Un chant pour Federico García Lorca
Avec une extrême bestialité,
Federico García Lorca fut exécuté
Par des hommes froids et noirs,
Sang sur les mains, cœurs désertés
Sous la lune de Grenade éplorée,
Qu’était son bel havre de paix.
Fosse commune, corps jamais retrouvé,
Reste ses vers, ses oraisons géantes,
Des fleurs de sang, des voix errantes
Aux tempêtes du matin sans chagrin.
Elles font sangloter les Saules Pleureurs,
Dans les patios où la mort s’amuse,
Et mon voyage est une ode aérienne,
Faim sans fin de Vénus la belle de l’Amour.
Je continue de rêver, poétique,
Avec l’écho d’une espérance antique.
Et Federico García Lorca
D’une flottille de carences,
Fui la tour de la capitale.
Chaque jour devient une chance,
Pour de possibles aubaines,
Là où la mer organique et lointaine
‘’La mer qu’est le Lucifer de l'Azur’’.
Mon âme ploie sous l’aurore,
Et je me vois, batifoler encore,
Me gonfler d’un affect orphelin,
Sous l’œil du duende souverain.
Sensuellement parti vers le ciel,
Lui, Federico García Lorca tourna son cœur.
Federico García Lorca parti en poète intègre.