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17 Mars 2026 à 11:12:49
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Memento mori

Auteur Sujet: Memento mori  (Lu 13607 fois)

Hors ligne holden5

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Memento mori
« le: 28 Juillet 2013 à 18:18:25 »
Une nuit, je fus brusquement tiré de mon sommeil par d’étranges coups de sonnettes. Celui qui osait me réveiller ainsi à trois heures du matin appuyait brièvement à deux reprises, attendait une dizaine de secondes, puis reprenait ce petit manège avec une effrayante régularité.
Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    Je crus d’abord à une mauvaise blague : oui, ce devait être un nouveau coup des étudiants en médecine du quatrième étage. Ceux qui avaient décidé, depuis leur arrivée en septembre, d'introduire un peu de fantaisie et de désordre dans notre résidence où la Tranquillité était le dogme le plus sacré. Mais à la réflexion, ça ne collait pas vraiment : étudier la médecine conduit certes à la perte rapide d’un nombre considérable de facultés mentales, mais ça ne vous rend pas assez stupide pour appuyer sur une sonnette jusqu’à ce que le propriétaire vous prenne le doigt sur le bouton-poussoir.
Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    Etait-ce alors les Baudrillard, mes tyranniques voisins du dessus, ces octogénaires aux organes sensoriels sur-développés, qui n’hésitaient jamais à interrompre une soirée trop bavarde ou à me signaler la moindre anomalie matérielle dans l’immeuble ?  C’était déjà plus probable : madame Baudrillard, cet affable poison du quotidien, dont le sourire avait toujours des allures de grimace écoeurée, était bien du genre à envoyer son toutou de mari me communiquer un reproche aux heures les plus farfelues de la nuit. Le père Baudrillard, égayé par quelques verres nocturnes, venait-il me demander de baisser le volume de mes ronflements ?
    Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    Je me tirai péniblement du lit, ma tête chavirant encore sous l'effet de ce réveil brutal, et me dirigeai vers le couloir de l’entrée. Alors que je posais une main sur la poignée et que résonnait pour la vingtième fois peut-être le double coup de sonnette, un doute me vint : suite à l’irruption de représentants de commerce particulièrement agressifs, quelques semaines plus tôt, il avait été convenu entre les résidents de l’immeuble que trois coups de sonnettes successifs et prolongés seraient le signal d’une intention pacifique. Les Baudrillard avaient-ils pu oublier le code secret ? Ce n’était pas complètement impossible : leur mémoire leur jouait souvent des tours, et ils se souvenaient mieux d’un vide-ordure bouché dix ans plus tôt que de nos conversations de la veille. En revanche, ils ne plaisantaient pas avec la sécurité : à les entendre, le monde extérieur à la résidence s’apparentait à un film d’épouvante à la George Romero. Jamais ils n’auraient oublié un code aussi vital.
    Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    Si ce n’était les Baudrillard, alors qui ? L’hypothèse la moins rassurante était celle du retour des représentants de commerce. Chassés à la force du poignet par une coalition de résidents, peut-être revenaient-ils exercer une vengeance sanglante sur les lieux de leur opprobre — à trois heures du matin, quand votre cerveau vous fait l’effet d’une espèce de gelée de coing, les hypothèses les plus alambiquées vous viennent à l’esprit.
    Je regrettai à ce moment de ne pas avoir fait installer un œil-de-boeuf, à l’instar de la totalité de mes voisins d’âge vénérable. Jusqu’alors, le judas n’était pour moi qu’une sorte de gadget pour faire rire les enfants et rassurer les petits vieux : pas un truc pour les grands garçons comme moi.
    Sans ce précieux dispositif, il ne me restait plus qu’à mener un prévisible interrogatoire à travers la porte.
— Qui est là ? osai-je enfin, d’une voix passablement enrouée.
    Pour toute réponse, deux nouveaux coups de sonnette.
   Je commençai à me demander alors s’il y avait bien quelqu’un dans le couloir. Après tout, il pouvait s’agir d’un simple problème électrique, qu’un technicien aurait été capable de résoudre en deux petits coups de tournevis. Je n’avais jamais entendu parler d’une sonnette qui se déclenchait toute seule au beau milieu de la nuit, mais après tout je n’étais pas électricien, et le monde est plein de merveilles de ce genre.
    Fort de cette explication, je tendis l’oreille, attentif au plus petit signe de vie de l’autre côté de la porte.
    Rien. Ou pour mieux dire, la cadence des coups de sonnette était si rapide que l'écho de la deuxième sonnerie emplissait les brefs temps morts, m'empêchant de discerner le moindre bruit de respiration ou raclement de gorge.
    Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    En proie à une grande perplexité, je décidai de retourner me coucher, non sans avoir refermé le verrou le plus discrètement possible. Une fois sous les draps, je tentai vainement de retrouver le sommeil en rabattant mon polochon sur mes oreilles.
    Ce n’est que vers quatre heures du matin que le silence retomba pour de bon. Cette interruption me causa plus d’angoisse que de soulagement : elle signifiait que l’étrange phénomène ne relevait pas d’un dysfonctionnement électrique, mais qu’ « on » s’était lassé de sonner à la porte, et qu’ « on » reviendrait peut-être.
    Je parvins non sans mal à me rendormir, essayant d’imaginer les explications les plus rationnelles à  un phénomène aussi déroutant.
    Le matin venu, l’inquiétude s’était complètement dissipée et l’événement de la nuit me fit l’effet d’un rêve étrange. Une inspection attentive de ma sonnette, petit bouton poussoir en aluminium à l'élégance toute soviétique, ne me révéla aucune anomalie, rien qui pût expliquer le déclenchement d'un concert nocturne. Et comme aucun résident ne se manifesta à moi au cours de la journée, je conclus dans un coin de ma tête que j'avais dû être victime des facéties involontaires d'un voisin somnambule. Si les choses en étaient restées là, j'aurais pu complètement oublier l'incident en dépit de son extrême bizarrerie.



     Mais la nuit suivante, à trois heures précises, mon sommeil fut interrompu par la même rengaine cauchemardesque, par ce même bolero électrique en La mineure déglingué. Mon réveil fut si brutal, la surprise si grande que mon coeur s'emballa un bon moment dans sa cage.
Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
      Comme la veille, je me trouvai bientôt planté dans le couloir, fixant bêtement la porte dans la pénombre, persuadé que seul un   détraqué mental pouvait se trouver de l'autre côté.
     Après avoir longuement collé l’oreille contre la porte pour essayer de saisir le moindre indice de vie dans le couloir, je proférai une menace hésitante qui n’eut aucun effet, puis regagnai mon lit, décontenancé par cette absence totale de réaction.


Le jour suivant, je menai une enquête plus approfondie que la veille, interrogeant tous les résidents de l'immeuble. Les époux Ducruet au même étage que moi, le veuf dont j'oubliais toujours le nom au rez-de-chaussé, le vieux garçon un peu sauvage du deuxième, les deux jumeaux étudiant la médecine et salissant les couloirs, les époux Baudrillard enfin... A mes questions, tous ouvraient grand la bouche, tournaient des yeux perplexes vers le côté, essayant de se rappeler ce qu'ils pouvaient bien faire d'intéressant à quatre heures du matin, puis secouaient catégoriquement la tête, un peu froissés semble-t-il que j'osasse les suspecter d'une telle infâmie. Quand à mes plus proches amis, je veux dire tous les énergumènes susceptibles de ma connaissance susceptibles de me jouer de mauvais tours, ils se moquèrent gentiment de mes hallucinations nocturnes, me diagnostiquant une pathologie similaire à celle de la pucelle d'Orléans.

     A la nuit tombée, je fus saisis d'une si vive angoisse à l'idée d'être à nouveau harcelé par le mystérieux visiteur que j'allai jusqu'à boire un grand verre de vin pour m'aider à trouver le sommeil. Dieu merci, ce flacon eut un effet relaxant immédiat et, gagné par une sérénité aussi absolue que ma peur avait été aiguë, je m'endormis sur les coups de neuf heures.
    Mais à trois heures, impitoyable, la sonnerie de la porte fit éclater d'un coup le rêve paisible dans lequel j'étais plongé. Le cauchemar recommençait.
    Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
   Je ne pris même pas la peine de me lever cette nuit-là. Je savais que c'était inutile, et qu'à nouveau je ne trouverais pas en moi assez de courage pour ouvrir la porte. A nouveau, je me mis à cogiter, cherchant une explication satisfaisante à cet effrayant rituel, n'en trouvant aucune.
   Il n’y avait qu’une seule chose à faire : appeler dès le matin suivant un serrurier et faire installer un œil-de-bœuf. Si cette stratégie ne suffisait pas à dissuader l’intrus de venir sonner chez moi, elle me permettrait au moins d'apercevoir son visage.
   C'est ainsi que le lendemain, après avoir dit adieu à mes économies et au revoir au serrurier, je pus admirer avec soulagement la petite lentille salvatrice. Et comme si ce genre de système pouvait ne pas fonctionner, je ne pus m’empêcher de coller mon œil contre l'orifice afin de vérifier que le couloir était bien visible de l’intérieur. Distinguant nettement le mur moquetté d'en face, passablement recourbé, je frémis d’excitation à l’idée que, le soir même, je pourrais enfin voir mon visiteur sans être vu.
   

    En dépit de toutes ces préparatifs et de ma certitude que le phénomène se reproduirait à nouveau,  je ne pus réprimer un violent sursaut en entendant les coups de sonnettes retentir dans le silence à trois heures du matin très précises.
    Entre chaque salve de sonnerie, je n’entendais plus que les sifflements de mon sang affluant dans mes tempes.
    Le front ruisselant de sueur, j’approchai de la porte d’entrée sur la pointe des pieds.
    A ce moment précis, la perspective de voir le visiteur n’était plus aussi réjouissante que dans l’après-midi : j’étais à présent terrorisé à l’idée de lever le voile sur ce mystère, de discerner le visage d'un être s'adonnant à un rituel aussi absurde.
    Retenant mon souffle, j’approchai un œil craintif du judas.


   Le couloir était plongé dans une pénombre verdâtre : seul le luminaire « sortie de secours » diluait les ténèbres de sa timide lueur.
    Personne.
     Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    Si visiteur il y avait, il ne s’était pas positionné devant la porte en tous cas. Sans doute avait-il décidé de se placer dans un angle mort en apercevant le petite orifice vitré qui ornait à présent mon huis en son centre.
    Alors que je me faisais cette réflexion, je crus déceler une accélération très subtile des coups de sonnette, comme si mon visiteur voulait tourner en dérision le stratagème aussi coûteux qu’inutile que j’avais choisi pour l’apercevoir.
    Non, ce n’était pas qu’une impression : l’accélération se faisait de plus en plus sensible, excluant définitivement l’hypothèse d’une défaillance électrique.
    Je m’entendis alors articuler péniblement un « ça suffit ! », d’une façon assez discrète pour ne pas passer moi-même pour un fou auprès des autres résidents s’il s’avérait que personne ne campait sur mon palier.
    Contre toute attente, mes paroles semblèrent faire effet : l’insupportable rengaine s’interrompit brusquement.
    Reculant d’un pas, je retins mon souffle, pensant que le visiteur allait peut-être choisir ce moment pour s’adresser à moi. 
    L’écho du dernier coup de sonnette remplissait encore le silence quand résonna étrangement, de l’autre côté de la porte, un son si inattendu qu’un frisson me sillonna l’échine : c’était un gloussement discret — le rire enjouée d’une petite fille.
    J'aurais certes pu penser alors « Eh bien, voilà, tout est clair, ce n’était qu’une plaisanterie de gamin, au lit maintenant !  ».  Mais outre qu'un tel scénario me paraissait fort improbable, le rire d’outre-tombe que j’avais distinctement entendu n’était pas du tout celui d’un enfant faisant une mauvaise blague. C'était au contraire le rire le plus doux, le plus angélique que l’on pût imaginer :  ç’aurait pu être celui d’une enfant découvrant ses cadeaux au pied du sapin un matin de Noël. 
    Alors que de puissantes bouffées de chaleur me faisait transpirer à grosses gouttes, les cris stridents de la sonnette retentirent à nouveau à un rythme plus frénétique que jamais. 
Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    Croyant perdre la raison, je me précipitai dans ma chambre, écrasant mes mains sur mes oreilles, poussant des cris incohérents pour étouffer encore un peu plus la ritournelle cauchemardesque. Rien n’y fit : par un phénomène des plus étranges, la sonnerie me parvenait aussi distinctement que si je m’étais trouvé devant la porte.
Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
   Je ne sais combien de temps je me tordis d’angoisse sur mon lit, écrasant mon visage contre mon oreiller pour étouffer le bruit, pour étouffer ma terreur, mais alors que j’étais sur le point de hurler de toute mes forces pour alerter mes voisins, je fus frappé d’une certitude terrifiante : la seule façon de mettre fin à cet enfer, c'était d'aller ouvrir la porte.
    Quelqu’un voulait me voir, me parler, me tuer peut-être : eh bien qu’il le fasse, plutôt que de venir me torturer ainsi une nuit de plus ! Oui, qu’il le fasse !
    Si l’accès de panique prit fin à ce moment, mon cœur se mit à battre plus lourdement contre ma poitrine.
    Je me vis me remettre sur mes jambes, avancer avec la détermination d'un condamné jusqu’à la porte d’entrée et me saisir du seul objet contondant à ma portée : un petit bol décoratif au fond suffisamment lestée pour assommer un éventuel agresseur.
    Après une dernière hésitation, je tournai le plus discrètement possible la clé dans la serrure puis, prenant une grande inspiration, ouvris brusquement la porte.

*

    Je l’ai reconnue aussitôt.
    Charlotte. Ou plutôt, « La petite Charlotte ».
    Ses grands yeux rieurs, étincelant dans l’obscurité, se levèrent sur moi. Il n’y avait pas l’ombre d’un reproche dans son regard, sur ce minuscule visage qui se fendait d’un sourire timide. Le même sourire que sur la photo publiée dans les journaux — publiée en très gros, j’avais trouvé, comme si on voulait être sûr de bien triturer ma conscience. 
    « Alors tu m’as retrouvé ? » bredouillai-je.
    Le sourire de l’enfant s’effaça presque aussitôt, laissant place à une expression contrariée, interdite.
    Un filet de liquide sombre s’échappa de sa chevelure, ruisselant lentement de son front jusqu’à la pointe de son nez.
    Le liquide se mit à perler goutte à goutte sur les sandales blanches de la gamine, les maculant d’une teinte rougeâtre.
    « Je quittais ma place en marche-arrière, murmurai-je en commençant à sangloter comme un môme. C’était un accident, je te promets. »
   Poc, poc, poc, poc, faisait le sang en tombant sur les chaussures de la gosse.
« Sur le moment, je ne me suis même pas rendu compte. J’ai juste entendu un bruit sourd, tu comprends ? »
     Un petit craquement résonna dans le silence, comme le bruit d’une roche lointaine qui s’effrite : le crâne de l’enfant était en train de s’enfoncer et de se fissurer lentement au niveau du front.
    « Ecoute-moi, je t’en supplie. C’est seulement après, en lisant les journaux, que j’ai su ce qui s’était passé…mais est-ce que je pouvais être sûr que c’était bien moi ? Comment est-ce que j’aurais pu être absolument sûr ? »
   Un chauffeur la percute et prend la fuite.
   L’enfant glissa un pouce dans sa bouche et le téta en levant sur moi de grands yeux éplorés.
« Pardonne-moi ! Pardonne-moi !» m’écriai-je en me jetant à ses pieds pour baiser ses chaussures maculées de sang.
     La petite Charlotte : un ange succombe à ses blessures dans la nuit de samedi à dimanche


    Mes voisins ne furent pas longs à me trouver prostré au sol, en train de hurler ma douleur dans le sang de l’enfant. Comme ils ne comprenaient pas très bien ce qui m’arrivait, il a fallu que je leur explique — mais ce n’était pas bien facile avec ma bouche pleine de sanglots et de sang.  Il a fallu que je leur explique que la petite fille qui était là, devant eux, était la petite Charlotte. Ils me dévisagèrent avec des mines un peu hagardes, ne voyant pas de quoi je voulais parler.
    Ils étaient tous si gentils avec moi, à me tapoter sur le dos et à me dire qu’il ne fallait pas me mettre dans tous ces états. Madame Baudrillard aussi, figurez-vous !  Elle avait laissé son sourire hideux au placard et me regardait, à ce moment là, avec toute la compassion d’une mère. Eh bien, en la voyant me regarder ainsi, je ne sais pas bien pourquoi, je me suis mis à sangloter de plus bel et j’ai fini par hurler, quatre ou cinq fois peut-être, à m’en déchirer la gorge : « C'est moi ! Moi qui l'ai tuée !  ».
    Je ne sais combien de temps je passai ainsi à gémir, recroquevillé au sol, baignant dans la chaleur délicieuse du soulagement, mais arriva un moment où quelqu'un, une étudiante je crois, annonça sur un ton trahissant une certaine excitation  : « Ils arrivent !»

*

     Mes nuits sont bien plus tranquilles à présent. Charlotte n'est pas venue me rendre visite depuis qu'on m'a mis à l'abri dans cette petite cellule.
    Je crois, oui, qu'elle a eu ce qu'elle voulait.
« Modifié: 19 Février 2015 à 12:36:37 par holden5 »

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
  • Messages: 389
Re : Memento mori
« Réponse #1 le: 28 Juillet 2013 à 20:38:12 »
salut,
Un grand bravo pour ce délire époustouflant.
Vraiment super!
Citer
le monde extérieur à la résidence s’apparentaient pour eux

le monde extérieur à la résidence s’apparentait pour eux!

Une remarque sans importance, deux termes ont attiré mon attention:
Heure impardonnable! comme si le qualitatif impardonnable ne collait pas parfaitement à l'heure.
 les sifflements de mon sang cognant contre mes tempes. Ce terme sifflement  avec cognant.

Mais j'ai vraiment adoré ton style, la fluidité du texte, le suspens. Rien à dire!
Tu écris comme un grand. Je te remercie pour ce plaisir de lecture.
Merci.
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne Mnemosyna

  • Tabellion
  • Messages: 27
    • Chocolate Movies
Re : Memento mori
« Réponse #2 le: 28 Juillet 2013 à 22:10:35 »
J'ai beaucoup aimé aussi, l'angoisse m'a vraiment serré le ventre au fur et à mesure du récit ! Et je trouve la fin assez inattendue mais réussie (je m'attendais à ce que ça se finisse bien plus mal en fait).

Bravo ! :coeur:
"A chaque fois que vous vous retrouvez du côté de la majorité, il est temps de faire une pause et de réfléchir."

Hors ligne holden5

  • Prophète
  • Messages: 753
Re : Memento mori
« Réponse #3 le: 28 Juillet 2013 à 22:57:42 »
@Babataher
Merci beaucoup pour tes remarques et corrections.  Ca me fait plaisir que tu aies apprécié et je trouve intéressant que tu aies considéré ce texte comme un "délire"! :-)

@Mnemosyna
Merci, je suis content que ça t'aies plus et que le suspense ait pris! Au plaisir

Hors ligne Bricoman

  • Calliopéen
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  • Batman, Superman, et pourquoi pas wham ?
Re : Memento mori
« Réponse #4 le: 29 Juillet 2013 à 00:21:21 »

C'est tout simplement le texte le plus impressionnant de maitrise que j'ai lu à ce jour (à ex aequo avec "les gants jaunes", de je ne sais plus qui).  :)

Mais j’ai pas du tout apprécié la fin. Pourtant je la trouve élégante, bien menée et même dotée de ce supplément de grâce philosophique que lui jalouseraient toutes les fins du monde; cependant elle m'a déplu. Car après toutes ces nuits de dring-drings flippants, de déductions fébriles et d'attentes embusquées, je m'estimais en droit d'avoir une explication RATIONNELLE !!!!  :'(

Argh! Tu pourrais pas nous faire une version avec une fin alternative?  ><

"... Dring! dring! ça recommence. Mais quel est le taré qui remet ça? Aller, je poste la version bis avec une fin rationnelle pour faire plaisir à l'autre gugusse... Tiens!  Les coups de sonnette ont cessé!"   :mrgreen:


" THE SELECTION FOR THE JUSTICE LEAGUE ® :

[...]
WONDER WOMAN/ADMITTED
BRICOMAN/REFUSED "

... Marvel sa mère !

Hors ligne Mooney

  • Tabellion
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  • En fait je suis une licorne qui aime les cookies.
Re : Memento mori
« Réponse #5 le: 29 Juillet 2013 à 15:28:56 »
Joliiiiii.
C'est très bien écrit, très bien maîtrisé. Il n'y a peu de suspense en raison du titre, mais paradoxalement, je suis restée accrochée d'un bout à l'autre au texte. C'est vraiment prenant, ces sonneries oppressantes, cette folie progressive, et tu arrives à bien nous immerger dans l'atmosphère, il n'y a pas de remarque négative à faire là-dessus, au contraire. On a affaire là à une très belle reprise des memento mori de la littérature classique.

Après, j'ai été un peu déçue par la fin, non pas parce que j'attendais une explication rationnelle comme Bricoman (bien au contraire, j'aime cette réflexion philosophique, ce caractère délirant et onirique du miroir qui apparaît sans raison, ça m'a rappelé quelques nouvelles de Murakami), mais parce que ça va vraiment trop rapidement. Le personnage passe de perplexe et angoissé à "trololo petites fleurs je veux vivre carpe diem" en quelques lignes seulement, alors que ce basculement aurait, à mes yeux, mérité un développement un peu plus long pour gagner en crédibilité.

Hors ligne holden5

  • Prophète
  • Messages: 753
Re : Memento mori
« Réponse #6 le: 30 Juillet 2013 à 09:55:06 »

@Bricoman:
Wow, rien de plus flatteur que la référence aux "Gants jaunes"! (J'avais adoré ce texte aussi, mais de qui était-ce déjà?)
Je comprends ta frustration pour la fin, j'ai pris le parti de ne pas suggérer d'explication rationnelle car c'était surtout la situation et la signification que l'expérience pourrait avoir pour le narrateur qui m'interressaient. Merci pour ton commentaire encourageant en tout cas!

@Mooney
Intéressant... L'écriture de la fin était ce que j'appréhendais le plus. Délayer un peu ou retarder le moment de l'épiphanie ne serait sans doute pas une mauvaise idée, je suis d'accord avec toi. Je suis content que tu aies apprécié le reste, merci beaucoup pour ta lecture attentive et ton commentaire précis!

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Re : Memento mori
« Réponse #7 le: 30 Juillet 2013 à 16:13:18 »


Wow, rien de plus flatteur que la référence aux "Gants jaunes"! (J'avais adoré ce texte aussi, mais de qui était-ce déjà?)
Je pense que vous faites référence à Jaune Citron, de Sixte (celui avec l'aristocrate aux gants jaunes ?)

Bon ! Cet après-midi, je dois impérativement avancer sur mon travail... donc en toute logique je me mets à commenter un texte long. Cohérent, n'est-ce pas ?  |-|

Bref, j'attaque ma lecture.

Citer
Celui qui osait me réveiller ainsi à deux heures du matin appuyait brièvement à deux reprises sur la sonnerie,
Je suis pas sûre que "sonnerie" soit très approprié : ça désigne plus le bruit que le bouton sur lequel on appuie pour le produire, non ? D'autant que sonnette/sonnerie, je trouve que ça fait un peu répétition, à l'oreille

Citer
madame Baudrillard, cette affable poison du quotidien
J'adore : en quelques mots ça dit tout, et avec un cynisme qui fait sourire en plus  ;D

Citer
Dring dring
Même si c'est une onomatopée, je pense qu'il faut une ponctuation à la fin, sinon ça fait pas "propre"

Citer
Chassés à la force du poigné par une coalition de locataires
Poignet, non ?

Citer
à l’instar de la totalité de mes voisins
Je trouve la tournure un peu lourde

Citer
quand seule un silence de mort répondait à mes « Qui est-là ? ».
seul

Citer
Il n’y avait qu’une seule chose à faire : appeler dès le lendemain un serrurier et faire installer un précieux œil de bœuf. Si cette stratégie ne suffisait pas à dissuader l’intrus de venir sonner chez moi, elle me permettrait au moins de voir son visage.
C'est peut-être juste question de sensibilité personnelle, mais j'arrive pas trop à entrer dans la tête du narrateur, depuis le début. Avec une situation aussi bizarre, j'attendrais un héros qui se pose des questions, qui imagine des trucs (glisser un miroir sous la porte ? regarder par le trou de la serrure ? chercher des arguments pour convaincre l'autre de se manifester ?), qui passe par plusieurs phases (étonnement/agacement/inquiétude/résignation/colère/rire jaune/que sais-je).
Ici, j'ai l'impression qu'il suit un peu trop le scénario : il va voir en maugréant la première fois, puis les jours passent jusqu'à ce qu'il décide de mettre un oeil de boeuf. Je le répète : ça vient peut-être de moi, mais j'ai pour l'instant du mal à être plongée dans l'état d'esprit interloqué que doit avoir le personnage à ce stade du récit...

Citer
Entre les coups de sonnerie, je n’entendais plus que les sifflements de mon sang cognant contre mes tempes.
    Mon front ruisselait de sueur tandis que j’approchais de la porte d’entrée sur la pointe des pieds. La perspective de voir le visiteur n’était plus aussi réjouissante que dans l’après-midi : j’étais terrorisé à l’idée de lever le voile sur ce mystère.
Là par exemple, de nouveau, j'adhère pas trop à son état d'esprit : rien dans les paragraphes précédents ne justifie cette peur. Je sais pas, j'ai l'impression qu'il manque des étapes à la construction psychologique de la situation et du personnage...  :-X

Citer
Ne voyant pas ce que je pouvais faire d’autre, je décidai d’essayer de le tirer dans mon appartement
:o J'avoue que ça me semble vraiment pas logique comme première réaction... Perso j'aurais frappé chez un voisin, j'aurais couru à l'escalier voir s'il y avait encore une trace de l'intrus, je me serais posé plein de questions existentielles sur comment ça se fait, etc. etc. Enfin, là encore, j'ai un peu de mal à être prise dans l'histoire, à cause des réactions du personnage qui ne me semblent pas se justifier les unes les autres (je sais pas si je suis très claire...)

Citer
N’osant pas leur parler de mon étrange vision de la nuit,
Je trouve qu'il manque la phase - attendue - de vérification le lendemain pour s'assurer que le miroir a disparu, qu'il n'y a pas de trace sur le sol, que ça n'arrive qu'à lui, etc. etc.

Citer
Vers minuit, ne trouvant pas le sommeil, je réfléchis à la conduite à suivre lorsque les coups de sonneries retentiraient à nouveau.
Se cacher dans le couloir pour voir s'il le voit arriver ? Laisser un appareil photo filmer dans le couloir à l'heure exacte ?

Citer
sans que cela puisse servir
Peut-être un petit peu lourd ?

Citer
mais l’image insupportable qui m’était apparu dans le miroir
Apparue

Citer
Il fallait que je décrive le sourire dégoûté de Mme Baudrillard aussi, que je parle des conneries des étudiants du quatrième qui, je ne sais pourquoi, me faisaient sourire à présent.
répétition de "sourire"


Bon...  :-[ Désolée par avance, ça vient peut-être de moi, mais j'ai pas trop trop accroché, cette fois-ci. Bien sûr, c'est du holden, donc c'est bien écrit, bien maîtrisé, fluide, et sans qu'il y ait un endroit en particulier qu'on pourrait relever pour mettre des " :coeur:", on a l'impression tout du long que c'est le mot juste, le détail qui sonne vrai :)
Pour l'histoire, c'est assez classique dans sa structure, mais c'est intriguant, j'ai bien aimé l'idée :)
Par contre, j'ai pas été convaincue par la façon dont c'était amené. C'est peut-être moi qui ai un présupposé par rapport à ce genre d'intrigues, mais j'ai l'impression que ça tient surtout par la capacité à créer de la tension autour d'un élément étrange, tension qui passe avant tout par l'état d'esprit d'un personnage qui commence "neutre" (en prenant l'affaire à la légère), et vire, au choix selon l'histoire, à la peur, à l'hystérie, à l'émerveillement, à l'acceptation de l'inexplicable, etc. Ici, il passe du neutre à la peur et à l'exaltation du carpe diem + résignation face au mystère qu'on peut pas résoudre. Sauf que... J'ai pas été entraînée dans ces modifications d'état d'esprit. J'ai eu l'impression qu'il était neutre, et puis tout d'un coup, bam, peur, puis re-neutre, puis bam, exalté. Je le rerererépète : c'est peut-être juste moi. Mais du coup, j'ai pas été entraînée par la tension du texte, puisque je ne voyais pas le personnage glisser de l'un à l'autre... Je sais pas si je suis très claire - en plus d'être subjective. Du coup, les réactions du personnage ne m'ont pas semblé coller aux situations : frayeur extrême quand il va regarder par l'oeil de boeuf (pourquoi là tout à coup ?), frayeur paradoxalement moins violente quand il se voit dans le miroir, ce genre de détails.
Bref, sinon la fin j'aime bien, même si comme Mooney je la trouve peut-être un brin rapide (mais cf. ce que je disais juste au-dessus, à mon avis ça vient de là, de la trop brusque modification de l'état d'esprit du personnage)

Après c'est peut-être moi qui suis pas dans le bon état d'esprit aujourd'hui, hein ! Ou alors c'est que comme je sais que t'écris super bien, la barre est haute pour tout nouveau texte, muahahaha, le revers de la médaille :P
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne holden5

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Re : Memento mori
« Réponse #8 le: 30 Juillet 2013 à 19:55:15 »
Merci pour ce commentaire précis et développé Milora! J'ai bien pris note de tes corrections (décidément, je peux me relire 50 fois et laisser passer des horreurs!)
Ta critique est parfaitement légitime, je n'irai jamais accuser un lecteur de n'avoir pas su lire un de mes textes :-D Je comprends ta remarque sur les émotions du personnage, qui ne sont sans doute pas assez réalistes d'un point de vue psychologique. Pour tenter de défendre un peu mon texte, je dirais que je voulais justement éviter une précision psychologique trop poussée, car je voulais tenter un style d'écriture un peu simplifiée dont je n'ai pas l'habitude.  Je n'ai pas essayé de donner une identité très nette et des attitudes hyper-réalistes,  dans la perspective d'écrire une sorte de "conte métaphysique". M'enfin, il se peut que l'un n'exclue pas forcément l'autre...Je vais méditer sur tout cela!

Merci encore pour ta lecture!
H.



Hors ligne Aquarelle

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Re : Memento mori
« Réponse #9 le: 31 Juillet 2013 à 13:37:43 »
Salut !

Citer
ces braves octogénaires qui n’hésitaient jamais à interrompre une soirée trop bavarde ou à me signaler la moindre anomalie humaine ou matériel dans l’immeuble ?
matérielle

Citer
du genre à envoyer son toutou de mari me communiquer un reproche aux heures les plus farfelues de la nuit.
Je n'aime pas énormément l'expression "me communiquer un reproche", je la trouve un peu lourde, mais ça doit être personnel.

Citer
Chassés à la force du poigné par une coalition de locataires,
poignet

Citer
Je n’avais jamais entendu parler d’une sonnette qui se déclenchait toute seule au beau milieu de la nuit, mais je n’étais pas électricien et le monde est plein de merveilles de ce genre.
Oh que oui ! :)

Citer
j’étais incapable d’ouvrir la porte de mon appartement en pleine nuit, quand seule un silence de mort répondait à mes « Qui est-là ? ».
seul un silence de mort

Citer
je m’emparai du seule objet contondant à ma portée : un petit bol décoratif posé sur le meuble de l’entrée.
du seul objet

Citer
N’osant pas leur parler de mon étrange vision de la nuit, de peur qu’il me prenne pour un fou, je prétendis être un peu malade.

qu'ils me prennent

Citer
et des frissons de fièvre me sillonèrent l’échine toute la journée.
sillonnèrent

Citer
la seule façon que j’avais trouvé d’apaiser la terreur qui s’était emparé de moi depuis la veille.
qui s'était emparée

Citer
Cette fois-ci, ce n’était pas des coups de sonnette qui me tiraient du sommeil, mais l’image insupportable qui m’était apparu dans le miroir
qui m'était apparue

Bon maintenant j'arrête de faire ma pénible et je commente. Le texte m'a bien plu, j'ai bien aimé la façon dont on passe d'une situation totalement banale, la supposée mauvaise plaisanterie d'un voisin, à quelque chose d'incompréhensible, de déroutant. Le récit m'a bien intriguée et accrochée et je voulais savoir le fin mot de l'histoire, moi aussi.
La fin m'a un tout petit peu déçue dans la mesure où finalement elle ne résout pas tant que ça les choses, mais bon, d'un autre côté les fins ne peuvent pas / doivent pas forcément le faire....

- Ah je vois que certaines coquilles ont déjà été relevées par Milora, désolée pour les doublons, je n'ai pas lu les commentaires avant -

Du coup je réagis aussi par rapport au commentaire de Milora : c'est vrai que moi aussi je me suis dit que les réactions du narrateur n'étaient pas forcément les plus attendues, mais par contre ça ne m'a pas gênée et ne m'a pas empêchée de partager son angoisse.

Hors ligne holden5

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Re : Memento mori
« Réponse #10 le: 31 Juillet 2013 à 14:13:32 »
Merci beaucoup Aquarelle! Je pense au vu des différents commentaires que quelques petits ajouts ici et là seraient sûrement les bienvenus pour renforcer le crédibilité et pour que la conclusion arrive de façon plus progressive!  Je vais m'y atteler :-D
Merci aussi d'avoir relever d'autres fautes !

Hors ligne Vivi

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Re : Memento mori
« Réponse #11 le: 31 Juillet 2013 à 14:17:30 »
Texte flippant et haletant. Tout comme Judas (brico), je trouve la fin pas trop dans l'ambiance du texte, un peu trop décalée.

T'es sûr pour le miroir "gargantuesque" ? l'adjectif me semble inapproprié :\?

Merci pour l'ambiance en tout cas :coeur:
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne holden5

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Re : Memento mori
« Réponse #12 le: 31 Juillet 2013 à 19:38:55 »
Content de t'avoir fait flipper Viviane! Merci de ta lecture.
Je vais réfléchir à l'adjectif "gargantuesque", il se peut qu'il soit un peu fort (mais je crois bien qu'il existe en tout cas....)
A+

Hors ligne Vivi

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Re : Re : Memento mori
« Réponse #13 le: 01 Août 2013 à 00:33:01 »
Je vais réfléchir à l'adjectif "gargantuesque", il se peut qu'il soit un peu fort (mais je crois bien qu'il existe en tout cas....)
le problème n'est pas l'existence (il existe), mais le sens qu'il apporte dans la situation : en quoi le miroir est-il un goinfre ? :\?
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Eveil

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Re : Memento mori
« Réponse #14 le: 21 Septembre 2013 à 20:38:04 »
J'me baladais entre les contributions de Bricoman, qui sont souvent très drôles d'ailleurs, mais moins drôles que ton texte sur la boulangère, la phrase de pehache arrivant juste en-dessous ta boulangère. (mais elle est quand même énorme sa phrase).

Citer
étudier la médecine conduit certes à la perte rapide d’un nombre considérable de facultés mentales, mais ça ne vous rend pas assez stupide pour appuyer sur une sonnette jusqu’à ce que le propriétaire vous prenne le doigt sur le bouton-poussoir.
ça, c'est vite dit :D

Citer
Je frémis d’excitation à l’idée que, le soir même, je pourrais enfin voir le visiteur sans être vu.
ouais, moi aussi, j'suis à fond

Bon, je passe à mon avis général. C'est excellemment bien écrit, intrigant comme tes deux premières parties de Dunwich. Le meilleur passage, enfin j'en ai deux, le premier je l'ai surligné, quand il pose le judas et qu'il attend la nuit, là j'étais vraiment avec lui, méga excité, et le deuxième quand il regarde dans le miroir. Même si, pour ce deuxième passage, celui qu'il voit m'apparaît assez nébuleux, très sombre d'accord, mais j'ai eu du mal à me l'imaginer  concrètement. Sinon l'ensemble est vraiment accrocheur, alors je préfère l'ambiance de Dunwich, plus vaste et plus riche, mais suivre les frousses de ton perso nuits après nuits (paranormal activity ? :mrgreen:) c'était quand même très cool.

Point négatif, enfin moins bien, la fin. Comme d'autres, j'ai trouvé ça trop rapide, j'ai adoré l'idée "seconde chance-révélation", mais je suis resté un peu à l'écart de ses réflexions.

Voilà, je sais plus quoi dire, ah si que tu as fait un pas de plus vers l'angoissant :D (ce qui est con vu que tu l'as écrit avant :mrgreen:). Et pour le malsain ( 8| 8|), j'en ai pas tellement retrouvé ici, mais vu ce que t'es capable de faire pour faire monter la sauce, et du perso et de l'ambiance (ça ne veut rien c'que je dis lol), je me languis en t'attendant dans un registre à la American horror story (si tu connais pas, je te la conseille, la saison 2 est délicieusement malsaine  8| 8| 8| ).

a+ holden !

 


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