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Auteur Sujet: [Erakis] Les joutes funèbres - V2  (Lu 3124 fois)

Acini Van Herst

  • Invité
[Erakis] Les joutes funèbres - V2
« le: 03 août 2020 à 15:19:35 »
Les Joutes Funèbres (V2)

     L’Amiral et sa garde s’étaient fait surprendre, lui, le Pourfendeur Surprise, surprit par de vagues pillards ! Le géant, tel que ses hommes aimaient le nommer, avait même failli se faire raccourcir en protégeant son écuyer Alofilax. Il  s’était interposé pour sauver son ami, quitte à laisser une trouée dans les rangs. Celle-là même qui permit à un des assaillants de percer le flanc gauche de la garde et d’empaler le Roi au plus profond de son flanc droit.
     Le Pourfendeur Surprise, aveuglé par la colère, la bière et l’échec, ne dessaoulait plus depuis son retour à la capitale du Hadvast. Le quartier Nord, Lustrandelhm, ne manquait pas de tavernes à écumer, mais seul l’estaminet de l’écluse Nord, en face de sa demeure, ne fermait jamais. Le choix fut donc rapide. Kandaar lui s’était habillement transformé afin de remplacer le tavernier. Il suivait l’Amiral depuis la cité fortifiée de Grand Bourg Martel. En remontant au nord, vers la capitale, une échauffourée providentielle lui avait permis d’accomplir une partie de ses plans machiavéliques. Le Dieu de la perfidie avait  troublé les pensées de l’Amiral Pourfendeur, lui faisant croire que son écuyer était en danger. Grace à cette ruse, Le Beau Regnauld II se mourrait. « Ça, c’est fait ! » s’était-il marmonné à voix basse.

     L’aube, multicolore, résonnait du Canal Octentrional aux vitres embuées, déchirant les reflets du monde réel en une multitude de tableaux abstraits. L’écuyer, peintre à ses heures, aurait dû remarquer les parallélismes engendrés ; la raison du géant se craquelait en une profusion de propos irréels, son humeur s’étalait dans les nuances les plus vives et  les plus contrastées, la réalité semblait l’abandonner. Bien trop inquiet, Alofilax était pour l’heure démuni de cette poésie qui habituellement l’habitait.
     A l’extérieur de l’estaminet, la foule commençait déjà à s’agglutiner, le débarcadère était étroit de ce côté-là, le chargement des péniches gênait souvent les déplacements. Aux premiers sons du glas, Le Pourfendeur Surprise, abusé par les manipulations mentales de kandaar, effectua une sortie furibonde de l’établissement. Il fendit la foule en hurlant des propos sans queue ni tête, et monta avec rage et maladresse sur une étroite embarcation de joute à quai - il sentait, à vrai dire, sa cuite l’engoncer dans les tréfonds de son armure, ce qui ne l’aida pas à grimper dans la barque- se hisser sur le perchoir, avec une lance de 4 mètres trouvée à bord, le rendit encore plus grotesque à la vue des badauds. La poupe du frêle esquif s’enfonçait dangereusement sous la ligne de flottaison et sous le poids conséquent de ce géant vêtu d’airain, ceci rendant l’ascension de l’échelle, menant au perchoir, sensationnelle. Un vrai funambule. Enfin en place sur la tintaine, à deux mètres au-dessus de l’eau, il put à nouveau s’égosiller :
     « Je déclare les jeux ouverts, que tous meurent bravement afin d’accompagner notre roi dans son dernier voyage. »
     Ses paroles tanguaient de l’aigu au grave, l’embarcation oscillait dangereusement. La lance au bout de son bras, assurément, elle ne chevrotait pas, il embrocha, du bout de sa phrase, un solide jeunot qui l’applaudissait fiévreusement. La foule recula d’un pas ne serait pas l’expression approprié pour décrire l’affolement qui s’en suivit. Le géant en profita pour empaler trois autres fuyards forts maladroits qui tentaient de passer, dans l’espoir de contourner la cohue, par-dessus un monticule de fûts.
     Kandaar lui avait plongé discrètement dans le canal, où transmuté en une myriade de poissons, il se plaisait à diriger la barque et les pensées confuses du Pourfendeur Surprise. La bienaimée de l’Amiral, Tular, de son balcon sur l’autre rive, contemplait le grotesque de la scène. La tête lui tournait à force de suivre l’embarcation qui sans relâche fonçait d’un bout à l’autre de la berge de chargement. Même elle, la Déesse, happée par la véhémence de ce spectacle, n’avait pas réalisée que l’esquif se déplaçait seul.
     Alofilax, inquiet de l’agitation sur la berge,  se décida à sortir de la taverne, et perçut la voix éraillée de son ami :
    « Reçois ces braves sots, Beau Regnauld ! Qu’ils t’amusent et te protègent…
—   Arrêtez Amiral ! Arrêtez ! Alofilax tentait de percer la pétaudière et l’assourdissant vacarme de la populace. Le géant l’entendit alors qu’il soulevait de sa lance une grosse bonne femme à plus de 4 mètres de haut (elle fit un atterrissage forcé sur un toit).
—   Ah ! Alofilax, rejoins l’ultime garde royale…
—   Arrêtez Amiral, quelle est cette folie !? Essaya-t-il de nouveau, tout en regardant son ami se retourner et foncer vers lui. Il commençait à prendre le coup avec sa lance en pointe de trident, embrochant et propulsant maintenant les gens deux par deux sur son passage.
—   Meurt ! Cria-t-il en tentant d’aiguillonner son écuyer qui s’était par trop approché.
—   Tular ! Tular ! Protectrice du Hadvast ! Venez raisonner le père de votre engeance. Vous seule, Déesse, pouvait le calmer. Hurla-t-il enfin en direction du logis familial, pendant que la barque continuait sa course vers l’autre bout de la berge pour en revenir avec élan.
—   Appelles la donc ! Couard ! Tu ne mérites pas l’honneur de mourir et de rejoindre... Là, s’agitant de trop, il tomba court comme sa phrase, et s’agrippa tant bien que mal aux rebords d’un ponton. Aidez-moi ! Remontez-moi donc, pauvres sots ! Aidez-moi donc à vous occire…
—   J’arrive. Calme toi mon doux géant. Je viens t’aider. »
     Tular arriva aussitôt, elle le sortit de l’eau d’un seul bras, avec une infini douceur et avec son agilité légendaire. Elle ne put, pour autant, malgré son bras libre, arrêter le coup de poignard. À jamais ses yeux resteraient grands ouverts, luisant d’un certain amusement causé par la scène qu’elle avait suivie de loin ; tout comme son large sourire, éternellement figé lui aussi, illuminerait son visage de l’époque jusqu’aux confins des ères. Le Pourfendeur Surprise avait frappé sa chère et tendre en plein cœur sous le coup de la folie, et du chagrin provoqué par la perte de son autre amour, le Beau Regnauld. Il reprit un infime instant ses esprits pour pleurer sa douce -Kandaar trop occupé n’avait ni senti ni vu arriver Tular et s’était trouvé distrait par ce meurtre imprévu et non planifié- Kandaar se reprit et aida le géant à s’enfuir en barque le long du canal. Ils fonçaient vers la ville natale de l’Amiral en aval : Grand Bourg Martel qui défendait le Hadvast contre Nargarone et le Conglomérat  Autonome d’Estriolet à l’est. Bien que ces données ne pouvaient plus être évidentes pour le géant, face au peu de raison lui restant et face au retour des manipulations de Kandaar.

     Au cours de son errance, il envoya nombre d’accompagnants à ses deux amours, trucidant d’écluse en écluse, sa trahison fut dument mise à prix par Reignauld III avant même son couronnement. Il joncha d’une multitude de morts les abords de Grand Bourg Martel, notamment à la septième écluse, la plus au sud, où Kandaar lui fit reprendre les joutes funèbres, une fois de plus, avant de disparaître tous deux du royaume.
     Kandaar était bien décidé à garder son emprise sur ce géant quasiment invincible, il avait là, sous son emprise, une personne forte et intéressante, dotée d’une mobilité surprenante au vue de sa stature, assurément un don de la regretté Tular.
     A la frontière Sud du Conglomérat, il réapparut un bref instant, dans les alentours de Nargaronne, soufflant la mort et hurlant au vent et aux dieux que le Hadvast était bel et bien mort. Depuis lors, seules quelques rumeurs, venues de lointaines contrées, parlaient encore d’un géant semant la pâle et froide éternité en l’arrosant de folles paroles sur la déesse Tular et le Beau Reignauld. Kandaar le guidait et le poussait à accomplir ses basses besognes. Le dieu de la perfidie s’était, à son propre insu, légèrement épris de ce nouveau compagnon et n’arrivait désormais plus à le quitter.

     Haani et son élève remarquèrent les nuages en formes de fumeroles s’accumulant à l’Est.
     « Agripilus ! Le ciel happe les âmes à deux lieues d’ici, ce doit-être à l’avant-dernière écluse du canal Octentrional. Le perçois-tu ?
—   Oui, je le perçois Maître-mage. Des gens se meurent à l’écluse Sud.
—   Reste là ! Je prends les devants.
»
     Arrivant près de l’aplomb des fumeroles, Haani se cacha derrière un vieux saule pleureur bordant le canal. Nul autre choix pour le moment, si ce n’était celui de périr. Un immense fou, juché sur le perchoir d’une embarcation de joute, perçait nains et marchands un à un avec sa lance. Il les avait apparemment coincés sur le pontil surplombant la porte-amont de l’écluse. La rive du Maître-mage leur était inaccessible, un tas de corps bouchait la sortie du pont, et la rive droite était un cul de sac où gisait nombre de cadavres. Haani mit rapidement un plan en place. Il allait falloir user d’une magie des plus sournoises afin de rester à l’abri vu le gabarit et l’intense frénésie de l’énergumène.
     Le mage commença par diffuser un léger brouillard et fit apparaître un grand miroir, les incantations fusaient à voix basses. Haani remarqua d’étranges oscillations autour de l’embarcation, suspicieux, il lança un sort de plus afin de dissimuler sa présence. Tout était prêt. Il fit pivoter le miroir déformant et hurla :
     « Pointe vers moi et succombe !
—   Qui ose ! Qui veut rejoindre mon Beau Regnauld et Tular ma douce dans leur dernière escapade. Kandaar retourna l’esquif dans la bonne direction et alimenta la haine du géant pour l’assaut à venir.
—   …Le chevalier Alétonné ! » Répondit le mage, avec un léger retard, n’ayant pas prévu pareille réponse de la part du géant.
     L’ancien Amiral fonçât sur son propre reflet difforme et s’acharna dessus, tout en se faisant ceindre par d’épaisses brumes. Même kandaar ne vit ni le tour arriver, ni l’habile Haani partir à la rescousse des rescapés. Une fois ces derniers en sécurité auprès de son apprenti, à deux bonnes lieues de là, il entreprit avec l’aide de son élève de sécuriser les abords du danger par un tour puissant qui détournerait les futurs passants de cet assassin tout puissant. Là fut son erreur, Agripilus n’était pas sous le coup d’un sort de dissimulation. Ainsi Kandaar sentit monter l’aura du sort tant il était puissant, il le brisa, et, choisit de cesser là le sempiternel renouvellement des joutes funèbres. « Après tout c’est l’avant-dernière écluse et d’autres choses pressent. » Se dit-il en son for intérieur. Il  poussa son géant à l’ouest, vers Nargarone, avant de repartir au nord vers la cité capitale autonome d’Estriolet où il allait avoir fort à faire. Nul ne les revit plus ensemble en Hadvast.



********************************

Première version:

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.




(Carte approximative modifiée, je reviendrais pour ce qui reste éventuellement à revoir)

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« Modifié: 11 août 2020 à 12:36:50 par Acini Van Herst »

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Re : [Erakis] Les joutes funèbres
« Réponse #1 le: 03 août 2020 à 17:20:15 »
Bonjour Acini. J'ai lu ton texte. Je dois t'avouer que j'ai cru au début que tu nous racontais la mort de Régnauld III et non de son père  :-[ Cela dit, ton texte était intéressant à lire et c'est un bon préquel aux autres textes  ^^

Juste deux erreurs que j'ai trouvé sur la fin :

Même kandaar ne vit pas le tour arrivé, ni l’habile Haani partir à la rescousse des rescapés.
oubli d'une majuscule

Citer
il  poussa son géant au sud
double espace

Concernant la carte, Ardhi est au sud de Alvarenn et non au nord  :) après faire une carte est assez compliqué je pense, on a pas forcément beaucoup d'infos.

Voilà, à une prochaine peut-être  ;)
Mon roman de Fantasy : Les Douze Élus.

Acini Van Herst

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Re : [Erakis] Les joutes funèbres
« Réponse #2 le: 03 août 2020 à 20:19:43 »
Salut Bapt90,

Merci de ta visite, et pour ton commentaire. Aucune peur à avoir je n’ai pas tué le Bon Reignauld.  ;)





Effectivement il y a un problème mon conglomèrat est censé représenté le territoire neutre (des annexes) entre Alvarenn et Ardhi, sauf que ce territoire est en fait une bande de terre neutre séparant les deux pays ( et les régions d’Ardhi  aussi).

Je vais voir ce que je peux faire. une fois Ardhi et Alvarenn relocalisé.

Au plaisir.
« Modifié: 05 août 2020 à 01:29:11 par Acini Van Herst »

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Re : [Erakis] Les joutes funèbres
« Réponse #3 le: 04 août 2020 à 22:27:55 »
Bonsoir Acini  :)

Alors ça ne reflète que mon point de vue mais pour moi :
  • je placerai le Hadvast au centre de la carte car c'est un peu le lieu central de l'intrigue pour le moment
  • Alvarenn assez proche
  • et du coup Ardhi au sud

Pour le reste ça doit être bon, enfin la position n'est pas dite précisément de base je crois.
C'est quand même un chouette travail et investissement cette carte de ta part.

A noté que dans les terres extérieures des humains y auraient peut-être habité un temps avant d'être tués par des draconides  :) enfin on ne sait pas non plus exactement

A une prochaine

(la carte évoluera à chaque nouveau texte je pense  ^^)
Mon roman de Fantasy : Les Douze Élus.

Hors ligne Quaedam

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Re : [Erakis] Les joutes funèbres
« Réponse #4 le: 05 août 2020 à 12:35:17 »
Salut Acini :)
C'est la première fois que je commente un texte de ta part.
Je sais que mes commentaires sont parfois un peu trop francs, mais ils n'ont pas pour but de te blesser. Parfois je suis à côté de la plaque et je tiens à assurer que je suis une parfaite amatrice :) Libre à toi de les prendre en compte ou non  :noange:

Citer
La capitale toute entière pleurait son roi et n’en revenait toujours pas de son âge,
Je ne sais pas si c’est un style personnel, mais je trouve que les deux propositions de cette phrase, n’appartenaient pas au même registre de langue, sonnent bizarrement.
« Ne pas en revenir » est assez familier : ce genre d’incises peuvent être très drôles, mais en opposition à tout un contexte ampoulé. Je dirais que dans ton cas c’est maladroit, ça arrive trop tôt.
Citer
tous s’accordaient à lui donné
à lui donner
Citer
tous s’accordaient à lui donné une petite quarantaine grand maximum. Le Pourfendeur Surprise s’abandonnait outrancièrement à la vulgarité, la violence et la boisson depuis trois jours au troquet de l’écluse nord
Je ne comprends pas très bien l’enchainement de ces deux phrases. Tu viens de t’attarder sur le roi, en parlant de son âge surprenant et tu passes direct sur un autre personnage. De plus, ce personnage est désigné par un surnom qui pourrait convenir aussi au roi. Je dirais que du point de vue linguistique, tu induis une confusion. C’est dommage, puisque dans cette phrase, tu nommes un lieu qui a lui seul pourrait aider le lecteur à situer les deux actions distinctes : le peuple qui pleure, et l’ancien garde qui se saoule. Je te conseillerais (mais il y a d’autres solutions), d’invoquer le lieu avant le personnage : en jouant sur l’espace, tu vas aider le lecteur à comprendre que tu passes à un autre sujet.
EDIT: la précision sur l'âge du roi me semble superflu puisqu'au final ça n'aura pas d'importance pour la suite. Tu peux bien sur le garder, c'est ton texte et ton style. Mais si tu veux alléger...

Citer
de l’écluse nord - C’était le point de départ qui menait le canal Octentrionnal jusqu’à la huitième écluse à Grand Bourg Martel en aval – Il ne
Pas besoin de majuscule quand tu utilises des tirets 😊
Citer
Kandaar lui jouait avec l’esprit du Pourfendeur Surprise, attisant sa fureur et son désespoir, il s’était habilement transformé, et avait remplacé le tavernier.
Je trouve ta formulation assez lourde et il n’y a pas grand-chose à faire pour la rendre plus fluide. Déjà, tu utilises plusieurs fois la même conjonction de coordination « et » (sans créer de parallélisme) ce qui est assez désagréable à lire. Le participe présent est toujours à employer avec mesure, car il est en lui-même un boulet dans une phrase (j’en utilise un paquet aussi, mais je me soigne :D).
Citer
Octentrionnal
En direction du huit ? Si c’est par rapport à l’octant et non « octo », pour jouer sur le « septentrional » j’écrirais « octantrional ».
EDIT: haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan: le canal a 8 écluses ? Pourquoi pas, mais je dirais que le suffixe -trional est un peu trop "directionnel". Cela dit, pourquoi pas :D
Citer
Le Pourfendeur Surprise fit une sortie en furie
Un peu lourd ? Peut-être que je lis trop de romans en anglais mais ne serait-il pas plus judicieux, puisqu’il s’agit d’une action soudaine et rapide, de privilégier le verbe aux noms ? Du genre « Le Pourfendeur Surprise sortit en furie » ? (Surtout que « faire une sortie » c’est plutôt « dire quelque chose », non ?)
Citer
Il était, à vrai dire, revêtu de son armure et surtout d’une terrible cuite
Tu veux dire qu’il était aussi revêtu d’une cuite ou tu as inversé « surtout » et « sortait » ?
Je ne comprends pas pourquoi tu utilises « à vrai dire ». Tu veux justifier sa maladresse à monter dans le canoë ? Je pense que la maladresse et trop éloigné dans la phrase précédente pour bien fonctionner ici.
 
Citer
Ses paroles tanguaient de l’aigu au grave, l’embarcation dérivait se noyait et couinait
Virgule entre « dérivait » et « se noyait ». Sinon la mise en parallèle est très coule  :calin:

Le paragraphe suivant:
Je ne comprends pas comment le Pourfendeur pourrait tuer qui que ce soit, puisque pour moi il est dans un bateau et les gens sur un quai (minimum 2 mètres entre le milieu du bateau et le bord des quais). La foule est-elle si proche qu’il puisse l’atteindre ? Le bateau n’avance-t-il pas ? Les gens sont sur d’autres bateaux autour de lui ? Selon moi, il est nécessaire de donner plus d’informations et de repères pour que ton lecteur puisse visualiser la scène et comprendre sa logique.
La mort de Tular, la fuite du Pourfendeur, Kaandar qui laisse fuir puis rattrape… je pense que ça va beaucoup trop vite, que tu manques d’emphase. Pour rajouter à des précisions géographiques qui, de l’aveu de ton personnage, ne sont pas importantes… Tout ce passage est très confus. Pourtant c’est un moment clé, un moment fort. Même si ton personnage n’a plus toute sa tête, il faudra que ton lecteur comprenne ce qui est en train de se jouer.
Citer
Reignauld III

Regnauld III

Citer
assurément un don de la regretté Tular.
Hahaha j’aime beaucoup cette idée : je me demandais à quoi pouvait bien servir une déesse de la mobilité.
Citer
, seules quelques rumeurs, venues de lointaines contrées, parlait
Parlaient
Citer
ni l’habile Haani partir
parti
Citer
c’était l’avant-dernière écluse
[...]
, ce doit-être à la dernière écluse
Où est-ce finalement ?

Bilan

Je trouve que ton texte a quelques problèmes, notamment de spatialité. Parfois, c’est dû à des étourderies (l’écluse), mais souvent c’est un problème de narration. A moins humble avis, tu gagnerais à décrire un peu plus tes scènes, où se tiennent tes personnages, s’ils avancent, à quel point sont-ils proches les uns des autres, etc. Ce sont des conseils pour retravailler ton texte, à toi de voir si tu veux les suivre 😊

Je te conseille aussi de détailler tes actions en fonction de leur importance. Par exemple, tu as très bien géré la mort de la première victime, le « jeunot » (bon, j’avoue que je ne sais pas où il est, mais dans l’esprit c’est pas mal) : c’est rapide, brutal. C’est choquant, c’est surprenant. Par contre, la mort de la déesse, qui en plus est l’amante du personnage principale : c’est très très expédié. On ne sent pas sa lutte contre Kaandar, on ne sait pas si le Pourfendeur comprend ce qu’il fait (alors que manifestement, dans la scène suivante, il sait qu’elle est morte), on ne voit pas le corps disparaitre dans un rayon de lumière ou s’écrouler comme celui d’une mortelle, on n’entend pas les hurlements de peur des gens (une déesse quand même !), on ne comprend pas où elle est apparu, comment, si ça surprend la foule, (peut-être à quoi elle ressemble tant qu’à faire ?)… Brefle, je trouve que c’est vraiment dommage.

Voilà pour moi :)
Si ce genre de commentaires détaillés ne te plait pas, n'hésite pas à me le dire (et préciser quels types de commentaires du recherche en aval de ton texte :D)

Acini Van Herst

  • Invité
Re : [Erakis] Les joutes funèbres
« Réponse #5 le: 06 août 2020 à 02:05:59 »
@Bapt90

Désolé, j’ai remis Ardhi au nord, c’est plus fort que moi.  :'(

Je ne souhaite pas réellement voir ce semblant de texte dans Erakis. Donc si vous le retirer, aucun problème pour moi, je dirais que là où j’aurais problème c’est si vous venez à le garder, cela m’obligerait à le retravailler un minimum (oh ! le doux euphémisme).

Si j’ai posté ce premier jet, c’est plus pour attirer l’attention sur la géographie d’Erakis qui a mon sens devrait se diriger vers une carte et une mise en contexte des éléments géo.

Va donc falloir vous trouver un vrai cartographe (moi ça laisse à désirer et pas l’temps). Vous pouvez d’ailleurs lui laisser quelques libertés, la possibilité d’ajouter des repères issus de son imagination (monts, rivières, iles, steppes…). Il peut définir des territoires attribuables, etc.
Car au final, seules les annexes, une carte et une chronologie permettront une réelle cohérence entre les textes d’Erakis.

Exemple brouillon : (avec Ardhi au bon endroit, c’est pas trop tôt !)  ;)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



@Quaedam

Un grand merci à toi pour ton commentaire et ton tact (vu la qualité du texte, il en fallait).

Citer
Je sais que mes commentaires sont parfois un peu trop francs

Bilan
Je trouve que ton texte a quelques problèmes, notamment de spatialité.

Bon, sur le « quelques », je n’ai pas perçu ton coté franc, mais uniquement le coté tact.

Une intro digne du pire avis de décès que l’on puisse imaginer ou trouver, des fautes en tout genre, des choix de conjugaison boiteux, des idées pas assez détaillées et mal ou trop vite élaborées, etc. Les premiers dialogues ne me plaisent pas d’ailleurs, pas assez tranchant, ils sonnent trop guindés…

Pour la spatialité c’est le manque de développement (des joutes notamment) dans mon texte qui fait cet effet - explications plus bas.



Octentrional :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


En fait juste un ‘n’ en trop.

Préfixe octa du lat. octo peut se réduire à oct associé à septentrional (j’avais d’abord écrit ‘a’ mais la graphie ‘octantrional’ ne me plaisait pas).

Effectivement, canal à huit écluses prenant source au Nord.


Citer
Le paragraphe suivant:
Je ne comprends pas comment le Pourfendeur pourrait tuer qui que ce soit, puisque pour moi il est dans un bateau et les gens sur un quai (minimum 2 mètres entre le milieu du bateau et le bord des quais). La foule est-elle si proche qu’il puisse l’atteindre ?


Les barques lourdes des joutes nautiques se déclinent en de nombreux modèles.

Les petites barques lourdes, à un seul rameur par rangée, ont une largeur entre 1 m 10 et 1 m 60 (peut-être moins). Du milieu d’une barque à quai tu es donc à environ 70 cm du quai, l'amplitude d'un bras.

Les lances de joutes nautiques font de 3 à 4 mètres, et un dieu dirige la barque.

La tintaine (perchoir ou  plateau parfois) est :

-   posé au bout d’une post éminence en forme d’échelle à la poupe dépassant de 1 mètre minimum la fin de la barque.

-   1 à 3 mètres au-dessus de l’eau.


Donc l’action est bien possible, mais très mal développée.  :-[

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Tu as entièrement raison, j’aurais dû affiner, détailler et étirer.  ;)


Citer
   
Citer
assurément un don de la regretté Tular.
Hahaha j’aime beaucoup cette idée : je me demandais à quoi pouvait bien servir une déesse de la mobilité.

Hahaha ! Moi aussi, je me le suis demandais.  :D

J’avais donc envie de creuser un peu, pour le moment je n’ai trouvé que ça :

-   L’accélération, le gain en coordination des êtres vivants. La lévitation.

-   Guide et déclenche la transhumance des bovidés, les migrations (oiseaux, poissons, humains).

-   Capacité à diriger tout objet en mouvement.

-   Agit sur les courants d’air, de lave et d’eau (peut tuer quelqu’un en stoppant sa respiration ou le faire éclater en le remplissant d’air).

-   L’incitation à l’exode, au voyage, à la conquête, à l’errance, la danse…

-   Déplacement temporel divers.

-   Désorientation des sentiments ou des pensées dirigées vers quelqu’un ou quelque chose.
         ex : X aime Y, devient X aime A.


Pour la déesse de la persuasion je n’ai même pas creusé, elle m’a déjà persuadé de ces pouvoirs et du fait qu’elle devrait tout régenter.

Deux déesses inhabituelles, mais je suis sûr que ça va le faire grave !



Citer
Citer
kandaar ne vit pas le tour arrivé, ni l’habile Haani partir

parti

Oups, raté !

‘arriver’

C’était presqu’un doublé en fait : « Kandaar ne vit ni le tour arriver, ni l’habile Haani partir »

Le premier ‘pas’ marchait à la place du premier ‘ni’ (question de gout).



Merci pour les erreurs et coquilles je les corrigerais quand j’aurais le temps, par contre beaucoup  trop de travail en perspective pour améliorer ce premier jet, si vous l’éradiquez d’Erakis, comme dit plus haut, je pense que ça arrangera tout le monde.



Si quelqu’un compte (ou comptait déjà avant même ce post) se servir d'une des idées que j'ai émies sur ce fil pour la concocter à sa façon, pas de soucis, je ne compte pas pousser plus avant.


Merci à vous deux, au plaisir.

Hors ligne Quaedam

  • Calliopéen
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Re : [Erakis] Les joutes funèbres
« Réponse #6 le: 06 août 2020 à 14:49:30 »
Citer
Un grand merci à toi pour ton commentaire et ton tact (vu la qualité du texte, il en fallait).
N’exagérons rien 😊 Ce n’était vraiment pas atroce à lire ^^ Mais ça manquait de maitrise mais ce n'était pas illisible 😊 C’est en forgeant qu’on devient forgeron, de toutes façons, et je n’ai pas la prétention d’être moi-même un Molière en puissance :D
Citer
ma dyslexie a encore frappée tout comme avec « Hadvast », à chaque fois ça donnait « Havstad ».
Roooh la dyslexie est comme un boulet accroché à nos mains quand on écrit \o/ Je te comprends et te soutiens (même si on ne s’en débarrasse pas, on finit par avoir les bras assez musclés pour le supporter ^^)
Citer
Les barques lourdes des joutes nautiques se déclinent en de nombreux modèles.

Les petites barques lourdes, à un seul rameur par rangée, ont une largeur entre 1 m 10 et 1 m 60 (peut-être moins). Du milieu d’une barque à quai tu es donc à environ 70 cm du quai, l'amplitude d'un bras.

Les lances de joutes nautiques font de 3 à 4 mètres, et un dieu dirige la barque.

La tintaine (perchoir ou  plateau parfois) est :

-   posé au bout d’une post éminence en forme d’échelle à la poupe dépassant de 1 mètre minimum la fin de la barque.

-   1 à 3 mètres au-dessus de l’eau.


Donc l’action est bien possible, mais très mal développée.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



Tu as entièrement raison, j’aurais dû affiner, détailler et étirer. pour le supporter :D)
   

Ca, j’avoue, que tu pourrais l’expliquer. Pas de manière aussi formelle mais dire « il monte dans une barge. Elle est large, haute, taillée pour les tournois nautiques ». Et hop, ton lecteur sait à quoi s’attendre (ou qu'il peut faire une recherche) Du coup, avec ce genre de petits détails + la position des mecs autour ça aller comme sur des roulettes :D
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Deux déesses inhabituelles, mais je suis sûr que ça va le faire grave !
Toutàfé ! En tout cas, t’as de bonnes idées pour les exploiter :D
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Merci pour les erreurs et coquilles je les corrigerais quand j’aurais le temps, par contre beaucoup  trop de travail en perspective pour améliorer ce premier jet, si vous l’éradiquez d’Erakis, comme dit plus haut, je pense que ça arrangera tout le monde.
Hahaha non ça serait dommage (sauf si tu le veux vraiment). Je te conseille (humblement) de le réécrire, ou de réécrire certains passages. Quitte à te concentrer sur la mort de Tular ou la fuite du Pourfendeur. Avec des critiques, tu peux pousser ton texte plus loin, ça te permet de repartir sur une base un peu plus saine avec des tips. Après c’est comme tu veux : je sais à quel point ça peut être énervant de réécrire la même chose.

Cela dit je tiens à t'assurer qu'Erakis est ouvert à tous les niveaux d’écrivains, débutants, intermédiaires, confirmés, Flaubert. Il ne faut pas que tu complexes ou que tu te sentes moins légitime à participer. Je vois cet univers comme un lieu d’expérimentations, un défouloir littéraire commun et inspirant pour s’entre-aider ou raconter des histoires qu’on assumerait pas dans nos textes propres (huhu : jeu de mots).

Je t’encourage vraiment à continuer d’écriture (pour Erakis ou non, hein^^, pas de pression) sur le MDE : les critiques des autres membres permettent d’identifier nos faiblesses ou nos tics.
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Bon courage en tout cas :D
J’espère te revoir sur Erakis :D

Acini Van Herst

  • Invité
Re : [Erakis] Les joutes funèbres - V2
« Réponse #7 le: 09 août 2020 à 16:19:03 »
Merci Quaedam pour les encouragements.  :calin:

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Hahaha non ça serait dommage (sauf si tu le veux vraiment). Je te conseille (humblement) de le réécrire, ou de réécrire certains passages. Quitte à te concentrer sur la mort de Tular ou la fuite du Pourfendeur. Avec des critiques, tu peux pousser ton texte plus loin, ça te permet de repartir sur une base un peu plus saine avec des tips. Après c’est comme tu veux : je sais à quel point ça peut être énervant de réécrire la même chose.

Cela dit je tiens à t'assurer qu'Erakis est ouvert à tous les niveaux d’écrivains, débutants, intermédiaires, confirmés, Flaubert. Il ne faut pas que tu complexes ou que tu te sentes moins légitime à participer. Je vois cet univers comme un lieu d’expérimentations, un défouloir littéraire commun et inspirant pour s’entre-aider ou raconter des histoires qu’on assumerait pas dans nos textes propres (huhu : jeu de mots).

Je t’encourage vraiment à continuer d’écriture (pour Erakis ou non, hein^^, pas de pression) sur le MDE : les critiques des autres membres permettent d’identifier nos faiblesses ou nos tics.

Rassures-toi aucuns complexes… Je dirais plutôt, dans mon cas, c’est énervant de ne pas avoir de temps pour écrire, quant à retravailler mes textes, houlà !

Ce fofo est effectivement un bon tremplin, une aide à l’envol lyrique,  pour les écrivains et ce quel que soit leur niveau au trampoline et le nombre de chute. Si l’ascension ne vient pas est-ce si grave ? L’amusement n’en est, effectivement, pas moins là.

J’ai donc sous pression (nan ! je déconne !) décidé d’essayer de me débloquer un peu de temps pour une V2. Elle aura au moins le mérite de gommer le vilain avis de décès qui introduisait mon texte et, personnellement, me traumatisait.

A tantôt.

Hors ligne Alan Tréard

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Re : [Erakis] Les joutes funèbres - V2
« Réponse #8 le: 12 août 2020 à 18:02:49 »
Bonjour Acini,


Tes commentaires riches et diversifiés ont attisé ma curiosité, et je me suis plongé dans ce texte de l'univers d'Erakis avec le plaisir de te retourner la générosité avec laquelle tu as commenté mes propres textes. :)


Ton personnage de l'Amiral m'a semblé plein et entier, je n'ai pas eu de difficultés à imaginer ce colosse rendu fou par quelque démon tourmenteur, à prôner des inepties hallucinées avec une certaine forme d'excentricité chevaleresque.

En revanche, j'ai eu beaucoup plus de mal à comprendre qui était exactement « Kandaar ». Ou plutôt, je n'ai pas compris quoi c'était : Une âme ? Un sorcier ? Un esprit ? Un démon ? Une des choses qui m'a fait douter sur ce qu'il fallait voir dans cette espèce d'emprise mentale, c'est cette capacité qu'elle a à se mouvoir dans l'espace, d'être spectatrice de la scène.

Tu écris : « Kandaar lui avait plongé discrètement dans le canal, où transmuté en une myriade de poissons, il se plaisait à diriger la barque et les pensées confuses du Pourfendeur Surprise. » et l'adjectif transmuté signifie qu'il s'agirait-là d'un métamorphe ? Est-il humain à l'origine ?


La fin m'a paru trop obscure à ce sujet, j'aurais aimé trouver une révélation ou un indice sur ce qu'est vraiment ce Kandaar.


Un texte qui garde bien ses secrets et ne nous en dit pas plus sur la cause véritable des délires de l'Amiral. Un choix narratif assez complexe qui pourrait être mieux amené à mes yeux, mais qui reste malgré tout une intéressante expérience d'écriture avec une bonne dose d'originalité.

Un grand merci à toi pour cette lecture. ^^
Mon carnet de bord avec un projet de fantasy.

Acini Van Herst

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Re : [Erakis] Les joutes funèbres - V2
« Réponse #9 le: 12 août 2020 à 23:56:59 »
Salut Alan,

Ravi de ta visite. Et ravi que tu n’ai pas soulevé de fautes d'ortho ou de grammaire, ça me rassure sur mon texte, sachant ton œil acéré.

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Tes commentaires riches et diversifiés ont attisé ma curiosité, et je me suis plongé dans ce texte de l'univers d'Erakis avec le plaisir de te retourner la générosité que tu m'as apportée sur mes propres textes.

Mouaip ! Riches ça dépend des commentaires que je dépose ici et là sur le MdE, de temps en temps, j’ai eu viré au déjanté ou au distordu, dans des buts masqués mais assurément pas malsains. D’autres fois c’est surtout riche en âneries, le ridicule ne tue pas. Comme quoi effectivement assurément diversifiés…

En attendant, merci pour le retour. :mafio:



Pour Kandaar, c’est un dieu doué de transformations et de métamorphoses, doté d’un grand pouvoir de suggestion mentale, aussi capable de briser un sort – il a été introduit succinctement dans un autre texte d’Erakis, cf. spoiler en bas- j’en ai fait un « dieu de la perfidie » (fin second §).

Un passage t’a dû manquer ou manquer de cohérence passage était-il coupable ?  :'(

Tu fais bien néanmoins de me souligner cette incompréhension, le texte ne fait peut-être pas bien apparaître qu’il s’agit du même personnage, je rejetterais un œil à tout ça, et à Tular, il se peut qu’il y ait des trucs pas très clairs aussi.

Pour le pourfendeur qui lui a aussi des aptitudes hors du commun, est-il réellement un géant ou issu d’un métissage avec des géants ? Perso, je n’ai pas voulu trancher. J’aurais peut-être dû ? Bop ! Ça laisse planer un peu le mystère.



Pour le choix narratif, si en cas tu as un conseil (enfin toi, ou un autre qu’aurait le temps et une idée, même vague) ce n’est vraiment pas de refus. Je me suis senti effectivement assez bancal, peu sûr de moi à certains moments, sans trop arriver à percevoir ce qui pouvait bien clocher avec la narration (et aussi mes choix de conjugaisons).

Pour l’originalité, et l’Amiral, merci beaucoup.

Je me permets de relativiser un peu tout de même pour l'originalité : le pourfendeur est, un peu, une simple transposition de Don Quichotte, j’ai rien inventé, idem pour d’autres trucs dans le texte, certains émanent d’autres textes d’Erakis (certains noms et lieux notamment). Après la joute en tant que transposition et la ruse employé par Haani, pourquoi pas…  :)


T’ayant révélé qui était Kandaar  ton avis sur la chute peut partir du coup dans un autre sens.

Après, Erakis, c’est un univers collectif en voie d’expansion, pour la fin obscure je comprends ta déception, mais l’histoire ne finira pas forcement là.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


A bientôt, il me reste 3 blocs sur ton texte.

Hors ligne Alan Tréard

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Re : [Erakis] Les joutes funèbres - V2
« Réponse #10 le: 13 août 2020 à 12:20:13 »
Bonjour Acini,


Je pense effectivement que je viens de comprendre : l'Amiral serait l'amant de Tular donc le père d'Athos ?

Athos, je m'en souviens très bien, c'est le personnage inventé par Become, le lien que tu as mis en spoiler raconte son histoire, histoire dans laquelle on apprend qu'il aurait une mère déesse. Ce qui signifie que l'Amiral pourrait être le père d'Athos (rien dans le texte ne nomme précisément Athos, il y a une zone d'ombre dans l'intrigue).


Pour l'orthographe, il m'a semblé que c'était – dans l'ensemble – plutôt correct, or il est probable qu'une soigneuse relecture laisse apparaître une ou deux coquilles, rien qui ne gêne vraiment la lecture, rien qui n'altère le sens du texte. La grammaire m'a semblé bien maîtrisée dans l'ensemble, et une erreur ou deux ne perturbe pas l'ensemble en gênant la compréhension.


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Pour le choix narratif, si en cas tu as un conseil (enfin toi, ou un autre qu’aurait le temps et une idée, même vague) ce n’est vraiment pas de refus. Je me suis senti effectivement assez bancal, peu sûr de moi à certains moments, sans trop arriver à percevoir ce qui pouvait bien clocher avec la narration (et aussi mes choix de conjugaisons).

Alors, ce que je retiens du texte, c'est effectivement la difficulté à comprendre qui est Kandaar quand on ne sait pas encore qui est l'Amiral.

Dans un texte aussi court, tu as déjà à peine la place de présenter un personnage principal, les personnages secondaires risquent de pâtir d’incomplétude. De cette façon, je te conseillerais de moins en dire à propos de Kandaar (d'éviter les détails excessifs sur sa progression, de ne pas trop parler de ses intentions/volontés intérieures, de sa subjectivité ou pensée) ; et de ne révéler exactement qui est Kandaar qu'à la fin du texte.

Pourquoi ? Parce qu'en se concentrant sur l'Amiral, essayer de savoir : qui il est ? qu'est-ce que sa folie signifie ? on n'a pas le temps de voir quelles sont les vérités à propos de l'autre personnage, on ne peut pas faire la part entre ce qui est de l'ordre du délire de l'Amiral et ce qui est de l'ordre de la réalité du dieu.

Ainsi, tout à la fin, tu peux conclure sur un propos plus général présentant Kandaar, expliquant que ce n'est pas la première fois qu'il fait ça (si les habitants de l'univers d'Erakis connaissent le dieu de la perfidie, ils savent déjà le reconnaître, ils sauront qui il est). Grâce à une méthode qui distingue mieux les deux persos, et une fois que tu auras suffisamment présenté l'Amiral, tu pourras apporter un bref descriptif de Kandaar en expliquant que ça lui arrive souvent de persécuter les mortels. Cela en fera un personnage secondaire à part entière, et remettra du sens sur le comportement du premier personnage : l'Amiral.


Voici pour l'idée que je me fais de la narration à ce propos, en espérant que cela ne te paraisse pas trop complexe à imaginer... En tout cas c'est une piste de narration envisageable qui faciliterait la lecture.

Bon, il va me falloir maintenant retravailler l'introduction de mon propre texte, je te répondrai sur l'Inauguration de l'Hôtel d'observation lorsque j'aurai apporté une nouvelle version à mon intro, à bientôt. :)
Mon carnet de bord avec un projet de fantasy.

Acini Van Herst

  • Invité
Re : [Erakis] Les joutes funèbres - V2
« Réponse #11 le: 14 août 2020 à 12:51:07 »
@Alan

Merci d’avoir pris le temps, je me doutais qu’il s’agissait d’un éventuel problème sur la façon dont je dispose mes éléments narratifs (un vrac), je saute souvent trop vite d’un truc à l’autre, ou ne dispose pas forcement les choses de la plus judicieuse des façons dans mes narrations.

Effectivement ta façon de voir pour Kandaar peut créer un peu de suspens à son propos et permet de rester centré sur Le Pourfendeur, j’essaierai si j’ai le temps et des idées de revoir ça et surtout l’introduction de la double dénomination de Kandaar qui est effectivement mal amener.

Merci.

Hors ligne Mélina Le Page

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Re : [Erakis] Les joutes funèbres - V2
« Réponse #12 le: 16 août 2020 à 21:16:04 »
Bonsoir Acini!
J'ai trouvé ton texte vraiment sympa. Il fait très bien le lien entre plusieurs textes postés précédemment !

Intéressant d'apprendre comment la déesse Tular est morte.

Ah ce sacré Kandaar, quel mauvais blagueur! Il porte tout à fait bien son nom !

Merci beaucoup pour ce moment de lecture agréable !

J'ai noté quelques corrections et je te propose quelques idées de modification.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
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L'Elfe Noir

Acini Van Herst

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Re : [Erakis] Les joutes funèbres - V2
« Réponse #13 le: 17 août 2020 à 00:51:00 »
Salut Mélina,


Merci pour ta visite et pour avoir pris sur ton temps pour me laisser ce sympathique avis.

Ah ! Ce kandaar, je ne dois pas l'aimer que d'oubli de majuscules...


Je reviendrais sur ce texte, pas forcément de trop grosses modifs je pense, sinon il va falloir éviter les incohérences avec Erakis, où j’ai un peu perdu le fil. (ça fait deux fois que je le dis pour me motiver, allez la 3ème sera la bonne)


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L’Amiral et sa garde s’étaient fait surprendre, lui, le Pourfendeur Surprise, surpris par de vagues pillards !
Il y a beaucoup d’occurrences autour des mots « surprendre », « surprise », « surpris ». Ce serait peut-être mieux d’utiliser des synonymes, non ?

La répétition reste une figure de style, je pense que je l’ai 'mal' posée, me manque un truc. Après ces répétitions, dans la première phrase, pour moi révèlent en partie la psychologie de l’amiral. Je pense, tu n’as peut-être pas pris cet angle d’attaque en compte. je pense ajouter un point final avant "lui" et un d'exclamation après.

J’aurais dû dire l’Amiral en début de 2nd § ça créait un parallélisme avec le premier §. et aurait retardé un pourfendeur.

Je rejetterais un œil à l’alternance des 3 dénominations du « Pourfendeur Surprise » et s’il y a une occurrence non liée à son nom.

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—   Arrêtez Amiral ! Arrêtez !
Alofilax tentait de percer la pétaudière et l’assourdissant vacarme de la populace. Le géant l’entendit alors qu’il soulevait de sa lance une grosse bonne femme à plus de 4 mètres de haut (elle fit un atterrissage forcé sur un toit).
J’irais à la ligne pour marquer la limite entre les paroles et les actions du personnage. De même plus loin dans le passage de ce dialogue.

Le dial est en italique et le narratif non, du coup les limites sont marquées (si tu as copié collé souvent l'italique saute entre autres choses). Après, si c’est non conventionnel je ne dis pas, mais je n’en suis pas persuadé.


Merci beaucoup Mélina.



Hors ligne Mélina Le Page

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Re : Re : [Erakis] Les joutes funèbres - V2
« Réponse #14 le: 17 août 2020 à 18:47:29 »
Le dial est en italique et le narratif non, du coup les limites sont marquées (si tu as copié collé souvent l'italique saute entre autres choses). Après, si c’est non conventionnel je ne dis pas, mais je n’en suis pas persuadé.
Pour moi, ta disposition est non conventionnelle effectivement.  :) Du moins, je ne l'ai jamais vu présentée autrement dans un livre.

Mais, c'est toi l'auteur, tu présentes bien ton texte comme tu veux !  :mrgreen:

Excellente continuation !
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L'Elfe Noir

 


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