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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » extrait de roman

Auteur Sujet: extrait de roman  (Lu 1534 fois)

Hors ligne azerta

  • Calliopéen
  • Messages: 432
extrait de roman
« le: 16 Novembre 2014 à 20:56:02 »
Une petite chasse aux fautes d'orthographe et aux mauvaises tournure, si quelqu'un en a le courage...


Le résumé n'est plus à corrigé, il l'a déjà été maintes fois. C'est juste pour planter le décors.

Merci de votre aide  ;)

Résumé :


Fang-Yin aimerait avoir le courage de sortir de l’atelier où elle travaille douze heures par jour. Elle rêve de sortir dans les rues, les arpenter, entrer dans une école. Fièrement, elle irait vers un français, un blanc de France, comme ceux qui se promènent sur les pavés, ceux qu’elle voit derrière la fenêtre. Elle dénoncerait monsieur Li qui prend les sous de son père, qui vole la santé de sa mère et lui dérobe son enfance. Mais elle ne peut pas… Elle imagine seulement.

Les doubles imaginaires sont partout. Chaque fois qu’un homme réinvente son histoire, il rêve de retourner voir cette jolie fille et l’embrasser fougueusement. Son double le fait. Cette femme se verrait chanteuse et star, son double l’est déjà. Vous tueriez bien votre meilleur ami pour sa trahison impardonnable ? Attention. Votre double imaginaire commence déjà à se matérialiser.  Amour, passion, haine, colère, espoir… vos sentiments le nourrissent.
Seul l’ambassadeur les voit. Il est le lien entre le monde imaginaire et le monde réel. A lui de veiller sur eux, sur vous.
Un récit sur ce que nous sommes et ce que nous rêvons d’être. Deux adolescents confrontés au monde imaginaire… des autres.








Le texte en cours de travail :



Pierre s’est mis à courir vers sa sœur. Il n’ose plus lui parler de la petite fille qui met le feu et il a très peur d’être de nouveau accusé à sa place. Marie doit abandonner son match pour calmer son frère qui semble perturbé et refuse d’en donner la raison.
Le buisson prend feu, d’un coup. Un immense feu que personne n’a vu démarrer.
-   C’est toi qui as fait ça ? chuchote Marie à son frère.
-   Mais ça ne peut pas être moi puisque je suis avec toi…

Les regards, qui étaient braqués sur le feu, se retournent les uns après les autres.  Petit à petit, tous convergent vers Pierre.
-   Il est complètement malade ton frère, il a mis le feu à l’école, s’écrie une fille.
-   Qu’est-ce que tu dis, connasse ! Il est à côté de moi depuis tout à l’heure, il a rien fait du tout ! répond Marie.

 Elle arrache le ballon de foot des mains de Léo et l’envoie en pleine tête à l’accusatrice. Cette dernière se met à hurler encore plus fort, jurant que Marie le lui paierait.
Et pendant ce temps-là, le feu grandissant toujours, les spectateurs ne savent plus trop où regarder tant l’animation de la cour de récréation est exaltante.
Allan le petit fantôme est près du feu, trop près. Au milieu des flammes s’élève un immense dragon. L’animal souffre, il hurle des flammes. Allan, fasciné, ne bouge plus devant l’animal déchaîné.

- Le dragon !  crie Pierre.
- Mais il n’y a pas de dragon, l’interrompt Marie.
Puis elle chuchote à son frère :
-   Arrête de te faire remarquer et de dire n’importe quoi.
Elle l’attrape par la manche et le tire vers le préau.
-   Il faut rentrer maintenant.
-   Je ne peux pas abandonner Allan…
Théo prend la parole dans la tête de Pierre :
« Elle ne les voit pas, personne ne les voit à part toi. Allan n’est pas réel. C’est un enfant malade au fond d’un lit. Dans un hôpital, je ne sais où. Tu ne vois que ce que son imagination à créé. Il rêve et il s’évade dans ta classe. Mais son corps n’est pas là. »
Les élèves sont maintenant attroupés autour des buissons en feu. Tous chuchotent le prénom de Pierre. Ils disent que c’est lui qui a mis le feu. Lui qui sanglote pitoyablement au bras de sa sœur. Lui qui voit le dragon, la rage dans les yeux.
Les crocs du monstre brillent. Allan commence à comprendre, il commence à avoir peur. Et Pierre ne le défend toujours pas. D’un coup de patte violent la bête envoie Allan au sol. Un surveillant arrive avec un extincteur. Les professeurs rassemblent les élèves de l’autre côté de la cour.
-   On ne peut pas laisser Allan, chuchote Pierre à sa sœur.
-   Tais-toi ou je te frappe, répond celle-ci. Cette fois je te jure que je vais le faire.

L’enfant malade gémit, il est blessé et n’arrive pas à se relever. Comme un chat joue avec une souris, le dragon l’envoie d’un coté à l’autre de la cour. Devant ce spectacle terrifiant, Pierre se cache les yeux, ce n’est qu’une hallucination, elle va partir. Il ne voit qu’une dernière chose : le petit corps du garçonnet disparaître dans la gueule du monstre.
-   Il n’est pas mort en vrai ? demande Pierre à Théo, sa voix intérieure.
«  Non, répond Théo, c’est pire. Son rêve est mort, son double n’existe plus. Il est condamné à rester dans son hôpital maintenant. Avec la peur du dragon comme seul souvenir. »

« Modifié: 18 Novembre 2014 à 21:42:36 par azerta »

Hors ligne Olibrius

  • Aède
  • Messages: 165
  • De retouuur !
    • La souris rose
Re : extrait de roman
« Réponse #1 le: 17 Novembre 2014 à 07:56:42 »
Bonjour !

Alors, voilà pour les fautes :
C’est toi qui a fait ça ?
==> C'est toi qui as fait ça ?

il a rien fait du tout! répond Marie
==> Point à la fin

jurant que Marie lui paiera.
==> lui paierait

cours de récréation
==> cour de récréation

devant l’animal déchainé.
==> déchaîné

C’est une enfant malade
==> un, je suppose ?  ^^

Tu ne vois que ce que son imagination à crée.
==> a créé

Les élèves sont  maintenant
==> tu as mis deux espaces entre "sont" et "maintenant"

il commence à voir peur.
==> avoir, je suppose ?

-   On ne peut pas laisser Allan chuchote Pierre à sa sœur.
==> virgule entre "Allan" et "chuchote"

disparaitre dans la gueule du monstre.
==> disparaître

-   Il n’est pas mort en vrai ? Demande Pierre à Théo, sa voix intérieur.
==> je crois que c'est plutôt "-   Il n’est pas mort en vrai, demande Pierre à Théo, sa voix intérieur. " mais je suis pas sûre sûre.

ALORS !
Franchement, je trouve l'idée absolument géniale  ;D
L'idée des doubles dans un autre monde, comme ça... enfin bref, je trouve ça lumineux.
Par contre, parfois dans tes phrases on dirait que tu es un peu extérieur(e ?), externe, et je pense que ça rendrait mieux si tu mettais plus d'intentions et plus de sentiments dans tes phrases, au lieu de juste décrire la scène (notament au début, avec "Pierre s’est mis à courir vers sa sœur. Il n’ose plus lui parler de la petite fille qui met le feu et il a très peur d’être de nouveau accusé à sa place. Marie doit abandonner son match pour calmer son frère qui semble perturbé et refuse d’en donner la raison. ", où ça fait un peu mécanique)

Voilà voilà, courage pour le reste !

Hors ligne Rémi

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Re : extrait de roman
« Réponse #2 le: 17 Novembre 2014 à 23:06:59 »
D'accord sur l'aspect mécanique cité.

Sinon, c'est propre, rien à relever de plus.

Citer
-   Je ne peux pas abandonner Allan…
Théo prend la parole dans la tête de Pierre :
« Elle ne les voit pas, personne ne les voient à part toi. Allan n’est pas réel. C’est une enfant malade au fond d’un lit. Dans un hôpital, je ne sais où. Tu ne vois que ce que son imagination à crée. Il rêve et il s’évade dans ta classe. Mais son corps n’est pas là. »
Les élèves sont  maintenant attroupés autour des buissons en feu. Tous chuchotent le prénom de Pierre. Ils disent que c’est lui qui a mis le feu.
C'est un extrait, donc je me demande : si c'est la première intervention de Théo, ça fait bizarre, sinon, tu annonces toujours comme ça l'intervention de Théo ? ça fait un poil externe aussi, mécanique. (genre il se prend la tête ? il la secoue ? il regarde fixement ? il fait quoi quand ça parle dans sa tête ?
Tu enchaîne direct : "les élèves sont maintenant..."

Bref la mise en forme des interventions de Théo me semble à retravailler, sauf si on est déjà dedans depuis un moment... et encore.  ;)

Sinon, j'aime bien. Je suis pas le bon public certainement donc voilà, mais pour celui qui aime ce genre de plan, il doit kiffer je pense.

A+
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Ambrena

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Re : extrait de roman
« Réponse #3 le: 18 Novembre 2014 à 05:18:45 »
La petite chasse aux fautes d'orthographe commence avant le texte (parce que ça me heurte le regard XD ) ! "à corriger".
En tout cas, ce résumé est alléchant !

Place au texte, maintenant :

Citer
C’est toi qui as fait ça ? chuchote Marie à son frère
Jamais de majuscules après un dialogue, même si Word dira toujours le contraire.  ^^

Citer
Qu’est-ce que tu dis connasse !
J'aurais mis une virgule après dit, et un point d'interrogation au lieu de celui d'exclamation.

Citer
du tout! répond Marie => du tout !
C'est du chipotage de très haut vol, mais il existe toujours un espace entre le mot et le point d'exclamation. Word ne le signale pas toujours, parce qu'en anglais, c'est le contraire exact. Et il manque un point à la fin de la phrase.

Citer
Marie lui paiera.
Peut-être plutôt "le lui paierait" (conditionnel + ajout du "le").

Citer
cour de récréation

Citer
l’animal déchaîné.

Citer
à son frère
Tu as oublié les deux points après "frère".

Citer
personne ne les voit
"Personne" est un singulier.

Je crois qu'Allan est "un enfant".

Citer
D’un coup de patte violent, la bête

Citer
a créé.

Citer
Les élèves sont  maintenant
Il y a un espace de trop.

Citer
à avoir peur

Citer
-   On ne peut pas laisser Allan, chuchote Pierre à sa sœur.

Citer
Cette fois je te jure que je vais le faire.
J'aime bien cette phrase, on y sent bien le monde de l'enfance.
Citer
disparaître

Citer
-   Il n’est pas mort, en vrai ? demande Pierre à Théo, sa voix intérieure.

J'aime bien le concept, c'est très original ! En revanche, je suis d'accord avec mes deux prédécesseurs : ton texte me paraît trop mécanique et manque d'émotions, d'intériorité.
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

Hors ligne azerta

  • Calliopéen
  • Messages: 432
Re : Re : extrait de roman
« Réponse #4 le: 18 Novembre 2014 à 21:30:43 »
Olibrius : Je comprends le côté mécanique, dont tu parles. Ce chapitre est le 7eme d'un texte qui n'avançait plus. Je l'ai lu à des enfants de mon entourage et ils ont demandé une suite que j'ai écrite à toute vitesse, trop contente de voir revenir le gout d'écrire. Et puis après j'ai remarqué que la qualité dans ce passage n'était pas là. Et merci pour les corrections.

Rémi: la voix de Théo, c'est ma grosse galère. Je crois que je vais devoir inventer un truc lié à cette voix pour savoir quand il s'exprime. J'avais panser à l'italique mais ce n'est pas suffisant.

Ambrena : Un très grand merci pour les fautes que tu as corrigées. Je vais tenter d'améliorer ce texte.



Si vous avez le temps et le courage, il existe la version intégrale dans la rubrique texte long, encore vierge de tout commentaire :D
« Modifié: 18 Novembre 2014 à 21:44:28 par azerta »

 


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