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Auteur Sujet: Modèles, Idôles & Fantasmes [bibilothèque métaphorique]  (Lu 8381 fois)

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Re : Modèles, Idôles & Fantasmes [bibilothèque métaphorique]
« Réponse #15 le: 25 janvier 2024 à 21:40:24 »
thématique : maths ! parce que la discipline développe des trucs qui peuvent inspirer bien plus loin que des calculs et autres intellectualités, dans des usages à la mentalisation conceptuelle de réalités à toucher par l'esprit



i² = -1 (les nombres imaginaires)

une idée intéressante et assez utile, c'est de se figurer ce que l'on ignore... c'est les nombres imaginaires qui ont pris chez moi ce rôle de métaphore afin de réfléchir mes mentalisations à propos de ce que celles-ci peuvent glisser depuis l'inaccessible à l'accessible, car ce sont des nombres dont l'irréalité est incontestable, mais qui pourtant peuvent être des outils mathématiques pour réfléchir le réel : le principe est simple, l'on part du constat que tout carré d'un nombre est forcément positif, oui, + multiplié par + = +, et - multiplié par - = + ; et pourtant, la démarche intellectuelle de se demander à quoi ressemblerait le résultat d'un carré qui serait négatif apporte des ouvertures dans lesquelles se sont engouffrés certains mathématiciens, avec de concrètes utilisations de ces nombres qui n'existent que dans une contradiction avec la réalité

c'est un peu pour moi, prévoir des espaces à l'impossible, à l'impensable, à l'ignoré, à l'inconscient, des endroits intellectuels, des pièces de réflexion, dont la seule information qu'on ait est qu'on ne sait rien à leur sujet, un peu comme une boîte mystère avec un point d'interrogation, mais qui donne le mérite à quelque chose dont je n'ai rien, d'avoir au moins l'hypothèse d'être quelque chose d'envisageable

c'est mélangé à une autre métaphore qui je trouve rejoint la même idée pratique, celle-ci s'incarne avec la planète Neptune, dont la découverte a été avérée non pas depuis son observation, mais bien en amont par l'hypothèse mathématique des astrologues avec leurs calculs sur la gravitation : elle n'était rien, puis on est allé la chercher là où il n'y avait qu'un point d'interrogation, un soupçon, et c'est là où on l'a effectivement trouvée ; il en va ainsi d'un autre moyen de découvrir une idée, directement grâce au fait qu'on sait qu'on ne l'a pas mais qu'elle pourrait exister

pas besoin de maîtriser les carrés négatifs pour utiliser l'idée, pour moi juste le concept m'est très utile : garder un espace vide à l'hypothèse, à l'imprévu, au complément, à l'autre, et ce par le simple trait que je ne suis pas omniscient, que j'ai conscience d'être incomplet, et que ma réflexion peut se solidifier à partir de ces espaces vides où je n'attends pas grand chose de plus qu'une surprise, une découverte... c'est un peu tendre un piège à une proie dont j'ignore tout, jusqu'à même la certitude de son existence



ex (fonction exponentielle)

souvent je préfère, lorsque j'en ai conscience, valoriser la définition posée par les experts plutôt que la déviation d'usage, mais pour ici d'un souci pratique, je fais exception et utiliserai le mot 'exponentiel' pour qualifier la même chose que l'on se fourvoie tous à nommer ainsi : l'idée un peu poupée russe, difficile à mettre en mots, pour définir une croissance croissante, oui lorsqu'on dit d'un truc que c'est exponentiel, c'est pour dire que non seulement ça augmente, mais qu'en plus de ça l'augmentation elle-même augmente aussi, ce qui n'est pas le vrai propre d'une fonction exponentielle, et qu'on peut par exemple aussi retrouver dans une simple fonction carrée : x² quand on regarde sa courbe sur un axe orthonormé (ou qualifié de cartésien), on l'observe aller plus haut (dédicace à Tina Arena pour l'humour lul), tjrs, mais en plus, de manière de plus en plus accentuée, et c'est souvent ce phénomène qu'on qualifie abusivement d'exponentiel

à quoi ça me sert ? à me figurer la réalité humaine, principalement, l'urgence catastrophicielle, le déluge qu'on souhaite tous repousser un peu, le on-dit facilement représentable intérieurement lorsqu'on se répète que "tout va de plus en plus vite, dans ce monde"...

là où je m'inquiète ? c'est que le cerveau humain peut vite perdre pied face à la réalité des effets d'une telle accélération de l'accélération ; je dis le cerveau humain et plus seulement le mien, car c'était le principe d'une des rares applications de jeu sur téléphone qui m'ait tentée un jour de télécharger, je crois la plupart d'entre vous trouverait ce divertissement totalement relou, moi j'ai fini par me lasser aussi, mais tout l'enjeu spécifié dans la description était de faire prendre conscience d'à quel point les exponentielles sont contre-intuitives dans leurs résultats, sur suffisamment d'espace à les considérer ainsi accélérer leur accélération, apparemment on est un peu tous à ne pas envisager à quel point ça prend des proportions complètement hallucinantes !

et donc, depuis, je me méfie, je m'inquiète, et dès que je vois que quelque chose est exponentiel, je prévoie une marge plusspluss à mon inquiétude, sachant donc que ce sera pire que le pire que j'envisage, que la démesure quelle que soit la dimension que je lui imagine, sera fatalement plus démesurée que ce que je me figure...

faudrait que je fasse ça aussi pour le positif, plutôt que de fixer uniquement sur l'exponentiel de mes inquiétudes...

(pour les curieux, moi perso en vrai j'ai rien compris à la définition, c'est un peu la raison du fait que j'ai redoublé ma première au lycée, mais ça fait vibrer le cerveau :
"En mathématiques, la fonction exponentielle est la fonction notée exp qui est égale à sa propre dérivée et prend la valeur 1 en 0.
[...]
On note e la valeur de cette fonction en 1. Ce nombre e qui vaut approximativement 2,71828 s'appelle la base de la fonction exponentielle
[...]
La fonction exponentielle est la seule fonction continue sur ℝ qui transforme une somme en produit et qui prend la valeur e en 1."
...un peu ptetr expliquant pourquoi y'a des dérives d'usage des termes pro ? on peut vite avoir besoin d'idées sans pour autant les avoir pigées nous-mêmes...)



ASYMPTOTE
"Droite dont une courbe s'approche de plus en plus, sans jamais l'atteindre.
L'asymptote à une ellipse.
AU FIGURÉ•LITTÉRAIRE
Ce qui tend à, vers (qqch.) sans l'atteindre."

bon visiblement d'après gogl, j'suis pas le premier à faire ce déménagement depuis les maths vers la littérature, j'en profite pour défier la littérature d'inspirer les maths en retour d'équité, mais avec une petite larme amère à être qmm conscient d'une hiérarchie des sciences, et de la position des maths dans cette hiérarchie ; d'ailleurs qualifier la littérature de science serait lui ôter d'autres propriétés que la science ne partage pas, la linguistique est une science, la logique lexicale aussi, mais non, définitivement je suis moyen convaincu que la littérature puisse renvoyer l'ascenseur aux maths dans leurs inspirations communes...

mais bref ! l'asymptote, c'est en maths ce truc dont on se fout un peu, puisque c'est poncé qu'en littérature c'est ce qui bien sûr s'inspire depuis ces maths et que je pensais apporter en tant que pseudo-originalité alors que c'est visiblement déjà bien utilisé en tant que tel, je ne m'étendrai donc ptetr pas tant sur le concept qui peut vite être utile pour encapsuler le phénomène : tendre vers un truc sans jamais l'atteindre

la conscience sur la réalité
l'intelligence sur la compréhension et l'explication du monde
la perfection du texte d'un auteur ou du morceau d'un musicien ou du film d...

on croise parfois l'idée en tant que déontologie appliquée, notamment chez les professeurs : "je ne mets jamais de 20/20"

bref, c'est une idée qui est loin d'être anecdotique, ponctuelle ; alors de là à dire qu'elle est universelle, il n'y a qu'un pas un peu flou selon notre définition du mot 'universel' et du concept qu'on se permet de penser avec lui, mais l'idée de l'asymptote, je crois, on la croise bien plus souvent que ce qu'on utilise le terme, mais la corrélation entre la réalité et le récit qu'on fait d'elle, c'est une autre question ; en tout cas intérieurement, j'en croise souvent des asymptotes



FRACTALE
"Une figure fractale est un objet mathématique qui présente une structure similaire à toutes les échelles. C'est un objet géométrique « infiniment morcelé » dont des détails sont observables à une échelle arbitrairement choisie."

c'est concisément défini, mais pas forcément clair, n's'pas ? ça peut se paraphraser vulgairement avec bcp de déperdition vers l'implicite à compléter : un truc que tu peux zoomer ou dézoomer autant que tu veux, c'est tjrs la même forme... là c'est pluss accessible, mais avec plus de zones d'ombres non pas dans la compréhension, mais carrément dans l'expression, et c'est là où l'exemple sert en pratique bien que ce soit inutile en théorie des sciences pour assoir quoi que ce soit : un peu comme une fougère dont la forme des feuilles ressemble à la forme d'un ensemble de feuilles, et également aux petits détails de chacune des feuilles ; c'est un faux exemple puisque cela ne se reproduit pas à toutes les échelles mais seulement à trois ou quatre, ce qui suffit pour se figurer l'idée mais pas à retrouver la loi de la définition... c'est aussi un peu comme un escargot, certaines spirales donnent l'impression d'être identiques quel que soit le zoom, mais pareil, l'escargot n'est pas transcendantal aux échelles physiques, ce n'est que ponctuellement qu'on peut observer l'effet... en contre exemple, un carré n'est pas une fractale, c'est un carré à son échelle, mais si tu dézoomes il rapetisse jusqu'à devenir inexistant au regard, et si tu zoomes, tu verras selon où tu zoomes, juste un bout de ligne, ou juste l'un des quatre angles, ou juste son remplissage d'intérieur, ce n'est donc pas une figure fractale...

mendelbrot en théoricien du truc ; j'crois des noms tels que sierpinsky ou même fibonacci peuvent approcher l'idée

pour moi, c'est pour me figurer le vertige des dimensions, des échelles, de la relativité autant que de l'absolu (la relativité des normes autant que l'absolu des paternes), c'est un peu biaisé ce que je me figure encore trop floutement avec les 'poupées russes' de mon esprit, c'est ce qui lie le micro au méga, la transcendance géométrique des choses et des concepts, notamment un fort qui éveille ma curiosité, en exemple : l'aile, est un objet morphologique qu'on retrouve à différentes échelles, tant chez l'oiseau que chez la mouche, et cela pose des questions sur le relatif et l'absolu de l'identité, de la propriété...

et c'est aussi pour moi un plaisir mental que de pouvoir m'envoler de vertige entre les échelles (que j'ai retrouvé dans le clip de meshuggah sur leur titre clockworks, mais qui fonctionne assez facilement dans mon esprit si je veux me faire une virée déstabilisante d'un point de vue de mon échelle corporelle)...



comme bien souvent, je sais que y'en a d'éventuels dont je n'ai pas idée présentement, si ça me revient je reviendrai, sinon c'est que ça méritait probablement pas de figurer ici...
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Re : Modèles, Idôles & Fantasmes [bibilothèque métaphorique]
« Réponse #16 le: 27 janvier 2024 à 13:12:37 »
Je n'ai pas tout lut, juste le début avec l'histoire des gifs. Je ne comprenais pas ce que tu voulais expliquer.
Ensuite tu nous montres des exemples... Si j'ai bien compris ceux sont des mèmes?

Si j'ai rien compris, désolée.

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Re : Modèles, Idôles & Fantasmes [bibilothèque métaphorique]
« Réponse #17 le: 27 janvier 2024 à 14:25:53 »
yoyoyo Cendres, tqt si t'as rien compris, c'est parce que moi même n'ai pas tout compris et donc ne parviens pas à y définir bien... outre l'outrageante faute du titre (mais bon, je laisse ce circonflexe en espérant servir de mauvais exemple, c'tellement choquant je crise de honte, en même temps icône et idole, c'est confondable quand je me précipite huhu et icône irait aussi pour tenter un peu de définir le truc), celui-ci n'est pas précis ni vrai indicateur, mais au fil des ajouts complémentaires j'espère le sujet sera de plus en plus clair

c'est un peu pour rassembler des 'idées' que j'aime utiliser en les ayant piochées ça et là, encapsulées dans les contextes où je les ai trouvées... des capsules conceptuelles ratachées à des items du réel quels qu'ils soient... j'avais vraiment besoin d'y formuler au moment où j'ai créé le fil, et ça met du temps à décanter pour moi, justement car je ne parviens pas à en rechercher la recette... des personnages j'avais commencé, des images des gifs, oui un peu comme tu dis des memes, tout ce qui pourrait rassembler des pièces de la pensée, dans le délire de pouvoir s'y retrouver entre tous ceux qui veulent les utiliser sans avoir à déplier à chaque occurrence leurs potentielles complexités...

la caverne de platon, par exemple, c'est un concept hyper complexe, mais tant qu'on le partage avec le simple terme 'caverne', on gagne énormément de temps à l'expression ou à la communication

il m'a fallu du temps pour avoir l'inspi, les deux dernières fournées (symbolisme et maths) je les ai depuis longtemps mais ce n'est que maintenant que j'ai pu parvenir à m'exprimer dessus

c'est un peu tenter de conventionner des moyens de désigner des concepts qui me parlent, alors le risque c'est que ça rende exclusif l'usage du truc, le biais du 'cliché', pour reprendre la caverne, on pourrait trop nous enternormer à le penser sous cet angle simpllifié, synthétisé, et à nous entendre sans nous étendre, pour partager le concept, mais ce serait aussi risquer d'enterrer tout l'implicite qui ne se partage qu'entre ceux qui l'ont déjà, d'où que je préciserais volontiers à quiconque de garder tjrs en tête que malgré la volonté de créer du raccourci intellectuel et ses effets d'optimisation de la pratique, il vaut mieux aussi savoir naviguer dans la complexité de chacune de ces 'idées', leur usage ou leur utilité pouvant être facilité par ces raccourcis, mais dont l'intérêt est aussi de pouvoir être creusé dans la singularité que chacun leur trouve

pour reprendre ton terme, en fait oui j'pense tu as pluss compris que tu ne le crois, car il va très proche du truc : meme

https://remyrevel.wordpress.com/productions-longue-haleine/chapitre-3-wikimeme/
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cordes d'éléphanteaux
« Réponse #18 le: 30 avril 2024 à 23:07:44 »
CORDES D'ELEPHANTEAUX

ces constructions psychiques dommageables... ces prisons intérieures assimilées... ces blocages plus ou moins irrémédiables... ces barrières illégitimes... ces limites contre-productives...

la légende veut que l'éléphant adulte qui, par souci de domestication, de dressage ou pire, de simple détention humaine, a été attaché depuis tout petit avec une corde à la patte, elle-même reliée à un point fixé au sol, garde la conclusion intérieure selon laquelle il ne peut s'échapper... car lorsqu'encore éléphanteau, il s'obstine à vouloir se libérer, il n'a pas la force de faire céder son lien, il finit fatalement par perdre espoir, se résigner, abandonner... mettons de côté le traumatisme émotionnel qu'il doit ressentir, la destruction interne existentielle, car ce n'est pas le seul propos d'ici, même s'il en fait partie et que pour autant cela mériterait en soi aussi qu'on y penche une sensibilité rationnelle toute particulière ; non, ce qu'il y a dans cette idée pour moi, c'est un autre truc, autrement pire, qui est, selon la légende, qu'une fois adulte, l'éléphant aurait beau nécessiter une lourde chaîne à la place d'une corde fragile s'il fallait adapter le lien à sa capacité physique, eh bien tout l'avantage mis à profit par les acteurs traditionnels de ces captivités-là, est que la menue corde moins onéreuse et contraignante, suffit à le garder prisonnier, car la résilience, cet abandon, n'a pas quitté l'éléphant, et que même ainsi adulte, fort et parfaitement capable de briser la corde, il ne le fera jamais, parce qu'il n'essaye plus, bien trop démotivé par ses échecs passés, probablement convaincu qu'il n'y pourra plus rien pour le restant de ses jours...

voilà, ces trucs je crois que l'humain s'en construit énormément : des impossibles fixés dans la tête à un moment, et qui le resteront dans la plupart des cas ; dans l'encyclopédie de bernard werber, la légende est sous un autre exemple qui solidifie ce que peut sûrement être assez universel le biais si triste et dommageable, avec l'expérience des puces sauteuses, enfermées avec un couvercle prévu pour être en dessous de leur hauteur de saut habituelle... elles se cognent la tête quelques fois, et quand suffisamment l'expérimentateur a attendu, elles ont réajusté leur hauteur de saut pour ne plus se taper le couvercle ; mais le dégât est fait, le biais est ainsi dangereusement construit, le truc plus ou moins irréparable : enlever le couvercle, et constater que les puces ne sortiront pas de la boîte, juste par habitude de ne plus vouloir se cogner la tête...

légendes ou non, elles illustrent qmm je pense, une réalité qui humainement, fait passer ces légendes pour des métaphores à propos du désespoir et de la résilience, et des dégâts existentiels que cela peut générer par l'illusion de conscience

ainsi, il me semble que bcp de désespoirs humains se construisent, et il est difficile de vouloir retenter l'expérience à laquelle l'esprit lie ces échecs assez répétés pour devenir un blocage, une peur à laquelle on ne veut plus se frotter, même lorsque la situation a évolué pour que cette peur n'ai plus de raison d'être ; une protection émotionnelle reste une protection, et le besoin de la porter ne s'enlève pas sous simple réserve que le risque est ôté ; des désespoirs qui ferment tant de portes, et dont il est difficile de se libérer...

pour moi ce qui est triste, c'est déjà qu'il soit difficile de les réparer ces biais, mais pire, c'est que je crois que notre monde en construit de plus en plus, de plus en plus solidement et sur de plus en plus de monde... et pour avoir quelques vagues notions sur le concept d'efficacité, je crois que déconstruire des esprits mal construits est bcp plus coûteux, douloureux, néfaste, que construire le plus sérieusement possible... mais ces cordes qui habitent l'esprit des traumatisés (car c'est de cela qu'on parle, même si le terme n'apparait que maintenant), ce serait bien trop simple si elles étaient dues uniquement à la méchanceté, les mauvaises intentions des esprits humains ; alors que je pense que la majorité sont plutôt dues à leur inconscience, leur ignorance, leur incompétence et leurs fausses croyances...

on peut vite avoir envie de les libérer ces éléphants, mais même avec ça, même une fois la corde coupée par la charité altruiste... aurait-on réparé ce qu'il y a dans leur tête ?
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Re : Re : Modèles, Idôles & Fantasmes [bibilothèque métaphorique]
« Réponse #19 le: 02 mai 2024 à 10:05:03 »
Z'êtes trop perchés  :mrgreen:
(= image de la chenille psychédélique d'Alice au pays des merveilles)

Je plussoie au propos. Je suis désolé Dot Quot, mais j'ai parfois du mal à te suivre dans tes réflexions ou tes textes.

Si je devais me caractériser par des images (pas facile) je dirais

- Obélix, dans la tendance à l'excès, comme la goinfrerie
- Audiard, dans ma manière de m'exprimer
- les montagnes russes, à propos de mon moral très fluctuant
- le néant, concernant mon absence quasi totale de confiance en moi

mercurielle

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Re : Modèles, Idôles & Fantasmes [bibilothèque métaphorique]
« Réponse #20 le: 02 mai 2024 à 12:39:12 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Je prends la suite de Joachès en une phrase métaphorique (pas facile) :

Dans la caverne de Platon, je lis Claudine à l'école parce que toute vérité est paradoxale:???: 

 


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Re : Modèles, Idôles & Fantasmes [bibilothèque métaphorique]
« Réponse #21 le: 02 mai 2024 à 13:48:19 »
mais loooooool mercurielle, j'étais tellement honteux du circonflexe sur idôles que j'avais jamais remarqué le bibilothèques ! je laisse ! ok j'suis psychorigide à très souvent vouloir maintenir mes erreurs pour que cela serve de mauvais exemple autant que pour assumer mes imperfections plutôt que les effacer... j'les aime bien en général, ces erreurs qui me définissent tout autant que mes réussites, ou plutôt j'aime les assumer en tant que telles

pour la phrase métaphorique y'a une tite lueur que je perçois, mais je suis bien loin de dire quelle forme elle a !

joachès en vrai j'ai mis bcp de temps à moi même être au clair avec ce que je voulais par ce fil ; la réponse #14, la #15 et la #18 sont ce qui s'est un peu pluss éclairé depuis...

tes apports me semblent dans les clous, ahah c'est curieux d'ainsi faire de la symbolique psychique, merci d'avoir nourri cette bibilothèque !
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Re : Modèles, Idôles & Fantasmes [bibilothèque métaphorique]
« Réponse #22 le: 02 mai 2024 à 16:22:13 »
Idôle passe mieux que bibliomachin.

Exemple : Ô mon idôle que j'adôre  :D

D'ailleurs, il y eut un parfum de Lancôme nommé Trésôr. Shocking ! Il est sorti en 1990. Depuis, ils ont enlevé l'accent circonflexe.

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chat de cheshire - [bibilothèque métaphorique] + flood
« Réponse #23 le: 02 mai 2024 à 18:19:21 »
aaaaa mais zut ! c'est pas bientÔt fini ce flood qui me donnerait presque envie de kiffer la discipline ?! pour la peine je viens avec un nouvel item pour la bibilo, na ! restons sérieux ! arf et plutÔt que faire le geÔlier pour le flÔÔd, autant qmm y participer un peu afin de le rendre drÔle ! alors voici mon inutilisme lexicalement organisé afin de converser de manière légère, ce qui je dois l'avouer, n'est pas forcément aussi inutile que je le prétends, attation racontage de life : étant anosmique (problèmes orl depuis tout petit, pluss usage intensif de combustibles respiratoirement destructeurs), j'ai de solides raisons de ne pas m'intéresser à la parfumerie, tout ce que j'ai sur le sujet, c'est cette musique qui m'avait plu, chose rare depuis une pub, merci paco rabanne lady million eau my gold de m'avoir fait découvrir parov stelar all night ! digression floodesque en bonus : effet parfois étrange dans les pubs, il me semble les pros sont au courant : tu te souviens d'un élément de la campagne de comm', mais restes incapable de dire pour quelle marque ou produit c'était... ils sont pas contents les directeurs, quand ça arrive ! et c'était le cas pour ce que je partage, j'ai du aller me renseigner c'était chelou ! bonus plusspluss : le film tiré du roman 'le parfum' est assez intrigant, il parait que c'est pas les mêmes scénarios et fins, mais l'idée qui motive le protagoniste fait presque peur, dans sa teneur un peu fantastico-conceptuello-invraissemblablo-mystico-chelou ! bref ! assez de divertissement ! place à la suite du sujet :



LE CHAT DU PAYS DES MERVEILLES - VERSION DISNEY 1951

inchoppable ! y'a un peu de tartine murphy dedans, dans le sens où la méta se rie de toi... y'a un peu de cassandre du mythe aussi, dans le sens où tout concourt pour te faire porter un chapeau désagréable, bref, l'injustice dont la victime porte le secret ! la scène de la partie de croquet : ce chat qui sous les yeux d'alice mais caché de ceux de la reine, vient mettre cette dernière en grosse colère contre cette première ! il est là il est là, tu le cherches il est plus là, ça m'arrive bcp j'ai l'impression, ce genre de trucs où les apparences jouent contre moi, et impossible de faire entendre la vérité ! la réalité inaccessible ! tout embeurré entre le sol et la tranche de pain, et personne ne croit la vérité ! c'est ptetr à mettre en parallèle avec ce moustique qui t'empêche de dormir car il vole bruyamment tant que c'est tout noir, pis que quand t'allumes pour lui demander gentiment de quitter les lieux, il se pose avant que t'aies pu le repérer, et sa minusculation le rend indétectable... tu rééteints, te recouches et... bzzzzz... *exaspération*

il porte d'autres métaphores pour moi, ce chat, pas uniquement celle-ci... mais j'y reviendrai ptetr plus tard

!!
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Re : Modèles, Idôles & Fantasmes [bibilothèque métaphorique]
« Réponse #24 le: 02 mai 2024 à 18:37:13 »
Ah, mon Dieu !  :D :D :D :D :D :D :D

Je vais tenter de t'imiter sans perdre de vue le sujet du parfum. Ecriture automatique, disons.
_ _ _
Alors l'autre jour chuis entrée dans un endroit de fragrances inoûbliables où une dame en bloûs' m'a dit qu' c'était  tout bonûs et que les parfûms les plus chers ne sont pas forcément les meilleurs alors je lui  ai d'mandé ce qu'elle v'lait dire et elle m'a r'gardé du haût de se talons moirés et de derrièr ses lûnett's biseautées comm' si j'étais une foll' furieûse alors j'allais partir mais elle m'a rattrapée par ma manche lambinesque et m'a collé le nez dans un fût parfûmé d'odeurs sûblimissimes où j'ai failli m'étouffer mais pas grave car rûisselante des Guerlain, Lancôme et autres Paco, chuis sortie dehors - normal - et les gens m'ont suivie jusqu'à la Fontain' de toutes les Jouvences où nous nous sommes allègrement baignés.
_ _ _

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Re : Modèles, Idôles & Fantasmes [bibilothèque métaphorique]
« Réponse #25 le: 02 mai 2024 à 19:36:34 »
ahah mais voyons c'est au u que tu veux faire porter le chapeau ! le chat poufferait dans son coin, il parait que comme tous les mangeurs de viande (sauf lequel devinez ? y'a un piège ce n'est pas que un carnivore), c'est l'odorat qui prime sur les autres sens ! à vue de nez je dirais que cet épisode de ton expérience flaire à la fois la subtilité d'un savoir-faire honorable humain, et ce que celui-ci peut être un peu amplifié dans ses usages, jusqu'à aliénation ou presque... je n'ai qu'un mot depuis mes oeillères : l'humain, ça pue ! et je parle pas uniquement de l'effet chimique du vêtement sur les sueurs, des cacas lâchés dans de l'eau potable après digestion de nourritures plus ou moins comestibles (je suis perdu entre diététique, gastronomie, agroalimentaire, pollution des zones de 'création', régimes sanitaires, compléments et autres subtilité de notre nutrition si élaborée), ni même des pets de véhicules, de l'odeur de l'électricité verte, du goudron sur lequel tout ceci roule, j'oserais pas non plus parler de ce qu'un bouquet de roses, fussent-elles les plus romantiques, n'est qmm qu'un laçage de futur-proche cadavres sans système biologique animal de douleur, pas forcément non plus des déodorants et autres caches-misère pour ces vêtements épongeant nos sudations pour bien les faire macérer de ce qui du coup n'est pas vraiment notre doux parfum naturel... heu... quoi d'autre ? les chewing-gums et les pastilles ou dentifrices pour assumer une halaine normalement à maquiller ? bref ; j'suis pas tous les jours mécontent d'être anosmique ! même si c'qmm un problème globalement incompris...

pis un peu facilement, je termine ici mon flood rédigé 'au pif' par : fin
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gandalf - pouvoir & prudence
« Réponse #26 le: 07 juillet 2024 à 13:21:10 »
POUVOIR & PRUDENCE - gandalf

je n'ai pas retrouvé d'évocation de cette prudence ailleurs que chez gandalf de tolkien... et pourtant il s'agit là d'une sagesse que je crois plutôt importante : la conscience du danger dû à la faillibilité de tout être, en proportions de son pouvoir, oui le risque de tout potentiel, d'être trop lourd pour celui qui voudrait en faire le bien, en gros la perversion hypothétique accompagnant la responsabilité, bref, la crainte de la grosse tête ; s'il refuse ne serait-ce que de toucher l'anneau, ou le palentir, c'est en une humble mesure liée à ses grandes capacités de magicien ; oui, il a peur que ces artefacts ne transforment sa puissance et le fassent basculer du mauvais côté ; selon moi l'une des seules figures qui n'a pas les yeux plus gros que le ventre en terme de pouvoir...

c'est une forte symbolique que ce trait du personnage
"Je suis Miroir de Fumée, parce que je me vois en chacun de vous, mais nous ne nous reconnaissons pas les uns les autres à cause de la fumée qu'il y a entre nous."
- Don Miguel Ruiz

 


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