Fiche technique :Sorti en 1980, Superman II est la suite directe de Superman (1978), réalisée par Richard Lester, avec, en tête d'affiche Christopher Reeve (Kal-El, Clark Kent, Superman), Margot Kidder (Lois Lane), Terence Stamp (général Zod), Gene Hackman (Lex Luthor), Sarah Douglas (Ursa).
Richard Lester, on le connaît pour sa réalisation de
Le Knack... et comment l'avoir,
Comment j'ai gagné la guerre,
La Rose et la Flèche,
Superman 2, Terrence Stamp, pour ses prestations dans
L'Obsédé,
Théorème,
Superman,
Wall Street,
Priscilla, folle du désert,
Star Wars, épisode I : La Menace fantôme et Sarah Douglas pour
Superman II et
Conan le Destructeur (

)
À la musique, d'après une composition originale de John Williams, on retrouve Ken Thorne, qui n'a aucun titre notable selon Wikipédia, mais je remarque qu'il a travaillé avec Richard Lester sur dix films.
Encore une fois, je ne connais pas tous ces films personnellement, ce sont les propositions Wikipédia de films notables.
Synopsis :Peu avant la destruction de Krypton, trois criminels sont condamnés à l'exil éternel dans l'espace. Ils parviennent à se libérer de leur prison dans le système solaire, découvrent la Terre, l'Humanité et sèment le trouble. En parallèle, Superman doit se confronter à un dilemme : sa vie de héros et ses pouvoirs, ou son amour pour Lois Lane et une vie ordinaire.
Mon avis :J'ai un peu moins accroché au film en général.
J'aime beaucoup le personnage du Général Zod, qui apporte un véritable antagoniste à Superman selon moi. Je crois que le Lex Luthor froid, cruel, véritable génie, sociopathe dont la fortune le protège de la justice, le rend impudent, et qui pourrait apporter un vrai challenge à Superman, n'existe que dans mon imaginaire. Tant pis. Et donc, le général Zod apporte cette antipathie qui me manquait : il ressemble pas mal au Luthor de mon imaginaire, un vrai challenge pour Superman.
J'ai perdu de mon affection pour Lois, que je trouve moins pétillante, moins Lois. Dans le premier film, elle se décrit elle-même :
"Comment ? M'arrêter ? Et finir comme ma sœur, avec deux enfants, deux chats et un crédit pour la maison ?". J'aimais bien. Elle ne paraissait pas forte, mais elle savait ce qu'elle faisait, où elle allait, et même au milieu des flammes, elle trouvait le moyen de continuer. Je trouve qu'elle a ici perdu ce pep's particulier.
Par contre, j'ai un peu plus aimé le dilemme de Clark, même si je l'analyse en décalage des réponses qui lui sont proposées : dans le film, il a le choix entre kryptonien avec pouvoirs seul et humain sans pouvoir avec Lois. Je ne sais pas si j'y crois. J'ai plus cette sensation que Clark veut redevenir Clark tout au long du film, pour courtiser Lois entre autres. Sauf que Clark n'a pas besoin de perdre ses pouvoir à mon sens. Peut-être parce que, pour moi, ça revient à sectionner une part de lui, ses origines, son histoire. Non, Clark Kent n'a pas à être humain ou normal, mais plutôt à trouver son équilibre. Et, en même temps, à la fin, quand il laisse Lois repartir, il fait ce choix pour moi : être Clark Kent dans son entièreté, pas juste le maladroit bégayant, mais aussi ce héros qu'il se sait capable d'être. Et par extension, le dilemme de Lois est sympa aussi : pouvoir l'aimer en secret malgré les aléas ou oublier et passer à autre chose.
Et alors, je suis très curieuse !
On en a discuté avec mon homme pendant que j'écrivais cette critique : en fait, une
Director's Cut existe. Richard Donner avait commencé la réalisation de ce deuxième film, mais a ensuite été bouté du projet, au profit de Richard Lester. Dans une interview, l'actrice Margot Kidder a révélé que des scènes tournées par Richard Donner existent, et la ténacité des fans a fait le reste. Richard Donner a pu monter le film tel qu'il l'a voulu et cette version est sortie depuis. Personnellement, je la reçois pour Noël, donc attendez-vous à me revoir sur ce sujet dans trois mois !