Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

13 Septembre 2026 à 19:09:11
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Le Monde de L'Écriture » Messages récents

Messages récents

Pages: [1] 2 3 ... 10
1
Penser le MdE / Re : Les lecteurs du MDE sont-ils feignants ?
« Dernier message par Robert-Henri D le Aujourd'hui à 19:08:14 »
 :\? Comme quoi :

Le faire semblant est la consolation de l’être calme, il est un geste d'écriture mince comme un fil, c'est comme un souffle dirigé, posé sur la paume, c'est une feinte douce, presque docile. Mais le faux semblant est là qui guète, lourd, et tellement plus vaste, plus durable : son masque se tisse lentement, dans l’ombre où l’âme humaine peu à peu se dérobe. Le style léger du faire semblant est plus furtif, son esquive brève est un clin d’œil. Le faux semblant, lui, devient de plus en plus massif, il bâtit des murs sur son seuil. Et si l’un naît de l’autre, c'est que la feinte engendre la façade. Or, dans un miroir on les conditionne, il se peut de voir deux vérités en parade : l’une qui joue, l’autre qui ment... l’une qui glisse, l’autre qui pèse.
Entre faire semblant et faux semblant, il est parfois de marcher à l'aise ou pas, selon qu'on soit sincère ou quelque peu funambule...
Ce fil, c'est celui tendu du paraître, sur lequel chaque "auteurice" se faufile à visage découvert ou bien masqué...
Et je conçois qu'à force d’être, la feinte soit ou non à l’ouvrage.
2
Textes courts / Des lieux
« Dernier message par Basic le Aujourd'hui à 18:48:55 »
Bonjour,

je ramasse mes textes pour les mettre en tas. Donc, on m'avait demandé d'écrire un texte sur un gros bourg par chez moi. Un gros bourg chargé d'histoire, un rien vaniteux comme toutes nos petites villes si loin de la mer.

Vous pouvez me faire part de toutes vos remarques, je ferais le tri

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


B
3
L'Aire de jeux / Re : [jeu] Soirée Dico
« Dernier message par Aionia Apektasis le Aujourd'hui à 18:41:07 »
Pas là ce soir désolé.
Le réveil sonne tôt le matin, à 21 heures je serai au pays des rêves.
Ce n'est que partie remise.
Des bisoux,
Aïonia
4
Présentations et cérémonie de bienvenue / Re : Salut tout le monde
« Dernier message par Claudius le Aujourd'hui à 18:32:37 »
 :D :D

Bienvenue à toi et vive la fondue bourguignonne !

5
Textes courts / Re : L’Illusion du Contrôle
« Dernier message par Claudius le Aujourd'hui à 18:29:59 »
 ;)

Ne t'inquiète pas, tu n'es pas le premier, ni le dernier.

6
Textes courts / Re : Un banc. Suite
« Dernier message par Claudius le Aujourd'hui à 18:25:57 »


Bonsoir April,

J'ai lu le premier texte, et dans mes notifications je vois la suite.
Je me demande pourquoi tu n'as pas mis cette suite sous l'autre texte ? J'ai eu la notification parce que je reçois tout du forum, mais ceux qui ne sont pas dans mon cas, comment feront-ils pour savoir qu'il y a deux textes ? Et d'autant plus si tu postes d'autres épisodes, tu imagines la recherche pour retrouver l'histoire en son entier avec tous les textes qui sont postés chaque jour ?

Ce serait mieux et plus simple pour retrouver les épisodes de ton banc si tu regroupais tout dans le même fil, les lecteurs suivront bien plus facilement.

Je vais les regrouper si tu veux bien, c'est un peu aussi une règle sur le MdE.



Je te commenterai plus tard parce que j'aime bien ton texte...
7
Textes courts / Re : Un jour, un pigeon
« Dernier message par Claudius le Aujourd'hui à 18:18:40 »


Joël, je suis désolée si tu as mal pris mon commentaire, mais oui la palombe est un pigeon ramier. Je ne doute en aucun cas de ta parole, sois-en certain. C'est juste que ce mot pigeon m'a plus fait penser à ceux des villes qu'à un ramier. Je suis du Sud-Ouest et pour moi le ramier, c'est la palombe. Là où je vis, elles sont plus souvent de passage que sédentaires et il n'y a pas de nid. Je te présente mes excuses les plus sincères.

Quant au sentiment de "froideur", je voulais dire que tes phrases m'ont paru raconter une histoire comme si tu étais en dehors de l'histoire. J'espère avoir été plus claire. Parfois les mots manquent à exprimer un ressenti sur l'instant.

Sans offense aucune

Claudius





8
Textes courts / Re : Un jour, un pigeon
« Dernier message par Luna Psylle le Aujourd'hui à 17:26:14 »
Salut,

Je reviens pour te préciser que, comme tu dis qu'il s'agit d'un essai à la prose, tout dans mon commentaire ne sera pas forcément pertinent pour ce que tu cherches : ce sera peut-être à toi de trier les parties qui t'intéresseront et écarter le reste, comme tu t'es défendu de mon avis sur le personnage :) mon commentaire est assez conséquent car j'ignorais comment tu voulais travailler ce texte, désolée pour ça, on m'a dit dans l'oreillette que ça pouvait être intimidant, décourageant :-[

Maintenant, pour ce détail-ci :
Citer
Pourquoi je n'ai pas fait 120 km aller retour pour le déposer ? Vous avez lu la réponse.
Où l'as-tu précisé ? je cherche et je ne trouve pas :-[ ça m'enquiquine, parce que si c'est écrit dans le texte et que j'ai mal lu, c'est aussi ces petites incompréhensions qu'on peut éclaircir, entre auteurs et lecteurs.

Ton texte part d'une intention et c'est toujours intéressant, mais, par exemple, quand tu dis avoir les poils qui se dressent encore à y penser, tu ne l'exprimes qu'à la toute fin, ce qui peut laisser songeur un lecteur qui ne saisit pas cette émotion durant le reste du texte.

Citer
Dans une version longue j'avais mis tous les noms de plantes et d'animaux en latin. Je trouvais que ça faisait prétentieux. Voire faux.
C'est intéressant :) selon le narrateur voulu, les noms latins un peu partout, ça peut être le signe d'une connaissance particulière, d'une affection pour un domaine qu'il étudie. Mais je trouve surtout intéressant de comprendre le travail en amont.

Je ne vanterai jamais assez l'importance d'une introduction au texte, pour exprimer, parfois ce qui nous plaît dans nos textes, parfois les aspects qu'on souhaite travailler, parfois juste les petits questionnements. Ca peut aider les lecteurs ;)

Par contre, je n'ai pas retrouvé le dénigrement dont tu parles : s'il s'agit du sentiment de froideur, exprimé par Claudius, ce n'est pas dénigrer ton texte ou toi, seulement exprimer la sensation à sa lecture. Ca m'intéresse de savoir, si tu veux en parler bien sûr :)

Une bonne soirée,
9
Tiens en passant pour ce que ça intéresse :
"Les éditions Mayeges lancent un appel à manuscrits. Ils cherchent des romans d'imaginaire pour la jeunesse, les jeunes adultes et les adultes. Cela peut être des one shot ou des premiers tomes de duologies. Attention, il faut qu'ils fassent entre 250 et 850 000 signes.
 
Vous avez jusqu'au 06 janvier prochain pour envoyer votre récit. L'IA est interdite."

Les editeurs en sont à écrire de tels avertissements sur l'IA. Purée !

B
10
Textes courts / Un banc. Suite
« Dernier message par April le Aujourd'hui à 16:35:59 »
(Suite)


Lundi prochain

Tel Phénix qui renaît de ses cendres, je reviens au travail, après un week-end dûment autorisé par la législation. Je travaille de lundi à vendredi, je suis un bon citoyen. Puis je rentre.

Presque impatiente de retrouver mon banc, je suis déjà à l’approche de la zone où il se situe (la zone bancaire ? la zone bancale ? la zone de la banquise ?) Le cerveau anticipe déjà sa dose de dopamine, au moment où je me poserai pour observer le monde.

Mais … où … est … passé … mon … banc ? Il était là ce matin !

Dissous par une pluie concentrée au-dessus de ma commune ce midi ? Détruit par un violent coup de vent du Nord ? Emporté par des extra-terrestres dans des buts scientifiques ?

Je reste debout. Ma vie repart de zéro, sans comprendre. Puis je me rends compte que je suis déjà là depuis cinq minutes.

Le soleil de fin d’été est sur son habituelle trajectoire du soir, en pente descendante. À en déduire que la Terre continue à tourner. Je rentre chez moi.

Je verrai demain.

Je verrai quoi ? Où est mon banc ?

Le jour suivant

J’ai eu l’info : le banc a été enlevé en prévision de la fête de la ville, qui va se dérouler le week-end à venir. Dans la rue, l’esprit village se déploie : des chalets en construction, des panneaux annonçant l’interdiction de stationner, des petits drapeaux qui dansent dans l’air, et, cerise sur le gâteau, un grand manège.

J’ai besoin de savoir que tout reste comme avant. Je vais chez moi et je ramène mon transat couleur vert menthe. Je l’installe à l’endroit où était mon banc et je m’assois, enfin. Le compte à rebours du minuteur est actionné.

Cinq minutes. Le temps coule tranquillement. Tout est comme avant, sauf qu’à partir de ma position semi-allongée le monde paraît plus grand. Les passants sont des Gullivers et je suis presque une lilliputienne. Comme quoi, tout est question de l’angle de vue.

Un jour d'après

Le manège tourne. Son mouvement est accompagné par la musique que je connais depuis l’enfance. Je remarque encore quelque chose.

Cinq bancs. Cinq ! Les voilà, tous les bancs de ma rue. Maintenant ils constituent une ronde harmonieuse autour du manège. Tous bien droits, comme il faut. Comment savoir lequel est le mien ?

Je fais le tour des bancs, je m’assois sur chacun d’eux, je ferme les yeux en essayant de ressentir quelque chose de différent par rapport aux autres bancs. Rien. Je vais pleurer ?

La dame qui vend les tickets me regarde avec un air désolé. Elle pense que j’ai perdu quelque chose. Est-ce que j’ai perdu quelque chose ?

J’explique la situation à la dame. Elle ne peut pas grand-chose pour moi, mais elle me propose un ticket pour un tour de manège. J’hésite, puis je me dis que j’ai besoin d’une récompense.

Deux euros cinquante, et je suis en train de choisir mon cheval. Il est blanc, rose et violet, on dirait une licorne. Le manège tourne, le cheval-licorne monte et descend, en éloignant mes pensées et en me laissant juste dans ce mouvement répétitif et rassurant.

La musique s’arrête. Je rentre. Tiens, j’ai oublié que je voulais retrouver mon banc.

Demain c’est un autre jour

Je rentre. Je me dis que je vais redémarrer mon histoire de banc la semaine prochaine, quand il va revenir. Je suis certaine qu’une fois à sa place, je saurai le reconnaître.

Devant chez moi un pays magique s’est construit, un Neverland, ou encore un pays de la Belle au bois dormant : des chalets, des structures de jeux, une immense scène pour le concert du samedi soir, un espace délimité pour l’organisation du feu d’artifice… Tout est prêt, tout sommeille. Ou pas tout ?

Il y a de l’animation. Je m’approche. Un apéritif. Les équipes techniques et les élus locaux fêtent la fin du chantier. Je passe mon chemin. À ma grande surprise, j’entends quelqu’un m’appeler : - Marine ! C’est vous ?

Oui, c’est moi, et c’est cet élu local qui a célébré le mariage de Monsieur et Madame Martin, la semaine dernière. Il sourit, prend ma main, m'emmène au milieu de tout le monde. Il leur dit que c’est moi et leur raconte toute l’histoire.

Il se trouve que tout le monde est au courant. Je me retrouve avec une coupe de champagne, dans un tourbillon d’informations diverses.

Je regarde les fines bulles monter dans ma coupe, je sens la douce chaleur du soleil couchant sur ma peau et je me sens presque heureuse. C’est étonnant, la vie.

Le vendredi, avant la fête

“C’est vendredi, tout est permis”. Qui a dit ça ?

Si je pouvais me permettre tout, qu’est-ce que je me serais permis ?

Mes pensées m’amènent loin, et je me rends compte que je suis déjà presque devant chez moi. Ce soir, toujours pas de banc, mais il y a mieux : de la musique qui a du caractère, qui m’enveloppe, m’emporte et accompagne ce rêve dans lequel je me suis blottie.
C’est du jazz live : sur la scène qui est prête pour le concert du samedi soir, un groupe répète. Je m’arrête.

J’ai envie de dire - je m’assois sur mon banc.

Marine, souviens-toi : il - n’ - y - a - pas- de - banc.

Je m’assois sur l’herbe et j’écoute. Je ne suis pas toute seule. Quand la musique s’arrête, les gens applaudissent. J’avance pour dire quelques mots au guitariste que je connais un peu, c’est un voisin, je l’ai déjà entendu jouer. Je le félicite, il me parle de son prochain concert.

Le week-end va être bon, je pense.




A suivre
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