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18 avril 2021 à 13:25:18
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Auteur Sujet: [Erakis] La Fête au Village  (Lu 1282 fois)

Hors ligne Quaedam

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[Erakis] La Fête au Village
« le: 05 août 2020 à 18:40:09 »
Salut les gens :D
Ce texte fait partie de la "saga/série/corpus" d'Erakis.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


La Fête au Village

La roulote avance au son gaillard des chansons paillardes. Elle chancelle et roule. Le pas du bœuf est assuré ; chaloupé est celui des ménestrels qui trépignent sur son plateau. L’essieu bondit et la toile boursouffle, rien ne semble parvenir à contenir la musique qui s’échappe. On entend des cithares, des tambourins, des flutes, des harpes et des chants. Ils riment et tintent, sifflent, cognent, sonnent. Les instruments s’emmêlent au gré du mouvements et des humeurs. La forêt beugle des grivoiseries, le chemin est pavé de sons. Les animaux fuient, les brigands se terrent. Les ménestrels ne croiseront pas un renard, n’affronteront pas le moindre loup ; le plus intrépide des coupe-jarrets sera repoussé par le vacarme.

Le vent du large balaye les côtes et contrarie un cheval de labour. Il n’est guère habitué à tirer autre-chose que la charrue ; son exceptionnel chargement lui pèse. Cette route est inconnue, le concept même de route est inconnu. Tout lui semble singulier, si ce n’est l’homme qui le mène à la bride. Un paysan envers qui il ressent une vague confiance. Il ne le bat presque pas et, pour ce qu’il en a vu, ne tue que des cochons. Puisqu’il n’est pas un porc, qu’a-t-il à craindre, lui, brave cheval ?

Les Marchands de Nargarone sont absents et en voient le Juge Ampion vexé. Après des années de tentatives et de candidatures infructueuses en dépit de sa fortune, il fait enfin parti du jury. Et personne n’est là pour le voir ! Quelle déception. Cela lui donnerait presque envie de tout abandonner, de rendre son chapeau honorifique et d’aller se coucher. Malheureusement, sa femme et sa fille ont verrouillé la porte de sa propre chambre pour être certaines de ne pas l’y voir se claquemurer. Assis, dans son petit salon cossu, il attend que ses dames aient fini de parfaire leurs toilettes pour se rendre en ville. Il est dépité, son tabac est amer, son costume très cher le boudine.

Le grand prêtre de Martonis regarde, morne, les gueux qui ont accroché au fronton de son temple une immonde et impie bannière. Le malaise plane et tord les mains des malheureux. Aucun n’ose ouvrir la bouche ; de celle du saint homme pourrait sortir le divin courroux. Celui-ci finit par soupirer, et se retourne pour lire les lettres sanglantes sur un drap malpropre.
« Phête à la Saucice ».
Il soupire, désespéré autant par l’orthographe hasardeuse des vilains que par leur bêtise. Son diacre lui adresse une moue compatissante qui dissimule sa fierté. Au moins ses ouailles ont-elles correctement formé des lettres à défaut des mots.
« Vous auriez pu mettre cette horreur ailleurs, reproche le grand prêtre.
— C’est que…, ose finalement une matrone, le bourgmestre nous a dit de la mettre bien en vue.
— Sur le fronton d’un lieu sacré ?
— Dit comme ça, c’est vrai que ça sonne pas bien, Monseigneur. Mais les boulangers ont déjà pris l’entrée Est de la ville.
— Et l’entrée Ouest ?
— Les charcutiers, Monseigneur.
— L’entrée Nord ?
— Elle est occupée par les tanneurs.
— Celle du Sud ?
— Les forgerons.
— Mais enfin de quelle confrérie êtes-vous ?
— Les taverniers et aubergistes, Monseigneur. »
L’intéressé hausse les épaules. De toutes façons, à trois heures de la soixantième Fête à la Saucisse, il ne va pas aller décrocher lui-même cette verrue. Il compte presque quatre-vingts ans et son diacre quatre-vingt-dix, quant aux enfants de cœur, ils sont sans doute déjà partis se saouler. Ne reste plus qu’à prier pour que Martonis ne les maudisse pas tous.

Comme tous les ans depuis l’instauration de cette noble et populaire institution, c’est Madame Lemaie qui s’occupe d’attribuer les places des exposants. Sacrefeuille et sa femme la détestent. Les choses étant bien faites, le sentiment est réciproque. La bourgeoise s’arrange toujours pour que leur étal soit dans le coin le plus sombre, le plus triste et le plus éloigné de la grande place. Alors, lorsqu’il s’approche de la régente honoraire, il sert les dents, tente de froncer les sourcils et d’enfouir sa bouche dans sa barbe, caressant l’espoir étrange qu’elle ne le reconnaisse pas. Mais Madame Lemaie n’est pas née de la dernière pluie ! Elle devine derrière cette grimace pittoresque le petit garçon qui lui tirait les nattes pendant les cours du diacre. Ses doigts se resserrent sur son petit carnet : le parcourir ne sert à rien. La place qu’elle réserve à son ennemi intime, elle l’a choisie elle-même, après des semaines de recherches perfides et fielleuses. Cette année, Madame Lemaie s’est surpassée. Cette famille de bouseux ira s’installer juste à côté des latrines publiques.

L’océan n’a pas fini d’avaler le soleil, que le bourgmestre presse ses administrés d’allumer les flambeaux et les lampions. Tout doit être parfait, c’est important. La réélection des édiles dépend souvent, en Thalassi du moins, de la bonne tenue de la Fête à la Saucisse. Or cette année, qui pourtant appelle les citoyens à nourrir les urnes, n’a pas commencé sous les meilleurs auspices. On annonce la destruction des Marches de Tringel, on clame l’embrasement du Hadvast, une pluie de sauterelles sur Alvarenn et une épidémie de galle chez les Liontaris. Même si la véracité de toutes ces nouvelles est relative à l’appétit des colporteurs, le bourgmestre et les petits villages de la Thalassi n’ont pas d’autre choix que s’y fier. Les Marchands ont cessé de venir. Qui sait ce qui se passe sur ce continent d’abrutis ?

Les ménestrels ont été transvasés de leur roulotte à la scène. Il s’agit d’une petite estrade campagnarde qu’on entendrait volontiers gémir si le boucan des musiciens voulait bien cesser. Mais on ne paye pas les artistes pour se taire. Alors ils dansent, jonglent et crachent du feu sur le frêle tas de planches, sous les yeux ravis des badauds. Le bon peuple a les joues gorgées de saucisses mais leurs mains acclament, elles applaudissent. Ce spectacle est connu, chaque année c’est le même. Il faut dire que la fête annuelle ne change pas de thème. Qu’importe ! Les ménestrels sont familiers, le villageois y sont habitués : si le bourgmestre en engageait d’autres, la Fête ne serait plus pareille.

Le bœuf a été rangé à la va-vite au côté d’un cheval de labour harassé. Les deux bêtes s’observent silencieusement, partagent mollement une auge pleine d’avoine un peu sèche au goût du bovin. De temps à autre, l’une d’elles regarde curieusement le défilé d’humains qui se glisse dans de petites cahutes. L’odeur qui accompagne chacune des ouvertures de portes est écœurante. Pour de braves animaux qui ont la décence de faire leurs besoins en extérieur, le concept de latrine est inconnu.

Les Juges s’arrêtent devant chaque étal. Artisans charcutiers et éleveurs paysans leur offrent leurs productions les plus prometteuses. Bien sûr, il n’est pas question de petites tranches : il faut manger la saucisse entière pour être certain de bien l’avoir goûtée. On y veille, on ausculte les langues des juges avant qu’ils n’aient de temps de se cacher pour cracher. Au bout de la vingtième candidate au titre de la Meilleure Saucisse de Tarteret, Monsieur Ampion sent que son estomac arrive à saturation. Mais sa femme et sa fille le regardent, il n’a pas le droit d’abandonner. Il se force, il se maudit, il prie Martonis pour lui et ses confrères de plus en plus verts de leur donner la force d’avaler. Monsieur Ampion sue, il renifle, il avale une rassade de vin. Les dents engluées dans la viande, il prend encore un instant pour regretter que ses exploits n’aient pas pour témoins les célèbres marchands de Nargaronne.

Etrange expiation que les taverniers et aubergistes ont offert au Grand Prêtre et son diacre. Ils peuvent boire sans frais tout au long de la Phête, dans n’importe quel tripot de Tarteret. D’abord perplexes, les hommes de foi ont fini par trouver un compromis : les godets sont sanctifiés par une prière ou deux avant d’être envoyés dans leurs gosiers.
« Et si nous commandions une saucisse ?
— Attendons de connaitre la désignation de la meilleure.
— Vous êtes plein de sagesse. » assure le Grand Prêtre à son sagace diacre. Ils sont un peu gris, les aubergistes tiennent à ce que leur offrande parvienne au dieu par leurs bouches.

Sacrefeuille a été déclaré forfait : l’odeur des latrines empêche les juges de déguster ses saucisses. Trois ont même vomi avant d’être parvenus à son étal. Désespéré, il est allé s’asseoir à l’écart, dans une étable, au côté d’un bœuf et d’un vieux cheval de labour qui mangent une avoine un peu sèche. La femme de Sacrefeuille s’est couchée, sans un mot, à l’arrière de sa charrette. Leur marchandise est laissée à l’abandon, celui des mouches et des enfants de cœur avinés qui chapardent leurs repas. Et de Madame Lemaie, qui malgré tout l’amertume qu’elle porte à son ancien camarade, déclarerait volontiers ces saucisses comme les meilleures de Tarteret.

Sur ordre du bourgmestre, les gardes de la ville ont chassé les ménestrels de leur estrade. Malgré l’heure avancée, ceux-ci ne sont pas décidés à se lasser faire. Ils sautillent toujours, sortent des lapins de leurs chapeaux, entrainent le peuple dans une gigue avinée. Il faut un peu de temps aux gens d’armes pour les bâillonner, les saucissonner – or, pour ce travail, à Tarteret, on est expert – et les jeter dans leur roulotte. Le bourgmestre invite alors les juges à monter sur scène avant de les y accompagner pour donner un peu d’officialité à la cérémonie de remise des prix. Soi-disant, il s’agit du moment que tout le monde attend. Soi-disant seulement, car comme tous les ans, le public est plutôt indifférent. Les enfants de cœur ont repris les paroles grivoises des ménestrels, on entend les sanglots de Sacrefeuille et les prières extatiques des prêtres de Martonis. Il est temps de conclure ! Le bourgmestre frappe dans ses mains et vocifère un nom, toujours le même depuis soixante ans. Il est familier, ça serait bête de changer. Monsieur Lemaie monte sur scène, tout content.

« Modifié: 08 août 2020 à 15:14:37 par Quaedam »

Hors ligne Cendres

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : [Erakis] La Fête au Village
« Réponse #1 le: 06 août 2020 à 15:15:29 »
J'ai lut hier ton texte et la je l'ai relut.
Mon défaut, c'est que je ne connais pas l'univers de Erakis et beaucoup d'éléments m'échappent.
Du moins, je trouve que tu retranscris une ambiance médiéval. Je sais que mon avis n'est malheureusement pas très profond.

Hors ligne Quaedam

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Re : Re : [Erakis] La Fête au Village
« Réponse #2 le: 06 août 2020 à 15:22:39 »
J'ai lut hier ton texte et la je l'ai relut.
Mon défaut, c'est que je ne connais pas l'univers de Erakis et beaucoup d'éléments m'échappent.
Du moins, je trouve que tu retranscris une ambiance médiéval. Je sais que mon avis n'est malheureusement pas très profond.

Merci d'être passé et de m'avoir lu deux fois^^
Il n'y a pas grand chose à comprendre (enfin si, une "blague" sur la situation du continent et les textes précédents), je suis désolée de t'avoir perdu ^^
L'idée était juste de mettre en scène une fête médiévale un peu ridicule, quelque part dans un bled. Si tu as saisi cela, c'était déjà pas mal  :noange:
Au plaisir de te revoir passer par là :D

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
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  • Jetzt Erst Recht
Re : [Erakis] La Fête au Village
« Réponse #3 le: 07 août 2020 à 21:58:04 »
Yo Quae

Citer
Au son gaillard des chansons paillardes avance la roulote.
Je vois bien que c'est voulu, mais ça marche pas trop l'inversion je trouve. Ca donne un pseudo air pas très intéressant à mon avis.

Citer
le pas du bœuf est assuré mais chaloupé est celui des ménestrels qui trépignent

Je ne comprends pas ce que tu veux dire

Citer
. Un paysan pour qui il ressent une vague confiance.

en qui.
J'aime beaucoup toute la partie entre mes deux remarques. Je trouve qu'elle sonne bien, que tu plantes une chouette ambiance.

Citer
Les Marchands de Nargarone sont absents et envoient le Juge Ampion vexé.

Je pense que je comprends l'idée, mais "envoient vexé" ?

Citer
« Phête à la Saucice ».

me rappelle Pratchett ; j'ai ri

Citer
é autant par l’orthographe hasardeux

hasardeuse

Citer
Malheureusement, les choses étant bien faites, le sentiment est réciproque.

Pourquoi malheureusement ?

Citer
elle l’a choisi elle-même,

choisie (la place)

Citer
l’une d’elle regarde curieusement le

d'elles

Citer
pour être certain de bien l’avoir goûté.

goûtée

Citer
on oscule les langues des juges

ausculte ?

Citer
il prit Martonis pour lui et ses confrères de

prie



(Juste en dessous : rasade)

J'ai bien aimé ! Je trouve que tu racontes plutôt bien, c'est sympa à lire. Le début en morceaux de scènes m'a un peu perturbé, mais j'ai fini par m'y faire.
Je trouve ptet que ta fin manque un peu d'impact. Elle pourrait mieux conclure ton texte.

A+ !
"Our bed's a tiny island that can save us from the storm"
The Material - Life vest

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne Fred Pollux

  • Calligraphe
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Re : [Erakis] La Fête au Village
« Réponse #4 le: 07 août 2020 à 22:57:32 »
Bonjour Quaedam,
Juste pour te dire que j'ai beaucoup aimé ton texte : la fluidité de la narration, l'ambiance dans laquelle je me suis bien immergé, ton style (avec la dose d'humour qui me plaît bien).
Par contre je suis assez d'accord avec Loïc pour la fin: on est un peu entre une chute qui manquerait de force pour conclure, et une fin de chapitre qui n'appelle pas assez la suite...

Hors ligne Bapt90

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Re : [Erakis] La Fête au Village
« Réponse #5 le: 08 août 2020 à 12:01:24 »
Bonjour Quae  :) je me lance dans ton texte (il y a de + en + de textes, mais je ne vois pas de suite à la bataille de Nargaronne)  :s

Sympa, on est presque emporté dans la fête avec tout les personnages. Cette Madame Lemaie à l'air assez méchante, je l'a verrai bien s'attirer la colère de quelqu'un ou quelque chose dans un autre texte.

Citer
une épidémie de galle chez les Liontaris
:D ça m'a fait rire en voyant cela
(D'ailleurs, si j'avais écrit moi-même ce passage, j'aurais ajouté d'autres lieux qu'on n' pas encore vu que d'autres pourraient exploité.  ^^ et j'aurais peut-être aussi mis -je sais pas trop- une vague de chaleur chez les Elfes Viking (texte de Zamy)  :)

Citer
Monsieur Ampion sent que son estomac arrive à saturation
et il  :sick: ::)

Voilà fini. C'était un texte intéressant, plus joyeux que les autres de l'univers. Ici il n'y a pas de véritable guerre (pour le moment  >:D) et les gens font la fête. J'ai bien aimé certaines descriptions  ^^
De mon côté je me recentre sur mon projet perso mais j'ai déjà des idées pour un prologue à mon premier texte d'Erakis ou bien faire un texte où l'Amphiptère s'amuse en l'attente de son "amie". Ha il y a la mer vers ce village, c'est bien ça ? Intéressant  :kei:

A une prochaine peut-être
All it takes is a beautiful fake smile to hide an injured soul and they will never notice how broken you really are. -Robin Williams

Hors ligne Quaedam

  • Calliopéen
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Re : [Erakis] La Fête au Village
« Réponse #6 le: 08 août 2020 à 13:06:56 »
\o/ Merci d’être venus commenter <3 Ca valait le coup d’attendre pour avoir des critiques et des avis de cette qualité.

Loic,
Première fois ou deuxième fois que tu me commentes ? En tout cas merci d’être passé  :calin:
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Au son gaillard des chansons paillardes avance la roulote.
Je vois bien que c'est voulu, mais ça marche pas trop l'inversion je trouve. Ca donne un pseudo air pas très intéressant à mon avis.
Haaan je ne sais pas trop, je trouve que « La roulote avance au son gaillard des chansons paillardes » sonne un poil creux, peut-être plus « Au son gaillard des chansons paillardes la roulote avance »… Je sais pas ça, je vais réfléchir.

Citer
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le pas du bœuf est assuré mais chaloupé est celui des ménestrels qui trépignent

Je ne comprends pas ce que tu veux dire
Oper m’avait fait le même commentaire, pourtant moi je le trouve assez limpide. >.> Je vais essayer de remanier, peut-être en jouant avec la ponctuation : « le pas du bœuf est assuré ; chaloupé est celui des ménestrels qui trépignent ». Je ne suis pas sure que ça résolve quoique ce soit, il semble que ce qui vous manque c’est l’endroit où les ménestrels trépignent.
en qui.
Citer
J'aime beaucoup toute la partie entre mes deux remarques. Je trouve qu'elle sonne bien, que tu plantes une chouette ambiance.
Oh merci c’est gentil 😊

Citer
Je pense que je comprends l'idée, mais "envoient vexé" ?
Hahaha oui, je devrais dire « en voient vexé »^^
Citer
Citer
« Phête à la Saucice ».

me rappelle Pratchett ; j'ai ri
Ah oui c’est vrai, je ne pensais pas à ça, mais carrément :D
Citer
Pourquoi malheureusement ?
Malheureusement du point de vu du narrateur, pour marquer l’ironie. Mais j’avoue que ça me choque un peu aussi. Je vais voir si j’arrive à le remplacer judicieusement.
Pour le reste des corrections orthographique, je vais repasser sur le texte directement, merci d’avoir relevé les coquilles 😊


Ouiiiiiiiiiiiii Je me demandais si quelqu’un ferait le lien, j’ai même hésité à faire une blague sur le bluff, mais je me suis retenue.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
J'ai bien aimé ! Je trouve que tu racontes plutôt bien, c'est sympa à lire. Le début en morceaux de scènes m'a un peu perturbé, mais j'ai fini par m'y faire.
Haha oui, je sais que les changements brutaux de narrateur/situation ne sont pas ta tasse de thé. Merci de l'avoir enduré, ça me fait d'autant plus plaisir!

Citer
Je trouve ptet que ta fin manque un peu d'impact. Elle pourrait mieux conclure ton texte.
Oui, j’ai un problème relationnel avec les fins de texte >.> Sans doute parce que je n’aime pas quand une histoire se termine. Je vais essayer de voir si je peux trouver un truc plus folichon.


Fred Pollux :

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Juste pour te dire que j'ai beaucoup aimé ton texte : la fluidité de la narration, l'ambiance dans laquelle je me suis bien immergé, ton style (avec la dose d'humour qui me plaît bien).
Roooh merci beaucoup Fred <3 Ca me fait plaisir ^^
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Par contre je suis assez d'accord avec Loïc pour la fin: on est un peu entre une chute qui manquerait de force pour conclure, et une fin de chapitre qui n'appelle pas assez la suite...
Merci de me l’avoir signalé, comme dit à Loic, je vais essayer de trouver une meilleure fin ou une façon plus percutante de l’amener.

Salut Bapt90
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(il y a de + en + de textes, mais je ne vois pas de suite à la bataille de Nargaronne)
Voui, c’est scandaleux je suis bien d’accord !
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Sympa, on est presque emporté dans la fête avec tout les personnages. Cette Madame Lemaie à l'air assez méchante, je l'a verrai bien s'attirer la colère de quelqu'un ou quelque chose dans un autre texte.
Hahaha pauvre Madame Lemaie, elle veut simplement gagner le concours de la Fête à la Saucisse.
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(D'ailleurs, si j'avais écrit moi-même ce passage, j'aurais ajouté d'autres lieux qu'on n' pas encore vu que d'autres pourraient exploité.   et j'aurais peut-être aussi mis -je sais pas trop- une vague de chaleur chez les Elfes Viking (texte de Zamy)
^^ Je ne voulais pas faire une énumération trop longue mais oui, avec le nombre de territoires en expansion, il y a matière !
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Voilà fini. C'était un texte intéressant, plus joyeux que les autres de l'univers. Ici il n'y a pas de véritable guerre (pour le moment   ) et les gens font la fête. J'ai bien aimé certaines descriptions
Merci de l’avoir lu Bapt 😊 Oui, je voulais faire un texte plus léger, histoire d’avoir une Comté à la Tolkien ou un Lud-en-Brume pour les récits moins épiques.
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De mon côté je me recentre sur mon projet perso mais j'ai déjà des idées pour un prologue à mon premier texte d'Erakis ou bien faire un texte où l'Amphiptère s'amuse en l'attente de son "amie". Ha il y a la mer vers ce village, c'est bien ça ? Intéressant
Hahaha pauvre Tarteret, mais c’est le jeu ma pauvre Lucette ! Toutes nos créatures de papiers ne demandent qu’à être brulées.
« Modifié: 08 août 2020 à 13:08:51 par Quaedam »

Hors ligne Xeraphia

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Re : [Erakis] La Fête au Village
« Réponse #7 le: 08 août 2020 à 21:08:14 »
« Vous auriez pu mettre cette horreur ailleurs, reproche le grand prêtre.
— C’est que…, ose finalement une matrone, le bourgmestre nous a dit de la mettre bien en vue.
— Sur le fronton d’un lieu sacré ?
— Dit comme ça, c’est vrai que ça sonne pas bien, Monseigneur. Mais les boulangers ont déjà pris l’entrée Est de la ville.
— Et l’entrée Ouest ?
— Les charcutiers, Monseigneur.
— L’entrée Nord ?
— Elle est occupée par les tanneurs.
— Celle du Sud ?
— Les forgerons.
— Mais enfin de quelle confrérie êtes-vous ?
— Les taverniers et aubergistes, Monseigneur. »

Citer
c’est Madame Lemaie qui s’occupe d’attribuer les places des exposants. Sacrefeuille et sa femme la détestent. Les choses étant bien faites, le sentiment est réciproque.

Citer
Etrange expiation que les taverniers et aubergistes ont offert au Grand Prêtre et son diacre. Ils peuvent boire sans frais tout au long de la Phête, dans n’importe quel tripot de Tarteret. D’abord perplexes, les hommes de foi ont fini par trouver un compromis : les godets sont sanctifiés par une prière ou deux avant d’être envoyés dans leurs gosiers.
« Et si nous commandions une saucisse ?
— Attendons de connaitre la désignation de la meilleure.
— Vous êtes plein de sagesse. » assure le Grand Prêtre à son sagace diacre. Ils sont un peu gris, les aubergistes tiennent à ce que leur offrande parvienne au dieu par leurs bouches.

Pour quelqu'un qui n'aime pas Dumas, tu as son cynisme et son humour :D J'ai ri.

En-dehors de ces piques, though, ce genre de texte n'étant pas du tout ma tasse de thé (ni à lire ni à écrire), je n'ai pas grand-chose à dire, donc je ne dis rien :mrgreen:
Show. Don't tell.

Hors ligne Krapoutchniek

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Re : [Erakis] La Fête au Village
« Réponse #8 le: 08 août 2020 à 23:48:22 »
Citer
En vrai il y a une autre blague nulle: le jeu entre Tarteret - Juge Ampion, ça fait "Tartempion" >.> Je sais, j'ai un humour nul.

On doit avoir le même humour nul parce que je l'avais grillée  :mrgreen:

Et sinon pareil que Loïc, le plantage de décor est trop bien. J'ai bien aimé le texte et surtout les petits détails à droite et à gauche qui reviennent dans le texte (comme les enfants de coeur qui vont se saouler et qui sont bourrés à la fin, le cheval et le boeuf (et leur avoine sèche)). Ca m'a un peu fait penser à un épisode des Simpson avec la fête du piment ou je sais plus quoi  :mrgreen:

C'est intéressant les tranches de vie, ça permet de montrer une autre facette de l'univers, sans qu'il y ait forcément de grand événement  :)
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Hors ligne Quaedam

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Re : [Erakis] La Fête au Village
« Réponse #9 le: 09 août 2020 à 13:57:24 »
Salut Xera <3
Roooh quel plaisir de te revoir sur mes textes  :calin:
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Pour quelqu'un qui n'aime pas Dumas, tu as son cynisme et son humour  J'ai ri.
Je ne sais pas si c’est un compliment du coup hahaha mais si je t’ai fait rire, ça doit en être un.
Merci beaucoup de m’avoir lu jusqu’au bout, surtout si ce genre de textes ne te parlent pas.

Krap :
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On doit avoir le même humour nul parce que je l'avais grillée
Hahaha c’est vrai ? On est connecté Krap !
Citer
Et sinon pareil que Loïc, le plantage de décor est trop bien. J'ai bien aimé le texte et surtout les petits détails à droite et à gauche qui reviennent dans le texte (comme les enfants de coeur qui vont se saouler et qui sont bourrés à la fin, le cheval et le boeuf (et leur avoine sèche)). Ca m'a un peu fait penser à un épisode des Simpson avec la fête du piment ou je sais plus quoi.
Roooh merci  :coeur: En fait y’en a plein d’autres mais je ne sais pas s’ils sont aussi évidents. En tout cas merci beaucoup Krap <3 Ca me fait vraiment plaisir et ça m’encourage à écrire un peu plus ^^
Citer
C'est intéressant les tranches de vie, ça permet de montrer une autre facette de l'univers, sans qu'il y ait forcément de grand événement
Voui c’est un peu le but : montrer qu’on peut faire des textes un peu plus à la coule ^^ (Même si Zamy avait déjà introduit le concept, j’y suis allée à fond xD)

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Re : [Erakis] La Fête au Village
« Réponse #10 le: 21 août 2020 à 21:16:04 »
Merci pour cette petite tranche de vie, pleine d’enjeux et de conflits qui nous semblent si… pittoresques ? Ça relativise certainement les guerres universelles et les combats panthéonesques de certains autres textes…
S’il y a des chansons paillardes, peux-tu nous fournir un petit échantillon de ce qu’on chante en Thalassie à propos des filles gentilles et des flots de vins ?
J’ai l’impression que tu as adapté ta prose au sujet du texte : un peu simple, un peu rustique. 
Comme je t’ai dit la première fois qu’on en a parlé, j’ai eu un peu de mal avec la mise en scène du premier paragraphe en V1 ; les oppositions que tu voulais mettre entre le pas du bœuf et celui des fêtards… Je pense que c’est mieux comme ça – si tu as beaucoup changé depuis.

 


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