Les affrontements ont commencé dans deux arènes déjà et la foule est en délire alors que le speaker entre dans la troisième où les personnages s'échauffent. Le maître de cérémonie hausse un sourcil interrogateur en découvrant un troisième chat, ailé celui-là, mais qu'y peut-il ? Il jette un regard sur sa liste, puis commence à déclamer la liste des participants.
Même règles que d'habitude : vous pouvez voter pour deux personnages et avez une semaine pour ce faire. Si quelqu'un·e se sent le courage de faire les fiches qui manquent, il ne faut pas hésiter.
Azincourt Oeuvre : Les Enchantements d'Ambremer, Pierre Pevel

Description : Azincourt est un chat-ailé fort respectable, établi à Paris en 1909, quelques années après que l'OutreMonde, le pays des fées, ait révélé son existence et ouvert un passage permettant d'aller venir entre sa capitale et Paris.
Comme tout chat-ailé, Azincourt est un être conscient doté de la parole, mais c'est sans doute le seul chat-ailé à faire semblant de prendre l'accent anglais pour se donner un genre. Son espèce, en plus de voler, a l'utile capacité de pouvoir lire et mémoriser tout texte sur lequel ils s'endorment : un petit somme installé sur une encyclopédie ou une liasse de lettres confidentielles, et il en connaît tout le contenu.
Vivant chez le mage distingué Louis Denizart Hyppolyte Griffont, Azincourt est attaché à sa tranquillité, à sa dignité et au sarcasme. Parfois boudeur, il est quand même serviable, au fond - du moins, quand on sait le prendre par ses points faibles...
Extrait :
"- Azincourt ?
Une tête féline et renfrognée apparut de derrière un accoudoir, paupières mi-closes, front plissé et oreilles froissées.
- Mmmmh ?
- Bonjour, Azincourt.
- Good morning, Griffont.
- Belle journée, n'est-ce pas ?
- Vous ne diriez pas ça si vous deviez porter un manteau de fourrure par 27° C à l'ombre.
La tête disparut.
- Bien sûr... reconnut Griffont. Cependant, il y a un service que vous pourriez me rendre.
- Quand ça ?
Le magicien se gratta la tempe de l'index.
- Maintenant, à vrai dire.
- C'est aujourd'hui dimanche, Griffont...
- Et alors ?
Pas de réponse. Griffont réfléchit et reprit :
- J'ignorais que les chats avaient des semaines de fonctionnaires...
Toujours caché au creux de son fauteuil, Azincourt répondit d'une voix lasse, où pointait cependant l'agacement :
- D'une, nous n'aurions pas cette conversation si j'appartenais au règne animal, comme vous l'avez maladroitement laissé entendre. De deux, il me semble que vous avez un domestique pour faire vos commissions. Et de trois, vous savez que j'ai un déjeuner tous les dimanches. Sur ce...
- Entendu, fit candidement Griffont. Voyez-vous, je dois rencontrer le doyen Delveccio de toute urgence et j'avais pensé que peut-être...
La tête d'Azincourt refit soudain surface. Très attentif, le chat-ailé s'était dressé assis, les pattes bien droites et les oreilles aux aguets.
- Le doyen ?
Il en avait oublié de prendre l'accent anglais."
(fiche de Milora)
PorteOeuvre : Neverwhere de Neil Gaiman
PAS DE FICHE
BenvenutoŒuvres : Gagner la Guerre et
Janua Vera de Jean-Philippe Jaworski
Description: Benvenuto Gesufal, c'est un assassin de profession, et un gredin. Il a un humour acéré, autant sur les autres que sur lui-même, et un cynisme assez fleuri. Et s'il se limite aux quelques valeurs auxquelles il reste fidèle, pour le reste, il ne vous fera pas le sermon de s'apitoyer sur sa propre culpabilité...
Extrait :
Même si le principal volet de ma mission était de délivrer un message, j'ai toujours un terrible scrupule à me montrer bavard. Bien sûr, je vois déjà mon aimable lecteur en train de ricaner sur mon compte, en se disant que pour un type taciturne, le Benvenuto a un sacré crachoir. Eh bien j'ai le regret de dire à mon aimable lecteur qu'il se fourre une phalange ou deux dans l'œil, en plus de risquer des ennuis s'il me croise au coin d'une rue. Je suis tout ce qu'on voudra, beau parleur, phraseur, cabotin, et même un peu éloquent si je m'oublie, oui madame, mais je ne suis pas bavard. Pas du tout. Le bavard est un imbécile qui parle sans réfléchir. Le bavard est un incontinent qui ne garde rien. C'est un panier percé qui ne se rend pas compte de la valeur de la parole.
Or, la parole, c'est de l'or. La parole, c'est du bien. La parole, c'est du fer, du poison, du baume. La parole, c'est du sexe, de la mémoire, de l'avenir. De la divinité. La preuve : je commence à l'échauffer un peu, l'aimable lecteur, non ? (fiche de Verasoie)
ChimeneOeuvre : Le Cid, Corneille
Description : Chimène aime tendrement et follement Rodrigue.
Un jour pourtant, le père de Chimène insulte le père de Rodrigue en lui portant un soufflet. L’honneur de Don Diègue est mis en péril. Ne pouvant réparer l’outrage par lui-même au vu de son grand âge, il demande à son fils de provoquer en duel le Conte, père de Chimène. Après quelques intenses réflexions amour VS honneur, Rodrigue s’en va chercher le Conte.
Contre tout pronostic, Rodrigue en sort vainqueur, laissant Chimène au désarroi de la perte de son père, tué par son promis.
Dans cette pièce, l’honneur est au centre de la réflexion, l’honneur doit prévaloir de tout, doit commander le comportement de chaque protagoniste, et Chimène tiendra la place de la femme qui aime et qui est aimée mais qui n’a pas le droit de faire vivre cet amour.
La plupart de ses interventions relatent son combat intérieur et son devoir de demander justice auprès du roi.
Extrait :Chimène, après être allée demander la mort de Rodrigue au roi pour la justice et son honneur, se confie à Elvire, sa gouvernante (scène III).
Chimène
[…]
Mon père est mort, Elvire ; et la première épée
Dont s’est armé Rodrigue a sa trame coupée.
Pleurez, pleurez, mes yeux, et fondez-vous en eau !
La moitié de ma vie a mis l’autre au tombeau,
Et m’oblige à venger, après ce coup funeste,
Celle que je n’ai plus sur celle qui me reste.
Elvire
Reposez-vous, madame.
Chimène
Ah ! que mal à propos
Dans un malheur si grand tu parles de repos !
Par où sera jamais ma douleur apaisée,
Si je ne puis haïr la main qui l’a causée ?
Et que dois-je espérer qu’un tourment éternel,
Si je poursuis un crime, aimant le criminel.
Elvire
Il vous prive d’un père, et vous l’aimez encore !
Chimène
C’est peu de dire aimer, Elvire, je l’adore ;
Ma passion s’oppose à mon ressentiment ;
Dedans mon ennemi je trouve mon amant ;
Et je sens qu’en dépit de toute ma colère,
Rodrigue dans mon cœur combat encor mon père.
Il l’attaque, il le presse, il cède, il se défend,
Tantôt fort, tantôt faible, et tantôt triomphant :
Mais en ce dur combat de colère et de flamme,
Il déchire mon cœur sans partager mon âme ;
Et quoi que mon amour ait sur moi de pouvoir,
Je ne consulte point pour suivre mon devoir ;
Je cours sans balancer où mon honneur m’oblige.
Rodrigue m’est bien cher, son intérêt m’afflige ;
Mon cœur prend son parti ; mais, malgré son effort,
Je sais ce que je suis, et que mon père est mort.
(fiche de Tomoyo)
CarotteOeuvre : Les Annales du Disque-Monde, Terry Pratchett
Description :Carotte Fondeurenfersson est un nain. Oh, il mesure bien deux mètres de haut et il est roux, mais c'est tout de même un nain. Recueilli alors qu'il était bébé par une famille de nains, il a été élevé dans les mines des montagne du Bélier. Mais il a décidé de partir pour la grande ville d'Ankh-Morpork afin de ramener un peu d'argent à sa famille. C'est comme ça qu'il rejoint le Guet municipal moribond sous les ordres de Samuel Vimaire.
Carotte est honnête. Très honnête. Vraiment très honnête. Un parangon de l'honnêtitude. Et peut-être un peu de la naïveté. Il ne comprend pas les métaphores et prend toujours tout au premier degré. Il écrit à ses parents une fois par semaine, connaît par cœur toutes les lois de la ville et n'hésite pas à les appliquer à la lettre – peut être un peu trop à la lettre. Tellement en fait qu'il finit par arrêter le chef de la guilde des Voleurs (entreprise tout à fait légale par ailleurs) peu après son arrivée, au grand dam de ses collègues qui s'empressent de le libérer avant de se mettre à dos le Patricien de la ville.
Reste que Carotte a un effet un peu... étrange sur les gens. On l'écoute. On ne sait pas trop pourquoi. Peut-être à cause de sa tache de naissance en forme de couronne, ou de sa capacité à pouvoir planter et retirer les épées des rochers, ou bien encore cette vague prophétie qui parle du retour des rois – mais bon, tout le monde est d'accord pour dire que les prophéties c'est casse-pieds, et que les rois, c'est mieux décapité.
En attendant, Carotte a réussi à se faire une réputation très rapidement à Ankh-Morpork en parlant aux gens. Il transpire tellement la bonne volonté et la bonne foi que les criminels qu'il arrête ne savent plus vraiment quoi faire et finissent en général par pleurer en s'excusant de leur mauvais comportement.
Ah, et puis il est amoureux. D'une louve-garou. Mais ça, c'est accessoire.
(fiche de Rain)
M. HYDE
Oeuvre : L'étrange cas du Dr Jekyll et de M. Hyde, Robert-Louis Stevenson.
Description :Réveillez le démon qui sommeille en vous, réveillez votre côté caché !
C'est ce qu'est parvenu à faire le docteur Jekyll, un éminent savant fasciné par l'âme humaine et sa dualité.
M. Hyde est le résultat de l'ingestion d'une drogue : une créature qui réunit tous les penchants négatifs, toutes les pulsions cruelles et les vices du docteur et les laissent s'exprimer sans l'ombre d'un remords. Plus le docteur multiplie les transformations et plus sa part obscure prend le contrôle de son corps, s'empare de lui et le domine.
Personnage de petite taille, d'apparence préhistorique, M. Hyde s'exprime d'une voix bourrue, s'emporte facilement et possède des capacités physiques surprenantes. Il dégage une aura désagréable, qui inquiète les personnes qu'il rencontre, comme si la noirceur de son âme suintait de ses pores. Il est l'incarnation physique du Mal.
Extrait :M. Hyde était blême et rabougri, il donnait sans aucune difformité visible l’impression d’être contrefait, il avait un sourire déplaisant, il s’était comporté envers le notaire avec un mélange quasi féroce de timidité et d’audace, et il parlait d’une voix sourde, sibilante et à demi cassée ; tout cela militait contre lui ; mais tout cet ensemble réuni ne suffisait pas à expliquer la répugnance jusque-là inconnue, le dégoût et la crainte avec lesquels M. Utterson le regardait. « Il doit y avoir autre chose, se dit ce gentleman, perplexe. Il y a certainement autre chose, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Dieu me pardonne, cet homme n’a pour ainsi dire pas l’air d’être un civilisé. Tiendrait-il du troglodyte ? ou serait-ce la vieille histoire du Dr Fell, ou bien est-ce le simple reflet d’une vilaine âme qui transparaît ainsi à travers son revêtement d’argile et le transfigure ? Cette dernière hypothèse, je crois… Ah ! mon pauvre vieux Harry Jekyll, si jamais j’ai lu sur un visage la griffe de Satan, c’est bien sur celui de votre nouvel ami ! »
(fiche de Musyne)
Arya Stark Oeuvre : Le trône de fer, G.R.R. Martin
Description : Arya est la fille cadette de lord Eddard Stark et de lady Catelyn Tully Stark. C’est jeune fille vive et rebelle de 9 ans (au début de l’histoire) éprise d’aventure et d’action, ne supportant pas les arts d’agréments, et que tout oppose à sa sœur aînée Sansa. Elle entretient une relation privilégiée avec son demi-frère bâtard Jon Snow, lequel lui offrira une épée de spadassin fabriquée spécialement pour elle « aiguille ». Tout deux partagent la même ressemblance physique à leur père. Arya à des cheveux bruns, les yeux gris de lord Eddard et sa longue figure solennelle, elle est menue et fluette et passe pour n’être pas particulièrement belle contrairement à sa sœur aînée. Arya est une fille de caractère, parfois sauvage, impulsive et violente. ce qui la contraindra à chasser sa louve Nyméria, mais elle reste liée à elle par des rêves de loups. C’est une jeune fille intrépide, courageuse,réfléchie et audacieuse à la rancune tenace qui se verra formée à l’art de l’épée et que son histoire poussera à tuer et à accumuler les identités devenant tour à tour Arry, Belette ou encore Nan.
Extrait :Arya pencha la tête de côté."Et moi ? Je pourrais être conseiller du roi, bâtir des château, devenir grand septon ?
- Toi dit-il en lui posant un petit baiser sur le front, tu épouseras un roi, tu régneras sur son château et tes enfants seront chevaliers, princes, seigneurs voire, oui, l'un d'eux, peut-être grand septon."
Le visage d'Arya se ferma "Non dit-elle, tout ça c'est Sansa".
Sur le point de sortir il se retourna. L'épée derechef au poing elle essayait de s'y familiariser.
"J'allais oublier, dit-il, les meilleures lames ont toutes un nom.
- A l'instar de Glace, oui." Elle fit miroiter l'acier. "Et celle-ci en a un ? Lequel ? Oh, dis-le-moi !
- Devine la taquina-t-il. Ce que tu préfères..."
Elle parut d'abord perplexe, s'éclaira bientôt. Toujours cette vivacité. Ils s’exclamèrent ensemble
"Aiguille"
Nuit après nuit, Arya se nommait ses exécrations "Ser Gregor, soufflait-elle à son oreiller de cailloux, Dunsen, Polliver, Raff tout miel, Chiswyck. Ttitilleur et le limier. Ser Armory, Ser Ilyn, Ser Meryn, le roi Geoffrey, la reine Cersei" A Winterfell, elle avait prié dans le septuaire en compagnie de mère et, en compagnie de Père, dans le bois sacré, mais, faute de dieux sur la route d'Harrenhal, les noms exécrés étaient la seule prière qu'elle entendît se rappeler.
(fiche Tim Gab)
AbelOeuvre : La Pucelle de Diable-Vert, Paul Beorn
Description : Abel de Royale-Terre est un hussard pégasier, un jeune noble combattant d'élite qui combat à nos de pégasel. Seulement, la veille de sa première mission, une petite mésaventure avec une certaine dame pas forcément bien intentionnée le fait prisonnier. D'une perle.
Recueilli en chemin par Jéhanne, l'héroïne du livre, il se retrouve transformé en boucle d'oreille, entendu uniquement de la jeune fille.
A la fois brillant stratège plein d'honneur et gamin boudeur, Abel la guide et la seconde autant qu'il peut. Mais ce n'est pas qu'une perle ensorcelée, Abel garde tout son caractère et la force de son esprit peut parfois davantage que seulement parler.
Extrait :"Eh bien, au moins, avec les Royales-Gens..."
- Dois-je vous rappeler que je suis une Basse-Gens ? J'ai connu des Royales-Gens bien plus dangereux que des vipères de sable. Vtre ami Jude-le-hussard, par exemple...
"N'insultez pas mon ami Jude. C'est un guerrier dressé pour tuer : un crotale serait inoffensif en comparée. Mais je lui confierais ma vie plus bonnement qu'à aucun de ces pouilleux..."
- Ravie d'être une pouilleuse pour vous, la perle.
"Allons Jéhanne, je ne parlais pas pour vous."
- Quelle sauce vous donne-t-on à boire dans vos écuelles de bon lait, pour que vous soyez tous aussi méprisants, vous autres Royales-Gens ?
Abel ne répondit pas. Piqué peut-être, ou honteux. Allez savoir, avec une perle sans visage !
"Je ne serais pas ici-même à vous parler s'il ne m'avait plusieurs fois sauvé la vie sur le champ de bataille."
- Eh bien, si j'ai bonne souvenance, vous ne seriez pas ici-même à me parler si je ne vous avais pas ramassé dans le désert. Et Jude n'était point dans mon dos pour vérifier que je ne vous oubliais pas !
"Peuh ! Et c'est nous, les Royales-gens, qui sommes méprisants..."
- Si vous me racontiez enfin comment vous avez fini en pierre de nacre, plutôt que de ressasser tous les méfaits de votre bonne Jéhanne ?
"Je vous ai dit mille fois que cela n'entrait point dans vos affaires, petite curieuse."
- Mmh, eh bien laissez-moi le deviner dans ce cas... C'est un enchantement, vous avez donc croisé la route d'une sorcière. Voyons, la jolie ensorcelée rouquine qui chevauchait vers Diable-Vert devrait avoir fière allure sur la scène, avec ses jupettes de dentelles et ses pompons bleus sur les mamelles... Vous aurait-elle mené par le bout du nez jusqu'à l'antre d'une sorcière ?
"Allons, je vais faire moi-même l'histoire, si vous y tenez tellement."
(fiche de Milora)