Bonjour,
Les histoires de viols d’enfants me mettent mal à l’aise, je n’ai donc lu que le tout début de votre texte.
Quelques conseils cependant : il y a dans l’écriture quelques règles de base qu’on a tendance à oublier quand on est un jeune écrivain (j’en sais quelque chose, je commettais moi-même ces erreurs autrefois).
Je pense que vous avez justement oublié quelques-unes de ces règles et j’illustre cela par les exemples suivants :
1) « Soudain le silence revint dans la voiture. Lourd. Assourdissant. »
>>> Il faut essayer d’être un minimum original dans la forme, éviter l’impression de déjà vu, ou plutôt de déjà lu. L’idée d’un silence assourdissant est devenue un cliché. Mieux vaut essayer de trouver une formulation qu’on n’a pas l’habitude d’entendre.
2) « Il sentait encore ses veines battre au niveau de ses tempes. Il regardait le pistolet qu’il avait entre les mains sans vraiment savoir ce qu’il faisait là. Puis une soudaine envie de fumer le saisit. Cela faisait des années qu’il avait arrêté. Il n’en avait pas sur lui, mais là, subitement, il ne pouvait retenir l’envie de fumer une sèche. Il ouvrit la poche intérieure de la veste sur le corps, inerte, du conducteur. Attrapa le paquet qui s’y trouvait et en sortie une cigarette. Il appuya sur l’allume cigare ».
>>> Eviter les répétitions. Dans ce paragraphe, le mot « il » revient trop souvent. Il apparaît notamment cinq fois en début de phrase. Une répétition peut être intéressante, à petites doses et rarement, pour souligner quelque chose. Ici, je ne vois pas trop ce que cette répétition pourrait souligner. Ce n’est pas toujours évident, mais il faut se casser un peu la tête pour trouver des tournures de phrases plus variées.
3) « Treize victimes. Toutes âgées de 10 à 22 ans. Des jeunes filles et de jeunes garçons retrouvés abandonnés, nus, dans des bosquets près de route de campagne. Aucune arrestation jusqu’à présent ».
>>> Etre clair dans le récit, surtout pour une affaire policière. Ici, on ne sait pas si les victimes ont été retrouvées mortes ou vivantes. Les adjectifs « abandonnés » et « nus » ne suffisent pas. On peut être abandonné nu et en vie.
En vous souhaitant bon courage et bonne chance pour la suite.
Marc.