse.

Elle s'endort souvent seule dans son grand nid douillet,  le satin parait froid quand le cœur n'y est plus, personne n'a plus  écrit sur son grand tableau noir.

A force de contraintes, il est  tombé malade, son corps s'est refroidi plus personne ne réchauffe,  l'étincelle n'est plus, les braises se sont éteintes.

C'est  une histoire bien triste, mais ce n'est pas fini, on entre maintenant  dans le domaine du rêve, de la chose incroyable qui emporte le cœur,  malgré de mauvais choix il reste un sentiment, ça devient restrictif,  mais je n'y suis pour rien, je ne fais que conter ce que j'ai entendu.

Un  soir comme chaque jour, la couche en est glacée, le moment esseulé  d'éteindre son chevet, elle croit voir quelque chose qui dessine le  noir, elle se lève d'un coup et allume sa lampe, l'éclat de sa lumière  efface ce qu'elle croit, un insecte brillant est venu dans sa chambre.

Elle  cherche et elle retourne les endroits de la pièce, recherchant dans les  coins, les traces de la chose qui a osé voler au milieu de sa pièce. Rien de plus, rien n'y fait, elle retourne se coucher, en se promettant  bien de trouver dès demain un gros insecticide.

Elle éteint de  nouveau, un point blanc apparait, il faut que cela cesse, elle allume la  lumière, la lueur disparait, elle cherche du regard ou se trouve la  bête, et se dit si j'éteins, je repère l'endroit, je jette quelque chose  pour écraser l'intrus, ce qu'elle prépare à faire.

Assise sur le  couchage, l'oreiller à la main, prête à un génocide comme on tue une armée, elle enclenche  doucement le bouton du chevet. Le voilà, il est là, elle lance  l'oreiller, l'objet passe au travers, mais il n'a pas bougé, juste le  bruit d'une chute tout un fond de la chambre.

Elle regarde sans comprendre ce qu'elle a traversé, ça commence à bouger, dessine dans le  noir ce qu'elle prend pour les courbes du vol d'un insecte.

Quelque  chose apparait, au début c'est fugace, mais le point de lumière,  revenant sur ses traces dessine une arabesque qui ressemble à un mot.

Michel  vient d’apparaitre, elle vient de lire le nom, quelque chose ne va pas,  elle se met à pleurer parce ce qu'elle ne comprends pas, un écrit dans  le noir qui racle sa mémoire.

Le prénom se dilue, le pinceau lumineux se remet à danser, il vient d'écrire Marie et Michel accolé.

Mon  histoire s'arrête là, moi je n'y crois pas trop, mais on murmure  encore, qu'une étincelle de vie écrit sur un tableau les regrets  éternels de faire de mauvais choix, le cœur ou bien la main, reste du  virtuel.

Vous voulez la morale ? Commencez par aimer, le reste est accessoire si vous faites le bon choix.

 

    Ebauche
« Modifié: 25 septembre 2021 à 12:47:57 par frenchwine »

Hors ligne txuku

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 229
    • BEOCIEN
Bonsoir

Joli texte- rien a redire !  :)
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne Delnatja

  • Troubadour
  • Messages: 276
Bonjour frenchwine, j'aime beaucoup ce texte plein de poésie.
Je pense aussi qu'il ne faut pas de suite, il se suffit à lui même.
Bonne journée.
Michèle

Hors ligne Cendres

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 807
Merci pour le partage de ton texte.

Je pensais lire une histoire qui se déroule au moyen âge, mais elle se passe maintenant. Ton texte est une sorte de parodie, surtout avec les interventions du narrateur, ou tu critiques la société actuelle.

Je me suis permis de relever des fautes de frappe. Tu as fait un espace en trop ici:
"(...)d'acheter plein de biens de conduire une voiture, de courir à la tune   rien que pour vivre un peu."
"(...)elle préférant la main qui tient et qui  ramasse, (...)"
"Elle s'endort souvent seule dans son grand nid douillet,  le satin parait froid quand le cœur n'y est plus,(...)"



Sinon, tu t'es trompé dans ce mot :
"Assise sur le  couchage, l'oreiller à la main, prête à un génocide, elle enclenche  doucement le bouton du chevet."
Un génocide, c'est vouloir exterminer tout un groupe d'individus. Ici, elle ne tue qu'un seul insecte.

Hors ligne frenchwine

  • Calliopéen
  • Messages: 434
  • Les Muses n'existent pas.
Merci d'être passé, un peu occupé ces temps-ci, mais avec plaisir de partager.

J'avais conscience du mot génocide, pensant passer au travers si je ne faisais pas de bruit ^^, donc j'ai triché autrement en corrigeant parce que tu as raison.
Pour les espaces, du bloc notes à ici, de drôles d'espaces se créent, et surtout de la prévisualisation au définitif, les retours à la ligne, les coupures de phrases n'ont pas les mêmes valeurs, je devrais me relire plus sérieusement.
Pourquoi le moyen âge ? je suppute que de princes et de princesses ^^.
J'ai lu dernièrement, ou alors je l'ai écrit dans une autre histoire ^^ vous êtes la princesse dans les yeux de vos princes, j'ai adoré cette phrase ^^, et puis ça remet en place un texte quelque peu polémique que j'avais lu ici, sur les rapports homme/femme ^^ à chacun sa vision même si on est en colère.

Hors ligne txuku

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 229
    • BEOCIEN
Bonjour

J avais pris genocide pour donner l ampleur du forfait ! :)
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

 


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