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Le Monde de L'Écriture » Salon littéraire » L'Atelier » Ateliers d’ecriture (Modérateur: Rémi) » Ar lath ma, venhan [Les répétitions]

Auteur Sujet: Ar lath ma, venhan [Les répétitions]  (Lu 3408 fois)

Hors ligne Luna Psylle

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Ar lath ma, venhan [Les répétitions]
« le: 05 Avril 2025 à 00:16:10 »
Atelier d'écriture - les répétitions


   Je viens apporter ma pierre à l'édifice. Est-ce que j'en suis satisfaite ? Non :-[ mais ce thème des répétitions m'intéresse grandement, et ce texte, même si imparfait, exprime bien le pourquoi.

   Edit 06/04 : je reprends cet exercice, à tête reposée. En plus propre, aussi :facepalm:



La genèse du texte :

   Si certains ont un sentiment de déjàlu, c'est normal. J'ai repris ce texte d'un Tic-Tac (My love). Le titre est plus assumé, d'ailleurs. J'ai enfin le sentiment de retrouver cette relation, et donc ce texte est un miroir à l'autre, des retrouvailles plutôt qu'un abandon.
   Pour les répétitions, ici : j'ai imaginé celles que je me sais capable d'écrire ; ni plus, ni moins. Certaines des maladresses, d'autres des appuis volontaires.



Le texte :

Ar lath ma, venhan *

   Tu es là.

   Je me réveille, perdue au cœur du chaos. Comme perdue dans le rêve d’une vie déjà vécue, ils me tendent la main. Sourde, méfiante, à leurs promesses, j'arpente le chaos ;

jusqu’à toi.

   Tu me tends la main ; ton savoir éclipse leurs promesses. Avec tes paroles, tu arrives à me guider à travers le chaos. Toujours sage, tu me montres le passé : mon passé, le passé de ce peuple auquel j’appartiens, ce peuple que je hais autant que je veux le voir renaître. Avisé, tu guides mes pas et mes choix. Ta connaissance est sans limite, ton regard sur le monde toujours vif et curieux. Tu m’apprends cette sagesse qui manque tant à mon chemin, guidé par la colère et la douleur. À mesure que tes mots m’atteignent, mes piliers s’effondrent :
               qui suis-je ?
            en qui crois-je ?
         que m’offre ce débris de monde que j’arpente sans le comprendre ?
      que m’apportent ces peuples constamment divisés ?
   Je ne sais plus…

   Tu es là. Reste. Ne lâche plus ma main.

* Je t’aime, mon cœur



L'étude de texte :


   1/ les répétitions volontaires

Citer
   [Tu es là.]

[...]

   [Tu es là.] Reste. Ne lâche plus ma main.

  •    L'écho : j'adore utiliser l'écho pour montrer l'égarement ou le manque de conviction. Se répéter une question, une consigne, un mantra, montre une forme de faiblesse dans le personnage.


Citer
Comme perdue dans le rêve d’une vie déjà vécue, [ils me tendent la main].

[...]

   [Tu me tends la main] ; ton savoir éclipse leurs promesses.

  •    L'écho - bis : une autre forme d'écho, intégrée dans l'action, qui sert aussi à fixer le personnage, par son choix face à deux intentions, identiques en apparence, mais divisibles pour lui.


Citer
Toujours sage, tu me montres le [passé] : mon [passé], le [passé] de ce [peuple] auquel j’appartiens, ce [peuple] que je hais autant que je veux le voir renaître.

  •    Le coup de poignard : ça peut être un mot, un son, l'idée d'un martèlement volontaire que subit le personnage. C'est assez compliqué à mettre correctement en place et à doser, car il s'agit de donner une impression négative. Donc, on peut vite avoir envie de l'élimer, d'en retirer une partie, mais c'est ce martèlement qui, pour moi, donne tout son sens à cette répétition.


   2/ les erreurs d'inattention

Citer
Je me réveille, [perdue] au cœur du [chaos]. Comme [perdue] dans le rêve d’une vie déjà vécue, ils me tendent la main. Sourde, méfiante, à [leurs promesses.], j'arpente le [chaos] ;

[...]

   Tu me tends la main ; ton savoir éclipse [leurs promesses.]

  •    Pendant l'écriture, j'ai tendance à garder un même mot sur plusieurs lignes pour garder l'idée voulue. Ce sont les relectures, et la pratique, qui me permettent d'en élimer une partie.


   3/ les impasses

Citer
   Tu me tends la [main] ;

   Tu es là. Reste. Ne lâche plus ma [main].

  •    En même temps, je vois la répétition ; en même temps, elle n'est pas là par intention, pas essentielle ; en même temps... je ne veux pas modifier qu'ils ne se lâchent pas la main, je ne veux pas leurs doigts enlacés sur la fin. Se tenir la main devient une idée propre au texte, un peu comme une signature.



La réécriture

Ar lath ma, venhan *

   Tu es là.

   Je me réveille, perdue en plein cauchemar. Comme dans le rêve d’une vie déjà vécue, ils me tendent la main. Sourde, méfiante, à leurs promesses, j'arpente le chaos ;

jusqu’à toi.

   Tu me tends la main ; ton savoir éclipse leurs espoirs. Par tes paroles, tu me guides dans les décombres. Toujours sage, tu me montres le passé de mon peuple, ce peuple que je hais autant que je veux le voir renaître. Avisé, tu éclaires mes pas et mes choix, ta connaissance sans limite, ton regard sur le monde toujours vif et curieux. Tu m’apprends cette sagesse qui manque tant à mon chemin, marqué par la colère et la douleur. À mesure que tes mots m’atteignent, mes piliers s’effondrent :
               qui suis-je ?
            en qui crois-je ?
         que m’offre ce débris de monde que j’arpente sans le comprendre ?
      que m’apportent ces royaumes constamment divisés ?
   Je ne sais plus…

   Tu es là. Reste. Ne lâche plus ma main.

* Je t’aime, mon cœur



Seconde réécriture

Ar lath ma, venhan *

   Tu es là.

   Je me réveille au cœur du chaos. Comme l’écho d’un chemin déjà emprunté, ils me tendent la main. Méfiante de toutes leurs promesses, j’arpente ruines et champs de batailles ;

jusqu’à toi.

   Tu me tends la main. Ton savoir éclipse leurs espoirs. Par tes paroles, tu guides mes pas et mes choix au travers des épreuves. Toujours sage, tu me montres le passé : le passé du peuple, de ce peuple auquel j’appartiens, ce peuple que je hais autant que je veux le voir renaître. Mon peuple, me convaincs-tu. Ta connaissance est sans limite, ton regard sur le monde vif et curieux. Tu m’apprends cette paix qui manque tant à mon cœur guidé par la rancune et la douleur. Tes mots m’atteignent... et mes piliers s’effondrent :
               qui suis-je ?
            en qui crois-je ?
         que m’offre ces débris de monde ?
      que m’apportent ces royaumes en guerre perpétuelle ?
   Je ne sais plus…

   Tu es là. Reste cette fois. Ne lâche plus ma main.

* Je t’aime, mon cœur
« Modifié: 20 Avril 2025 à 15:44:27 par Luna Psylle »
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Re : Ar lath ma, venhan [Les répétitions]
« Réponse #1 le: 08 Avril 2025 à 16:04:48 »
Hello Luna Psylle,

J'ai un souci, je n'ai pas trouvé le texte qui doit répondre à la phase I de l'exercice : (éviter les répétitions) il semblerait même, sauf erreur de ma part, que ce ne soit pas précisé ici, mais si comme je le présume, le (copié/collé) ci-dessous répond à la phase II de l'exercice (laquelle consiste à user au mieux des répétitions) j'avoue qu'il est réussi !



Citer
La réécriture

Ar lath ma, venhan *

   Tu es là.

   Je me réveille, perdue en plein cauchemar. Comme dans le rêve d’une vie déjà vécue, ils me tendent la main. Sourde, méfiante, à leurs promesses, j'arpente le chaos ;

jusqu’à toi.

   Tu me tends la main ; ton savoir éclipse leurs espoirs. Par tes paroles, tu me guides dans les décombres. Toujours sage, tu me montres le passé de mon peuple, ce peuple que je hais autant que je veux le voir renaître. Avisé, tu éclaires mes pas et mes choix, ta connaissance sans limite, ton regard sur le monde toujours vif et curieux. Tu m’apprends cette sagesse qui manque tant à mon chemin, marqué par la colère et la douleur. À mesure que tes mots m’atteignent, mes piliers s’effondrent :
               qui suis-je ?
            en qui crois-je ?
         que m’offre ce débris de monde que j’arpente sans le comprendre ?
      que m’apportent ces royaumes constamment divisés ?
   Je ne sais plus…

   Tu es là. Reste. Ne lâche plus ma main.

* Je t’aime, mon cœur



« Les heures glissent comme des plumes légères, caressant mes souvenirs, là où chaque souffle devient un murmure d’éternité. »

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Re : Ar lath ma, venhan [Les répétitions]
« Réponse #2 le: 08 Avril 2025 à 18:02:45 »
Salut !

J'ai un souci, je n'ai pas trouvé le texte qui doit répondre à la phase I de l'exercice : (éviter les répétitions) il semblerait même, sauf erreur de ma part, que ce ne soit pas précisé ici, mais si comme je le présume, le (copié/collé) ci-dessous répond à la phase II de l'exercice (laquelle consiste à user au mieux des répétitions) j'avoue qu'il est réussi !

J'ai contourné l'exercice (ce qui ne m'a pas empêchée d'y répondre de manière plus formelle avec Gérald ;)) : comme la répétition est un effet de style que j'affectionne pas mal, j'ai tenté de l'exprimer ici ; et comme le texte proposé prend son sens à travers la répétition de certaines formulations, certaines idées, je n'ai pas trouvé pertinent d'essayer de toutes les élimer. Je cherche plutôt à élimer celles qui le méritent, et travailler celles qui le demandent.

Je peux reprendre mon étude du texte, avec tes notes, tes mots soulignés ?

Citer
La réécriture

Ar lath ma, venhan *

   Tu es là.

   Je me réveille, perdue en plein cauchemar. Comme dans le rêve d’une vie déjà vécue, ils me tendent la main. Sourde, méfiante, à leurs promesses, j'arpente le chaos ;

jusqu’à toi.

   Tu me tends la main ; ton savoir éclipse leurs espoirs. Par tes paroles, tu me guides dans les décombres. Toujours sage, tu me montres le passé de mon peuple, ce peuple que je hais autant que je veux le voir renaître. Avisé, tu éclaires mes pas et mes choix, ta connaissance sans limite, ton regard sur le monde toujours vif et curieux. Tu m’apprends cette sagesse qui manque tant à mon chemin, marqué par la colère et la douleur. À mesure que tes mots m’atteignent, mes piliers s’effondrent :
               qui suis-je ?
            en qui crois-je ?
         que m’offre ce débris de monde que j’arpente sans le comprendre ?
      que m’apportent ces royaumes constamment divisés ?
   Je ne sais plus…

   Tu es là. Reste. Ne lâche plus ma main.

* Je t’aime, mon cœur



   1/ Toi

   Est-ce qu'on ressent le message d'amour ? cette idée que Toi est omniprésent, dans le cœur de Moi (la narratrice, mais pour montrer l'écho, le monologue de Moi à Toi) ? D'ailleurs, Toi apparait toujours avant Moi. Avant même d'apparaître, Toi est déjà là. Voilà pourquoi on le lit partout, parce que Toi est partout, tout le temps. Il suinte du texte :D


   2/ Le peuple

Citer
  • Le coup de poignard : ça peut être un mot, un son, l'idée d'un martèlement volontaire que subit le personnage. C'est assez compliqué à mettre correctement en place et à doser, car il s'agit de donner une impression négative. Donc, on peut vite avoir envie de l'élimer, d'en retirer une partie, mais c'est ce martèlement qui, pour moi, donne tout son sens à cette répétition.

   Je te l'accorde, d'avoir fait un nettoyage rend l'idée maladroite. Deux coups, ce n'est pas assez ; pas pour moi.


   3/ que je

   Il y a une opposition d'idées. Ce n'est pas seulement que je, c'est : que je [...] autant que je [...].

   4/ qui, que

Citer
   À mesure que tes mots m’atteignent, mes piliers s’effondrent :
               qui suis-je ? [un pilier]
            en qui crois-je ? [deux piliers]
         que m’offre ce débris de monde que j’arpente sans le comprendre ? [trois piliers]
      que m’apportent ces royaumes constamment divisés ? [quatre piliers]
   Je ne sais plus…

   Peut-être lire ces qui/que comme des détonations, l'explosion d'un pilier, aidera à mieux expliquer leurs présence.

Une bonne soirée à toi !
« Modifié: 08 Avril 2025 à 18:07:26 par Luna Psylle »
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Re : Ar lath ma, venhan [Les répétitions]
« Réponse #3 le: 08 Avril 2025 à 18:36:44 »
Bonsoir Luna Psylle, merci d'avoir éclairé ma lanterne !

Bon sang, mais c'est bien sûr ! En fait oui, j'ai failli oublier ce bon Gérald ! (honte à moi, car en plus, on y a échangé des propos concernant nos idées !)

Ainsi, tu nous proposes ici de gamberger sur une étude fort pertinente. Laquelle fait aussi complément d'information.

Excellente soirée à toi aussi.


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Hors ligne Vilmon

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La répétition comme figure de style [Les répétitions]
« Réponse #4 le: 09 Avril 2025 à 15:58:07 »
Bonjour,

Je vois que vous travailler à éviter la répétition et à reformuler les phrases pour l'éviter.
De mon côté, souvent, j'utilise un synonyme plutôt que de tenter d'éliminer ou de rassembler.

De plus, j'utilise assez souvent la répétition comme figure de style, pour donner une nuance au texte.
Pour Ar lath ma, j'y vois comme une communion dans certaines des répétitions (je fais ceci et tu fais la même chose). Je trouve alors qu'il y a une justification de celle-ci.

Voici une autre manière dont je perçois la répétition comme une figure de style.

Exemple 1
Oh, non, non, non ! Il ne faut pas la questionner à ce sujet, un sujet tabou pour elle. D'abord parce que c'est une mère possessive.  Et surtout, surtout, parce que c'est une complotiste. Et une complotiste américaine, de surcroît !

Exemple 2 (en retirant les répétitions)
Oh, non ! Il ne faut pas la questionner à propos de ce sujet qui est tabou pour elle, car c'est une mère possessive et une complotiste américaine.

Dans l'exemple 1, on a l'impression que la narrateur fait une confidence bien senti au lecteur.
Tandis que dans le deuxième, il ne lui rapporte que des faits.

Qu'en pensez-vous ?

Bonne journée !  :mrgreen:
Vilmon
« Modifié: 09 Avril 2025 à 15:59:54 par Vilmon »

Hors ligne Luna Psylle

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Re : Ar lath ma, venhan [Les répétitions]
« Réponse #5 le: 18 Avril 2025 à 22:09:45 »
Salut !

J'ai déjà répondu dans le sujet que tu as ouvert, mais merci de ton passage ici ;)

Juste pour dire que j'ai refait une proposition, où je trouve le texte mieux réussi, les répétitions mieux gérées. Elle se trouve en premier message, à seconde réécriture.

Une bonne soirée !
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Hors ligne Rémi

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Re : Ar lath ma, venhan [Les répétitions]
« Réponse #6 le: 20 Avril 2025 à 15:26:20 »
Salut Luna :)

Citer
Par tes paroles, tu me guides mes pas
tu as laissé trainer une vache (meuh !) pendant ta réécriture ^^

Super intéressante ta réécriture et son analyse.
Merci, une belle matière pour notre atelier.

Citer
Le coup de poignard : ça peut être un mot, un son, l'idée d'un martèlement volontaire que subit le personnage. C'est assez compliqué à mettre correctement en place et à doser, car il s'agit de donner une impression négative.
C'est assez puissant comme effet et il faut doser, comme tu le dis justement.
Je crois que ça peut marcher aussi pour une impression ou une émotion positive :
Gérard avait trouvé une maison qui répondait à tous ses critères, une maison écolo au bord de la mer. La maison de ses rêves était devenue sa maison : promesse de vente signée le jour-même.

(et du coup, on passe de "une" maison à "la" maison puis "sa" maison, si ça te rappelle quelque chose ^^)

J'aime bien l'idée de l'écho.

Citer
L'écho : j'adore utiliser l'écho pour montrer l'égarement ou le manque de conviction. Se répéter une question, une consigne, un mantra, montre une forme de faiblesse dans le personnage.
là encore, je crois que l'écho peut montrer d'autres choses que l'égarement, le manque de conviction... Ce type de répétition, assez espacée mais assez visible apporte aussi une certaine nostalgie et participe de l'esthétique du texte.

Tu as d'ailleurs :

Citer
ils me tendent la main.
...
Tu me tends la main.
...
Ne lâche plus ma main.
Des échos multiples qui accompagnent l'évolution de la relation entre les deux personnages. C'est pour ça aussi qu'il ne faut pas enlever le mot "main" à la fin, à mon avis.

Citer
Peut-être lire ces qui/que comme des détonations, l'explosion d'un pilier, aidera à mieux expliquer leurs présence.
Du coup, là, on est plus dans les allitérations, faudra qu'on fasse un atelier là-dessus aussi :)

A+
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Luna Psylle

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Re : Ar lath ma, venhan [Les répétitions]
« Réponse #7 le: 20 Avril 2025 à 16:22:50 »
Salut Rémi !

La vache est retournée à l'étable (en plus il pleut dehors) merci :) !

Citer
Je crois que ça peut marcher aussi pour une impression ou une émotion positive :
Gérard avait trouvé une maison qui répondait à tous ses critères, une maison écolo au bord de la mer. La maison de ses rêves était devenue sa maison : promesse de vente signée le jour-même.

(et du coup, on passe de "une" maison à "la" maison puis "sa" maison, si ça te rappelle quelque chose ^^)

OUI :) !!!!!!
J'ai cru que personne ne verrait cette répétition (maison) de manière positive :s Dot a tenté de me rassurer, mais le dernier passage de Krap après m'a vraiment faite douter ><

Et il est certain qu'on peut l'utiliser de manière positive, mais je sais que, dans mes textes, c'est plus facilement négatif. Comme ici (seconde réécriture) :

Citer
Toujours sage, tu me montres le passé : le passé du peuple, de ce peuple auquel j’appartiens, ce peuple que je hais autant que je veux le voir renaître. Mon peuple, me convaincs-tu.

Tout participe à cette image du poignard avec peuple dans ce texte. Le son (qui rappelle le [p]oignard) est incisif, comme un coup porté. D'autant plus quand on l'assimile à l'importance du Toi et qu'on mêle les deux : Mon peuple, me convaincs-tu., cette phrase est un coup de grâce, moi et peuple associés (alors qu'on comprend juste avant son aversion), par toi qui devient son guide et son mentor principal (il y a, peut-être déjà visible ici, une dépendance qui se crée entre les deux). Donc vraiment, ça sonne comme un poignard en plein cœur.

C'est pour ça que je l'ai présenté ainsi, mais si tu trouves une manière positive de présenter la répétition, peut-être lui trouver un nom plus générique, n'hésite pas ;)

Citer
là encore, je crois que l'écho peut montrer d'autres choses que l'égarement, le manque de conviction... Ce type de répétition, assez espacée mais assez visible apporte aussi une certaine nostalgie et participe de l'esthétique du texte.

Sûrement, oui :) comme j'ai développé par rapport à ce texte précis, mes exemples et explications sont plus tournés sur les sensations et émotions présentes, mais on peut toujours utiliser ces méthodes de manière positive, ça ne fait aucun doute !

Citer
Des échos multiples qui accompagnent l'évolution de la relation entre les deux personnages. C'est pour ça aussi qu'il ne faut pas enlever le mot "main" à la fin, à mon avis.
Je n'aurais de toute façon pas réussi ici :)

Citer
Du coup, là, on est plus dans les allitérations, faudra qu'on fasse un atelier là-dessus aussi :)
Va falloir que je ressorte mes bouquins, j'avais complètement oublié ce qu'est une allitération :D

Une bonne soirée à toi !
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Hors ligne Rémi

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Re : Ar lath ma, venhan [Les répétitions]
« Réponse #8 le: 20 Avril 2025 à 18:40:33 »
Citer
Va falloir que je ressorte mes bouquins, j'avais complètement oublié ce qu'est une allitération :D
je l'ai appris sur le forum, sans aucun doute !
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

 


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