Bonjour Tony,
Merci beaucoup pour ta lecture et pour ta réflexion. Je suis heureuse que ce texte ait trouvé un écho chez toi.
J’aime observer le monde et, finalement, je décris assez simplement ce que je vois. Ce coucher de soleil m’avait fascinée : pendant quatre heures, j’ai eu l’impression d’être devant quelque chose qui dépasse largement ma vie. En bas, les villes défilaient avec leurs habitants, leurs bonheurs et leurs soucis, tandis que le ciel restait constant.
Il y a un autre vol qui m’a beaucoup marquée, un long-courrier vers l’ouest aussi. Partie tôt le matin avec le soleil levant, je pensais pouvoir suivre le soleil toute la journée. L’avion avait choisi de faire un détour en passant par le pôle Nord, probablement pour contourner l'espace aérien d'un pays en guerre. La nuit noire est revenue - c'était la nuit polaire, le temps a reculé, les étoiles brillaient à nouveau. Ce retour de la nuit m’a fait ressentir un froid dans le dos, c'était comme un miroir de ce que les humains avaient créé entre eux, en bas. J’aimerais pouvoir décrire ce vol aussi.
J’ai beaucoup pris l’avion, je pense que toi aussi, quand je lis tes récits de voyage : le désert du Sahara, les Andes, l’océan Pacifique. Je les lis avec plaisir, ils me parlent beaucoup.
Pour le titre, ta proposition "À la poursuite du soleil" me fait penser à ce rêve d’impossible que l’être humain cherche quand même à attraper, un peu comme Icare. Je le mets.
Je n’ai pas encore lu "À la poursuite du soleil" d’Alain Gerbault. Le résumé que tu en fais me parle vraiment, ce désir d'échapper au monde moderne et cet amour de la nature. Je vais le lire. Merci pour ce partage.