Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

27 janvier 2023 à 12:34:26
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Le Monde de L'Écriture » Messages récents

Messages récents

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Textes mi-longs / Re : Carnaval Dodo des Animaux
« Dernier message par Michael Sherwood le Aujourd'hui à 12:11:27 »
Hello fleur alice!
C'est frais c'est vif c'est amusant.
Un peu surpris par la présence de kangourous et de cygnes en Afrique.
Je verrai mieux le flamant rose, à défaut la cigogne (Afrique du nord)
Et puis il y a tant d'autres animaux intéressants en Afrique : singe, hippopotame, giraffe ou zèbre pour n'en citer que quelques uns.
Quant à la petite tortue qui vient d'éclore, eh bien elle courre à toute vitesse sur ses courtes pattes pour rejoindre la mer !

Je suis sûr que les enfants s'amuseront bien  8) !

2
Textes courts / Re : On n'avait pas dit prêt
« Dernier message par Choumi le Aujourd'hui à 12:08:27 »
Bonjour
Nostalgie quand tu nous tient.
J’ai bien aimé l’ensemble et particulièrement la phrase finale.
J’aurais mis des majuscules à Papy et Mamie

Personne ne vient au monde sans que quiconque n’y vient avant vous.
Y vienne conviendrait peut être mieux

Je doute de cette phrase pourtant si naturelle quand j’en vois à la télé qui semble être venus au monde avant le père

Amicalement
Michel
3
Textes courts / On n'avait pas dit prêt
« Dernier message par Shendo le Aujourd'hui à 11:32:17 »
Bonjour,

Voici un début : Chez Mamie.

Je la revois encore. Son éventail, les lunettes posées à demi sur le nez, son visage penseur et ses doigts recroquevillés sur les paumes de main. Pour être doux, c’était doux, chez elle ; même l’armoire en bois flotté avait cet air paresseux, ainsi que le hibou, silencieux et dodelinant. Chez grand-mère, ça sentait les épices. Ces relents, comme ceux de la crème solaire que mettait maman à la plage, ils avaient des vertus calmantes, pour moi du moins. Chaque placard disposait de son odeur singulière, de sa savante organisation, de l’évidence place d’une madeleine ou d’un chocolat caramel. Aussi, je me souviens de la véranda. Oh, la plus mystérieuse de mes cabanes. Celle-ci n’était pas faite de draps et d’oreillers, mais de « fais attention à la table basse » ou de « on entend mieux la pluie d’ici, tu ne trouves pas ? », me disait furtivement mon grand-père.
       Mon endroit préféré, sans doute le plus anecdotique aux yeux de ma famille, fut l’inévitable petit « couloir de fleurs ». Je le parcourais en humant le parfum des briques anciennes, la fragrance des roses et des jacinthes, leur terre, irriguante et fraichement mouillée. Ah ce que je me plaisais à l’intérieur de ce grand tunnel dont la banale construction me rendait, et me rend encore, nostalgique de toutes ces petites choses. J’entendais le portique s’ouvrir. Parfois au gré du vent, parfois au gré de maman. Elle venait me chercher. Dans ma tête, deux semaines. En réalité, ce fut seulement deux heures, qu’elle était partie, maman.
         Mère et fille discutaient beaucoup. Je ne me rendais pas bien compte, de leur lien de parenté. Pour moi, ma mère était ma mère, et personne n’avait pu la cajoler, la rassurer, la nourrir comme elle l’avait si bien fait avec moi. Qui aurait pu lui fournir ce don ? Qui donc ? Ce n’était pas envisageable. Pourtant, nous avons tous des grands-parents, vous en avez aussi. Personne ne vient au monde sans que quiconque n’y vient avant vous. C’est un principe que mon cerveau d’enfant n’avait alors pas envie de comprendre, peut-être était-il bloqué par l’envie de rester justement immature et plein de rêves. Lorsqu’on est enfant, la terre est basse - c’est ainsi qu’elle fut perçu par mes yeux extrêmement ronds en tout cas - les adultes sont immenses, quasi impénétrables, ils parlent l’abstrait comme un hindou parlerait chinois ; ils boivent et se resservent dans des verres qu’ils tiennent à la fermeté de leurs convictions, ils sont dissipés et font mine de s’intéresser aux affaires des autres, mais rien, rien ne les fait chavirer, à part quand l’oncle parle de sa nouvelle voiture ou que la grande cousine raconte par abréviations la façon dont elle a rencontré son amoureux. Mamie était au centre de tout ce carcan, qui lui vidait l’esprit, et parfois la faisait sourire, mais qui, surtout, l’épuisait. En fin de journée, on la retrouvait en cuisine, à laver les verres et les casseroles qui ont servi à cuire le gigot, elle s’appesantissait en regardant les courants d’air tourbillonnant dans la véranda. Qu’elle était assise ou debout, mamie avait toujours la même moue. On l’aurait dit déçue en permanence. Elle, elle disait que non. « Mais non, pourquoi ? » c’était sa réplique la plus neutre, peut-être bien la plus douce, ou la plus dénuée de toute injonction, de regards ou de sous-jacentes idées que dégageait son allure perplexe.
           Je me retrouvais parfois chez mamie et papi le vendredi soir. Mon pyjama était prêt, j’avais hâte de l’enfiler, je crois que je n’attendais que ça. Pour me mettre devant la télévision, tandis que mamie coupait les pommes de terre en de fines lamelles et que papi se servait de ses mains habiles pour gratter la poussière d’un vieux bijou. Ils ne disaient pas grand-chose. Entre eux, je veux dire. Je n’ai jamais demandé, j’ai cru que ça se passait ainsi entre les adultes du même âge, et puis, au bout de tant d’années, les choses que l’on s’est dites sont certainement les mêmes que l’on ose plus raconter. Le soir arrivait, timidement, les oiseaux étaient montés dans leur nid - je me souviens les avoir observés avec patience sur le fauteuil de mamie près de la fenêtre - et les lumières du petit salon s’allumaient. Bien sûr, pas toutes seules, mais je n’avais jamais vu mamie préparer religieusement cette vaste installation de luminaires, je les croyais magiques. J’étais un drôle de petit bonhomme. Quoique les autres enfants de la planète Terre étaient possiblement comme moi, après tout. Ou presque. Après avoir mangé, mamie m’installait au lit, ses yeux tendres et un brin sévères m’invitaient à m’endormir dans une grosse couverture, interminable couverture, soyeuse et plus blanc que neige. Blanche-Neige et les Sept Nains, Alice au pays des merveilles, le Petit Ours Brun… De cette voix calme et quelquefois éraillée, mamie m’endormait. Au seuil de mon sommeil, je sentais le propre, les fragrances subtiles de lavande, du chocolat à l’orange que j’avais caché derrière ma table de chevet, les dernières effluves des patates de mamie qui, depuis le salon, avaient fait le chemin jusqu’à ma chambre. Et après cela, le monde se reposait, en même temps que moi.
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Textes courts / Re : La génèse du Zopiclone
« Dernier message par Robert-Henri D le Aujourd'hui à 11:24:19 »
Hello Zopi'

À force de naviguer sur internet, on en vient à utiliser différents pseudos, or, quand cela conduit à publier beaucoup de textes, il se peut que d'un nom à l'autre on se retrouve soupçonné de plagiat alors que différemment signés, deux textes similaires sont pourtant écrits par la même main. C'est pourquoi, en fin de compte je me suis décidé à utiliser une fois pour toute " Robert-Henri D " qui est moins un pseudo que la reprise de mes deux premiers prénoms (si, si, y'en a même cinq !) et que j'ai assortie de l'initiale qui correspond à mon patronyme. (même pas peur !)
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Textes courts / Re : Jillian
« Dernier message par Michael Sherwood le Aujourd'hui à 11:18:29 »
Hello Jillixn!
L'histoire d'une petite vie minable et triste, dont on pourrait se demander si elle vaut d'être vécue.
Depuis ses 24 ans Jillian avance dans la vie sans que son sort ne s'améliore, c'est même l'inverse.
Sans doute des milliers de personnes partagent ce même sort.
Je ne vois pas trop où cette histoire nous mène. Jillian a si peu de personnalité, elle est si peu maîtresse de son destin, il lui arrive si peu de choses que l'on manque d'empathie pour elle !
L'irruption de Marie dans le récit est assez maladroite et ne clarifie pas les choses, on a l'impression qu'elle nous raconte une autre histoire, à moins que la sœur de Marie soit Jillian, mais il aurait fallu le préciser, peut-être à l'introduction du récit ?
Le sujet est grave mais traité de façon maladroite.
Désolé de rester sur la réserve...
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Textes courts / Re : Nora
« Dernier message par Mic Ester le Aujourd'hui à 11:18:17 »
Merci pour ton texte, déjà bien aéré comme ça, on a envie de le lire.
Et puis bien vu le début, on pense que la voisine va condamner du haut de sa fenêtre, et puis non …
C’est autre chose, une histoire d’amitié improbable qui transite par le chien
La fin, j’ai pas bien compris, je suppose que tu amorce une suite
Bye

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Textes courts / Re : La génèse du Zopiclone
« Dernier message par zopiclone le Aujourd'hui à 10:23:18 »
Merci beaucoup, chez Robert-Henri (beau blaze), pour ta lecture attentive et les corrections indiquées. Je vais modifier ça dans la foulée.
Ravi que tu n'aies pas décroché malgré tout

Au plaisir aussi, donc !
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Textes courts / Re : Nora
« Dernier message par Delnatja le Aujourd'hui à 09:36:51 »
Bonjour Tiflo, merci pour ton texte.
J'aime beaucoup ce texte, j'ai pris plaisir à le lire.
J'aime bien les différents styles de paragraphe, ça donne du poids au récit.
Belle journée.
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Présentations et cérémonie de bienvenue / Re : Présentation Tiflo
« Dernier message par jonathan le Aujourd'hui à 09:10:23 »
Bonjour et bienvenue. J'ai déjà commenté ton texte Nora avant de venir ici. Bonne entrée en scène éditoriale. Continue.
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Textes courts / Re : Nora
« Dernier message par jonathan le Aujourd'hui à 09:08:33 »
Bonjour. Joli texte. On suit la progression en se demandant comment cela va se terminer. Le rythme est excellent, le lecteur n'est pas spectateur mais acteur. Il marche avec le narrateur, caresse le chien, écoute l'histoire du loup. C'est très bon. Je partage, de plus, l'avis de Michael. À + de te lire.
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