Le Monde de L'Écriture

Encore plus loin dans l'écriture ! => L'Aire de jeux => Discussion démarrée par: Sleepy le 09 août 2015 à 23:57:06

Titre: Ecriture automatique
Posté par: Sleepy le 09 août 2015 à 23:57:06
[Rain] Note : pour plus de clarté sur le thème du topic, je l'ai renommé "Ecriture automatique."

J' ai peut être une idée, bonne ou mauvaise, si y en a que ça tente. :-¬?

Le concept est simple mais je crois pas l' avoir vu dans les autres sujets de l' atelier.

Vous écrivez ce qui vous passe par la tête sans même prendre une seconde pour réfléchir.
Ensuite vous postez ici sans corriger ne serait-ce qu' une seule faute d'orthographe ou de frappe.Pour la longueur je dirais qu' il faut au moins une dizaine de lignes pour que ça devienne marrant.

Avec un peu de chance on aura des textes vraiment bizarres  :mrgreen:

Edit: pour la longueur on s' en fout.
Titre: Re : réfléchir ça fait mal au crâne
Posté par: extasy le 10 août 2015 à 01:17:54
Mwahah ça m'a l'air marrant. Je sais pas pour dix lignes, mais voilà :

Il était une fois, dans un royaume fort fort lointain, un ogre et un chapeau. L'ogre aimait le chapeau, mais le chapeau était noir, et les ogres verts c'était pas trop sa tasse de thé. Enfin il n'aimait pas le thé non plus, mais du coup ça explique encore mieux son aversion pour l'ogre. Quoi qu'il en soit, un jour l'ogre, déçu et en manque d'amour, va voir le chapeau dans son placard et lui demande :
-Pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
Il n'a évidemment pas de réponse. Les chapeaux ça parle pas, c'est tout con un chapeau, c'est rond et noir, et c'est un chapeau quoi, bref c'est pas Monica Bellucci. Un chapeau c'est pas Monica Bellucci, c'set bon à savoir. On est jamais trop prudent.
Bref les jours puis les années puis les décennies puis les siècles puis les millénaires, puis encore plus de temps qui dépasse de loin notre échelle des temps humaine, assez de temps oour que plusieurs galaxies voient le jour et meurent, après tout ce temps l'ogre était toujours amoureux du chapeau. Le chapeau n'aimait toujours pas l'ogre. Merde que pouvait-il bien faire ?
Il n'en savait rien, et il avan_ait, perdu, dans l'immensité de l'espace tout entier, à la recherche d'un truc qui pourrait faire que le chapeau tombe amoureux à son tour de lui. Mais rien n'y fit ! Et encore un million de milliard de trilliard d'hypra-billiards de fois encore plus de temps que ces destructions et créations d'univers cités, il en était toujours au point mort. Bref il avait grave la trique le pauvre, de quoi remplir notre pauvre chapeau à ras-bord. Que pouvait-il faire ? Il voulait pas se soulager en solo, c'était pas bien, c'était manquer de respect à l'objet de son amour cosmique. Alors voilà, désespéré, la queue à l'air, il va voir le chapeau et lui dit :
-J'en peux plus moi, je veux te sauter moi c'est pas possible ça fait des mois tu m'as promis qu'on vivrait ensemble !
le chapeau, bien sur, n'avait rien promis du tout puisqu'un chapeau, CA NE PARLE PAS PUTAIN DE BORDEL DE MERDE CA NE PARLE PAAAAAAAAAAAAAAAS !
Alors Shrek va voir Fiona et lui dit tu sais ma chérie, je t'aime mais y un chapeau là il fait chier, j'aimerais bien faire quelque chose avec mais je t'aime trop pour ça et je veux être avec toi mais le chapeau j'en peux plus il me hante c'est un truc de ouf !
Alors Fiona lui dit
-Bon ben ok, je vais le mettre ce chapeau, comme ça tu nous auras toutes les deux !
-Oh merciiiii mon amour tu sais que je t'aime toi encore plus que le chapeau non bon c'est pas vrai enfin des fois oui et des fois non, ça dépend du temps qu'il fait, tu vois c'est pas con ce que je dis !
-Oui oui oui mon amour t'as raison c'est pas con et je comprends allez je vais aller le chercher ton chapeau !
Et Fiona s'en va et s'en retourne avec le fameux chapeau, tout noir, tout beau, pas du tout décrépit à travers les utra-mega-gypradechezgiga de mille milliards d'étoiles célestes d'années passées et à venir.
-Ohhhhhh, je suis si content, je vous ai toutes les deux pour moi.
Là le chapeau il en a marre et commence à gueuler :
-Merde mais je suis un mec moi t'as pas compris ça ou quoi ! On dit UN chapeau ! Un putain de chapeau ! A la limite une chapotte, eh tiens si tu veux me baiser t'as pas une capote ?
Shrek il comprend plus rien, il se dit qu'il est en train de rêver. Du coup quand le chapeau s'est mis à parler il l'a trouvé bien moins sexy, il le préférait inaccessible. Qu'il soit un mec ça le dérangeait pas, après tout pour ce qu'il voulait en faire... Les chapeaux mâles comme femelles ils ont quand même la même forme quoi, faut pas pousser. Mais voilà il parlait trop et y avait un truc dans sa voix qui lui revenait pas. Du coup il s'est dit ok j'arrête, je le laisse tomber le chapeau. Vive l'Amérique ! Vive la liberté ! Vive l'art ! Vive l'art contemporain ! Vive l'art abstrait ! Vivvvvvvvaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaanteeeeeeeeeeeeeeeeuhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !

Hem, voilà c'est tout pour moi  :mrgreen:. Alors je retiens de l'exercice que c'est pas si facile que ça de pas réfléchir. On réfléchit forcément ou en tout cas on a des images et des idées qui nous passent en tête le temps de taper un mot sur le clavier. Puis en commençant, j'ai malgré moi pris genre 1 seconde pour penser et y a eu  le "il était une fois". Donc voilà, écrire sans réfléchir, c'est dur, ça demande peut-être un peu de pratique. Des fois ça traîne en longueur, et puis des fois on émerge comme j'ai dit et on constate ce qu'on est en train d'écrire. Bref, dur dur. Puis ça fait peur, imagine si je n'arrive plus à écrire autrement que comme ça  ><
En tout cas c'était marrant !

Edit : en fait j'ai oublié de pas corriger, et quand je voyais une faute trop évidente, je corrigeais instantanément.
Re Edit : c'est intéressant, mais bon la plupart du temps je m'étale en longueur parce que mon cerveau n'a pas d'idées. Ce qui m'intéresserait, c'est de savoir comment je me suis démerdé pour faire avancer l'intrigue, franchement je me souviens plus ! Mais en gros, je dirais que ça reste assez prévisible et superficiel comme réaction, le cerveau qui s'accroche à la moindre sensation qui te traverse l'esprit pour rebondir dessus, et qui s'étale quand y en a pas, enfin cette première tentative en tout cas. Après sérieux j'ai peur de faire ça trop souvent, genre que ça me donne de mauvaises habitudes d'écriture. Mais de temps à autres, ça me branche  ;)
Titre: Re : réfléchir ça fait mal au crâne
Posté par: Alan Tréard le 10 août 2015 à 10:29:50
étrange idée à rendre fou la plus terrible des plumes.
D'habitudes j'essaie toujours un peu de corriger mes écrits mais là, aaaahhhh je suis fatigué ce monde me fatigue
aaaaaahh
terrible idée on s'y rend fou o ne sat plus à quoi bon continuer mais les mots vieeennnnnennt
LIBERTÉ enfn un mot agréable, bien un truc qui me rassure, eh mais elle est surement éniale cette idée, ca libère
MOUwaha j'acoute les jefferson airplan c'est trop psyché j'adore enfin il va bien falloir finir par cette idée,
excercie très étrange donc, mais est-ce là un exercice ou l'esprit qui s'envole je veut partir dans l'espace faire un petit voyage psyché Aahhhah
Paul kantner il est génia c'est vraiment le genre de cinglé qu'il nous faut allons le chercher avant qu'il ne finisse sa vie, c'est la seule chose à faire, c'est notre avenir qu'il faut prendre en main absolument avant qu'il ne disparaisse
Paul Paul PAAAAAUUOOOOOOOL
Allons y, je préfère m'arrêter là avant d'y tomber fou
Titre: Re : réfléchir ça fait mal au crâne
Posté par: Andreaknk988 le 10 août 2015 à 11:40:18
Bonne idée c'est partit !

Compliqué , de trouver des mots qui vont s'enchainer . Mais c'est là tout le secret , je pourrais rentrer dans des grandes lignes , dans de grand discours.
Parler du monde qui vont mal , de la betise humaine , mais non , je vais parler de ma vie.
Oui aussi inintéresante soit elle. Je suis en vacance le temps passe si lentement , bizarre hein ,
qui aurrais envie de reprendre le boulot ? Moi ? Non même pas !!! Je m'ennuie , je veux que le temps s'accélere.
Et quand je reprendrais le travail lundi , j'aurais juste envie de rester au lit ... Ah que c'est duuuur !
Ne jamais savoir ce que l'ont veux. Vouloir l'opposé de ce que l'ont veut.


Enfin plus le temps de reflechir , l'homme va bientot rentrer du travail et je vais devoir lui faire a manger. Steack , Smileys ! Son repas favoris , un vrai gamin . Mais que je l'aime ... 
Titre: Re : réfléchir ça fait mal au crâne
Posté par: Sleepy le 10 août 2015 à 17:37:54
Eh, eh, je vois qu'il y a eut des courageux  :mrgreen:

Effectivement Extasy, je trouve pas ça si facile que ça mais mine de rien je trouve que les résultats sont pas mal.
Quand on écrit on se met un filtre, on se demande si telle phrase va sonner bien, si le récit est cohérent, bref on écrit de manière rationnelle et consciente ...
Et je trouve que finalement le résultat est pas si inintéressant que ça en débranchant le filtre.
Après c' est sûr que pour écrire un chef  d'oeuvre avec cette méthode là je pense qu' il y a de la marge.
Bon, je blablate je blablate mais voilà ce que ça a donné pour moi:

Futuristique philantropique aimant dégarni par le fil du temps.
Humouristique tout creux en dedans n' est tu qu' un prétexte ou un commencement.
Eletronique grésillements d' argent. Ouvre les murs maintenant.
Abasourdie par le firmament j' ai rentré mes ailes en dedans.
Grillé par l' étincelle bléssé par la cruelle crétaure de vermeille qui sommeille en dedans.
Apathique et mesquin je veille sur la lune.
Des bulles de silences écrasées par le vent s' emmele dans mes vétements.
Instinctif, j' brule la mécanique et je roule sur le fric.
Méchant par choix je le suis ma foi j' ai perdu les mots pour enfoir les sangs timents évolué par l' amour mal léch j' évoque ton nom étrange créature était tu plus vrais que nature.
Berccé par le roulis du tango libre j' ai compté sur la fibre j' ai planté mon chibre je suis libre maintenant j' ai bu à la santé de la pénombre
e ma faconde mesquin assassine la bruine sanglante épousseté dans un tunnel blanc j' ai perdu la luxure et d' aventure
je ne suis qu' un passsant les yeux rivés sur le néant j' écarquille les pucelles coquine en un dernier batement
je perd la création de mes poutres dorées imbattables et qualifiées pour etre passables pour fuir le passé.
Un soir que l' aurore se lève je sors du chateau des milles desirs.
 Mes plaisirs font la greve et je ne fais plus que souffrir la releve de l' ennui c' est la douleur finale comprend tu mon cri infernale je suis le témoin d' une chute sans fond
 mon coeur mon coeur mon glaçon.
Titre: Re : réfléchir ça fait mal au crâne
Posté par: ZagZag le 10 août 2015 à 19:35:57
Allez hop, j'essaye !
Réfléchir ça fait mal au crâne... Se cogner aussi. Pourtnat on ne fait pas d'exercice d'écriture dessus. En même temps, ça n'aurait aucun sens. Je vois le titre, en grosse lettres, dégoulinantes de gras et d'italque : "Tapez vous l'occiput dis fois contre le mur et écrivez 200 mots, ça peut être marrant." Résultat : Dix Mdéiens au sol, la tête en sang, après avoir trop voulu tenter l'exercice. Bien sûr il y aura un petit malin - qui n'aura pas le crâne en sang - pour écrire "eh ! c'est moi que tu traite d'occiput". Un phrase qui restera dans les annales.
Par mesure de précaution, l'auteur rajouterait "à utiliser avec modération (ou admin c'est au choix)". Et ce jeux se fera dans le plus grand calme, le plus grand bonheur et la plus grande extas(y). Toutilébienquifinibien, comme dirait l'autre. Sauf qu'on a trois Mdéien morts, la tête écrasé et vide comme celle d'un orc ainsi que sept blessés. Mais tout va bien, à défaut de bière, on se tapera la tête contre les mur pour oublier.
Titre: Re : réfléchir ça fait mal au crâne
Posté par: ernya le 10 août 2015 à 22:47:32
En gros, tu proposes de faire de l'écriture automatique ?

Il y a ce topic-là (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,2678.msg44979.html#msg44979), si vous voulez, qui est régulièrement remonté avec de nouvelles propositions  ;)

je déplace ?
Titre: Re : réfléchir ça fait mal au crâne
Posté par: Alan Tréard le 10 août 2015 à 23:24:17
Ah oui,
Il est sympa ce topic d'écriture automatique. Bien joué ! C'est bien barré aussi. Ça rend complètement timbré, au final. Ah la la,
Qu'est-ce qu'il y a pas dans l'esprit des autres, c'en est déroutant !
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Deströy Escört le 12 octobre 2015 à 19:20:22
C'est, je crois, la première fois que je tente de faire un truc comme ça.

"Feu les odeurs de guimauve et autres sucreries. Les wagons ne bougeront pas.
D’ailleurs, une araignée a sans nul doute élu domicile près de la barre de sécurité ventrale relevée.
Les rires des enfants sont morts et enterrés. Ici, le croassement de la corneille résonne en maître.
Les nuages sont autant de cicatrices dans le ciel et les ballons colorés ne voleront plus.
Lande désolée, bâtie sur l’empire d’un gamin qui n’a pas su grandir comme les autres.
Ou qui ne voulait pas, voilà tout. Un rebelle, contre la société, contre les autres, contre la vie et même… contre lui.
Thématique de la dépression, les clowns sous Xanax ne font plus rire que les yeux humides.
Le poing serré dans la poche, le poing serré.
Un point c’est tout."
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Megadonut le 12 octobre 2015 à 19:57:04
Allons-y !
J'aime les bonbons. C'est bon. Je les aime doux et sucrés, quand il glissent contre ma langue et se collent contre mon palais. Une fois que j'en ai finit un, j'en prend un autre, et encore un autre, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus dans la boîte. Mes parents sont souvent obligés de me gronder. Il me disent que je vais grossir, pourtant cela fait depuis ma naissance que je n'ai pas grossi. Je les prend donc en cachette. Celui-là est à la myrtille, et son goût se mélange onctueusement à ma salive. Mes parents arrivent ! J'entends le bruit de leur voiture. Vite ! Je referme la boîte de bonbons et la remet dans le placard. Puis, je cours vers mon lit et ouvre un livre, pour faire semblant que je faisais une autre activité. Tout va bien, il n'y ont vu que du feu... Je suis tranquille. A la prochaine fois !
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Farios le 12 octobre 2015 à 22:02:27
C'est vrai que ça donne des choses pas mal :)
Je me jette à l'eau allez:

Je vais à l'eau dans un petit ruisseau et aperçois des tas de nénuphars gris. Pourquoi gris ? Simplement parce qu'ils sont les reflets des nuages et de ma mélancolie. Le court d'eau n'est que la rivière de mes larmes et de la pluie qui tombe de par mon être afin d'extérioriser toute ma rage et ma haine concernant cette grenouille qui chante et qui perturbe mes oreilles. Quoi Quoi Coua ? C'est vraiment pas bien de déranger comme ça quelqu'un qui écrit. On croirait entendre les vouvouzelas au stade de France ! Le vent frotte les branches et fait tomber de nouvelles gouttes d'eau qui font vibrer cette petite mare dans laquelle je guette à l'affut de tous les batraciens. ça oscille et de même que mon coeur qui en ce moment ne peut se délécter de voir tant de beautés. Des beautés ? Tu parles ça crie et ça couine et puis c'est moche cet endroit ! Tout est gris et y'a trop de bruit pour pouvoir se concentrer.
ON croirait entendre la Castafiore qui perce mes tympans comme le cercueil du pharaon est ouvert par des profanateurs de tombe. C'est entré par la force sans en avoir le droit. C'est quoi ce concert au juste ? Vous voulez pas arrêtez quelques secondes cette noirceur pour me laisser profiter du ruisseau et de ces gouttes de pluie qui commencent à diminuer en nombre.
Plus que dix par secondes et les grenouilles s'enfuient. Les nénuphars renaissent et mon coeur redevient battant. Les couleurs me reviennent et ma mélancolie s'estompe. A présent cette rivière me laisse sans voix et je peux contempler sa beauté sans plus aucune contrainte. C'est stupéfiant ! Il suffisait juste que les parasites déguerpissent pour pouvoir profiter d'un si bel endroit rayonnant de sa splendeur !
Un lieu ne peut être savouré pleinement que lorsqu'on est seul comme on déguste seul des pates carbonara ou tous ces bons plats une fois mis en bouche. Hum du calme, une bonne odeur ! Rien de mieux pour du bonheur !
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: mythiris le 15 octobre 2015 à 05:24:39
Ecrit sans réfléchir, posté sans réfléchir  :)

Bonjour
Ça fait bizarre d’écrire sans savoir
Savoir ce qu’on dira
Sans réfléchir et pourtant
Il y aurait matière
Matière à réfléchir
Bon je crois que l’exercice ca a assez duré
Je recommence
A bientôt

Me revoilà , j’allais pas laisser tomber comme une merde après 1 minute. Plus que trois à tirer.
Je pense à ma fille, a non, ça y est, je sors. Ne penser à rien, écrire, plus vite, pour ne penser à rien. Taper plus vite. Voilà, pourquoi plus vite. Je peux écrire aussi lentement sans réfléchir. Ca repose, mes doigts s’engourdissent. Je m’engourde , etripouille, je m’endors.
Mandragore.
Belle de nuit, accueil bonté, voilà j’accours
Rime étincelante de blanches céphalées, je virevlote dans les mots ne pas corriger, mais ca y est, je pense à nouveau.

Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Dot Quote le 23 septembre 2017 à 02:40:27
Ecriture automatique.
Tu seras ma relecture.
Sans sens pratique.
Je suis presque sur.
Que cette métrique.
Aurait une piqure.
D'analgésique.
Dans son investiture.
A la république.
S'il y avait l'armure.
Il y a la balistique.
D'une pauvre raclure.
Qui ressent la sismique.
D'un groupe de tellures.
D'aspect fantomatique.
Comptant par la pure.
Des diamants mirifiques.
Par delà d'une posture.
Cherchant l'écrastique.
D'un nouveau galure.
Que me pose l'esthétique.
D'une célèbre cure.
Cybernétique.
Fomentée par les murs.
D'un chateau antique.
Et jusque dans l'embrasure.
De ma chambre autistique.
Qui fulmine d'imposture.
Quand présente la scientifique.
Que je ne peux conclure.
Sans recours public.
A la part de moisissure.
Nourrissant synaptique.
Furent.
Aspic.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: LeMargoulin le 12 février 2018 à 21:36:16
Suite à la proposition de Javableue (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,27245.msg428499.html#msg428499), je ravive ce fil.
Je ne sais pas comment ont procédé les précedents mais l'idée est d'arriver, comme le dit le vénéré Wikipédia, à "un mode d'écriture dans lequel n'interviennent ni la conscience ni la volonté.".
Je me disais que, pour faire ça ensemble, on pourrait partir du même mot (pour commencer, donc, "changement") et laisser le stylo et l'immédiateté de la pensée faire le reste.
Qu'en pensez-vous ?
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Eveil le 12 février 2018 à 21:41:47
http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,2678.0.html


Ce n'est qu'un mythe, jeune Margoulin, car si tu écris un mot, tu le penses.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Nocte le 12 février 2018 à 21:47:50
Et tu le ressens, idéalement.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Javableue le 12 février 2018 à 21:50:40


Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Changement
Changer c'est bouger
sortir de l'air du temps
l'air qui n'a plus l'air
que d'une vague chanson
chantée peut-être par ces femmes
qui passent
l'air de rien
mais qui n'en pensent pas moins

Comme si
Comme si la pluie avait lavé
leurs figures de proue
prout prout et compagnie
la compagnie ça dépend
ça peut peser
énormément
ment qui dit le contraire

Le contraire
le revers l'avers
l'aversion
version latine
pour thème
thème à bigleux
j'ai toujours trouvé qu'eux
avaient un crâne doeuf
oeuf d'autruche
qui se cogne
au portail à roulettes
le soir
surtout le soir
avant
avant de
avant de déraper
dans le noir.

Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: LeMargoulin le 12 février 2018 à 21:54:10
Bien sûr, le contraire serait impossible, c'était une façon de parler. Mais on obtient pas le même résultat lorsqu'on dessert l'emprise qu'on a sur ce qu'on écrit. Là, maintenant, je suis en train de contraindre mon écriture pour formuler de que j'ai en tête, dans un but d'argumentation précis. Si je me laissait aller ben en fait y'a pas de barbarie qui chante sans poisson d'honneur, d'homme et d'orgue parce qu'en fait je suis un jeu de kominos pratiques dans le cirque radié. Et oui, j'ai tout de même gardé une prise sur que ce que je disais, j'ai juste essayé de la rendre moins grande.
Édit : Java, je trouve que ton "torchon" se lit avec un certain plaisir. Pourquoi avoir été si négative ? C'est vachement bien !
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Javableue le 12 février 2018 à 23:03:34
Je n'avais pas vu ta réponse en Edit. Merci LeMargoulin  :)
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: david_hum le 13 février 2018 à 15:24:03
Je me lance :


Dans une cantine désafectée
quand les plat ne sont plus lavés
et que pourrissent les navets
flotte une odeur de pied palmé

je fracasse les carcasse avec ma masse en or
et relance les des de plus en plus fort
naissent de nouvelle dimensions, de nouvelles faces
peu importe la tomate, l'important c'est la farce

et si jadis j'ai pu courrir en slip
vers n'importe ou pour vu que ca glisse
je me souviens des hip hip hip
mais pas des hourras ni des haut hisses

sur un brabecue fait d'amidon
je fait rotir valerie damido
degageant un fumet qui sens la peinture
et la vieille carcasse brulée de voiture

je mange ma main et garde l'autre pour demain
en esperant qu'elle se conserve bien
dans le sel ou bien dans la glace
car dans mon frigo il n'y à plus de place

la cantine c'est bon pour les copains
les battaille de boulettes de mie de pain
tu mors la vie comme un sandwich
je mord le mors comme un fils de riche


Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Alfred le 21 février 2018 à 00:56:34
Hoquets de fumée au goût de savon au son de la nuit, lampadaires orangées, le nez coule, les larmes aussi mais pas du tout en fait, j'avance bille en tête sans connaître l'expression ne l'avoir jamais utilisé, vois mes doigts s'agiter mon regard baisser sur le clavier, ça pianote, je m'esquive pas, j'ai le tube bleu fumant en acrylique à côté, je ne regarde pas l'écran, je ne cherche pas, je fais le vide, ô nique les fautes et les coquilles, nique mon perfectionnisme dissimulé derrière une neurasthénie idiote et compulsive, nique tout ça, nique ce système, ces gens, cette vie, cette ville, tout bordel, une phrase, je m'acharne, j'assène, des lettres et des termes en pagaille, et parfois je faute, regarde l'écran mais assez pour voir les lignes rouges sous certains mots bâclés, ma tendinite au bras gauche me fait, un souvenir d'échalotes en Bretagne, un mois, voire plus cumulé sur les ans passés à y aller ou deux, je sais plus, on se branlait au téléphone avec ma copine de l'époque, je me souviens, la nuit, avec la connexion qui merdait, je les supportais pas, la famille comme leurs amis, putain, les soirées devant les DVD, merde j'ai trop mal il faut que j’arrête, continue, tu t'acharnes encore, frénétique, tout ton corps te fait mal à cause de l’installation de camping dans ton appartement depuis trois ans presque, la défonce te prenant au corps et tout le bordel, nique.

EDIT: j'ai rien changé, juste enlevé les coquilles bien trop sales.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Mentalink le 25 février 2018 à 22:16:18
J'ai bien aimé ton texte, Alfred. Il avait l'air d'être cathartique.


________________________

C'est le temps de danser sur une feuille en verre - tu avais le goût du sang, sur la table en angle droit. Le temps s’épanche et j'attrape une colonie de fourmis dans mes dents, ah non, c'est dégueulasse. Rue de Rivoli, on tourne à droite une bonne centaine de fois avant d'atteindre la dite droite, et la courbe se moque de moi. Partons, partons loin de soi-même, j'ai le cœur sous la peau là où ses mots sont étouffés, je n'ai plus de vision du monde. Que le temps s'écoule sur mes ans, j'ai vieilli sans grandir, et inversement ; et dans les méandres de mon estomac je baigne dans l'acide gastrique, il faut se dire que l'heure est venue de plonger vers les nébuleuses sous ses yeux, qu'elle me manque cette âme sœur d'un autre monde - et si j'avais pu mais le réveil sonne et sonne et sonne et c'est comme si je quittais sans cesse l'onirisme vers une réalité pas plus réelle, tout s'est déjà produit une infinité de fois, mes décisions ont été prises par un moi vieux d'une infinité d'années, je n'ai plus rien à faire d'autre que voir le temps s'écouler, cyclique et qu'y a-t-il après la mort, et si le néant n'est vraiment pas une notion intégrante de l'univers, mais que je suis l'univers, comment ai-je pu imaginer le néant, et le néant après la mort est-il concevable ? alors si le néant est bien impossible au sein de notre Univers, cela prouve-t-il un monde autre pour la conscience, comme l'idée qu'un trou noir serait un portail vers un autre univers, la mort aussi serait un portail pour notre conscience, car rien ne se perd - et pourtant l'énergie se meurt, où va l'énergie ? et si tout s'est déjà produit, alors je sens autour de moi l'enveloppe froide d'un univers dépourvu d'énergie, et en mon cœur l'ardente passion du Big Bang, je nous sommes l'univers qui devient conscient, que faire de ce savoir ! que suis-je et qu'elle me manque, pas elle, mais elle aussi, j'ai sous les yeux mes mains et leurs atomes semblent s'éparpiller à travers l'espace-temps, la vérité est que j'ai peur de ne plus jamais trouver, de rester seul à jamais, désormais, alors je lance mon esprit dans l'écriture et je dis que je serai ce que je ne serais sans doute jamais, et quand mes derniers espoirs viendront se briser sur le sable, j'échouerai mon corps las sur la plage et le laisserai partir en avant sur la courbe du temps.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: mercurielle le 08 mars 2018 à 10:11:57
Demain la veille il se fait tard. Le café manque et aussi le fruit. Du fruit ancien que j'aimais tant. Parce que le temps me dure et que je cherche la chandelle au bout de la nuit. Le bruit m'assomme dans la rue. Marteau-piqueur assommant et la rue me fait froid dans le dos. Faut fumer des Craven A mais y en a plus. Dégoût extrême de moi-même. Vive la mouette qui cogne aux fenêtres. L'aspirateur se passe et me dépasse. Faut-il donc que je trépasse. Ma mère disait. Et mon père aussi. Adieu les enfants. Bleue est la nuit ce soir d'avant. Il y a longtemps. Au bar ils sont quatre et se boivent des coups ensommeillés. J'admire. Il pleut la nuit sur cette route. Vive demain, j'en ai marre. Et zut à tous. Maman disait. Papa aussi. Adieu les cloches mon cher amour.     
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: LeMargoulin le 31 mars 2018 à 19:05:38
Je pense donc je fuis le temps des cerises protéiformes. Embrasse ton ombre dans les bras d'albâtre, le chien mange sans soif et son museau cherche ton nom. Ba, ba, ba, chante ton silence avec des mots. Motus et bouche décousue. Buvons mes fières, avec foi. Alcool rémunérateur, l'orgasme des pieux, pauvres hères ! Coloscopiquons en cœur de croix, crois-le ou non, j'ai mal au dents.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Claudius le 23 avril 2018 à 08:51:29
Peut-on considérer ceci comme de l'écriture automatique, quand on passe d'un mot à un autre sans suite logique ?

Je voudrais vous dire, que, dans mon for intérieur, pas le fort des halles ou le fort Boyard, le for intérieur. Enfin intérieur, pas le Ministère du même nom, l’intérieur, contraire d’extérieur, enfin contraire, façon de parler, non pardon pas de parler d’écrire.

Ecrire, c’est vite dit. Vite ? C’est encore beaucoup dire. Beaucoup ? Pas vraiment ! Et dire encore moins, puisqu’il s’agit de parler pour ne rien dire.

Rien dire ? Encore une mauvaise expression, puisque les mots écrits sont des mots dits. Maudits ? Mais non ! Mots dits ! Oui ! Je sais : écrits pas dits.

 Je l’ai déjà dit ! Déjà ? Non, bien sûr, puisqu’il y a longtemps que je voulais vous le dire.

Longtemps ? Encore un mot peu approprié, puisque cette idée m’est venue à l'instant. Venue ? Comment une idée peut-elle «venir» ? Elle n’a pas de pied !

Des pieds c’est fait pour marcher ! Marché ! Cela me fait penser que je n’ai plus rien dans le frigo !

Rien ? C’est encore faux, il y a toujours un reste de beurre. Sinon à quoi sert-il ? Non pas le beurre, le frigo !

Ça me donne faim tout ça ! Tout ça ? Non en fait pas grand chose : juste un reste de beurre à l’intérieur ! Et revoilà l’intérieur, la boucle est bouclée. On revient au début, j’avais perdu le fil ! Le fil ? A couper le beurre ! Evidemment !

Évident ? Vous trouvez-vous ? Trouvez ? Mais pour trouver il faut chercher ! Chercher? Dans un frigo vide ?

Enfin tout ça pour vous dire, que dans mon for intérieur, je n’avais rien à vous dire.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: BlahBlah le 18 novembre 2018 à 18:29:21
Aahhh oui, ça a l'air bien marrant ce petit jeu. Tentons l'expérience (par ailleurs, Claudius, j'oserais dire que ça m'a fait rapidement penser à du Devos ton association d'idée...)

Je claque la porte, le bruit retentit. Ça craque et ça couine, le sol se moque. Un parquet, vieux, tout marron noir, surtout marron, avec des fissures et un bruit singulier. Crac ! Il est vieux mais pas autant que mon voisin, ce cher voisin, Albert qu'est son nom. Un nom de valet oui, certainement pas celui du roi, pourtant il m'a dépouillé avec sa main. Jamais partir à tapis avec une paire de dix, je le sais pourtant. Et ce sol qui craque alors que mes pas lourds se traînent difficilement, c'est pas comme si je voulais rentrer, pourtant je le dois. Je n'ai plus un sou, plus rien, plus de pièce, de monnaie, de livre, de yen, de dollar. Dépouillé, ainsi je le suis, au moins je garde mon froc. Ça a toujours été mon froc porte bonheur, mais quel bonheur ? Celui de l'amour, celui du travail, de la bouffe, du confort, de l'intellect, de l'argent ? Certainement pas de l'argent, voilà où j'en suis avec mon froc. Crac ! Oh ça va le sol arrête de m'insulter ! Il commence à me les briser celui là. Je sors une allumette et la frotte contre ma chaussure. Merde, ça n'a jamais marché ça. Je prends le grattoir. Crac ! L'allumette se casse, c'était la dernière. C'est bien ma veine.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Dot Quote le 30 novembre 2018 à 01:32:06
Bonbonbon j'avaizunidée qui, je l'espère, va repop d'un coup, juste après qu'elle se soit dissimulée afin que je l'introduise... donc ! Revenons après cette ponctuation exclamative qui se veut également introductive par désignation de la suite (hélas le deux-points d'exclamation n'existe pas), à l'intérêt de ma réflexion ponctuelle qui, je l'admets, retint mon intention non pas pour son sujet royaliste, mais pour le côté un peu alarmiste des conclusions que l'on pourrait s'en faire immédiatement et de prime abord...
Donc :
Sans exclamation cette fois, j'introduis le rôle, certes royaliste, du fou.

Le fou.
Paraitrait-il, d'après quelques réverbérances mémorielles scolaires, qu'à l'époque où le pouvoir s'incarnait dans notre cher pays de François par le biais d'une famille incarnant le pouvoir de gestion du territoire, paraitrait-il donc, qu'un personnage officiel avait une fonction qu'on ne peut se permettre de posséder dans notre démocratie adolescente : le fou du roi.
Un rôle tout-à-fait particulier qui, admettons-le, du moins dans leur formulation et bien que je puisse en offusquer certains statisticiens par la reprise du terme usé à l'époque,admettons donc, que ce rôle était on ne peut plus ambivalent : à l'heure matinale de l'humanité complexée, rire du roi était une chose intolérable et à ce point bien instituée que personne n'osait le faire. Instituée par ? Le fou du roi.
Au-dessus du suprême.
Il n'avait aucun pouvoir sur le roi (n'allez pas imaginer que la pyramide du pouvoir se termine par un sommet, et pourtant...), mais sans plus de détail, cela fait dix minutes...
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: cochonsauvage le 13 décembre 2018 à 15:46:07
Tot toc fait le Dieu de la marelle frêle gazelle qui trotte dans la fournaise du désert.
Prout prout fait le vieux gueux tout pisseux et poisseux en creux avec le preux ou prou porridge hideux.
Crac crac fait le sage en proie aux mages mirages du mixage des marasmes en phase avec le trac.
Et toc il baise la fouine visqueuse hideuse alors qu’elle jouait aux cartes à la tomate. Car la cuisine du cousin Marcel brisait des œufs sur le crane du Dieu joueur aux animaux sauteurs. C’est ainsi que si de mémoire Bécassine savait que ma cousine était un oiseau, elle le mangerait illico. Du haut de son promontoire sale, le cousin Marcel s’énervait plus qu’il ne riait. « Absurde coïncidence » hurlait-il aux oreilles de la gazelle qui, à l’aube de ses pensées, préféra enfourcher son vélo rose. Le bonheur du réparateur était à son comble car chacun sait que le vélo sous le poids d’un cervidé, jamais ne peut faire longue virée.

pourcicafé adada sirupolouc !
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Aléa le 03 février 2019 à 05:29:16
Wesh les nocturniens, est-ce qu'on partirait pas gentiment sur des écritures automatique du fin fond de la fatigue, par hasard ?
(à 6h, comme prévu ? et genre, sessions de hm, 15minutes ?)
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Miromensil le 03 février 2019 à 05:29:31
OUI
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: extasy le 03 février 2019 à 05:54:37
Tu as dit fin fond de la fatigue ? Je pensais que j'allais dormir mais ça a l'air meilleur que le sommeil.

Edit : je vous rejoins vers 6h5
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Aléa le 03 février 2019 à 05:58:57
Ouuuh yeaaaah  8)


bon du coup dans deux minutes coup de départ o/ z'e^tes chauds les zozos ?
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: extasy le 03 février 2019 à 06:04:45
Oké moi je suis prêt !

Est-ce qu'on a commencé '-' ?
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Chapart le 03 février 2019 à 06:14:52

Le caillou au sol qu'on pourrait prendre dans ses mains, lancer dans l'eau mais non.

Finir dans les temps. Le long du lagon il suffira d'y pénétrer, un bateau passe mais l'arbre toujours paraît dominer autour. D'où vient-il ? Une glace dans une main, finir d'avancer le long du chemin, des branches ça et là jonchent, n'empêchent pas vraiment le passage, essaient seulement. Les regarder, s'arrêter, derrière l'eau apeurée par le bateau déjà loin, en face toujours les arbres. Le soleil se perd dans l'étang, le lagon, la rivière, on ne sait plus très bien mais un peu malade de lumière on poursuit. Une falaise. Un chemin entre la falaise et le bras d'eau qui se replie sur lui-même, enserre une île chevelue au milieu. Ile habitée mais inhabitable. Deux oiseaux blancs quittent une branche, celle-ci quelques instants ondule, on pourrait croire que c'est la lumière du soleil qui la fait ainsi se mouvement. Mais bientôt elle s'arrête alors que le lagon poursuit. On croit qu'il poursuit. Pas de rivière en réalité, pas de vrai mouvement, l'eau autour de l'île ne tourne pas, c'est une illusion, réfraction oblige, un effet d'optique qu'un angle magique autorise. Tromperie peut-être. En d'autres temps peut-être on aurait parlé d'un monstre. Allez savoir. Allez croire. Imaginons une terre en sous-sol en mouvement, cercle de matière poisseuse et vaseuse qui depuis la nuit des temps peut-être tourne, a creusé le sol autour d'un rocher, laissé l'eau entrer, le rocher bientôt devenu île chevelue velue poilue inhospitalière.

Partir courir gavé de soleil l'eau reflète, cadences, non, ailleurs. Fausses perceptions.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Miromensil le 03 février 2019 à 06:16:21
je ne maitrise rien du tout
pas les fautes
rieng du toug



je déplie boites et je décline toutes les inclinaisons de mes penchants gauches à droite de l’ouest du pie ddroit au pied gauche parce que quand je m’en balance y a la tangente qui tangue j’aurais aimé que les volets claquent que le paillassons s’hérissent et que tu trébuches sur toutes les petites marches glissantes patinoire et monte les étagères une à une comme une échelle c’est pas une métaphore c’est quand tu te carapates sur les escaliers à tire d’ailes pendant que je fourmilles mais les idées savons-nous seulement qu’elles grouillent la poussière à terre et s’encanailleron des crasses des prises un autre tire bouchon j’ouvrira chaque radiateur avec des dents et la bière en coulera à flot on se chauffera à l’ocre et quand l’eau bouchera les canalisations on se terrera une balle de pantoufle entre les oreilles douillet les canaux une péniche t’y amarres tu as perdu toi ta rue ton enseigne et tous les débris d’une broutille qui ne veut plus marcher encore et qui pourtant se redresse avec sa canne et toi tu clopines derrière moi je regarde partout sauf là où il faut mais j’ai le froid qui claque entre les os et c’est pas rien mais c’est comme ça et toute facon il faut bien des manières pour récupérer à la ramassette des grains de petits quelques choses de germes de plantes en pots qui se cassent en terre cuites à cause de feuilles en papier mâcher qui se mâchent avec de la salade sans sauce sans rien j’ai tout dévêtu même les canalisations du vide et les rigoles aussi tergiversent avec des restes de nous de la veille dans des tuperwares une oreille et bon dieu qu’est-ce que c’était bien cette boutique de pacotille qui vent des allumettes en rang d’ognon toi aussi tu fais la queue leu leu parmi les jonques qui t’harassent et t’enlèvent et te rappellent qu’hier encore tu valais quelque chose mais qu’aujourd’hui un champ de particules secondaires te donnent la primauté sur moi et je m’en cogne les rotules une fois de plus les acouphènes ne m’épargnent pas un bruit me bouche le nez et les aérations sensitives je me ferme et les volets claquent sur moi aussi je ne voulais pas que les loquets de porte ne te respectent pas comme ça je leur avais soufflé de ne pas partir en voyage et d’orner tous les sapins du monde de fausses entrées mais rien ne vaut la pluie battante et les fenêtres de déchets avec une poubelle au creux de l’estomac sachant que dorénavant plus rien ne fait la révérence à ce qui est vide de sens et qui gargouille à chaque coin de rue moi j’aurais aimé qu’au moins un seul se retourne et fasse un signe de la main que même les réverbères s’éploreront comme des saules de pleurs et qu’une jarre recueille des miettes de manteaux de guenilles de gens royaux qui se tiennent dans les encadrements de portes et puis d’abord moi je compte chaque fibre de mes tissus et j’en suis fier de ces cordes qui me relient aux pignons de toits vois comment je me débrouille bien avec ton souvenir écharpé claudiquant qui veut dire tout sinon que les boulevards abdiquent d’un être qui a gobé son propre regard mais les prises les prises électrifient notre absence je ne voulais rien entendre alors j’ai mis mes doigts dans mes oreilles pour ne plus respirer et puis tout à coup les cheminées explosent et les nappes phréatiques vocifèrent des chats les paillassons volent en tous sens ils me rappent la joue et la tienne aussi mais toi tu marches à genoux et une horde de cannes t’accompagnent cortège funestes de quelques bouts de ficelles qui s’attachent encore à croire qu’il suffit d’un peu de colle pour rabibocher les vents contraires de toute façon je ne sais plus que tout que le soleil ne tient que de lui même j’aurais aimé m’auto engendrer et croire en la recrudescence de marées influencées par mon sommeil mais non elles ne lèchent même pas tes talons qui ne se retournent pas et foncent tête baissées avec leurs lunettes en poches et puis j’hume les trous oubliés par des obus en coton rien ne vaut la nuit qui s’agenouille auprès de nous endeuillés d’avoir jamais su vivre avec des déchets plein les poches et la misère sous la caboche et ceux qui parlaient le mieux étaient encore les gargouilles maitres d’elles-mêmes qui dans un soupire dictaient au levant et au couchant leur dictées de normes solidaires avec des vivants qui pas une fois encore ne crache dans leurs paumes
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Aléa le 03 février 2019 à 06:16:50
zérométrie organicomique des sens effleurés, par la pensée de ta peau qui me regarde en chien de faience, vase clos de lèvres chine précieuse chine précieuse d'autres rivages plein de lèvres maudites et sérénade pour tes pères. Des avions serpents hantant les couloirs des temps passés, lorgnés par éclair odieu farceur ; l'enfer diluvien de plaines célestes, c'est les plaines désertes qui chantent l'horizon du plat et les montagnards s'y pendent en cochons farcis radiés des hauteurs qui les ont vu grandir : c'est pour s'élever un peu. Ca les descend. Ca redescend le niveau de la mer ca dégouline du bord des fleuves aux mars de café tourista fluviaux bégonias tropicaux -chauds les marrons chauds les touristes descendant pirogue-. Ca dégouline les plaines sans pente. Sanpante sanpante nom de fleuve, de fleur, de manche de pantalon trop courte et ca mouille quand on met les pieds dans l'eau, éclabousse la mousse des lèvres écumante quand l'effort se fait sentir. Remonter le cours d'eau saumon paillette destiné muerte l'amigo, muerte mais beauté tu sais les écailles ça brille, c'est beau l'espoir, c'est beau l'acte. Même contrer la nature en fait partie, même la révolte en fait partie, même le contre est pour. Remonte, remonte, Gustave Doré remonte Remmington en bandoulière tu aurais pu être autre. Saumon sur tes lèvres Gustave, saumon sur tes lèvres.

Deuxième mouvement pour concerto sans instrument ni musique ni sens ni mot ni filet que je coupe que je coupe poétique mal placée trop de conscience j'écris mal placé me déplacer la tête en bas écrire mal placé, mal placé pour écrire : je n'ai que dix doigts, il m'en faudrait cent ans.
Santant santant, manche de chemise, non ? Champignon je crois poussant dans les bois au coeurs de bouses chamois. C'est l'essence forêt nature qui m'anime inconsiemment -et dire inconsciemment c'est déjà avoir conscience de la présence de l'imprésent, c'est terrible gouffre humain qui m'éloigne en pleurs des bois chéris. Des bois comme sont faits mes os, mes os de bois où pousse la fleur de ma peau.
La plaine verse l'eau à la mer, renverse la physique contre-pourelanature, les montagnes balancières enfantes et puis la mer deux dimensions. En fait c'est ça les bois c'est microcosme pour les sensibilité de mes muqueuses mousses d'épicéa poumons, c'est ça en fait que la mer ne me prends pas dans son remplissage : je suis déjà plein, j'ai cru au vide en ne voyant que les espaces entre mais : les fractales des mousses lunaires se développent selon les saisons et éponges des choses en moi comme tes larmes et tes rires - oui toi du début de quand j'ai voulu m'éloigner de ma conscience mais qu'elle me retient par les fils ténus que je ne comprends pas, pas prisonnier mais là et c'est toi qui est venue. Et je n'ai pas besoin de l'eau boule à neige, pas besoin de sa mémoire de l'eau stagnante houlante hurlante tangante ; la croissance paisible et la mort lente suffit à mes sens et la chlorophyle que j'accepte couler dans mes membres. Je vois vert et c'est beau, je vois mousse rose et c'est beau j'entends mer et c'est loin, j'attends son d'arbre et c'est vie.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: extasy le 03 février 2019 à 06:28:33
Wah bien joué les gens o/

Désolé moi j'arrive pas à être automatique, j'ai le sentiment de trop prévisualiser malgré moi et pas le courage de lâcher prise comme il faut, alors je passe (et passerai vous lire plus tard)
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Papillon le 19 février 2019 à 17:25:46
Voilà un très bon jeu !

Cependant, une question : si les mots ou les lignes ne sont pas limités, y a t-il une limite dans le temps, tout de même, genre 5 ou 10 mn ? Parce que si c'est "free", euh...  :???: z'avez pas peur de la longueur des textes que je peux écrire dans ces cas-là...  :D
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Aléa le 19 février 2019 à 17:53:07
la dernière fois on avait fait 15 minutes ^^
mais dix minutes c'est déjà bien en vrai ^^
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Meilhac le 08 août 2019 à 14:56:48
na, nana, nanana
et le reste : aussi
j'aime atteindre au nirvana
et au reste, aussi
na, nana, nanana
et le reste : aussi
je veux manger des piranhas
avec de la sauce au sushi
et quand j'aurai bien mangé
j'essaierai de digérer
et si je ne peux pas digérer
je n'aurai plus qu'à tout gerber
et puis j'irai partout me promener
et rire, et sauter, et chanter
na, nana, nanana
et le reste, aussi
je veux manger des piranhas
avec de la sauce au sushi
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: JustinePRR le 18 août 2019 à 17:16:41
J'ai fini le travail et j'ai hâte de m'en aller d'ici avec tout les gens bizarres qui m'entourent, j'en ai marre d'être reveiller tout les jours à 3h du mat parce que il y a des sauvages en bas de ma fenêtre. Et pourtant je l'ai choisi d'être ici, j'ai toujours eu du mal a aller vers les gens mais alors de voir tout ça ça empire encore plus. Heureusement que les paysages qui m'entourent sont bien plus jolie que les personnes qui sont ici avec moi. J'ai hâte de partir mais je suis triste de quitter tout ces beaux paysages, les plages le soir, la chaleur et les quelques amis que je me suis faites ici.
Tien chez moi ça me soule ça sent le cochon grillée et je sais pas pourquoi peut être à cause de l'anti moustique que l'on mets tout les soirs avec ma coloc. D'ailleurs j'espère qu'elle rentrera tard au moins je me ferais une soirée seule tranquille.
Je sais pas si je referais une saison après celle ci, c'est compliqué je préfère voyager je crois. Récurer des chiottes j'en peux plus... Quelle idée !! Mais qu'est ce que j'aime la Corse. Allez encore 6 semaines à tenir j'ai déjà fait 4 mois ici !
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Meilhac le 25 décembre 2019 à 15:24:57
c'est l'heure de la promenade. ils sont tous allés se promener. je ne suis pas allé me promener. j'irai me promener, bien sûr. mais plus tard. et en sentant le bitume sous mes chaussures blanches, je me dirai, miam, la bonne promenade. et me disant, miam, la bonne promenade, je lèverai ma tête très haut, vers le ciel, et je regarderai s'il est bien bleu. et je le verra bien bleu, par endroits, mais à un endroit il sera gris, et je me dirai, le ciel est bleu-gris. je préfèrerais gris-bleu.
et pour me consoler, je me dirai, demain, demain, il fera bleu.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Aléa le 02 février 2020 à 01:55:41
T'as tu vu les origamis d'antan chantant le temps d'autres colonies, et tous les autres ramassis de conneries que tartinent des pages de pq doux à motifs floraux; je rêve de tartine, de plage, de sable et de vent pour des dunes à pertes d'horloges. Du sable dans l'horloge et j'ai toujours hais son bruit d'aiguilles qui n'a rien d'aigu. Si tu tires sur la nappe un grand coup, peut-être que les couverts resteront tous en place et on pourront continuer à slurper la soupe comme si de rien n'était, comme si la télé n'avait pas annoncé des morts, comme si tout ça était normal et qu'aucun cuistot presdidigitateur à moustache n'agitait sa serviette pour dépoussiérer les mirettes. Vérole resemble à un nom de champignon. Y'a sans doute des noms de maladies de pourriture de peau qui ressemblent à des champignons. Avec un peu de beurre, ça fond dans la poele. Avec un peu d'huile, ça grésille. La différence, c'est comment on prononce poele entre le sud et le nord de la France. Sans rien, ça fait un bruit de caoutchouc qui accroche. C'est rigolo, de faire cuire du cuir en plastoc. Je les préfère à la crème, à vrai dire. Y'a du sable qui dégouilne de l'horloge et va encore falloir balayer. Quand y'en aura plus, on entendra encore ce sale bruit pas aigu, le bruit des couverts qui raclent les assiettes et tout un tas de conneries à travers des lettres et des bafles. Laissez moi le temps de dunes.

Même en écriture automatique, j'ai prolongé la fin parce que j'avais envie de boucler une fin avec toutes ces incohérence dites. Du coup la moitié est l'écriture automatique de fin sur une écriture automatique tout juste précédente. Mais je crois que c'est normal, le temps, c'est pas une juste toute droite après tout. Ca tourne en rond, pas vrai ?
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Miromensil le 02 février 2020 à 09:39:39
Citer
T'as tu vu les origamis d'antan chantant le temps d'autres colonies, et tous les autres ramassis de conneries que tartinent des pages de pq doux à motifs floraux; je rêve de tartine, de plage, de sable et de vent pour des dunes à pertes d'horloges.
boh
Titre: Re : Re : Ecriture automatique
Posté par: Aléa le 02 février 2020 à 12:27:57
Citer
T'as tu vu les origamis d'antan chantant le temps d'autres colonies, et tous les autres ramassis de conneries que tartinent des pages de pq doux à motifs floraux; je rêve de tartine, de plage, de sable et de vent pour des dunes à pertes d'horloges.
boh
Euh ?
Titre: Re : Re : Re : Ecriture automatique
Posté par: Meilhac le 03 février 2020 à 16:06:21
Citer
T'as tu vu les origamis d'antan chantant le temps d'autres colonies, et tous les autres ramassis de conneries que tartinent des pages de pq doux à motifs floraux; je rêve de tartine, de plage, de sable et de vent pour des dunes à pertes d'horloges.
boh
Euh ?
Héhé
Titre: Re : Re : Re : Re : Ecriture automatique
Posté par: Nocte le 03 février 2020 à 16:10:02
Citer
T'as tu vu les origamis d'antan chantant le temps d'autres colonies, et tous les autres ramassis de conneries que tartinent des pages de pq doux à motifs floraux; je rêve de tartine, de plage, de sable et de vent pour des dunes à pertes d'horloges.
boh
Euh ?
Héhé
En effet.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Miromensil le 03 février 2020 à 16:20:25
Citer
T'as tu vu les origamis d'antan chantant le temps d'autres colonies, et tous les autres ramassis de conneries que tartinent des pages de pq doux à motifs floraux; je rêve de tartine, de plage, de sable et de vent pour des dunes à pertes d'horloges.
boh
Euh ?
Héhé
En effet.
Go écrire
Titre: Écriture automatique Burnov
Posté par: Burnov le 02 mars 2020 à 22:27:47
Bonsoir :)

Depuis plusieurs années, en période de disette inspirationnelle, je m'essaye à l'écriture automatique. Je n'en garde que très peu de traces et ne la relit quasiment jamais, mais je suis tombé sur un texte d'un soir probablement arrosé. Ça ne se veut pas un ensemble cohérent.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Angieblue le 04 mars 2020 à 22:33:49
J'aime beaucoup ce texte! Surtout le début jusqu'à "désincarnée" et la fin avec l'histoire des non-vivants.

T'as vraiment un truc, un univers, la fibre poétique, donc bosse, étudie la poésie et ses techniques pour gagner en maîtrise, progresser et évoluer dans ton style.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Burnov le 07 mars 2020 à 10:18:58
Merci Angieblue, ça fait toujours plaisir de recevoir un retour comme le tien !

On m'a déjà parlé de mon univers particulier. Notamment en atelier d'écriture il y a trois ou quatre ans.

Je balbutie néanmoins par mes maladresses. Mais je compte bien progresser pour y remédier.

Tu as des idées d'ouvrages ? J'ai commandé les Chants de Maldoror notamment. Ainsi que d'autres ouvrages. J'aime beaucoup Emily Dickinson et William Butler Yeats dans ses premiers poèmes romantiques. Mais j'ai un peu de mal avec les traductions, car j'ai le sentiment qu'on perd beaucoup trop l'essence du texte original.

Bien à toi et belle journée :)


J'en profite pour glisser un autre texte d'écriture automatique daté du 8 décembre 2019. Encore une fois non corrigé ni raffiné. Totalement brut.


Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Le Souffle fait référence à un concept que j'utilise pour un projet (naissant) de roman !
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Burnov le 29 juin 2020 à 17:39:09
Un petit texte d'écriture automatique datant d'une sale nuit, le 20 juin.


Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Aléa le 14 septembre 2020 à 02:54:44
10min

Par ici viens donc voir si la vie est une belle comédie intarissable, pleine, entérinée de fagots merdeux pluvieux, jusqu'au bout de l'autre côté l'autre côté est à l'envers de l'endroit du devant du derrière : retourne boule à neige en conséquence de manque de foi, de crise de foie, chocolat noël adieu, périmé d'un jeunesse dépassée. Gratte côte, ça me gratte là. Noir blanc rose et les ailes d'aiglon jolis volant là-bas. Ici là-bas toujours ce qui me hante et moi où, moi ici moi là-bas, moi pas trop là avec toi et nous je connais pas et c'est triste. Vraiment c'est triste. J'essaye de le dire, de l'expliquer et soudainement j'ai l'air normal, mon drame a l'air normal, même pas banal, juste inexistant donc normal -ici tirade sur l'existence du normal qui annihile le reste, qui n'existe parce qu'il y a reste et donc si vraiment normal, n'existe pas. On me suce, c'est un moustique ça me gratte ici et là. Ca m'a fait une plaque, ça a gonflé, tout à l'heure sur la hanche là c'est sûr le bras et ça va faire pareil, ils sont vénères ici ou c'est ma peau qui, depuis un, deux ans, trois peut-être, s'est adoucie, j'ai maigri, des kilos jamais repris. Mais quand je le dis ça parait normal et normal c'est que ça n'existe pas. Pourtant je sens que je m'essouffle, les poumons, les bras y'a des os et de la chair et plus vraiment de muscle, c'était pas comme ça, pas avant mais juste à un moment, je m'en souviens, c'était marrant et maintenant je voulais que ça disparaisse loin aussi, loin pour être différent et maintenant que c'est le cas je vois plus la même chose dans le miroir que vous voyez dans vos yeux mais c'est pas grave, en fait c'est pas grave, c'est ce que je voulais peut-être mais en fait il n'y a rien de grave c'est moi qui déforme. C'est vrai. C'est insignifiant.  C'est normal, oui, normal. Ce qui est bizarre c'est de n'avoir plus rien à se plaindre. Ah ça oui ; et je m'en plains. C'est de l'écriture automatique ça ? Ah oui. D'accord il a dit circulez y'a rien à voir, oui rien à voir parce que tout est normal. Je disais quoi ? Je disais rien, tu ne disais rien, j'ai regardé l'heure et le moustique a vrombit comme une formule 1. C'est pas vraiment de l'écriture automatique sur quoi tu te focalise, sur rien, sur les touches - moi elles sont noires et c'est en blanc dessus ;  tout le monde non ? je ne sais plus - mais t'as niqué le quatrième mur parce que t'as dit écriture automatique, dommage tu tenais un truc au début. Oui, au début, mais c'est con y'a rien à tenir normalement là-dedans, rien, normalement, à part ne pas lâcher le clavier plus de 3 secondes. Oui. C'était là-bas, c'était avant. C'est la faute du moustique, ça m'a fait perdre le fil de mon rien, entre ici et là-bas - et rien que je me souviens d'ici et là-bas ça montre bien que je ne lâche pas prise, je ne sais pas lâcher prise, je n'ai jamais su (mais si t'as déjà fait, regarde en page 2 et en page 3 [ah oui, c'est vrai]) tu recherches un fil que n'existes pas, tu t'accroches comme si.. Tu dis du tu pour ne pas te sentir seul, c'est tout, oui c'est tout. Ca se rapprochait trop hein, trop de ce que tu ne veux pas hein, oui, alors on se dédouble et on détourne, hein, pas vrai hein. Doigt dans les côtes. Pas vrai. Hein. C'est la faute du moustique - tu vois je ne suis pas tout seul, allez conclu ça fait 11 minutes. C'est la faute du moustique, je perds toujours le fil quand on me suce.
Bah bravo. C'est ce qu'il faut pour lâcher prise.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Dot Quote le 23 septembre 2020 à 01:40:08
(https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/09/top-hr.png)
edit : manquait un zoli titre
(https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/09/norm-hight-left.png)(https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/09/one-hr.png)

bon pour tester mon petit code de mise en page tout joli tout fraichement réalisé sous gimp y'a pas pas longtemps parce que j'avais envie et que ça me correspond un peu par activation du moi même, mais en vrai j'ai pluss envie de voir mes petites zimages que d'écrire ce truc spontané qui va juste servir de support pas top pour mes super zimages, elles sont trop cool en théorie j'espère ce sera soft et pur, bien tout bien de bien bien, y'en a trois azy j'explique, une balise hr rendue un peu transparente en dégradé, ça fait tout son petit effet mais je me demande si l'encodage du png restitue forcément la même couleur que le fond css du forum, ça marche évidemment sur mon écran qui a le bon calibrage de screenshot de ladite balise hr, mais après... 'fin bréf, c'pareil mébon, au moins je joli zimage, donc en fait une balise hr rendue un peu transparente en dégradé, mais en fait non, y'en a deux, une dans le avant la table, et une dans la deuxième colonne, pis après la deuxième balise hr dans la deuxième colonne de la table je pose le texte que voici, alors que dans la première colonne y'a pas la première balisehr parce qu'elle est au dessus de la table, y'a une autre balise hr qmm, mais pas la même, parcequ'elle est verticale, elle, et elle est sensée s'enfoncer dans un repli simulé du fond de background ouioui... donc bin alors à voir de ce que ce petit code me servirait comme décorationnage si je décidait d'en faire tout un fromage...

Titre: Re : Écriture automatique
Posté par: Opercule le 28 octobre 2020 à 22:54:15
15 minutes, avec le prompt "Mes parents m’ont toujours dit de me méfier des abribus…"
Mes parents m’ont toujours dit de me méfier des abribus ; ils sont des refuges assez pratiques : juste quand il pleut, pouf, ils sont là. Où sont-ils le reste du temps ? pourquoi nous attirent-ils avec le miel interdit de "quand viendra le prochain bus" et pourquoi les bus semblent toujours s’arrêter devant ? Mes parents avaient raison, il y a tellement de choses étranges, de coïncidences qu’on ne peut pas ignorer. Un jour j’ai vu quelqu’un attendre à un abribus, et puis un bus m’a bloqué la vision, et pouf, quand le bus a enfin dégagé la scène, plus personne ! où est-elle partie ? L’abribus a répondu à mon regard avec un air complice, comme s’il avait quelque chose à voir avec ça. L’un des pays les plus développés au monde est la Finlande. Ils ont encore des abribus, vestiges d’une époque révolue, mais tout le monde en a peur. et ils ont raison. Dans la nuit polaire, le sombre appel des forêts glacées tracent dans la neige les dix mille cris des gens emportés par le vent qui sort des abribus. Alors ils s’éloignent avec une haine saine et juste, et restent le plus loin possible de ce grand édifice élevé par leurs ancêtres inconscients, qui pensaient bien faire mais qui ont lancé le plus grand prédateur des temps dans les villes et villages partout dans le monde. Il n’est pas d’abribus innocent, même jeune, même bénévolent, ils sont tous coupables d’avoir abrité des mauvaises personnes, criminels, brigands et villains en tous genres et toutes espèces. C’est dans un abribus que les plus petits dealers discutent du prix de leur came, sous l’égide bienveillant d’un panneau de bus qui cache la marchandise des yeux vitreux d’une caméra de surveillance. C’est bien pour le crime que l’abri fait le bus, car rien d’autre que la méchanceté et la lie de l’univers n’a besoin d’abri ; et ceux qui ont besoin de bus peuvent très bien rouler, à pied en vélo ou en voiture, vers là où ils veulent aller. Mais seulement les plus tristes et les moins défendus de tous n’ont d’autre choix de que prendre bus, c’est à dire entrer dans le contrat vénérable de partager sa présence d’esprit avec la sombre chape d’un abribus malveillant qui, de sa présence étouffante, ne manque pas de rappeler à chacun·e où ils se trouvent, par des petits panneaux, en utilisant des codes étranges et cryptiques, comme si le monde était morcelé et débité en abribus, d’abribus en abribus et rien d’autre n’existe ailleurs que dans leurs abors, lors qu’on ne peut pas descendre du bus alors ce qu’il y a par la fenêtre n’existe pas, c’est juste un arrière-plan de l’esprit qui essaye de faire sens de l’inexplicable inarrable conspiration des abribus dont mes parents m’avaient parlé — ils contrôlent comment notre ville vie et comment leur vil contrôle sur nos vies vire au cauchemar virtuel et pourquoi il faudrait juste suivre le bus pour s’en rendre compte. Et le soleil que l’abribus cache on ne doit pas en avoir peur, au contraire, c’est le soleil qui nous lave de l’abribus alors on devrait juste étendre les bras, hurler "merci soleil de nous libérer" et c’est là que rien, rien ne peut se mettre entre nous et la gentillesse du soleil, que l’abribus jalouse et braque et tente de frustrer, car dans toutes leurs vilénie et leur misère les abribus prétendent nous protéger de la seule source de bonheur que l’on a et qu’on devrait chérir plus que tout, autrement la Terre se flétrirait et la vie serait un chemin de fleurs grises et mortes et la pluie serait triste et fade comme le sol bitumé d’un abribus et le soleil mourra et les choses les plus terribles sortiront de terre, les gares et les aéroports, et les spatioports et toutes les bases orbitales ne seront que des super-abribus qui vont contrôler nos vies et détruire la moindre once de Soleil que nous avons en nous abribusant tous autant que nous sommes, sans le moindre égard et la moindre pensée que le bus que je prends pour aller travailler, qui pourra aller mourir avec les autrs, car il n’y a rien entre deux abribus.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Elina le 29 octobre 2020 à 21:34:36

Le cerveau un peu perdu, les pensées floues et la plume stressée de son premier écrit ne sait quoi dire.  Raconter une histoire,  une histoire qui parlerais de quoi ? d'un peu de d'imaginaire, d'un peu de poésie et de légèreté. Ah ! décidement mon acte est aussi absurde que brave. Il n'as de sens que du flux de mes pensées, de mes pensées en tas, volage et réelles. Si la plume a une raison d'être là, ben là elle ne sait pas. Et les minutes passent et elle  est toujours là a contempler son incompétence, aussi profond que le désire de cette expression. Mais qu'importe, des mots et des mots. Est ce si compliquer à inscrire ? de simple lettres donnant vie à des joies, des rêves et des rires. De ce  geste simple et beau, de cette connexion entre les esprits. Contemplant l'horizon et  ce qui l'entours, un peu de vent, un peu de fraîcheur. Aiguissant à chaque esquisse la plume, et du temps, regonflant les ailes.  Bah, je crains que cela ne vole plus haut ce soir, les minutes passant, le vide du cerveau naissant. Mais puisqu'il y faut, encore un brin de courage, un brin de réflexion pour atteindre les étoiles. Alors alors, c'est encore louper pour la beauté des mots, y'a rien de plus faux là. De maladresse en incohérence, ça va révolter des littéraires. On diras tant pis, et pour une prochaine ça ira. De comme ça à comme-ci, ça avancera 
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: derrierelemiroir le 30 octobre 2020 à 08:05:05
Oper  :coeur: j'ai kiffé tes abribus, encore s'il te plaît !

Et Elina j'ai bien aimé aussi les mots échappés de tes doigts.

Je connaissais pas ce fil, chouette :)
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Ugo le 04 novembre 2020 à 14:31:37
10 minutes

 La ville, le sable, le sexe, à table, la dignitaire et le sans-nom. L'écusson, la rançon, la dette. La ville et le sable. L'écurie en proie à la charnelle question. La ville ! La ville ! Le vide, et ses traînées. Les putains qui rôdent dans le vide. Les puritains et leurs fourches avides. Des dents de fer, devenus des crocs amer, des limaces, des lignes, des lices en enfer. Putréfié, pétrifié, toujours le même lithopédion, le même foetus de pierre, qui ne veut pas vivre. Qui ne veut pas rire. Qui rêve du silence. De faire taire ses babines. De faire plaire. De faire plaire. De faire plaire sans parler. Le pari des mots, le pari de vivre. Paris est détestable déshabillée. Je suis encroûté dans la ville. J'ai besoin de sauter aux toits comme un fauve échappé. La drogue, l'ennui, retassé dans l'alcool. Fracassé par l'anémone des soirées. Ces plantes qu'on roule, ces mousses de pourriture, dans les creux de bouche. Une vie vide, une virilité. Une chanson vive sur de fausses amitiés. L'alcool, le flingue, la milice. La violence qui fait ses pas de danse sur la montagne d'appendices. Digne, fort, mort, mort à eux. Combien il faudra en tabasser pour me faire passer aux aveux ? Je rêve d'adieux et d'explosions de sang. Je rêve de vivre à contre-courant. Le seul objectif est d'obtenir plus de muscles. A quoi bon être une tâche de chair si on ne se cristallise pas en statue ? Mes mâchoires sont d'infernales comédies. J'ai cassé plus de sang que de rêves d'après-midi. La honte de mes parents est un cheval qui ne tracte rien. L'animal de spectacle se révoltera contre le public. Le maquillage du clown dégouline comme une averse maudite. Multicolore et multimorts, les pigments, les hommes-porcs, la déchaînée, la déchaîner, la déchirer, la division, la République et le publique encore qui passe sous mes griffes. Prestataire et spectateur, sans colère et sans labeur, la diligence de mon être portée par des esclaves du Nil, des larves infectes nées sous le nombril.  Il faut pulvériser ses envies et ses textes, il faut se taire, il faut s'enterrer. Les doigts incontrôlés disent des sottises, des douleurs blanches, qui ne devraient pas s'exprimer. Ne vous laissez pas vous libérer. Etranglez l'attardé. Il faut être totalement violent.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Ugo le 04 novembre 2020 à 20:08:51
12 minutes

Le silence des gens sobres, l'insupportable trajet des soirées, sans trappe et sans rêve, sans soupir et sans souffle, sans souffre et sans sire, cents soirs où je retourne me saoûler, houlée de hanches droguées qui m'absorbent les sens, ressac de reins, noyade et feux d'orage, long été, rêve opaque, seins opaques, et les flaques oranges, où brille néons de métropole, comme guirlandes, comme lampions, danse de feux follets. Répondre aux secondes avec lâcheté, toujours revenir et se racheter, pour sa dame. Je blesse et j'éclos. Elle ne me voit qu'en métamorphoses. Pose ses ongles là où je l'aurai griffée. Pose ses mots là où je me serai giflé. Rends-moi ma pudeur. Cassé, mauvais jouet pour dame.  Fends-moi au crâne. Regarde quel oeil se ferme en premier. Je déteste ces amourettes. Si on ne risque pas sa cervelle à la roulette russe, on ne souffre pas tout à fait. Non, je ne veux pas créer, je veux exploser. Magma dans le poitrail, envie d'exister. Chaque succès ne vaux rien, c'est comme se replier sur la lance, c'est comme peindre sur le pal, l'échec est toujours plus immense que le sang que je ravale. Non, je ne veux pas créer, je veux explorer ces cadavres de chance. Je veux voir la nuit terrible et qu'elle m'agresse, qu'elle me déforme, quelle me forme dans son armée. A quoi bon être un homme si on ne risque pas d'éclater ses phalanges. On oublie ses succès à la boxe, mais on oublie jamais l'échec qui a tout embrasé.  Un corps, on l'empreinte, on le loue à la chair, et un jour on le rend. Qui veut arriver sans plaie ? Qui veut rester vierge de méchanceté ? Regarde la panthère faire sa loi, entend le son des jungles te menacer. Entend la fronde des singes te percuter, alors que tu renonces à tes droits. Je ne peux pas être un garçonnet, je ne peux pas encore offrir ma langue, mes bras, ma poitrine.  Je me souviens d'un épouvantail pendu dans le midi. Sa chair de paille m'inspirait tant de sympathie. Je suis pareil. J'ai tatoué un homme d'osier explosant sous l'extension de son sarcome sur mon épaule. Je suis un homme d'osier. Je suis un épouvantail. J'aime ça. J'aimerai l'être encore plus. J'aimerai un jour me réveiller, me croiser dans mon miroir et ne pas savoir qui je suis. J'aimerai que mon sexe mue comme nahash, et qu'il entretienne son infectueuse sirène. On veut devenir une bête pour cesser d'être un môme. On veut faire sa fête à tout les pitres, les piniatas de nerfs et de sang brûlé.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Vagabond le 04 novembre 2020 à 20:49:31
Top comme exercice. Je suis impressionnée par les textes que ça peut donner, ils ont du sens...
Ugo je trouve beaucoup de phrases percutantes dans tes textes, surtout le second. Pour quelque chose de pas travaillé, le sens de la formule est bien présent.

Je viens d'essayer, minuteur, papier stylo. La première phrase était choisie d'avance pour démarrer (ça compte comme de la triche ?) C'est compliqué de tenir un thème, et la ponctuation a disparu à la moitié du texte... ça part un peu dans tous les sens. Je recopie.

10 minutes

Ça fait bientôt sept ans que je n'ai pas vu la mer. C'est long, sept ans. Ça fait moins de temps que le temps de ma vie mais ça fait du temps quand même.
J'ai vu les marmottes.
A la fin de l'été, dans la neige.
C'était en octobre.
Je vois souvent les marmottes.
Il y a de l'eau dans les cascades et du soleil blanc sous leur pas -il manque de sel l'échéquier, assurance-vie, as-tu une assurance-vie ? Je ne sais pas, et le fou s'avance en diagonale et il y a longtemps que j'ai perdu la reine ; je suis loin du mat. Ohé, matelot, où est la mer ? Sans file les voiles les vagues abordent abondent le bateau prendrait-il l'eau dans la tourmente ? Il est temps d'apprendre à pêcher -que l'on me jette la première pierre.
J'ai vu les plages de galets du Nord et l'Angleterre je ne l'ai pas vue pourtant il faisait beau.
Il y avait du vent et je me suis baignée. D'accord mais le chant des rivières vaut bien celui des vagues même si rien ne vaudra les tons du sable chaud. Sans doute et sans soucis n'est-ce pas le rêve de tous les marins ne doutent pas quand ils tendent la grande voile sinon ils coulent, et puis de toute façon j'ai peur de l'eau pas de l'âme des poissons qui nagent au fond des mers ni des lames de fond seulement celles du rasoir.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Ugo le 05 novembre 2020 à 22:37:18
Salut Vagabond. Je ne sais pas à quel débit tu écris ici, mais je te conseille de le faire quand même avec un clavier. Tu gagneras en spontanéité et tu iras forer plus profondément en toi.
On ne juge pas de l'écriture automatique, ça serait un peu bête, mais j'ai eu le sentiment en te lisant que tu ne t'étais pas vraiment abandonnée à ton subconscient. Et ça peut être intimidant, en même temps ! Moi-même je ne publierai pas 3/4 de mes écritures automatiques.

9 minutes

Gargouille, éveil blanc, mâchoires fermes, drogues mondaines, lever-couchant. Clochers qui m'hurlent moi. Tu te souviens, Ugo ? Tu te souviens quand tu traînais avec un fond de vin ? Quelle allure avait ta veste ? Quel teint avait ta figure ? Tu étais pâle comme ces vampires qui ne peuvent pas vivre au soleil. Avoir peur d'eux, c'était prémonitoire. Ta soeur est partie avant l'aube. Tout le monde l'a suivie. Tu étais ennuyant, et mal-élevé. Tu étais fuyant et malmené. Accepte d'être une chimère, pourvu que la mutation te donne des ailes, que l'air soit aussi frais que la seringue aseptisée. La journée grise qui s'est levée par dessus l'église ressemblait au ventre fécond de tant de démons. Les bêtes grises. Oui, grises, oui, pluvieuses, oui souvenirs, appartement de pauvreté, soeur et repas instantanés, l'odeur du paprika dans des soupes huileuses ! Tant de pluie, tant de peau, tant d'essor et tant de faux ! Tant de fauchées, tant de mal-être, c'est dans la campagne que naît toujours le plus fiévreux des insectes ! Pourquoi ce son de blatte dans ton crâne quand tu essayes de lutter ? Qu'est-ce qu'on a interné en toi avant de t'enfermer ? Les fermiers, tu en prendrais chaque fille, si en goûtant leurs poitrines, tu retrouvais le goût de l'été ! La terre rouge, qui griffait tes pieds, qui te faisait pisser du sang, mais tu t'en foutais. Tant que tu nageais jusqu'au bout des îles pour pisser le thé, qu'est-ce que tu aurais aimé le faire avec l'alcool, montrer à cette race de festivalier, la hauteur des collines ! Imagine, imagine leur faire goûter le plaisir sauvage, mais tu es bien pire, tu es un fauve en cage, un pauvre en rage, un tocard halluciné ! Ils ne savent pas ce que tu as bu. Le rêve est arrivé et s'est immédiatement tut. Tu aimerais transmettre et t'enfuir de l'abreuvoir. S'il se remettent à médire tu leur parleras d'espoir. Tant qu'il reste une balle, il faut contredire le sort. Tant que tu es futile, parle jusqu'à qu'une vérité sorte. Tu es fasciné par des sceaux dont tu ne fais pas l'effort de comprendre le sens. Tout ce qui t'intéresse c'est de bénir les signes, parce que tu crois en saisir l'essence. Il faut se le dire, les bavardeurs comme toi ne savent que bavarder, et leurs langues de boeuf devraient finir clouées dans la boucherie. D'où viens-tu, malappris ? Les marchands de tapis et leurs doigts sableux. Tu aimerais vendre tes textes, mais ils sont trop baveux. Il est temps de prendre ta tête et de passer aux aveux. Dans le souk égyptien, tu as pris de la menthe. Tu te rappelles la rime qu'elle avait sur ta langue. L'odeur de ton chèche, et le fez du serviteur. Ahmed le taxi, et les berbères en sueur. C'est là-bas que tu as reçu ta première morsure de serpent. C'est là-bas que tu as vu ce que tu perdrais, à devenir une chaleur. Il faut encore parler pour finir le labeur.

(Tu vois, ce n'est pas forcément toujours bien, mais ce qui compte c'est la petite transe qui nous traverse. On en apprend toujours sur soi.  8))
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Dot Quote le 19 novembre 2020 à 17:14:23
du temps à perdre, des mots en trop, une ténèbre qui sent le jambonneau à l'os, l'eau celle de mes ablutions, je me lave les mains de cette dévolution, c'est pas demain qu'on aura raison, puisque on c'est moi et toi et que toi et moi somme libres d'être pas d'accord, et honnêtement, on est même obligés de pas l'être, puisqu'on tient à cette liberté, n'est-ce pas ? bref, tout ça pour dire rien, j'ai plus envie d'échanger des idées, juste des mots innocents ça fera l'affaire, après tout ça sert pas à penser à notre monde, ces mots qui dignement étaient portés par d'autres que des feignants de la liberté, j'écris sans conviction, j'écris sans prétention, j'écris sans démission... ah si tiens, je démissionne carrément, je me commotioonne la raison, bien efficacement, ça sert à rien de réfléchir avec des miroirs opaque, enfin non plutôt c'est que ça marche pas, ils absorbent la lumière, ne la renvoient pas, t'as qu'à voir l'autre qui entame une réflexion et ne répond que par la négation pis sur le propos le moins important des réactions qu'il suscite, faut l'avouer aussi, pis l'autre encore qu'est là à croire que les mots c'esst pour faire pleurer Rimbaud, ouaisouais pleure, gens, vazy il parait qu'au delà de signifier un mal, ça fait du bien, bon pis moi dans tout ça j'ai lâché encore du lest, ça va, tout bien,  les gens me font moins mal depuis que j'oublie ma douleur d'eux, au revoir les gens je suis pas malheureux, sans vous c'est le pied, je suis libre, libre d'oublier comme je m'électrise à votre contact, quoi que vous fassiez, juste parce que vos idéaux bafouent les miens et que je suis tout seul contre l'unanimité, bin allez, soyez d'accordd, ça fera ça de pris pour vous, pis moi jmef sérieux, la raison c'était pour moi, y'avait pas besoin de la partager vu comment tout le monde est aveugle

tu le prends pour toi, ces mots ? oooo pauvre petit...
pas de relecture, pas de correction, pas de réflexion
juste, je dégueule ce que tu m'as fait intérioriser

le gens
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: flag le 19 novembre 2020 à 21:02:14
On vient de réinventer l'écriture spontanée et le surréalisme :ned:   Areuh ! Ouiiinn!!!  :'(
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: derrierelemiroir le 21 novembre 2020 à 09:24:15
Ce sont des toutes petites histoires. Qui s’en vont cheminant parfois les mains liées. Souvent seules. C’est vrai que je n’y peux plus rien. Les mondes de toutes mes réalités sont enchevêtrés et l’important est ailleurs. On dit qu’on coule, que l’avenir n’est que ténèbres, des torrents de noirs qui s’aplatissent sur les villes croulantes d’assoiffés. Peut-être qu’il en sera ainsi, pour le moment je m’occupe encore de trouver une pomme, de la mordre, d’y découvrir un suc oublié, d’une enfance lointaine, d’une journée où les goûts avaient encore des couleurs et les couleurs balayaient des paysages fantastiques devant mes yeux. Des toutes petites histoires cousues le long d’un papier rachitique. On a cassé nos certitudes, crevé nos absolus, on s’attendait à dégager des vérités d’entre leurs cadavres dégonflés, ne s’est libérée qu’une puanteur gênante ; tout le monde a regardé ailleurs. Depuis, on se gorge de distraction, pour oublier cette odeur, oublier les cadavres. S’ils renaissaient, on les crèverait pourtant encore. Des petites histoires qui ne vont plus nulle part.
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Dot Quote le 22 novembre 2020 à 15:29:20
(heu bon, six minutes de vomi, dsl)

les gens qui incriminent l'égo, souvent, c'est ceux qui valorise la confiance en soi ; bon, moi perso j'ai besoin d'une écriture automatique pour me figurer la différence entre les deux, alors allons-y : le premier, c'est quand je suis prétentieux visiblement, d'après impression popularo-inspirée... pis le second, c'est quand je le suis, mais dans la bonne mesure ; genre je me prétends un truc que je suis, sans survalorisation, ce qui est un peu l'usage survalué du mot "prétentieux" ; mais là où moi je plaide contre la culture de l'écrasement auto-rite-ère, c'est que voilà, si on ne se prétend rien, on est rien ; moi j'ai du mal avec la notion de fierté, d'humilité, de centrage sur soi et tout, mais j'ai jamais rien compris à ce non-sens de ceux qui érigent en force la faiblesse de l'être, qui doit s'écraser, se sacrifier silencieusement mais non, ce n'est pas un sacrifice je n'ai pas la prétention de souffrir voyons, j'ai la prétention de dire que toutes mes souffrances ne sont pas graves, qu'il n'est pas la peine de les soigner, il y a toujours pire que moi, donc dans cette course au pire, il y en a qui sont plus légitime à gueuler, et comme ils ne gueulent pas tous, je vais pas leur prendre toute la place... ahem ; moi je vois juste une société pathologique qui n'ose pas se soigner elle-même ; des gens qui t'écrasent à répéter qu'il ne faut pas écraser les autres, seulement soi ouioui j'ai raison en pluss que moi que ça c'pas mon idée mais je la défends lol... bref, la culture du je-ne-vaut-rien-qui-suis-je, c'est juste déprimant de voir à quel point effectivement ça vaut rien...

mais quoi ? maintenant que tout le monde est personne, pas légitime, ou au contraire juste là pour la déconne, parce que juste assez pédant pour avoir un avis, mais bien assez humble pour dire que y'a aucune pertinence...

je sais pas, moi...
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Aléa le 22 novembre 2020 à 17:27:25
Slip. Sélection naturelle de bingo fraternel. Si les amants venaient voir la Sibérie, en hiver ou en automne, des oiseaux voleraient certainement moins bas. C'est les caténaires qui provoquent ça, cette électricité intra-veineuse, statique parce qu'elle excite ce qui ne peut plus bouger, tétanisé de désir. Ce sont les réseaux de veines du monde ; les informations et les lettres d'amour, la fibre. L'écran blanc derrière les yeux dont tu projettes les images de film noir - Nougaro pas loin sourit, le clocher sonne et tout le monde s'aime. Nuée de pigeons. Plumes humides. Allume les lumières trop tôt, c'est plus l'été, allume moi plus vite, c'est l'hiver. Ce que t'entends c'est rien. Rien qui ne vaille la peine de se relever la nuit, ni de relever les doigts de ce que tu, de ce que je, de ce que nous touchons, avec les cils, l'univers est un oeil fermé qui se lèche. Paisible c'est  le son des vagues à venir que tu anticipes. Que tu te stresses mais pourquoi ? Paisible c'est l'affleurement des coteaux à disparaitre, parce que c'est 2020 et qu'ils s'affaisseront, c'est notre époque, on verra disparaître avec résilience, en pleurant un peu et puis on s'y faisant, rapidement, comme a on survécu aux guerres. Animal qui survit parce qu'il s'adapte alors t'en fais pas, même triste on dancera et il y aura des rires, c'est rien la tristesse, finalement. C'est juste le calme qui vient avant l'orage, mais moi ce paisible je veux qu'il soit déjà le sourire derrière les nuages. C'est con. Mais le paisible c'est, l'inspiration avant l'expiration et pourtant, tout imbécile sait qu'on ne vit que pour se couper le souffle. C'est le but à la fin, non ? J'ai toujours pensé que la petite mort, c'était le sommeil et on m'a dit que c'était l'orgasme, alors je ne suis plus d'accord avec aucun des deux. Ca me permet d'haïr et d'aimer les deux quand je veux, quand je veux pas, quand je subis, quand je prends les devants, en même temps, surhomme de Nietsczhe oubliable sorti de la dichotomie, en plein dans la trinité mystique, dans le se penser soi-même et penser le monde, pas surhomme finalement encore échoué au pieds des matières inconnues de l'univers, refusé des portes de la quatrième D. Pianote tranquillement sur ton corps ; nous n'avons fait que courir et s'arrêter un peu souffler, souffler, souffler, pour retrouver le silence. Souffler pour créer les vents qui feront trembler nos immeubles et nos fermes, qui nous couperont le souffle, grossiront les pupilles, avant de pouvoir danser en riant après avoir longtemps pleuré sur nos ruines. Le bord de route est fatiguant, mais qu'est-ce qui ne l'est pas ?





(besoin de respirer en Nano, 10 minutes, calmement ^^ )
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Elina le 22 novembre 2020 à 21:47:05
7 min
Calme et rien
Ben aujourd'hui la tête est vide. c'est marrant ça cette feuille blanche qui vient en plein sur la face pour te narguer méchamment. Je sais pas moi, si c'était simple la vie alors tu crois qu'on devrait y vivre ? Et puis ainsi va les choses tranquillement et même si c'est pas le cas bah tout le monde s'en fou. Ouai tout le monde s'en fou de cet écrit puisque il n'aura de sesn pour personne, seulement comme une bouteille lancer a la mer comme une peinture qu'on aurait bruler qui hurlerais de desespoire qu'on lui inflige tout cela. Et après son hurlement d'agonie il ne restera que des cendres d'elle Rien d'autre comme trace de son exitance absurde. Si les mots ont des sens encore faut-il qu'on soit apte à les comprendre, ou même à vouloir les comprendre et même s'ils étaient pas compris ils existeraient toujours dans l'attente d'être un jour compris entraînant de nouvelles désirances sur leurs sens profond et leurs histoires. Si pleine de colère qu'on faudrait pouvoir les libéré de part notre plume, laisser affluer leurs pouvoir et leurs douceur. Amenant l'apaisement jusqu'au profond de nos âmes.
 
Titre: Re : Ecriture automatique
Posté par: Ugo le 23 novembre 2020 à 18:33:37
Trahir et subvenir, devenir l'avenir de ses mains. Jaretelle blanche, mesquinerie au féminin. La langue dans l'eau, les désirs adipeux. Envie de rencontrer une flamme plutôt qu'une dame. Envie de devenir la lame qui poignardera Dieu. L'avenir s'étire comme un soleil sans chair. Sanguine et amère, elle s'appelait Clotilde et donnait des leçons du bout de ses ongles. Dans l'onde que j'ai embrassé, je veux boire une dernière gorgée. A la recherche de la maladie qui rend soi-même, à la recherche du paradis perdu dans la paume d'un enfant laid.
Titre: Re : Ecriture télématique
Posté par: Opercule le 13 février 2021 à 01:02:56
exercice d'écriture télématique : je n'utilise que ma bande de suggestion et je ne prends que la suggestion la plus à droite. Voir le fil dédié (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=36808.0).

La société collaborations internationales en France entière disposition de tous ses efforts et le reste des produits qui répondent pas de quoi vous pouvez vous m'aider a été le plus de détails à régler les différends relatifs au sein des services publics témoignent d'une manière plus efficace et durable des forêts tropicales rares sont celles des années de service et la qualité du travail art déco et cuisine de Philippe et de son fils dans les deux cas la vie privée des années de recherche pour acheter des billets pour les personnes ayant été apportées au niveau des prix du meilleur acteur de référence et de son fils dans les deux cas la vie privée des années de recherche pour acheter des billets pour les personnes ayant été apportées au niveau des prix du meilleur acteur de référence et de son fils dans les deux cas…

(et ça continue la même phrase en boucle)