Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

28 janvier 2023 à 02:11:34
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]

Auteur Sujet: Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]  (Lu 6147 fois)

Hors ligne Eveil

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 269
    • la galerie du petit prince
« Il m’a frappée, vous savez. Il me disait qu’elle était réelle, que je ne comprenais pas, mais cette pétasse, elle n’existe que dans sa tête ! Je suppose qu’il ne m’a jamais aimée, que j’étais là seulement pour lui préparer de bons petits plats et lui sucer la queue. Il n’y avait qu’elle dans sa vie, moi j’étais faite de vraie chair et de sang, et pourtant c’était moi le fantôme. »

Ses yeux fades crépitaient. Ca crépite rarement des yeux, mais ses machins à lui, tristes et moches, immolaient gentiment les regards desséchés de ses congénères. Alors soudain le petit Wolfgang, brindille blafarde et sinistre, cafard déguisé en garçon, ce même petit Wolfgang piétiné par les mots et les filles de son école –« Je veux t’embrasser parce que tu es jolie. Tu veux être jolie avec moi, dis ? » qu’il leur demandait poliment- ce Wolfgang-là reprenait le contrôle, dans sa tristesse oubliée, dans ses larmes calcinées. Des fois il se haïssait d’être aussi insignifiant, comme une pensée vulgaire qu’on refoule par peur qu’elle s’évade au hasard d’un silence ou au détour d’une poitrine pleine de promesses. Lui n’existait que par moment, un coup je brûle un coup je pleure. Quelques soirs, ses parents le frappaient. Ca faisait du bruit bien sûr, et les voisins étaient mal à l’aise pour le gamin, vraiment. Sûrement que ça les excitait papa-maman, parce qu’ils baisaient après chaque séance. « Grave kiffant », qu’ils répétaient, c’était « grave kiffant ». Wolfgang restait prostré, silhouette émiettée par des mains porcines, ses débris de misère jonchant le carrelage de la cuisine. Il n’était rien qui puisse rêver, les choses vides sont bien ennuyeuses, rien qui puisse souffrir davantage, car les choses vides ne peuvent pas aimer.

Et pourtant ça sentait la pomme.

Le garçon reprenait forme humaine, rassemblant ses petits désespoirs, forme brisée, honteuse, mais qui lui permettait de se tenir debout quand même. Il se remémorait ses souvenirs bricolés, puis cette odeur de pomme, juste dans le salon. Une étincelle verte sublima ses iris embués, elle dans sa robe d’espoir, assise en tailleur devant le poste, où la Waffen-Schutzstaffel défilait dans les rues noires et blanches de Berlin. Il s’assit à côté d’elle. Sa main frêle s’approcha doucement, tendrement sur les taches de rousseur, il caressa sa joue ocre, et admirait les reflets grisâtres et changeants sur son visage automnal. Julia sourit, et se tourna coquinement vers lui. Elle lança ses petites main araignées parcourir le ventre trop plat de Wolfgang. « Des guilis, je vais te nourrir de guilis ! » qu’elle riait, puis ses dents blanches s’évaporèrent doucement derrière ses lèvres roses. « Je peux être assez jolie pour toi, tu m’aimes ? Dis, Wolfgang, est-ce que tu m’aimes ? ». Il lui déroba un bisou en guise de réponse. « Tu sais, Julia, je t’épouserai un jour, mais pourquoi est-ce que je dois brûler toutes ces choses ? ». Elle posa sa tête endormie sur son épaule. « Parce qu’elles te font du mal, elles n’ont pas le droit. Promets-moi que tu sauras te perdre, Wolfgang, car il faut se perdre pour trouver ma maison, promets-moi que tu n’écouteras personne, que tu resteras seulement à me faire des bisous encore ». Les contours s’estompèrent, chaque paupière rejoignit sa moitié dans une dernière étreinte, les petites mains araignées échouées sur le ventre du garçon s’envolèrent, et déjà le poids du bonheur, si léger sur son épaule, échappait à toute gravité. Les pommiers étaient lointains, presque oubliés,  leur parfum flottait silencieusement, laissant Wolfgang seul, encore un peu, seul au sommet du monde.

- Tu causais à ta feuj de copine, hein ? Ta salope imaginaire, c’est ça ? qu’il a lancé le père, dégoulinant de sueur. Je t’ai entendu lui causer ! Réponds ou je t’en fous une, petit merdeux !

Il lui en a foutu une et il est retourné monter la mère. Bientôt les Hübsches Mädchen* illumineront le trajet d’huile, serpent flamboyant jusqu’à la porte de la chambre, alors il plantera soigneusement ses crochets dans leur peau baveuse et sadique, ou peut-être étoufferont-ils sous le poids de leur toute-puissance, là, tout en douceur, bien dans leur gorge de rats suintant les cris nauséeux du remord, tout en douleur, dans leurs intestins saturés d’immondices, grotesque satiété. Le pardon n’est pas comestible. Les répugnantes machines à copuler qu’ils étaient avaleront toutes leurs prodigieuses saloperies d’un coup d’un seul, et les dieux boursouflés, cruelle désillusion, finiront par voler en cendre. C’était l’heure de la revanche, et il emmerderait le monde dans ses flammes à lui.

Vingt ans plus tard, quand les jolies filles étaient interdites.

- Je suis tombée sur ces lettres, jaunies, il y parlait de cette Julia qu’il idolâtrait, que ce n’était pas sa faute s’il faisait tout ça. J’ai voulu lui parler de cette soi-disante gamine, il est devenu fou. « Ferme-la ! » et il hurlait « Ferme-la ! Ferme-la ! », encore et encore, me giflait comme si j’étais sa chose, son aimante petite propriété soumise. Je ne le reconnaissais plus, il avait la cervelle démontée.
- S’il faisait tout ça ? Vous pouvez m’en dire plus ?
- Oui, il…comment dire, il…
- Prenez votre temps.
- Il a commencé par brûler des babioles, et…ça a dégénéré. Des petits animaux, comme des oiseaux, puis des chats, mon dieu.
- Puis…des choses plus grosses, n’est-ce pas ?
- Oui, dit-elle simplement, oui…, et elle pleura.

Avachi dans un fauteuil, la salive éprise de liberté au coin des lèvres, Wolfgang peinait à retrouver cette illusion de dignité qui le rendait aussi faux et avide que le reste. Au moins, dans son nid de coucou, il pouvait arrêter de faire semblant. Un peu mou le Wolfgang quand même, les respectables infirmières, zélées et tout,  avaient pris grand soin de lui griller le pensant. Les coquines. Ne restait plus que cette pathétique braise au fond de l’œil, un peu de fumée dans le cœur et deux ou trois os incandescents, mais rien de plus. La vie se consume si vite, parfois, qu’ils ne trouvent pas le moyen de la raviver à temps, alors ils soufflent dessus tant qu’ils le peuvent, leur esprit se met à danser, quelle bêtise, et ils continuent, bercés par les bonheurs rougeoyants du passé, trop précieux pour s’éteindre dans l’indifférence, et la tête tourne, à gauche ou à droite au prochain carrefour, direction le verger le plus proche.

- Je cherche un dénommé Wolfgang.

Deux gros lui indiquèrent. « J’me la taperais bien, tiens. », qu’il fit à son collègue. « Et ce petit parfum de pomme, moi, ça me fait bander. »

Il y aurait beaucoup d’arbres, bien nourris comme il faut, de l’air, de l’eau et de l’herbe, il y aurait de la place pour des fous, des femmes et des bises sucrées, il y aurait sûrement, aussi, du bonheur à l’ombre, éparpillé entre les rires du soleil. Quelques fois, quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde, elles trouvent une main accueillante pour contempler leur robe verte, et quelques fois, même, l’autre main caresse un pommier endormi, lové amoureusement sur l’épaule de cet homme, décidément heureux.

- Auriez-vous du feu, Wolfgang ?

Ses yeux fades l’étaient pour la dernière fois.




*marque d’allumettes (fictive)

_________________________________________________

Le défi de Théré :

Citer
Je te défie d'écrire une histoire dont le personnage principal est un petit garçon de 9 ans qui aime jouer avec les allumettes.Il a un ami imaginaire qui lui dit d'allumer des feux.
Les parents parlent en verlan/langage de TC.

Sinon, j'ai conscience de m'être laissé un peu porter par le texte, plutôt que par les contraintes (qui n'en étaient pas vraiment donc ça m'allait  ^^)
« Modifié: 13 octobre 2014 à 18:44:39 par Eveil »
"Ne m'attends pas ce soir, car la nuit sera noire et blanche"

Hors ligne HB

  • Prophète
  • Messages: 662
Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #1 le: 28 août 2013 à 18:47:29 »
Salut,
Beau texte, tout mimi par moments et bien violent quand il faut. J'aime certains mots choisis. Un style qui me rappelle Gary, parfois.
 :)

Hors ligne Eveil

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 269
    • la galerie du petit prince
Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #2 le: 28 août 2013 à 23:10:10 »
Hey, merci beaucoup HB ! :)

Waw bin dis donc, merci aussi Ankerstilte ! Quant aux auteurs, je ne lis presque pas en fait, enfin je ne lisais presque pas, j'ai commencé par Céline avec le Voyage, puis Terre des Hommes de St-Ex (sur conseil de certains membres ici), Dunwich de Lovecraft, et là je suis sur Contes de la folie ordinaire de Bukowski. Honnêtement je pense t'avoir donné la liste exhaustive de ce qui aurait pu m' influencer  :D, ba oui, je commence à me soigner doucement ;D. Gary fait bien sûr partie de mes tous prochains livres à lire, je me suis promis que je le lirai, alors j'ai trouvé ça drôle qu'il arrive dans un commentaire ici. ^^

J'aurais effectivement pu faire plus long sur Wolfgang, ou sur Julia, mais je sais pas, ça m'a pas paru essentiel, j'ai fait court, et j'ai voulu prendre le temps de bien le faire ;).

Encore une fois merci beaucoup à vous deux, je suis hyper content que ça vous ait plu. ::)


 
"Ne m'attends pas ce soir, car la nuit sera noire et blanche"

Hors ligne Thérébentine

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 069
Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #3 le: 28 août 2013 à 23:47:50 »
 ^^ Hé Ben! J'ai envie de dire " Waouh" tu l'as traité beaucoup mieux que je ne l'espérais ( et je fondais de grands espoirs) et en un temps record, et en même temps " hé hé! J'lavais bien dit que tu pouvais faire des merveilles".
Alors, si je puis me permettre une toute petite remarque, c'est au niveau des parents qui baisent sans arrêt, je crois que c'est pas suffisamment développé pour être totalement crédible ( je suis peut être un peu perverse sur les bords), mais pour moi ce serait plus plausible s'il n'y avait pas de maltraitance physique mais plutôt de la négligence très poussée, alliée à une certaine débauche sexuelle affichée devant l'enfant.
Après je t'avouerais qu'il est déjà " monstrueusement beau".  ;)
Merci de t'être investi autant dans ce texte.
Je trouve que tu as vraiment beaucoup de talent  _/-o_
"Faites des bêtises, mais faites les avec enthousiasme" Colette

Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 684
  • Pouponnière de Posts
Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #4 le: 29 août 2013 à 01:14:40 »
y'a indubitablement une qualité supérieure d'écriture qui me troue le cul :o

"dans ses larmes calcinées" :coeur:
"Les répugnantes machines à copuler"  :D

et tout ce vocabulaire sur le feu, l'incadescence  parmesant parsemant le texte... J'vais me faire une tarte aux pommes, tiens  ::)

Merci pour ce texte magnifique :coeur:

Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Eveil

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 269
    • la galerie du petit prince
Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #5 le: 29 août 2013 à 11:33:41 »
Alors là, je savais qu'il était meilleur que ce que je fais d'habitude, mais...je sais pas quoi dire tiens :-[

Théré : merci beaucoup, pour tout ce que t'as dit. Et puis c'est que le défi s'y prêtait bien, donc c'est toi qui m'a lancé :D. Je note bien sûr ta remarque sur la baise.   
Mais faut pas croire, ça m'a pris grave du temps, et en même temps, c'était "grave kiffant", je dois avouer. ^^

Viv : simplement merci aussi, moi, ça me touche tout ça  :) (que de merci, mes chevilles vont étouffer)

Citer
J'vais me faire une tarte aux pommes, tiens  ::)
Rapporte m'en un bout, pour la peine ;D
"Ne m'attends pas ce soir, car la nuit sera noire et blanche"

Hors ligne holden5

  • Prophète
  • Messages: 731
Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #6 le: 29 août 2013 à 14:35:32 »
Hello Eveil!
Je suis un peu confus, mais je ne suis pas sûr d'avoir compris ton texte! Les changements de point de vue (car il semble y en avoir pas mal) mériteraient peut-être d'être explicités un peu plus pour faciliter la compréhension. Par exemple, quand tu écris "Ses yeux fades crépitaient", je ne sais pas s'il s'agit des yeux de la femme qui parle au premier paragraphe ou de ceux de Wolfgang.
Je n'ai pas compris non plus la chronologie du texte et à quelle époque il se situait (si ça se passe en Allemagne pendant la 2nde guerre mondiale, le langage de téci paraît très inapproprié)
Bon, c'était le commentaire d'un lecteur très cartésien, je pointe juste sur les difficultés qu'un lecteur psycho-rigide pourrait rencontrer ^^

Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 684
  • Pouponnière de Posts
Re : Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #7 le: 29 août 2013 à 14:41:43 »
Je suis un peu confus, mais je ne suis pas sûr d'avoir compris ton texte! Les changements de point de vue (car il semble y en avoir pas mal) mériteraient peut-être d'être explicités un peu plus pour faciliter la compréhension. Par exemple, quand tu écris "Ses yeux fades crépitaient", je ne sais pas s'il s'agit des yeux de la femme qui parle au premier paragraphe ou de ceux de Wolfgang.
Perso, j'ai eu besoin de 2 lectures pour apprécier le texte. :)
Les yeux qui crépitent, c'est bien Wolfgang. La nana du 1° paragraphe, je pense que c'est sa mère. En fait, le changement de point de vue se fait au changement de §. C'est subtil, mais en faisant un "reset" à chaque §, tu devrais pouvoir t'en sortir... ou pas :mrgreen:
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne holden5

  • Prophète
  • Messages: 731
Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #8 le: 29 août 2013 à 14:44:01 »
Sa mère?! Sa mère qui lui s... la b...?! J'imaginais plutôt une compagne récente qui aurait été en concurrence avec la chérie imaginaire...

Hors ligne Thérébentine

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 069
Re : Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #9 le: 29 août 2013 à 14:48:54 »

Théré : merci beaucoup, pour tout ce que t'as dit. Et puis c'est que le défi s'y prêtait bien, donc c'est toi qui m'a lancé :D. Je note bien sûr ta remarque sur la baise.   
Mais faut pas croire, ça m'a pris grave du temps, et en même temps, c'était "grave kiffant", je dois avouer. ^^

Ben de rien, c'est mérité! C'est drôle ce que dit HB parceque quand je t'ai lancé le défi j'avais un peu Gary en tête ( la vie devant soi), même si je ne m'attendais pas a ce que tu en fasses du Gary. Après une 2 eme lecture je pense qu'il ne faut rien changer, ou alors tu en fais un roman.  :huhu:
Je suis contente que tu aies " kiffé ta race" en l'écrivant. Je trouve que tu as su traiter de manière très subtile des sujets " très chauds".  Tu n'es pas tombé dans la facilité en caricaturant les jeunes des cités. Même le positionnement de la " copine"est très juste, quand à Julia, elle est très réelle, c'est elle qui est le mieux décrite, beaucoup plus que les autres persos, et je trouve que c'est très bien comme ça car ça montre sa vision à lui.
Il n'y a qu'elle. Les autres sont des meubles.
Pour ce qui est du titre, je le trouve un peu long... Tu en penses quoi toi du titre?



« Modifié: 29 août 2013 à 14:50:43 par Thérébentine »
"Faites des bêtises, mais faites les avec enthousiasme" Colette

Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 684
  • Pouponnière de Posts
Re : Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #10 le: 29 août 2013 à 14:50:01 »
Sa mère?! Sa mère qui lui s... la b...?! J'imaginais plutôt une compagne récente qui aurait été en concurrence avec la chérie imaginaire...
en fait, ouais, t'as raison.. J'ai rien bité à ce §.  :-[
Sur ce, j'vais me coucher zZZ

@Théré : moi j'l'aime bien ce titre
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne HB

  • Prophète
  • Messages: 662
Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #11 le: 29 août 2013 à 16:17:01 »
D'accord avec holden... et avec Viviane, avant qu'elle ne s'embourbe dans les explications.  :mrgreen:
J'ai aussi eu des petits doutes : qui est qui, dans certaines phrases ? Quand est-ce que ça se passe ?
Je pense avoir tout pigé après la relecture, pendant que je cherchais les mots pour un premier com.
@ Théré : je pensais plus aux "Cerfs-volants" (livre que je recommande pour commencer à lire Gary), mais c'est vrai que le sujet tel que tu le proposais avait un côté "La vie devant soi". 


Hors ligne Thérébentine

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 069
Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #12 le: 29 août 2013 à 16:29:25 »
@ HB : pas encore lu " les cerf volants", c'est en projet.;)
"Faites des bêtises, mais faites les avec enthousiasme" Colette

Hors ligne HB

  • Prophète
  • Messages: 662
Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #13 le: 29 août 2013 à 16:42:44 »
C'est mignon et violent, comme le texte d'Eveil.

EDIT : Et profond tout en restant accessible. Humain du côté clair, quoi.
« Modifié: 29 août 2013 à 16:46:54 par HB »

Hors ligne Eveil

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 269
    • la galerie du petit prince
Re : Quand les pommes tombent et rêvent de changer le monde [défi]
« Réponse #14 le: 29 août 2013 à 22:12:00 »
Haha  :D j'ai ri en lisant ton commentaire holden, il me semble (c'est même sûr) que tu m'as reproché exactement la même chose sur un ancien texte, que tu comprenais pas qui parlait à qui. Well well well, je vais éclaircir ça.

Il n'y a pas tant que ça de points de vue, le premier parag c'est sa copine 20 ans plus tard, cad la même qui parle des lettres retrouvées, un peu plus bas. Les yeux fades c'est Wolfgang, et ça se passe effectivement pendant la WW2. Après tu soulèves un point intéressant holden, c'est l'incohérence et l'anachronisme des passages téci, et plus j'avançais dans l'écriture, plus je pensais à carrément les supprimer, ça collait pas avec l'ambiance que je voulais transmettre. Je les ai gardés pour ce côté étonnant, absurde, et je trouvais que finalement ça rentrait plutôt bien dans l'atmosphère. Je pense pas que ça serait passé si j'en avais abusé, là c'est très light. Donc je comprends cette incompréhension lol. Donc niveau chronologie en gros tout est pendant la WW2 sauf le tout premier parag et bien sûr à partir de "vingt plus tard". Et puis je me suis évidemment amusé sur le perso de Julia, peut-être pas si imaginaire que ça, vers la fin. :D Le pourquoi du comment, c'est une autre histoire :mrgreen:

Citer
c'était le commentaire d'un lecteur très cartésien, je pointe juste sur les difficultés qu'un lecteur psycho-rigide pourrait rencontrer
haha, je l'attendais de toute façon  :mrgreen:

Maintenant que tout est clair (on va dire moins sombre), t'en penses quoi ? ^^

Citer
La nana du 1° paragraphe, je pense que c'est sa mère.
:vaurien:

Citer
Tu n'es pas tombé dans la facilité en caricaturant les jeunes des cités
C'aurait été navrant :D

Ca me plait beaucoup ce que tu dis sur Julia, Wolfgang est le "faux personnage principal" :D.

Citer
Tu en penses quoi toi du titre?
Je voulais un titre long, et qui ne fasse pas du tout allusion au feu. Moi je l'aime bien mon titre ^^

Citer
Je pense avoir tout pigé après la relecture
Verdict HB ? T'avais bien tout pigé ? ::)
"Ne m'attends pas ce soir, car la nuit sera noire et blanche"

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.021 secondes avec 22 requêtes.