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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Noble mystère [défi]

Auteur Sujet: Noble mystère [défi]  (Lu 7245 fois)

Hors ligne Sixte

  • Troubadour
  • Messages: 362
Noble mystère [défi]
« le: 21 Septembre 2013 à 16:21:02 »
Bon, voilà ma réponse au défi de Milora :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Je suis pas très convaincue d'avoir répondu, mais bon, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire (surtout le début  :mrgreen:) et il m'a permis d'aborder un thème que j'aime bien, mais pas du tout de la façon dont je le pensais. Enfin, j'ai quand même l'impression qu'il est un peu —très— vide...

(J'en suis déjà au troisième titre —et rendons à César ce qui appartient à César, celui-ci est de Tomoyo— donc si vous avez des idées, je suis preneuse.  :huhu: )







Hip rampa sur le dernier mètre qui la séparait du tronc moussu renversé sur le flanc, suivie de près par Anti et Pen. L’arbre était vermoulu, à moitié avalé par la végétation de la forêt. Une mousse verte, parsemée de minuscules fleurs bleues le recouvrait presque entièrement, comme une douce couverture. Hip se pelotonna derrière l’arbre pour écouter. Elle était sûre qu’il était là. La clairière avec la mare, il ne pouvait qu’être là. Elle essaya de discerner des bruits de pas à travers le chant des oiseaux qui tombait des rameaux verts.

— Tu crois qu’il est vraiment là ? chuchota Anti, recroquevillée contre le tronc.
Hip lui fit signe de se taire. Il ne fallait pas faire de bruit. Pas de bruit du tout.

Il y eut un petit clapotement, le son de quelque chose qu’on plongeait dans l’eau. Toutes les trois retinrent leur souffle et échangèrent un regard. Il n’y avait qu’un seul moyen de savoir. Hip se retourna et s’installa doucement sur ses genoux, les mains bien à plat contre le sol, le visage dissimulé derrière le tronc. Un perce-oreille passa tout près de son nez, la déconcentrant un instant. Elles entendirent un nouveau clapotis et se figèrent.

Tout doucement, Hip se redressa. Millimètre par millimètre, elle leva la tête hors de sa cachette. Devant elle, un peu en contrebas, s’ouvrait une clairière exigüe. Un large rayon de soleil tombait sur la mare vaseuse, dont les berges floues s’entremêlaient avec la végétation. Et devant la mare, tournant le dos à Hip, il était là.
Un poulain, exactement comme elle l’avait imaginé. Aussi blanc que les vieilles pierres chauffées par le soleil. Sa robe luisait dans la lumière, comme si elle était liquide. Il était minuscule, perché sur des jambes frêles comme des roseaux. Trop maladroit pour les plier, il les écartait des deux côtés de sa tête pour réussir à effleurer l’eau du bout de ses naseaux. Une fine crinière un peu froissée lui courait le long de l’encolure et Hip eut immédiatement envie d’y plonger les mains. Sa queue dans laquelle s’étaient prises quelques brindilles s’agitait sporadiquement pour chasser un papillon jaune qui l’agaçait. Ses tout petits sabots gris pâle s’enfonçaient de temps à autre dans la terre humide, glissant sur l’herbe qu’il avait écrasée. Il s’ébrouait alors et, dans un mouvement timide, le long de ses flancs minces, il agitait ses ailes.

— Il est magnifique, souffla Pen dont le nez venait d’apparaître derrière le tronc.

Aussi légère que fût sa voix, elle fit bondir le jeune pégase. Dans un demi-tour précipité, il s’élança parmi les troncs. En un instant, il avait disparu.

— Pen ! rugit Hip. Regarde ce que tu as fait ! 
Pen baissa le menton et se mit à triturer l’ourlet de sa robe.
— Je ne l’ai pas fait exprès…
Hip se releva d’un bond, furieuse comme le tonnerre en été. Son visage dessina une expression à peu près aussi effrayante que les foudres divines.
— On n’aurait jamais dû t’emmener, tu es trop petite !
Des larmes apparurent au coin des yeux de Pen, s’emmêlant dans ses cils. Elle ne voulait pas faire fuir le pégase, il était juste tellement beau, elle n’avait pas pu se retenir. Elle ne pensait pas qu’il l’entendrait…
Anti lui passa un bras autour des épaules, lui prit la main.
— Laisse-la, Hip. Ce n’est pas grave, on va le retrouver.

Hip émit un grognement sceptique qui laissait bien entendre qu’on ne l’aurait pas comme ça. Pen était trop petite pour une mission aussi sérieuse que chasser un pégase.
C’était Hip qui avait entendu les hennissements la nuit précédente. Un cri pathétique, plusieurs fois dans la nuit, pas très loin du village. Les grandes n’avaient rien entendu, elles n’avaient pas l’oreille assez fine. Ça aurait pu être le petit d’une jument du troupeau sauvage qui habitait la forêt, mais Hip avait immédiatement su que c’était un pégase. C’était forcément un pégase. Il fallait que ce soit un pégase. Et ça avait été un pégase.
Hip n’en avait jamais vu, mais quand elle entendait les grandes raconter leurs chevauchées sur les animaux mythiques, elle ne rêvait que de les imiter. Elle savait exactement comment ça se passait. C’était toujours soit au crépuscule, soit à l’aube. Au bord de la rivière ou dans une clairière. Le pégase piaffait avec grâce et il avait un regard plein d’un noble mystère. Quand il posait les yeux sur nous, alors on pouvait approcher. Il fallait avancer lentement. S’il acceptait la cavalière, il la laissait le caresser. Alors elle pouvait monter sur son dos et voler vers les étoiles.

Bon, ce n’était pas vraiment comme ça que ça s’était passé. Déjà, c’était l’après-midi. Le pégase n’avait pas exactement piaffé avec grâce, mais c’était surement parce qu’il était trop petit. Hip n’avait pas eu le temps de croiser son regard, mais il était surement noble et mystérieux. Par contre, les grandes n’avaient jamais mentionné de bébé pégase. Dans leurs histoires, c’étaient toujours des adultes qui les emmenaient sur leur dos. Mais un petit, c’était mieux. Si elles réussissaient à l’attraper, elles pourraient l’apprivoiser et il resterait tout le temps avec elles.

Hip s’assit de l’autre côté de Pen, qui sanglotait toujours.
— Ne pleure pas. Je sais comment faire pour le retrouver.
Pen écarta ses cheveux et leva vers Hip un regard plein d’espoir.
— C’est vrai ?
— Oui. Mais il va falloir que vous m’aidiez. J’ai besoin d’une diversion.


*
*       *



Anti rentra au village par le côté ouest, au plus près de la maison de Barcida. Elle s’arrêta au coin du mur de bois et se tourna vers Pen.
— Tu as bien compris le plan ?
La petite hocha la tête, les lèvres serrées et les sourcils froncés, consciente de l’importance de son rôle.
— Très bien. Alors vas-y. Pleure.
Pen se concentra de toutes ses forces. Il fallait penser à quelque chose de triste. Comme la fois où elle avait découvert un hérisson mort, près des ruines. Il avait le ventre tout doux et encore chaud, mais il était mort. Elle fronça le nez, cherchant à retrouver le même sentiment. Ou alors, essayer de penser à quelque chose de douloureux. La douleur aussi, faisait pleurer. La fois où elle s’était ouvert la main sur une pointe de flèche de Clétè, par exemple, il y avait eu du sang partout. Si Pen avait toujours une cicatrice derrière le pouce, la douleur avait disparu, par contre, et elle n’arrivait plus à la faire pleurer.
— Dépêche-toi, Barcida va nous voir !
Pen se gratta le genou, retourna à l’image du hérisson mort. Mais il était mort depuis longtemps, maintenant, ça ne marchait pas.
— Qu’est-ce qu’il y a, tu n’y arrives pas ?
Pen hocha négativement la tête, un peu surprise elle-même.
— D’accord, je vais t’aider. Imagine la tête que va faire Hip quand on lui dira que tu as fait échouer le plan.
C’était beaucoup plus facile, d’un coup. Elle renifla une fois, deux fois et les larmes se mirent à couler sur ses joues.
— Parfait, approuva Anti. Maintenant assieds-toi et donne-moi ton pied.
Pen obéit et ôta ses sandales de cuir. Anti lui saisit un pied, écrasa dessus une poignée de baies écarlates ramassées dans les fourrés puis étala de la boue tout autour, jusqu’au genou.
— Surtout, n’arrête pas de pleurer.
Pen acquiesça, concentrée pour ne pas laisser ses larmes se tarir. Anti lui adressa un sourire complice avant de courir vers la maison en criant.

« Barcida, Barcida, Pen est blessée ! Pen est blessée, elle saigne ! »

Barcida sortit les mains pleines de farine, posa les yeux sur Anti, puis sur Pen qui pleurait, allongée sur le sol. Elle s’élança vers la petite, s’agenouilla dans l’herbe et la prit dans ses bras.

— Que s’est-il passé ?
L’éclair blanc de la robe de Hip qui se faufilait dans la maison attira le regard d’Anti qui mit quelques secondes à répondre.
— Euh… Pen est tombée dans un fossé, près des ruines du sanctuaire. Je l’ai ramenée ici et…
Barcida palpa la jambe de Pen d’une main experte, cherchant une lésion, une plaie.
— Hippolyte n’était pas avec vous ?
Anti se mordilla la lèvre. Elle n’aimait pas mentir à Barcida. Surtout qu'elle avait toujours l'air de savoir quand on mentait.
— Si, mais… Elle est partie avant que Pen ne tombe, elle voulait… cueillir des mûres.
 La cuisinière lâcha Pen et leva un regard pénétrant sur Anti.
— Elle n’a rien, décréta-t-elle.
Anti se sentit rougir. Elle n’aimait pas quand Barcida la regardait comme ça, c’était comme si elle voyait à l’intérieur de son corps. Elle simula de son mieux une mine soulagée et balbutia :
— Ah, tant mieux. Bon… alors, viens, Pen, on va aller jouer à la rivière.
Pen avait cessé de pleurer et regardait Barcida avec un peu d’inquiétude, elle glissa sa main dans celle d’Anti, en vérifiant que la cuisinière ne les arrêtait pas.

Barcida se releva pesamment et mit les mains sur les hanches, regardant les fillettes s’éloigner d’un pas hésitant. Les petites avaient presque atteint la lisière de la forêt quand elle cria :
— Antiope !
— Oui ?
Pas de bêtises.
La fillette hocha la tête avant de disparaître derrière les fougères.

À peine éloignées du village, Pen et Anti se mirent à courir vers la rivière, bondissant par-dessus les fourrés, se faufilant sous les branches basses avec l'agilité d'un faune. Elles déboulèrent sur la rivière, dérapèrent sur les galets et roulèrent pêle-mêle au sol, les jambes entremêlées. Reprenant subitement son sérieux, Anti leva un doigt moralisateur, les sourcils froncés.
« Pas de bêtises, Penthésilée ! »
L’imitation secoua Pen d’un fou rire qui lui coupa le peu de souffle qui lui restait.

Les jambes d’Hip apparurent dans leur champ de vision, et elle leur tendit deux mains secourables pour les relever. Elle avait son visage des grands jours, le même exactement que la fois où elle avait gagné aux osselets contre le vieux Chiron. Elle ramassa deux jattes à ses pieds et les brandit au-dessus de sa tête avec une expression de triomphe.
— Montre-nous, montre-nous, Hip, supplia Pen en se pendant à sa robe.
Hip se mit à rire et déboucha la première jarre, puis la passa à Pen. La fillette se pencha sur le goulot, huma, puis fronça le nez.
— Du lait de chèvre ?
Hip haussa les épaules.
— Je me suis dit que ça pouvait toujours servir.
Pen hocha la tête d’un air convaincu. C’était bon, le lait de chèvre, après une journée à courir dans les bois. Hip déboucha alors la deuxième jarre de terre cuite et toutes les trois se penchèrent dessus, tentant de discerner le liquide qui clapotait au fond.
— De l’hydromel, annonça Hip, une once de fierté dans la voix.
— La boisson des dieux, murmura Anti.
Dans un silence presque religieux, Hip remit en place le bouchon de liège et déposa précautionneusement l’amphore à ses pieds.
— Tu es sûre que ça va l’attirer ? demanda Anti.
Hip haussa à nouveau les épaules, comme si la question ne se posait même pas.
— Les pégases vivent sur l’Olympe, tout le monde le sait. Ils doivent boire de l’hydromel. C'est obligé.
Pen approuva à nouveau. Tout à fait logique. Par contre, elle n’était pas sûre d’avoir saisi la suite du plan.
— On fait quoi, maintenant ?
Hip se laissa tomber dans l’herbe et déboucha l’amphore de lait de chèvre.
— On attend le crépuscule.


*
*       *


La nuit tombait sur la forêt sacrée du Pélion, attirant les insectes sur les eaux de la rivière et les poissons plus près de la surface. Le chant des grillons s’insinuait entre les troncs et on distinguait les premières torches du village qui s’allumaient sur la colline en surplomb. Hip ouvrit les yeux et se redressa sur un coude. Elle avait le ventre plein à craquer de lait de chèvre, le corps gorgé du soleil de l’après-midi et l’esprit encore habité par des rêves de chevaux ailés. Elle se frotta les paupières et secoua doucement Pen et Anti, qui émergèrent du sommeil en baillant.

— C’est déjà l’heure ? demanda Pen d’une voix pâteuse.
Les deux grandes ne répondirent rien et lacèrent leurs sandales de cuir qu’elles avaient enlevées pour se baigner. Hip ramassa les amphores, passant la ficelle qui les reliait sur son épaule. Elles époussetèrent leurs robes de grosse toile et se prirent par la main pour s’enfoncer dans les bois, vers le soleil couchant.

Malgré le soir qui tombait, elles avançaient sans hésitation, suivant la vieille voie de pierre à moitié dévorée par la forêt mais dont elles connaissaient chaque inflexion, pour l’avoir parcourue des milliers de fois. De l’herbe tendre s’insinuait entre les dalles, parfois jusqu’à les faire disparaître. Au-dessus d’elles, les frondaisons se rejoignaient, formant une voûte à travers laquelle on pouvait distinguer les premières étoiles. Un léger souffle de vent agitait les tresses d’Anti et elle respira l’odeur humide de la forêt en fermant les yeux, sans cesser de marcher. Devant elle, Hip s’arrêta tout d’un coup. On était à l’endroit où la voie s’élargissait et entamait une courbe lente avant d’arriver, mais on n’était pas encore au sanctuaire. Pen aussi se figea.

Devant elles, un peu sur la droite, dansait un ballet de lucioles. Il y en avait plus qu’Anti n’en avait jamais vu, comme si elles avaient toutes décidé de se réunir ce soir-là. Les lumières tremblotantes apparaissaient et disparaissaient entre les troncs, s’étirant comme une écharpe lumineuse le long de la route.
— C’est un signe d’Artémis, chuchota Hip. Il doit être là.
Les trois fillettes avancèrent sur la pointe des pieds, leurs robes blanches ondulant comme des fleurs pâles dans l’obscurité bleue. Elles débouchèrent sur les ruines du sanctuaire sans faire plus de bruit que des dryades.

Devant elles se dressait la vieille arche blanche, la seule à être encore debout, d’où pendait un rideau de plantes balancées par le vent. Des deux côtés, on pouvait distinguer d’antiques colonnes effondrées sur lesquelles jouait la clarté de la lune. Elles contournèrent l’arcade en silence. Derrière, à l'emplacement de l’autel, le pégase attendait. Il frôlait l’herbe de ses petits naseaux, happant de temps en temps un brin ou deux, faisant quelques pas, puis baissant la tête à nouveau.

Hip se cacha derrière l’arche et déboucha l’hydromel. Entre les feuilles, elle aperçut le poulain qui se redressait et humait l’air. Son cœur se mit à battre plus vite. De sa besace, elle sortit un morceau de chiffon qu’elle plongea dans la jarre pour l’imbiber. Elle le secoua au-dessus de sa tête, libérant une odeur musquée. Doucement, tout doucement, elle écarta les tiges qui coulaient du haut de l’arche. Le pégase la regardait de ses grands yeux ourlés de noir.

Ses ailes bruissèrent, il fit quelques pas en arrière, donnant des coups de naseaux dans les airs. Hip agita le linge. L’animal recula encore de quelques pas, hésita, puis tendit le nez, curieux. Hip ne bougea pas du tout, elle lui tendit seulement la main pour l’inviter à approcher. Le pégase hésita encore, et fit un pas en avant.

Hip s’arrêta de respirer. Il fallait qu’il approche, juste qu’il s’approche un peu, qu’elle puisse le toucher, un tout petit peu. Elle tendit ses doigts à l’extrême pour lui présenter le linge. Le pégase fit un bond en avant, s’arrêta juste quelques centimètres avant sa main. Cachées derrière l’arche, Pen et Anti regardaient la scène, fascinées par la grâce de l’animal, si près d’elles. Hip pouvait presque l’attraper.
Le poulain toucha timidement le chiffon du bout des naseaux, sursauta, recula d’un pas.

— Tu n’aimes pas ça ? murmura Hip. Regarde, c’est de l’hydromel, du bon hydromel.
Elle avança l’amphore vers lui. Il tendit le cou, renifla, puis éternua et recula à nouveau.
S’il n’en voulait pas, comment pourraient-elles le ramener jusqu’au village ? Anti se mordilla la lèvre, il fallait vite trouver une solution, ou il allait s’enfuir.

Avec des gestes mesurés, Hip rouvrit sa besace. Le poulain recula d’abord, puis s’approcha avec curiosité. La fillette déroula doucement la corde qu’elle avait emportée, laissa l’animal la flairer. Puis, avec la même promptitude que quand elle jouait aux osselets, elle lui passa la corde autour de l’encolure. Le pégase se cabra, hennit, battit des ailes.
— N’aie pas peur ! Je ne te ferai pas de mal.

Hip resserra le nœud coulant, de peur qu’il ne s’échappe alors qu’il tirait sur la corde en tout sens.
— Venez m’aider !
Pen et Anti sortirent de leur cachette et attrapèrent la corde, effrayant plus encore l’animal. Toutes les trois se mirent à tirer, mais le poulain planta ses minuscules sabots dans le sol, résistant de toutes ses forces et poussa un hennissement suraigu.
— On ne te fera pas de mal, je t’ai dit, viens ! supplia Hip désespérée de voir que le plan ne se passait pas du tout comme prévu. Il aurait dû les suivre docilement, les pégases aimaient les amazones, tout le monde le savait. Pourquoi résistait-il ?

Une ombre voila un instant la lune, transformant l’animal en une tache pâle à peine discernable qui s’agitait au bout de la corde. Hip tira, le poulain tira, et les trois fillettes tombèrent à la renverse. La corde leur glissa des mains, laissant des marques rouges dans leurs paumes et sur leurs doigts. Elles les sentirent à peine ; quelque chose venait de leur frôler la tête.

Dans un fracas de branches cassées, un deuxième pégase tomba du ciel, ses immenses ailes déployées au-dessus de la clairière. Les petites se protégèrent la tête de leurs mains, se serrèrent les unes contres les autres au milieu du piétinement et des plumes froissées. Les sabots allaient les écraser, c’était sûr. Elles fermèrent les yeux.

« C’est ma faute. » songea Hip en serrant Pen dans ses bras.
Un sifflement d’ailes passa au-dessus de leurs têtes puis, soudain, le silence. Anti crut qu’elle était morte. Mais non, elle entendait Pen et Hip respirer, elle ne pouvait pas être morte, les morts ne respirent plus. Elle ouvrit un œil.

Devant elles, le gigantesque cheval ailé se tenait droit et impassible comme une statue d’albâtre. Anti tapota Hip sur l’épaule.

— Hip… Pen…

Au son de la voix d’Anti, elles relevèrent la tête.
Le pégase s’approcha d’un pas long et souple, se planta devant elles et baissa le museau jusqu’à leurs petits visages immobiles. « C’est vrai » songea Hip « Il a le regard plein d’un noble mystère. » Il frôla leurs trois têtes du bout des naseaux, leur souffla dessus. Il les fixa encore un instant et, brusquement, recula et s’élança dans les airs dans une parabole éclatante, son petit à sa suite.

Antiope, Hippolyte et Penthésilée restèrent longtemps les yeux levés vers les cieux, bien après que la gracieuse forme blanche ait disparu, bien après que les étoiles les plus tardives se soient allumées, bien après que la nuit soit devenue noire comme l’Achéron.

— Tu crois qu’ils reviendront, Hip ?
Elle sourit, sûre d’elle.
— Bien sûr. C’est obligé.
« Modifié: 15 Novembre 2013 à 11:35:23 par Sixte »
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Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
  • Messages: 578
Re : Cochenilles [défi]
« Réponse #1 le: 22 Septembre 2013 à 15:48:20 »
Saaalutinfarceur,

Citer
Ah, j'oubliais : le titre n'a aucun rapport avec le texte, j'ai pris un mot au hasard, parce que je n'arrive jamais à trouver des titres
En effet  :huhu:. Cependant je vais te laisser dans ton pétrin et tu trouveras bien autre chose que cochenille, parce que en l'état, je ne valide pas ce titre  :huhu:

Citer
Hip rampa sur le dernier mètre qui la séparait du tronc moussu renversé sur le flanc,
Pour moi il manque un substrat…  rampa sur le dernier mètre… de quoi ? .
Alors oui, on peut rétorquer avec le mot « tronc » on peut supposer que c’est le sol d’une forêt. Oui mais supposition. Ça pourrait très bien être le pont d’un bateau sur lequel il y aurait un tronc moussu  :huhu:.

Citer
Hip rampa sur le dernier mètre qui la séparait du tronc moussu renversé sur le flanc, suivie de près par Anti et Pen
A la 1ere lecture, me suis dit « Hip, Anti et Pen… soit il y a un sens, soit c’est fort bizarre ». Par la suite, ça pousse à cliquer dans google et on comprend alors très vite, plus vite que le texte.

Citer
qui ne tarderait pas à le transformer en nourriture pour les nouveaux arbres qui prendraient sa place
en phrase d’attaque j’ai pas trouvé ça joli  :-\

Citer
Elle était sûre qu’il était là. […]il ne pouvait qu’être là […]Tu crois qu’il est vraiment là ?
Mdr

Citer
Devant elle, un peu en contrebas, s’ouvrait la clairière. Un large rayon de soleil tombait sur la mare vaseuse, dont les berges floues s’entremêlaient avec la végétation. Il y avait une grenouille posée sur le gros rocher blanc, de l’autre côté.
Contrebas+clairière+mare => impression de quelque chose de très vaste
Grenouille sur un rocher de l’autre côté => vision bionique des gamines  |-|

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presque comme si elle était liquide.
Presque comme je trouve ça laborieux. Tu veux pas enlever le presque ? ou mettre "un peu comme" ?
Je sais pas,  j’ai surement décidé de pinailler mais je suis pas encore au courant, chuuut

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Pen baissa le menton et se mit à triturer l’ourlet de sa robe.
— Je ne l’ai pas fait exprès…
C’est mignon  ^^

Citer
dont les traits fins qui dessinaient une expression à peu près aussi effrayante que les foudres divines.
« qui » en trop

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Hip émit un grognement septique
Huhu sceptique, sinon son grognement est en putréfaction  :-¬?

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Un cri pitoyable
Choix étrange d’adjectif  :\?

Citer
Déjà, c’était l’après-midi.
^^

Citer
ses cheveux presque translucides
me demande si c’est joli ça  :\?… *imagine des nouilles chinoises. Non c'est pas joli  :huhu:

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— Très bien. Alors vas-y. Pleure.
:D

Citer
Barcida va nous voir !
Barcida….  :-\

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repassant à l’image du hérisson mort
repensant ? ou « se repassant l’image »

Citer
C’était beaucoup plus facile, d’un coup. Elle renifla une fois, deux fois et les larmes se mirent à couler sur ses joues.
^^

Citer
La cuisinière lâcha Pen
*poum

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d’un fou rire qu’il lui coupa le peu de souffle qui lui restait.
Qui lui coupa

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Devant elles se dressait la veille arche blanche
Vieille

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cacha derrière l’arche et déboucha
cha che cha
mais rien à changer hein, c’est juste marrant cette allitération

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je t’ai dis
dit

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Hip tira, le poulain tira, et les trois fillettes tombèrent à la renverse.
Pour moi à la renverse c’est en arrière alors que comme c’est décrit je les vois tomber vers l’avant. :\?


Citer
Il les fixa encore un instant et, brusquement, recula et s’élança dans les airs dans une parabole éclatante, son petit à sa suite.
Quid de la corde. Il l’a toujours autour du cou ? Oui on s’en moque mais j’aime aller au bout de la chose  :huhu:


Alors, à la première lecture je me suis dit « c’est marrant je la voyais pas du tout écrire sur un thème tout gentil comme ça », et puis j’ai lu ensuite le défi et forcément tout s’éclaira  ::).
J’aime bien le contexte choisi, c’est agréable la forêt les amazones, les pégases, ça me plait  :). L’histoire est mignonne, les 3 fillettes sans doute attachantes. Je dis « sans doute » parce que je ne sais pas si je m’y suis attachée par le texte ou parce que j’en avais envie  :\? (je sais pas ce que je dis mais il me semble que c’est ce que je veux dire).
C’est apaisant. J’ai pas été particulièrement entrainée dedans, mais j’ai lu ça avec sourire ^^. Une anecdote d’enfance par un après-midi d’automne. C’est ça mon ressenti. J’ai envie de châtaignes maintenant d’ailleurs....
Les 3 prénoms sont atroces par contre  :huhu:, mais tu n’y es pour rien, accusons les grecs anciens.

Merci pour ce texte :D
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

Hors ligne Aquarelle

  • Aède
  • Messages: 233
Re : Cochenilles [défi]
« Réponse #2 le: 22 Septembre 2013 à 21:03:44 »
Salut !

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Une fine crinière un peu froissée lui courrait le long de l’encolure et Hip eut immédiatement envie d’y emmêler ses mains.
courait

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Sa queue dans laquelle s’étaient pris quelques brindilles s’agitait sporadiquement pour chasser un papillon jaune qui l’agaçait.

prises

Citer
Ses tous petits sabots gris pale s’enfonçaient de temps à autre
pâle

Citer
Aussi léger que fut la voix de la fillette, elle fit bondir le jeune pégase.
aussi légère que fut...

Citer
Ses boucles blondes voltigèrent autour de son petit visage dont les traits fins qui dessinaient une expression à peu près aussi effrayante que les foudres divines.
Est-ce qu'il n'y a pas un petit problème dans cette phrase ? Un "qui" en trop peut-être ?

Citer
Au-dessus d’elles, les frondaisons se rejoignaient, formant une voute à travers laquelle on pouvait distinguer les premières étoiles.
une voûte

Citer
Les trois fillettes avancèrent sur la pointe des pieds, leurs robes blanches ondulant comme des fleurs pales dans l’obscurité bleue.
pâles

J'ai trouvé ça mignon. Au début j'étais aussi un peu interloquée par les prénoms, mais par contre je n'ai pas google-isé donc je n'ai pas découvert le pot aux roses tout de suite, pas avant de voir à quoi renvoyait le premier prénom. J'ai mis un peu de temps à entrer dans le texte mais ensuite la fluidité de la rédaction m'a attrapée. J'attendais un petit quelque chose de plus du texte, je ne sais pas exactement quoi d'ailleurs, mais j'ai apprécié ma lecture, disons qu'elle m'a menée vers une jolie petite scène tranquille.

Hors ligne Sixte

  • Troubadour
  • Messages: 362
Re : Cochenilles [défi]
« Réponse #3 le: 22 Septembre 2013 à 22:34:24 »
Yo,

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En effet  :huhu:. Cependant je vais te laisser dans ton pétrin et tu trouveras bien autre chose que cochenille, parce que en l'état, je ne valide pas ce titre  :huhu:
C'est un joli mot, pourtant, cochenille.  :huhu:

Citer
Pour moi il manque un substrat…  rampa sur le dernier mètre… de quoi ? .
Alors oui, on peut rétorquer avec le mot « tronc » on peut supposer que c’est le sol d’une forêt. Oui mais supposition. Ça pourrait très bien être le pont d’un bateau sur lequel il y aurait un tronc moussu  :huhu:.
Je rétorque que c'est le dernier mètre du trajet qui la sépare du tronc.  :huhu:  Non, j'sais pas, ça me semble très normal, comme formulation. Je vais attendre que quelqu'un d'autre tique.  :-¬?


Citer
A la 1ere lecture, me suis dit « Hip, Anti et Pen… soit il y a un sens, soit c’est fort bizarre ». Par la suite, ça pousse à cliquer dans google et on comprend alors très vite, plus vite que le texte.
Ah, oui, j'avais pas pensé à ça... Bon, en même temps, je ne voulais pas vraiment faire un scoop du fait qu'elles soient des amazones. Je trouvais que ça ressemblait à des noms de lutins (farceurs)  :mrgreen:
Citer
   
Citer
qui ne tarderait pas à le transformer en nourriture pour les nouveaux arbres qui prendraient sa place

en phrase d’attaque j’ai pas trouvé ça joli  :-\
Oui, t'as raison, c'est moche. Dans ce texte, je décris tellement de fois une nature envahissante, que ça s'essouffle. (Ok, c'est le début, donc pas d'excuse.)


Citer
    Devant elle, un peu en contrebas, s’ouvrait la clairière. Un large rayon de soleil tombait sur la mare vaseuse, dont les berges floues s’entremêlaient avec la végétation. Il y avait une grenouille posée sur le gros rocher blanc, de l’autre côté.

Contrebas+clairière+mare => impression de quelque chose de très vaste
Grenouille sur un rocher de l’autre côté => vision bionique des gamines  |-|
Ah, je vais rajouter petite clairière, alors parce que... ben c'est petit, quoi. (Sauf qu'il y a teeeellement d'occurrences de "petit"...) et j'enlève la grenouille.

Citer
Citer
    presque comme si elle était liquide.
Presque comme je trouve ça laborieux. Tu veux pas enlever le presque ? ou mettre "un peu comme" ?
Je sais pas,  j’ai surement décidé de pinailler mais je suis pas encore au courant, chuuut
Ok, j'enlève le presque.
Citer
C'est mignon ^^
Je sais.  |-|

Citer
   
Citer
Hip émit un grognement septique
Huhu sceptique, sinon son grognement est en putréfaction  :-¬?
Il y a un c à sceptique ? Ma vie est bouleversée  :o

Citer
Citer
    Un cri pitoyable
Choix étrange d’adjectif  :\?
c'est parce que je voulais mettre "pathétique". Faute de frappe  :huhu:

Citer
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    ses cheveux presque translucides
me demande si c’est joli ça  :\?… *imagine des nouilles chinoises. Non c'est pas joli  :huhu:
ok, je vire
Citer
Barcida….  :-\
Encore un nom d'amazone (comme Clétè, d'ailleurs). Je trouve que ça passait plutôt bien, non ?


Citer
Citer
    repassant à l’image du hérisson mort
repensant ? ou « se repassant l’image »
   
non, c'est bien repassant
elle passe de la douleur au hérisson, puis repasse au hérisson


Citer
Citer
    Hip tira, le poulain tira, et les trois fillettes tombèrent à la renverse.
Pour moi à la renverse c’est en arrière alors que comme c’est décrit je les vois tomber vers l’avant. :\?
hmmm... pas faux... mais j'suis pas sûre d'avoir une autre idée  :mrgreen:

Citer
Quid de la corde. Il l’a toujours autour du cou ? Oui on s’en moque mais j’aime aller au bout de la chose  :huhu:
En fait la maman pégase lui a enlevée en fronçant les sourcils, mais les petites ont pas vu la scène
j'ai hésité à l'écrire, mais je me suis dit qu'on se foutait  :mrgreen:
Citer
Alors, à la première lecture je me suis dit « c’est marrant je la voyais pas du tout écrire sur un thème tout gentil comme ça », et puis j’ai lu ensuite le défi et forcément tout s’éclaira  ::
).
Oui, qu'on prenne bonne note : j'ai été odieusement forcée à écrire de la guimauve par une vile lanceuse de défis.
Citer
J’aime bien le contexte choisi, c’est agréable la forêt les amazones, les pégases, ça me plait  :). L’histoire est mignonne, les 3 fillettes sans doute attachantes. Je dis « sans doute » parce que je ne sais pas si je m’y suis attachée par le texte ou parce que j’en avais envie  :\? (je sais pas ce que je dis mais il me semble que c’est ce que je veux dire).
C’est apaisant. J’ai pas été particulièrement entrainée dedans, mais j’ai lu ça avec sourire ^^. Une anecdote d’enfance par un après-midi d’automne. C’est ça mon ressenti. J’ai envie de châtaignes maintenant d’ailleurs....
Je me suis un peu raccrochée au contexte pour compenser la faiblesse de l'intrigue et l'insipidité des personnages, je l'avoue. Tant mieux si ça a l'air féérique, et tout, c'était le but. Après, je ne peux pas t'en vouloir de ne rien y trouver de plus : y a rien de plus, à part peut-être une (très) vague réflexion sur la crédulité. Ah mais tiens, je pourrais l'appeler "croire"  :\?
Mais sinon, je voyais ça plutôt l'été, je crois. Enfin, j'imagine une forêt sans hiver de toute façon  :mrgreen:
(Je suis ravie de voir que tu avais la volonté de t'attacher aux personnages  :huhu:)
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Les 3 prénoms sont atroces par contre  :huhu:, mais tu n’y es pour rien, accusons les grecs anciens.
J'aime bien Antiope, moi.  ^^

Merci d'être passée  :-*


Aqua :


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J'ai trouvé ça mignon. Au début j'étais aussi un peu interloquée par les prénoms, mais par contre je n'ai pas google-isé donc je n'ai pas découvert le pot aux roses tout de suite, pas avant de voir à quoi renvoyait le premier prénom. J'ai mis un peu de temps à entrer dans le texte mais ensuite la fluidité de la rédaction m'a attrapée.
En fait, ça n'apporte pas grand chose que ce soit des amazones... Je voulais mettre des amazones dans un autre texte que j'écris, j'avais fait un peu de recherches et j'avais commencé à imaginer des trucs. C'était sympa pour moi de les écrire dans ce contexte, parce que ça me permettait de l'explorer d'une façon inattendue, mais c'est tout.  Par contre, je voulais qu'on se rende compte progressivement qu'on était dans l'antiquité, j'ai l'impression que ça marche ?

Citer
J'attendais un petit quelque chose de plus du texte, je ne sais pas exactement quoi d'ailleurs, mais j'ai apprécié ma lecture, disons qu'elle m'a menée vers une jolie petite scène tranquille.
J'ai un peu cette impression là aussi ; que le texte est vide. Mais je ne sais pas quoi rajouter, à part tuer quelqu'un  >:D
Sauf que j'ai pas le droit à cause de Milora, donc on va dire que c'est de sa faute.  :huhu:

Merci de ta lecture  ^^
« Modifié: 22 Septembre 2013 à 22:49:42 par Sixte »
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Hors ligne holden5

  • Prophète
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Re : Croire [défi]
« Réponse #4 le: 23 Septembre 2013 à 19:48:16 »
Sympathique lecture pour moi aussi, grâce au style très maîtrisé et au contexte  et à l'histoire choisis. J'ai bien aimé les diminutifs pour des personnages aussi prestigieux, ça les rend plus humain que les récits mythologiques (qui m'ont toujours barbé perso).
Le titre pourrait être plus "coloré" et évocateur.

Citer
Pen se gratta le genou, repassant à l’image du hérisson mort.
repensant?

Citer
cherchant à retrouver le même sentiment qu’à la découverte du petit animal.
"qu'à la découverte du petit animal" m'a semblé superflu.

Merci pour ce texte, dont j'ai bien apprécié les personnages quant-à moi. :-)

Hors ligne Sixte

  • Troubadour
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Re : Noble mystère [défi]
« Réponse #5 le: 23 Septembre 2013 à 22:55:06 »
Citer
J'ai bien aimé les diminutifs pour des personnages aussi prestigieux, ça les rend plus humain que les récits mythologiques (qui m'ont toujours barbé perso).
oui, les récits sont assez barbant en eux-mêmes, mais ce qu'ils racontent est stylé, en général  :mrgreen:
je suis contente que les diminutifs aient cet effet  ^^
Citer
Le titre pourrait être plus "coloré" et évocateur.
je me suis rangée à la suggestion de tomoyo, sur je trouve bien
(j'avais un peu hésité avec "amazones", mais ça me gênait de donner autant d'informations dès le début)
Citer
   
Citer
Pen se gratta le genou, repassant à l’image du hérisson mort.

repensant?
non, c'était bien repassant, mais puisque vous êtes plusieurs à le remarquer, j'ai changé en "retournant"
(j'ai corrigé pour l'autre remarque)

Merci de ta lecture, contente que ça t'ai plu  ^^
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Hors ligne Rain

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Re : Noble mystère [défi]
« Réponse #6 le: 03 Octobre 2013 à 20:02:40 »
Yo !

Un passage pour signalé que j'ai lu et apprécié ! J'ai rien de spécial à dire, en fait, ça se lit vraiment bien, j'ai rien à relever. Mais tant mieux, du coup, j'ai juste profité de la lecture sans me prendre la  tête  :D

En tout cas, je l'ai trouvé chouette, j'aime beaucoup le décor, je le visualise très facilement. L'histoire est toute choute aussi. Et puis ça faisait longtemps que j'avais pas lu quelque chose s'approchant des mythologies grecques, ça fait du bien. Par contre, j'étais persuadé que Pen, c'était pour Pénélope, plutôt XD.

Bref, chouette lecture, merci !
Perdu

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Re : Noble mystère [défi]
« Réponse #7 le: 03 Octobre 2013 à 21:03:35 »
Yo à toi  :huhu:

Contente que ça t'ai plu, du coup (et que t'aies pas trouvé ça trop niais  :-¬?).
Pénélope, c'est pas une amazone, elle rentrait pas dans le cahier des charges.  :huhu:

J'écrirais peut-être un autre truc avec ces persos  :\?

Merci d'être passé !
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Hors ligne Aquarelle

  • Aède
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Re : Noble mystère [défi]
« Réponse #8 le: 03 Octobre 2013 à 22:20:24 »
Citer
En fait, ça n'apporte pas grand chose que ce soit des amazones... Je voulais mettre des amazones dans un autre texte que j'écris, j'avais fait un peu de recherches et j'avais commencé à imaginer des trucs. C'était sympa pour moi de les écrire dans ce contexte, parce que ça me permettait de l'explorer d'une façon inattendue, mais c'est tout.  Par contre, je voulais qu'on se rende compte progressivement qu'on était dans l'antiquité, j'ai l'impression que ça marche ?

Oui je pense que ça marche, que le décor se plante doucement et s'étoffe progressivement, c'est bien réussi et ça contribue au charme du texte. :)
(Oui je réponds trois ans après - est-ce encore la peine de répondre, surtout pour dire ça ? probablement non d'ailleurs...)

Hors ligne Sixte

  • Troubadour
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Re : Noble mystère [défi]
« Réponse #9 le: 05 Octobre 2013 à 11:49:33 »
Mais si mais si, c'est la peine  :huhu:

D'autant plus que c'est une question que je me pose sur la plupart de mes textes, de savoir si c'est vraiment possible d'introduire un contexte progressivement, où s'il faut le déterminer tout de suite, sous peine que le lecteur se fasse une autre idée et qu'il soit surpris quand on explicite ce contexte. (Je parle pas des cas où cette surprise est voulue, hein.)
Donc si ça marche ici, ça en fait déjà un. :huhu:
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Hors ligne Baptiste

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Re : Noble mystère [défi]
« Réponse #10 le: 13 Octobre 2013 à 06:54:31 »
Salut
Citer
Quand il posait les yeux sur nous, alors on pouvait approcher.
Comme les hypogriffes. Tu m'apprends un truc, là :D
( cela dit, j'ai kiffé tout ce passage)

En fait, j'ai bien kiffé tout le texte, j'ai  pas trouvé ça niais du  tout mais très mignon, agréable et reposant.
Pas grand chose à dire, comme Rain en fait. J'aime bien le titre ( et cette image qu'elle se fait des pégase, ça m'a bien fait sourire

Merci pour cette chouette lecture.

Hors ligne Sixte

  • Troubadour
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Re : Noble mystère [défi]
« Réponse #11 le: 14 Octobre 2013 à 09:39:39 »
Citer
Citer
    Quand il posait les yeux sur nous, alors on pouvait approcher.
Comme les hypogriffes. Tu m'apprends un truc, là :D
T'es en train de dire que t'as séché le cours de madame Gobeplanche sur les pégases, là. Bouh, c'est mal. :huhu:

Je suis contente que ça t'ai plu (et encore plus que tu trouves pas ça niais)
Merci d'être passé  ^^
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Hors ligne Bricoman

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Re : Noble mystère [défi]
« Réponse #12 le: 15 Octobre 2013 à 03:01:55 »


Hello !

Citer
L’arbre était vermoulu, à moitié avalé par la végétation de la forêt. Une mousse verte, parsemée de minuscules fleurs bleues le recouvrait presque entièrement, comme une douce couverture.

Le décor est planté. Exit Alan Lee et John Howe, ici les directeurs artistiques sont Loisel et Arleston. ;)

Citer
le chant des oiseaux qui tombait des rameaux verts.

Wha !

Citer
Un large rayon de soleil tombait sur la mare vaseuse, dont les berges floues s’entremêlaient avec la végétation.

Ce clair-obscur !  _/-o_

Citer
Il était tout petit, minuscule, sur des jambes interminables et frêles comme des roseaux.


Un peu exagérée la description, on dirait un éléphant de Dali.

Citer
Ses tous petits sabots

Tout

Citer
Il s’ébrouait alors et, dans un mouvement timide, le long de ses flancs minces, il agitait ses ailes.

Joliment amené.

Citer
Aussi légère que fut la voix

Subjonctif

Citer
Ses boucles blondes voltigèrent autour de son petit visage dont les traits fins dessinaient une expression à peu près aussi effrayante que les foudres divines.

Hum, l'effet spécial manga jure avec la patine franco-belge des autres planches. :-¬?

Citer
Par contre, les grandes n’avaient jamais mentionné de bébé pégase.

Alors pourquoi est-ce que Hip avait su que le "cri pathétique dans la nuit" était celui d'un bébé pégase ? Pas très crédible. :huhu:

Citer
Le petite hocha la tête

La

Citer
Mais il était mort depuis longtemps, maintenant, ça ne marchait pas.

 :D

Citer
D’accord, je vais t’aider. Imagine la tête que va faire Hip quand on lui dira que tu as fait échouer le plan.
C’était beaucoup plus facile, d’un coup. Elle renifla une fois, deux fois et les larmes se mirent à couler sur ses joues.

Excellent ! :)

Citer
Surtout que Barcida avait une nette tendance à détecter les mensonges.

Je trouve cette formulation un peu djeune.

Citer
Si, mais… Elle est partie

elle en minuscule, non ?

Citer
Elle simula de son mieux une mine soulagée et balbutia :
— Ah, tant mieux. Bon… alors, viens, Pen, on va aller jouer à la rivière.

Haha ! Trop mignon. Ruses, mensonges, remords, toute la psychologie infantile sonne vraie dans ce passage avec Barcida.

Citer
« Pas de bêtises, Penthésilée ! »

Whaouw ! Hippolyte, Antiope, Penthésilée... la dernière carte est abattue.  On se doutait que des diminutifs aussi ridicules cachaient quelque chose. Pas déçu. ^^

Citer
la fois où elle avait gagné aux osselets contre le vieux Chiron.

Yeah ! L'univers identifié, les étoiles défilent. La classe !  ;D

Euh, par contre, ça doit pas être trop difficile de gagner contre Chiron aux osselets !     

Citer
— Les pégases vivent sur l’Olympe, tout le monde le sait.

Pas moi. Je savais pour Dolly, mais je ne savais pas qu'on avait aussi cloné Pégase.  :mrgreen:

Citer
La nuit tombait sur la forêt sacrée du Pélion

Des amazones en Thessalie ?! On arrête pas le progrès !   :D

Citer
suivant la vieille voie de pierre à moitié dévorée par la forêt mais dont elles connaissaient chaque inflexion

Peut-être une virgule après forêt.

Citer
— C’est un signe d’Artémis

Je savais pas que la luciole était un attribut d'Artémis.  :???:
C'est vraiment vrai ou c'est toi qui l'a inventé ? ça m'intéresse. :-\

Citer
les pégases aimaient les amazones, tout le monde le savait.

Je dis rien. :D

Citer
se serrèrent les unes contres les autres

contre

Citer
ait disparu, , bien

Faute de frappe.


J'ai passé un moment véritablement féérique. Ne serait-ce que pour le soin extraordinaire que tu as apporté à la description du décor, trois lectures du texte ne m'ont pas été de trop. Pourtant, je suis rôdé à ta qualité d'écriture, puisque j'avais déjà lu de toi Jaune Citron, qui avec les nouvelles d'Holden, est à ce jour ce qui m'a le plus bluffé sur ce forum. Bien que ta plume dans 'noble mystère' soit méconnaissable, à cause de la trame volontairement enfantine et du style dont tu l'as assorti, ta maitrise reste aussi flippante. J'ai trouvé ton idée de rattacher l'histoire à la mythologie particulièrement bienvenue. Les références érudites sont distillées à mesure, jamais de manière dogmatique, et même si, juste pour faire mon intéressant, je me suis amusé à relevé toutes les libertés que tu as prises avec les données Wikipédia, j'ai été bluffé par l'impressionnant travail de documentation que tu as effectué pour servir de background à un texte à la forme si naïve.

Bref, j'ai adoré.  8)


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  • Troubadour
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Re : Noble mystère [défi]
« Réponse #13 le: 16 Octobre 2013 à 10:03:22 »
Salut !
Citer
Le décor est planté. Exit Alan Lee et John Howe, ici les directeurs artistiques sont Loisel et Arleston. ;)
En fait, ton commentaire m'a fait réfléchir (et chercher Loisel et Alan Lee sur google  :P) et... oui, t'as globalement raison, j'crois. En fait, dans ma tête, il y a un peu un mélange des deux styles, mais sans le côté éthéré et mystérieux de Howe. 

Citer
Ce clair-obscur !
Mais comme je suis trop contente que tu puisse le voir !  :aah:
Citer
Citer
Il s’ébrouait alors et, dans un mouvement timide, le long de ses flancs minces, il agitait ses ailes.
Joliment amené.
Ah, justement, j'y ai fait attention (pour éviter que ça soit comme un cheveu sur la soupe, mais pour que ce soit quand même surprenant). Cool que ça marche !  :aah:
Citer
Citer
Il était tout petit, minuscule, sur des jambes interminables et frêles comme des roseaux.
Un peu exagérée la description, on dirait un éléphant de Dali.
Je change en "Il était minuscule, perché sur des jambes frêles comme des roseaux."
Citer
Citer
Ses boucles blondes voltigèrent autour de son petit visage dont les traits fins dessinaient une expression à peu près aussi effrayante que les foudres divines.
Hum, l'effet spécial manga jure avec la patine franco-belge des autres planches. :-¬?
C'est drôle, moi non plus je n'aimais pas trop ce passage, mais sans savoir pourquoi.
Si je change en "Son visage dessinait une expression à peu près aussi effrayante que les foudres divines.", c'est mieux ?
Citer
Citer
Par contre, les grandes n’avaient jamais mentionné de bébé pégase.
Alors pourquoi est-ce que Hip avait su que le "cri pathétique dans la nuit" était celui d'un bébé pégase ? Pas très crédible. :huhu:
Tiens, effectivement  :mrgreen: (J'vais voir ce que j'en fais.)

Citer
Citer
Surtout que Barcida avait une nette tendance à détecter les mensonges.
Je trouve cette formulation un peu djeune.
Oui, pareil, je l'aimais pas sans savoir pourquoi. On va dire "Surtout qu'elle avait toujours l'air de savoir quand on mentait."
Citer
Euh, par contre, ça doit pas être trop difficile de gagner contre Chiron aux osselets !
Ben, il a pas que des sabots, Chiron, il a aussi des mains. Y a pas de raison qu'il soit mauvais aux osselets. (Surtout que "chiron" vient de main, en grec —oui, je viens seulement de l'apprendre  :P—.)
Nan, j'sais pas, je l'imagine fort, moi.
Citer
Je savais pour Dolly, mais je ne savais pas qu'on avait aussi cloné Pégase.  :mrgreen:
En fait, il y a d'autres chevaux ailés dans la mythologie (ceux qui tirent le char de je-sais-plus-qui à l'aube, entre autres *google*, voilà, les Néréides ! Et Pélops !). C'est sûr que Pégase, c'est un personnage unique mais... je trouvais que les désigner par "pégases" était plus évocateur.
Citer
Des amazones en Thessalie ?! On arrête pas le progrès !   :D
Y avait plus de place dans le dernier charter pour la Cappadoce.  :huhu:

Citer
Je savais pas que la luciole était un attribut d'Artémis.  :???:
C'est vraiment vrai ou c'est toi qui l'a inventé ? ça m'intéresse. :-\
Alors non, c'est moi qui l'ai inventé, mais même si certains signes sont spécifiques d'un dieu, ils avaient tendance à attribuer à l'un ou à l'autre à peu près tout et n'importe quoi.  :mrgreen:

(Et sinon, pour les moments où elles disent des trucs genre "tout le monde sait que" c'était pour... je sais pas, à la fois faire une image de la certitude enfantine et pour transmettre au lecteur les paradigmes du monde que j'utilise. C'est peut-être un peu lourd...)

Bon, j'ai un peu raconté ma life, mais c'est parce que ton commentaire m'a vraiment fait très plaisir.  :-[
Je crois que t'as lu ce texte exactement de la façon dont j'avais envie qu'il soit lu. Et c'est cool si t'as visualisé les trucs, parce que c'est vraiment ce que j'avais envie de faire passer.
Et puis, si le background t'as plu, malgré les libertés certaines (oui, j'ai l'habitude de faire de l'antiquité ce que je veux qu'elle soit  :P), je suis contente.

Voilà, mercimercimerci d'être passé ! :D
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Re : Noble mystère [défi]
« Réponse #14 le: 16 Octobre 2013 à 15:22:38 »


Citer
Ben, il a pas que des sabots, Chiron, il a aussi des mains.

Ah, ouais, nan mais je m'étais dit : pas de pieds, pas d'osselets !   :mrgreen:

Mais c'est vrai qu'il a des bras, chuis bête.

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