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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre sainte

Auteur Sujet: Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre sainte  (Lu 7476 fois)

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Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre sainte
« le: 02 juillet 2013 à 00:15:30 »
Voilà ma réponse à un défi que m'a lancé ned, au mois de Decembre dernier, excusez la lenteur, on prend son teeemps, faut dire aussi qu'il était pas des plus simples (merci les oulipiens) mais au final j'ai apprécié ce défi, d'ailleurs ce défi c'est:

Je te propose à partir des cinq mots: analogique, ouvroir, syllabe, forêt et église (*), d'écrire un texte. Cela doit se traduire par une histoire cohérente.
Contraintes:

Ces mots ne doivent pas être utilisés dans ton texte. Par contre, tu dois construire ton texte avec les mots utilisés pour leur définition dans le dictionnaire (ou les mots les plus significatifs si la définition est longue).
-Tu dois faire de même pour un mot de ton choix, dont tu devras incorporer les "mots définition" dans ton texte.
-Tu devras utiliser à deux reprises une anaphore pour renforcer l'impact de ton texte (au choix).
-Indiquer avant le début de ton texte les définitions des 5 + 1 mots, ainsi que le mot de ton choix.
-Tu as le choix du dictionnaire (ou éventuellement de l'encyclopédie, mais de langue française). Si tu ne veux pas l'utiliser, tu devras inventer toi-même les définitions.
-Enfin, ton histoire devra avoir un titre en rapport avec celle-ci.

* église, et non Eglise

Les definitions donc, d'un dico Hachette 2005 pour tout dire  :P (J'avoue par contre avoir un peu triché sur le dernier mot, tu m'en voudra pas j'espere ned!) :

Analogique : fondé sur l’analogie.
Cf.-Rapport de ressemblance établie par l’intelligence ou l’imagination entre deux ou plusieurs objets.
Ouvroir : lieu réservé aux travaux faits en communs, dans un couvent.
Syllabe : Unité phonétique fondamentale qui se prononce d’une seule émission de voix.
Forêt : l’ensemble des arbres qui croissent sur une étendue.
Eglise : édifice consacré, chez les chrétiens catholiques et orthodoxes, au culte divin.
+ Dîner : repas du soir.

Et enfin le texte, bonne lecture:




Sur une plaine étendue de toute sa verdure et de tous ses feuillages touffus, dans une clairière perdue comme une tonsure sur un crâne de moine, se dressait là un édifice de pierre communément réservé au culte des sectaires précédemment évoqués. Alors que les arbres croissaient, s’entrecroisaient au contre-rythme bradycardique des secondes trop rapides, sur cette étendue verdoyante, les mornes bures monastiques suivaient la cadence en refusant de quitter le XIIème siècle.

Un jeune moinillon par un rien de hasard et de perdition, pensait trouver sa voie dans les paroles de Dieu. Il fuyait devant la complexité d'un monde qu’il trouvait trop ennuyeux. Ne rien faire mais le faire durement lui paraissait être la seule vraie perspective de vie possible. L’idée même de ne plus dire un mot de sa vie ne lui était apparue que comme une aubaine : plus de nuisances sonores, plus que l'ouverture à l'imagination, enfin pouvoir effleurer de la pensée quelque chose de plus grand, librement.
Dans le monde calfeutré du silence cistercien, le petit moine commettait une erreur : entre deux chants cantiques, corvées de vaisselle et lecture minutieuse d’écrits sacrés, il réfléchissait.
Non pas que réfléchir était un crime, non, au contraire : les pauvres moines muets n’avaient plus que cela et se prélassaient, à longueur de temps, dans leurs fantasmes les plus fous et inassouvissables.
Non pas que le détail de leurs pensées serait gênant à narrer, non, disons simplement que considérant qu’ils avaient déjà donné leur parole, ils s’octroyaient un mi-temps entre prières et rêveries.
Le jeune moine réfléchissait, donc, au futur avec le passé, il pensait la Genèse avec la fougue de son esprit.
Malheureusement, réfléchir dans un milieu d’inaction où tout tend à un calme absolu, faisait pousser dans l’esprit de ce petit moinillon toutes les pulsions d’actions possibles : le rêve de refleurir le monde le tourmentait. Au lieu de trouver l’équilibre qu’avaient adoptés les autres moines lubriques entre envie et méditation, lui trouvait un équilibre entre réflexion et action, entre inaction et planification.

Quelle ne fut pas la surprise le jour où, alors qu’un petit groupe devait s’occuper des boutures dans le jardin, le moinillon passa à l’acte et prononça d’un coup d’un seul la première unité phonétique fondamentale jamais entendue dans l’enceinte du monastère depuis des années. La première d’une voix qui déclama un monologue imperturbable de vingt minutes, que les moines tentèrent tant bien que mal d’arrêter lors d’une course poursuite champêtre travers le domaine monacal. Il fut d’abord évidemment puni, au pain sec et à l’eau, on lui expliqua qu’il pouvait communiquer par des gestes ou en écrivant s’il le voulait. Cela le calma bien pendant une semaine ou deux mais bientôt, il dut recommencer, il ne pouvait pas faire autrement, comme une pulsion vitale, non pas de parler, mais de tenter de transmettre ses pensées là où des oreilles muettes ne pouvaient faire que l’écouter.
L’abbé en chef tenta un coup de maître, il offrit au jeune à la fin d’une prière collective, un temps de parole exclusif de deux heures, pensant qu’au bout d’une demie heure il s’arrêterait penaud, n’ayant plus rien à raconter et comprenant alors en public la leçon. On ne parle pas sans raison dans un monastère. En vérité ce furent les deux heures et deux minutes les plus dures et horribles jamais vécues de mémoire de cistercien, deux minutes en plus car le jeune moine dans son élan enflammé ne s'arrêta pas tout de suite et l'on dut le bâillonner.
Le vieil abbé, excédé, finit simplement par céder au moinillon un temps de parole de dix minutes tous les deux jours, accordant de cette façon les règles et les désirs de chacun.
C’est ainsi qu’à l’heure où tout le monde se réunissait dans la salle réservée aux travaux en communs, pour préparer le repas du soir, que l'on pouvait entendre idées et épluchures de patates tomber en concert dans le reste silencieux de la salle. Le petit moine clamait avec ardeur ses discours préparés tout le jour durant, déblatérant des explications nouvelles sur la Genèse, modernisant le message de la Bible à la société actuelle corrompue, voulant étendre de façon encore plus universelle le message de Dieu, son discours attenant par moment à de la poésie pure.

Le petit cercle d’éplucheurs de patates, dont les plus anciens tiraient au début des faces de marbre contestataires devant à un tel outrage, finirent par s’habituer à ces petites assemblées, à s’amuser de ce touchant petit moine excentrique. A vrai dire ils l’écoutaient sans l’écouter, ils entendaient les mots sans y accorder d'importance comme un bruit de fond venu de loin, s’amusant à couper les carottes au rythme des alexandrins occasionnels, à sourire parce qu’il leur rappelait leur propre jeunesse, parce qu’au final, une telle jeunesse devait bien se faire, elle pouvait bien avoir son mot à dire au silence de Dieu.

Pendant que le petit moine était debout sur une table à faire de grands gestes, au centre de la salle, dans un coin plus sombre on pouvait apercevoir frère Augustin faire des signes étranges avec ses doigts, il brandissait deux doigts au niveau de ses oreilles, vite cachés dans les manches de sa bure. Frère Pierre à l’autre bout de la salle hocha de la tête. Le premier fit un nouveau signe, en croisant les doigts. Frère Pierre fit la moue, dépité il accepta tout de même la proposition du frère Augustin en levant le pouce. Les deux moines venaient en fait de passer un accord de troc, de deux magazines pornos, contre une ration supplémentaire de patates trois jours de la semaine et une heure de relève au nettoyage des sols pendant deux mois.
 Frère Benoit, qui avait vu la scène, soupira en finissant d’écosser son bac de haricots. Les deux magazines lui appartenaient quelques heures encore auparavant : l’abbé soupçonnait quelques manigances, et frère Benoit avait dû vendre en catastrophe ses magazines avant que sa chambre ne soit fouillée. Il les avait échangés contre une misère : seulement une part de boulettes de viande par semaine et le droit de prendre sa douche en premier les mercredis (ballon d’eau chaude oblige).
Le moins qu’on puisse dire, c’est que frère Augustin avait le sens des affaires dans la peau.
 Juste en face, Frère Frédéric vit aussi le petit manège. En reprenant une poignée de haricots, il repensa à son vieux rêve. Un jour, il partirait d’ici, il s’achèterait une Harley et ferait toutes les routes du monde, des déserts aux montagnes en écoutant ACDC à fond sur son autoradio. Il s'arrêterait dans des bars malfamés pour se bourrer la gueule entouré de putes bariolées. Il avait déjà la barbe et gardait précieusement une paire de lunettes de soleil sous son oreiller. C’est sûr un jour il le ferait. Encore un an ou deux peut-être et il aurait assez d’économies sur son compte caché : à bientôt soixante ans, il fallait qu’il arrive à couper le cordon avec la quiétude de l’abbaye, cette quiétude absolue allait l’accompagner partout et à jamais de toute façon, plus que deux ou trois années et il y arriverait… En attendant, il avait passé une commande à frère Augustin pour un magazine de moto et une eau de toilettes bon marché, c’est pour cela qu’il le surveillait du coin de l’œil.
 A la table d’à coté le gros Frère Jacques venait de se couper le doigt, par énervement.
Lui, à l’épluchage de patates ! Lui, le cuistot modèle ! L'autre, là-bas, frère Gérard, le mettre à l’assaisonnement des soupes, quel scandale ! Il n’en mettait jamais, d'épices, tout ses plats étaient d'une fadeur ignoble, sans la moindre once de goût... Comment pouvait-on le laisser faire… Même pour des plats préparés à la cantonade pour des dizaines de personnes, comment pouvait-on manquer de respect à ce point aux aliments, au bon goût tout simplement ! Son savoir-faire à lui pouvait régaler les papilles de chacun avec pas grand-chose, c'était une chose qu'il savait parfaitement faire. La nourriture est un art et on le négligeait de la sorte... Honteux. Sous prétexte que l’on ne devait pas toujours faire les mêmes tâches, absurde. Frère Jacques fixait d'un regard noir frère Gérard, tailladant les patates plus que les épluchant.

 Ce dernier se moquait pas mal de la raison qu’avait ce gros plein de soupe de frère Jacques de le regarder ainsi, il ne pensait qu’à manger de toute façon. Non, frère Gérard avait quelque chose de plus grand en tête : il était sur un gros coup. Il y a un mois, lors de la sortie en ville de réapprovisionnement, il avait vu le graal et sa quête était maintenant lancée. Dans la petite boutique où on pouvait acheter du savon bon marché, il y avait un coin avec de vieilles cassettes : c’est là qu’il avait vu cette cassette qui hantait ses rêves depuis, « Blanche fesses et les sept mains ». S’il arrivait à être dans la prochaine équipe préposée aux commissions, il prendrait cette cassette discrètement, et pourrait détrôner la suprématie du commerce de frère Augustin. Avec le petit magnétoscope de la salle que personne n’utilise jamais, il deviendrait le nouveau messie de l’abbaye. Des projections payantes tous les samedis soirs. Un coup retentissant…
Il agitait paresseusement la louche dans la marmite, en y jetant mollement une pincée de poivre. « Mais qu’est-ce qu’il a à me regarder comme ça celui-là ? », se dit-il alors que le gros frère Jacques secouait la tête, dépité.
 Et puis, il y avait frère Jean. Tout à gauche de la salle, pensif, épluchant ses pommes de terre avec une lenteur qui n’aurait jamais pu le nourrir s'il avait été seul. Il devait avoir la quarantaine et pourtant : il était pendu aux lèvres du jeune moinillon qui continuait de parler. Ses épluchures tombaient nonchalamment sur le sol, oubliées, alors que les yeux de frère Jean brillaient d’un feu nouveau. On avait beau chercher, dans toute la salle, il devait être le seul à écouter sérieusement le discours d’une religion revue par la jeunesse.

« Je serai Pape un jour. »
La phrase sortait de la bouche du moinillon. C’était la dernière phrase des dix minutes de paroles. Le silence qui se fit après fut un silence des plus expressifs. Les moines se regardaient, gênés, frère Frédéric étouffa un petit rire que certains reprirent, pas trop fort non plus.
Seul frère Jean sembla aussi amusé qu'intéressé. Il y avait quelque chose, dans cette volonté d’amour renouvelé pour un monde désenchanté, de charismatique qui lui faisait atrocement penser à quelqu'un, sous un certain rapport de ressemblance qui se sent plus qu’il ne s’explique…
Le lendemain, frère Jean prit son courage à deux mains pour aller briser les règles du monastère, il alla lui parler alors qu’ils étaient tous les deux seuls dans le jardin.
« Ta volonté est-elle vraiment de devenir pape ?
- Non, mais je serai pape. Dieu a besoin que son message soit réellement compris, notre religion a besoin d’un renouveau magnifique.
- Si tu veux être pape, il te faudra affronter les hommes. Si tu veux affronter les envies, les jugements, les lubies et les calomnies, il te faudra être fort. Si tu veux être pape, il te faudra ne pas céder aux tentations. Si tu veux ne jamais perdre de vue tes idées, il te faudra ne pas être seul. Je serai ton ami, mais si tu veux être pape, tu n’es pas au bon endroit.
- Les idées viennent du silence et les paroles doivent voyager. Le moinillon ajouta : Mon ami, nous partirons demain. »
Ce soir-là il n’y eut pas de discours, à la grande surprise de l’assemblée de moines. Le lendemain il n’y eut plus de moinillon ni de frère Jean au monastère.
La Terre continua de tourner sans se soucier du fin mot de l'histoire puisque les hommes suivent des chemins fourmiliques en pensant à leurs rêves, et que nous sommes, tous, bloqués à ce carrefour, sur cette plaine étendue de toute sa verdure qui croît tout autour d’une bâtisse de temps anciens, ou nouveaux...
« Modifié: 29 février 2016 à 21:55:20 par Ben.G »
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Hors ligne HB

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Re : Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre (sainte) [Défi]
« Réponse #1 le: 02 juillet 2013 à 10:26:40 »
Salut Ben.G,
Voilà à mon avis un texte réussi, qui se laisse lire, avec de bonnes idées et un style maîtrisé. Comme quoi, t'as peut-être besoin de contraintes ? et de prendre plus de temps ?
Le contraste, niveau orthographe, surtout, est flagrant, entre "Habemus papam" et le "carrosse", qui me plait aussi mais qui reste parsemé de fautes après plusieurs pages de corrections de tes lecteurs.
Je compte te relire plus tard, y'a plus à en dire, mais on est en train de me déconcentrer, là...
++


Hors ligne Baptiste

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Re : Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre (sainte) [Défi]
« Réponse #2 le: 02 juillet 2013 à 11:34:04 »
Salut
Citer
Je te propose à partir des cinq mots: analogique, ouvroir, syllabe, forêt et église (*), d'écrire un texte. Cela doit se traduire par une histoire cohérente.
Contraintes:

Ces mots ne doivent pas être utilisés dans ton texte. Par contre, tu dois construire ton texte avec les mots utilisés pour leur définition dans le dictionnaire (ou les mots les plus significatifs si la définition est longue).
-Tu dois faire de même pour un mot de ton choix, dont tu devras incorporer les "mots définition" dans ton texte.
-Tu devras utiliser à deux reprises une anaphore pour renforcer l'impact de ton texte (au choix).
-Indiquer avant le début de ton texte les définitions des 5 + 1 mots, ainsi que le mot de ton choix.
-Tu as le choix du dictionnaire (ou éventuellement de l'encyclopédie, mais de langue française). Si tu ne veux pas l'utiliser, tu devras inventer toi-même les définitions.
-Enfin, ton histoire devra avoir un titre en rapport avec celle-ci.
'tain, c'est bien tordu quand même
Citer
comme une tonsure sur le crane d’un moine,
:D enfin, je conteste, la tonsure elle est pas perdu, on la trouve de suite
Citer
des sectaires
un peu bizarre l'emploi de sectaire pour désigner les moines ( je comprends l'idée) mais il me semble que sectaire, ça veut dire un peu autre chose
Citer
ils s’octroyaient un mi-temps prières/rêveries.
Je kiffe
Citer
Frère Pierre à l’autre bout de la salle hocha de la tête, le premier rajouta un signe de rockeur de la main. Frère Pierre fit la moue, c’était cher, il accepta tout de même du signe ‘ok’ des plongeurs. Les deux moines venaient en fait de passer un accord pour deux magazines pornos, contre une ration supplémentaire de patates trois jours de la semaine et une heure de relève au nettoyage des sols pendant deux mois.
Je pense que ça pourrait être plus drôle en reformulant un peu. Enfin, je sais pas je trouve ça un peu maladroit
Citer
Frère Benoit qui vu la scène soupira en finissant d’écosser son bac de haricots. Les deux magazines lui appartenaient il y a quelques heures encore : l’abbé soupçonnait quelques manigances, et frère Baptiste avait du vendre en catastrophe ses magazines
C'est pas le même dont on parle ??? Il s'appelle Benoit ou Baptiste, le frère
Citer
option autoradio
Option autoradio ? Pourquoi pas autoradio tout seul ???
Citer
les Hommes suivent des chemins fourmilique
fourmiliques ??? mmmmh, un peu bof, je trouve

Bon, je pinaille, je trouve que tu t'en es bien tirer avec ce texte, et surtout ces contraintes. Les pensée des moines m'ont bien fait marrer. Le texte se lit bien, le style est bien fluide.
J'aime bien qu'on ne sache pas trop ce qui se passe à la fin.

Voilà, un texte sympa, certainement pas mon préféré de toi, mais chouette quand même

Au plaisir

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Re : Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre (sainte) [Défi]
« Réponse #3 le: 03 juillet 2013 à 07:54:46 »
BRAVO !!!
Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
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Re : Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre (sainte) [Défi]
« Réponse #4 le: 03 juillet 2013 à 16:05:29 »
@HB
Citer
Le contraste, niveau orthographe, surtout, est flagrant, entre "Habemus papam" et le "carrosse"
Un contraste de dates surtout, le carrosse j'avais commencé à l'ecrire en Aout dernier, et depuis y'a eu le mde, jsuis pas le seul à avoir l'impression d'avoir fait des progres alors c'est cool!  ;) Pour les contraintes, c'est sur que j'ai tendance à partir dans tout les sens, sur ce point ça m'a aidé c'est sur

@Baptiste

Citer
'tain, c'est bien tordu quand même
Du Ned quoi, en plein dans sa periode Oulipo  :D
Citer
C'est pas le même dont on parle  Il s'appelle Benoit ou Baptiste, le frère
Ca devait arriver à changer les noms de tout les moines une fois le texte finit....
Citer
fourmiliques  mmmmh, un peu bof, je trouve
Ohh, je l'aimais bien ce fourmilique.. :/

Merci pour tes remarques, je vais rectifier un peu tout ca, et pour ton commentaire encore enthousiaste!  ;)

@Ned

Eh bah merci!  :D
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Re : Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre (sainte) [Défi]
« Réponse #5 le: 03 juillet 2013 à 18:24:00 »
Salut,
ça ne doit pas être facile de relever un tel défi!

Citer
et de tout ses feuillages
ne faut-il pas ici un accord?
Citer
l'idée lui était apparu

apparue
 
Citer
un mi-temps prières/rêveries
une mi-temps
 
Citer
il pensait la genèse avec la jeunesse de son esprit
J'ai pensée à fougue au lieu de jeunesse puisque la suite traduit justement cette fougue!
Citer
mais bientôt il du recommencer
dut passé simple
Citer
deux minutes car on dût même arrêter le petit moine dans son élan enflammé
dût le subjonctif est-il justifié ou c'est juste le passé simple?
 
Citer
Le petit moine clamait avec ardeurs ses discours

ardeur sans 's' je pense!
 
Citer
virant parfois jusqu’à de la pure poésie.
virer!! ce terme virer! bof!
Citer
Frère Benoit qui vu la scène soupira en finissant d’écosser son bac de haricots
la ponctuation
 
Citer
Dieu à besoin que son message soit réellement comprit, notre religion à besoin d’un renouveau magnifique
Dieu a besoin.........compris.......a besoin....
Bien sûr il y a les contraintes. Mais le texte est admirable.
Au plaisir.
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne Aléa

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Re : Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre (sainte) [Défi]
« Réponse #6 le: 03 juillet 2013 à 19:12:29 »
Merci pour tes excellentes corrections, je m'empresse de changer tout ca!
Au plaisir  :)
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Hors ligne Thérébentine

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Re : Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre (sainte) [Défi]
« Réponse #7 le: 03 juillet 2013 à 21:59:07 »
J'ai vraiment beaucoup aimé ce texte. A la fois drôle et plausible.
Et je confirme Ned met la barre très haut ( mais c'est pour ton bien ^^) en même temps tu t'en es très bien sorti. Bravo!
"Faites des bêtises, mais faites les avec enthousiasme" Colette

Hors ligne Aléa

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Re : Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre (sainte) [Défi]
« Réponse #8 le: 04 juillet 2013 à 20:08:58 »
Citer
( mais c'est pour ton bien )
Merci tata théré  :P
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Hors ligne Marygold

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Re : Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre sainte
« Réponse #9 le: 27 février 2016 à 19:46:57 »
Hey !

Puisque tu veux en faire quelque chose, je te fais un relevé très très détaillé :

Citer
dans une clairière perdue comme une tonsure sur le crane d’un moine, se dressait là un édifice de pierre communément réservé aux cultes des sectaires précédemment évoqués.
maladroit le pluriel « des sectaires » vu que tu n’as parlé que « d’un moine »
Citer
au contre-rythme bradycardique des secondes trop rapides,
Euh, j’ai pas compris (surtout pour qualifier la croissance d’arbres…)
Citer
Un jeune moinillon par un rien de hasard et de perdition,
jolie expression
Citer
Fuyant devant la complexité du monde qu’il trouvait ennuyeux.
Cette phrase avec uniquement un participe présent m’a gênée
Citer
entre deux chants quantiques,
tu veux vraiment dire quantique ? (parce que là j’ai juste l’impression que c’est une coquille pour « cantique », mais c’est ptet un jeu de mots…)
Citer
On n'irait pas non plus jusqu'à que ce sont des gros pervers, non,
Gros bof, car vraiment pas dans le ton du texte
Citer
il pensait la genèse
Genèse
Citer
Malheureusement, réfléchir dans un monde d’inaction où tout pousse à une calme plénitude, faisait pousser dans l’esprit de ce petit moinillon toutes les envies d’actions possibles, un besoin de refleurir le monde le tourmentait.
Ouf, un peu long et un peu embrouillé (et répétition maladroite du verbe pousser)
Citer
le moinillon passa à l’acte et, prononça
pas de virgule
Citer
lors d’une course poursuite champêtre travers le potager monacal.
Est-ce que l’oxymore était partie de la contrainte ? :P Parce que la course-poursuite (oui d’ailleurs il te manque un tiret) champêtre à (il manque aussi le à) travers le potager, c’est rigolo
Citer
il offrit au jeune à la fin d’une prière collective, un temps de parole exclusif de deux heures
soit tu rajoutes une virgule avant « à la fin », soit tu enlèves la virgule après « collective »
Citer
En vérité ce fut les deux heures et deux minutes
furent
Citer
deux minutes en plus car on dut arrêter le jeune moine dans son élan enflammé.
Je vois ce que tu veux dire mais quand tu dis « deux minutes en plus car » on attend une explication de pourquoi on lui a laissé deux minutes. Or là tu nous expliques pourquoi on ne lui en a pas laissé plus. C’est clair ce que je raconte ?
Citer
les règles et les désirs de chacuns
chacun
Citer
C’est ainsi qu’à l’heure ou

Citer
l’on partageait dans la salle réservée aux travaux en commun paroles et écoute, idées et épluchures de patates.
joli :)
Citer
des explications nouvelles sur la genèse
Genèse
Citer
dont les plus anciens tiraient au début des faces de marbre contestataires face à un tel outrage
répétition de face (et je suis pas fan des « faces de marbre contestataire »)
Citer
s’amusant à couper les carottes au rythme des alexandrins occasionnels,
ça c’est génial ;D (mais en fait, c’est pas trop cohérent avec la suite, vu qu’on l’impression que finalement personne ne l’écoute à part frère Jean)
Citer
parce qu’il leur rappelait leurs propres jeunesses,
leur propre jeunesse ?
Citer
une telle jeunesse devait bien se faire, elle avait bien son mot à dire
répétition de bien

Citer
frère Augustin .en signalant
point à supprimer
Citer
Les deux magazines lui appartenaient il y a quelques heures encore
concordance ? « il y avait »
Citer
frère Benoit avait du vendre

Citer
Il les avait échangé contre une misère : seulement une part de boulette de viande
échangés / et boulettes au pluriel peut-être ?
Citer
Juste en face Frère Frédéric vit aussi le petit manège.
manque une virgule après face
Citer
En reprenant une poignée de haricots il repensa à son vieux rêve.
Idem, manque une virgule après haricots
Citer
Encore un an ou deux peut être et il aurait assez d’économie
peut-être / économies
Citer
Il n’en mettait jamais, d'épices, des plats fades, sans une once de goût
Ouh, ça fait un rythme très bizarre
Citer
comment pouvait on
pouvait-on
Citer
Même pour des plats préparés à la cantinale
eugh, j’ai pas saisi le « cantinale » (j’imagine que c’est un jeu de mots pour cantonade, mais je ne suis même pas sûre)
Citer
comment pouvait on manquer
pouvait-on
Citer
Son savoir faire
savoir-faire
Citer
pas toujours faire les même taches
les mêmes tâches
Citer
Ce dernier se moquait pas mal de la raison qu’avait ce gros plein de soupe de frère Jacques pour le regarder de la sorte
la raison qu’avait [machin] de le regarder ?

Citer
« Mais qu’est ce
qu’est-ce
Citer
épluchant ses pommes de terre avec une lenteur qui n’aurait jamais pu le nourrir s'il avait été seul.
;D très bon
Citer
frère Frédéric étouffa un petit rire que certain reprirent
certains

Citer
Ce soir là
soir-là
Citer
Le lendemain il n’y eu plus de moinillon
eut
Citer
puisque les hommes suivent des chemins fourmiliques
hum, je ne sais pas si j’aime ou si je n’aime pas ce néologisme…


Alors, y a du bon et les contraintes m’ont beaucoup intéressée. Et il m'a semblé qu'elles étaient plutôt bien intégrées au texte pour qu'on puisse le lire sans savoir qu'il y en avait.
J’ai aussi bien aimé la fin, assez philosophe et la reprise anaphorique (même si j’ai eu du mal, à ma première lecture, avec l’expression de « plaine étendue de toute sa verdure »). Il y a aussi quelques expressions vraiment chouettes et drôles.

Cela dit, honnêtement, et en grande partie à cause de toute la partie autour de l’épluchage de patates, avec les réflexions personnelles des moines, et des allusions assez lourdes à la sexualité frustrée desdits moines, je n’ai pas vraiment accroché. Je trouve ça trop caricatural (pas seulement sur le thème de la sexualité, mais sur tout le fonctionnement d’une communauté monastique) et j’ai du mal avec le rire facile, surtout sur ce sujet, parce que… eh ben justement parce que c’est trop facile, trop souvent utilisé ! Autant faire un texte complètement WTF qui se déclare comme tel, alors que là il me semblait que tu cherchais à aller plus loin, à faire un truc plus recherché. (mais je me trompe peut-être)

 Bref, du coup, je ne sais que te conseiller. Parce que je sais bien que ça va plaire (et ça a plu à tes précédents lecteurs d’ailleurs), mais moi il me faudrait un truc plus fin pour que j’adhère ! Et je pense que tu serais capable de le faire... mais le voudrais-tu ? ;)
Oh yeah ! 8)

milena-owein

  • Invité
Re : Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre sainte
« Réponse #10 le: 27 février 2016 à 19:56:33 »
Salut :)

Ca parle de guerre sainte ? Ca doit être dans mes cordes alors :D

Bon je te donne mes remarques au fil de la lecture :

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On n'irait pas non plus jusqu'à que ce sont des gros pervers, non, disons que considérant qu’ils avaient déjà donné leur parole, ils s’octroyaient un mi-temps entre prières et rêveries.
Il manque un mot non ? "on n'irait pas non plus jusqu'à dire que ce sont.." (mais là ça crérait une répétition avec "disons" juste après  ><)

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Malheureusement, réfléchir dans un monde d’inaction où tout pousse à une calme plénitude
Le mot "plénitude" rend un effet bizare je trouve  :\? comme si son sens collait pas vraiment au contexte (comme quand on a un mot sur le bout de la langue, qu'il vient pas et qu'on fini par en mettre un autre à la place :D)

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La première d’une voix qui déclama un monologue imperturbable de vingt minutes, que les moines tentèrent tant bien que mal d’arrêter lors d’une course poursuite champêtre travers le potager monacal.
Cette phrase m'a faite beaucoup rire  :D

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C’est ainsi qu’à l’heure ou tout le monde se réunissait pour préparer le repas du soir, l’on partageait dans la salle réservée aux travaux en commun paroles et écoute, idées et épluchures de patates.
Là j'ai pas comprit cette phrase  :\? en l'état on dirait qu'il y a salle réservé aux échanges de paroles, sauf que les moines parle pas >< j'aime bien l'idée de mélanger idée et épluchure de patates, mais il faudrait mieux expliquer. Parce que si j'ai bien compris c'est un seul qui parle et les autres qui épluche :P

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son discours attenant par moment à de la poésie pure.
Là j'ai un doute : spontanément j'aurais dit que tu avais voulu écrire le verbe atteindre (atteignant), mais le mot attenant existe aussi (qui est contigu) et fonctionne dans ce contexte. Du coup je souligne au cas où se serait une faute de frappe.

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une telle jeunesse devait bien se faire, elle avait bien son mot à dire au silence de Dieu.
Je trouve cette phrase super cool  :coeur:

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frère Augustin faire des signes étranges avec ses doigts, il brandissait  deux doigts au niveau de ses oreilles, vite cachés dans les manches de sa bure. Frère Pierre à l’autre bout de la salle hocha de la tête. Le premier fit un nouveau signe, tendant l'index et l'auriculaire, comme un rockeur. Frère Pierre fit la moue, il accepta tout de même la proposition du frère Augustin .en signalant un « ok » de plongeur avec le pouce et l'index.
Là j'arrive pas à me faire une idée visuelles des signes qu'ils échangent. C'est un peu embêtant car ça m'a fait sortir de l'histoire  :/ (j'essayais d'imaginer les signes au lieux de continuer à lire). A mon avis, soit il faut que tu précise d'avantage les signes, soit il faut que tu indique au lecteur que ce n'est pas grave s'il ne parvient pas à les visualisé (en donnant par exemple, moins d'élément dans le texte pour les imaginer).
Et par rapport au contexte je ne sais pas vraiment quelle solution est la bonne : la vivacité du texte s'appuit sur une description brève, mais d'un autre coté imaginé un langage précis (façon langue des signes) renforce l'intéligence de tes personnages et du coup donne de la profondeur aux échanges.
A mon avis, le mieux serait de trouver des expressions brêves qui permette de visualiser imédiatement la gestuel (comme le hochement de tête par exemple, que tu utilise au début et qu'on imagine imédiatement).
Et y'a un point qui se balade alors qu'il devrait pas aussi (Augustin .en signalant).

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(ballon d’eau chaude oblige)
Ah mais du coup c'est pas du tout au moyen age  :o
Pardon ^^ mais c'est que l'ambiance et le vocabulaire créaient plutot une atmosphère ancienne. Du coup peut-être que tu pourrais en jouer d'aventage ? Pour créer un effet de surprise, ou alors en faisant se cotoyer un vocabulaire plutot ancien avec des anachronismes flagrant (comme le signe du plongeur tout à l'heure). Ou peut-être les disséminer de façon plus harmonieuse dans le récit  :\? par exemple en en mettant très peu au début, jusqu'a ce que suffisament se soit accumulé pour que le lecteur soit obliger de situer le récit à son époque.

Voilà, lecture terminé ^^
Je suis pas hyper convaincu par le dernier paragraphe  :/ avec ce dernier paragraphe j'ai l'impression qu'il y a une façon de comprendre le texte, comme ci tu disais au lecteur qu'il y a une leçon à en tirer, mais je n'ai pas compris laquelle, du coup je ne sais pas comment interpréter l'ensemble du texte ^^. A mon avis, tu pourrais tout aussi bien l'enlevé et finir par : "La Terre continua de tourner sans se soucier du fin mot de l'histoire" ainsi, le lecteur serait libre de donner un sens au récit ou pas :) (ou alors explicité le sens que tu souhaite lui donné).
Sinon j'ai bien aimé, ton texte a un bon rythme et tu ocille entre sérieux littéraire et humour absurde ce qui le rend très sympa à lire. On retrouve ta plume prolixe comme dans "Xylo(quelque chose ><)" que j'avais lu.

Je pense que tu pourrais jouer d'aventage avec les anachronisme (comme je l'ai dit plus haut) : tu dis dès le début que le lieux s'accroche au XIIeme siècle ("les bures monastiques suivaient la cadence en refusant de quitter le XIIème siècle") donc tu dis d'amblée que le récit ne se déroule pas au 12ème siècle ! Pourtant les 4 premier paragraphes pourraient s'y placé sans problème (il s'y trouve peut voir aucun élément vraiment moderne), et le vocabulaire religion encouragerait même à l'y placé. Je pense que tu pourais essayer de disséminer des "anachronismes" au fil du récit, avec des éléments de plus en plus évident pour jouer avec le lecteur qui, comme moi, se serait imaginer un cadre médiéval.

Voilà, en espérant que se commentaire t'aiderais peut-être dans ta réécriture.
Au plaisir.

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Re : Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre sainte
« Réponse #11 le: 29 février 2016 à 21:06:57 »
Merci toutes les deux pour vos commentaires très détaillés  :coeur:


@Mary

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Euh, j’ai pas compris (surtout pour qualifier la croissance d’arbres…)
J'ai failli ne plus retrouver ma logique  :huhu:
Mais les arbres poussent lentement (bradycardie), contre tempo des secondes

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tu veux vraiment dire quantique ?
cantique cantique   :D   :facepalm: Merci  _/-o_

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(comme quand on a un mot sur le bout de la langue, qu'il vient pas et qu'on fini par en mettre un autre à la place :D)
Ca me fait un peu cet effet là aussi  :\?

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Est-ce que l’oxymore était partie de la contrainte ? :P Parce que la course-poursuite (oui d’ailleurs il te manque un tiret) champêtre à (il manque aussi le à) travers le potager, c’est rigolo
J'ai rectifié du coup, j'avais même pas capté tellement j'ai pris l'expression à son sens détourné

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Je vois ce que tu veux dire mais quand tu dis « deux minutes en plus car » on attend une explication de pourquoi on lui a laissé deux minutes. Or là tu nous expliques pourquoi on ne lui en a pas laissé plus. C’est clair ce que je raconte ?
J'ai capté. Mais on peut lui avoir laissé deux minutes en plus car on n'a eu le temps de l'arrêter avant ? (j'ai remanié quand même un peu)

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eugh, j’ai pas saisi le « cantinale » (j’imagine que c’est un jeu de mots pour cantonade, mais je ne suis même pas sûre)
C'était bien un néologisme, je le trouvais assez explicite mais bon... Ouaip cantonade, mais c'est pas le bon mot, genre à la louche, en gros, bref à la cantinale  :P

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hum, je ne sais pas si j’aime ou si je n’aime pas ce néologisme…
Celui là par contre je le laisse  :P J'aime bien son côté à la fois sinueux et qui ramène à tout petit



Et je comprends tout à fait. En fait c'est une remarque carrément pertinente... Là tout de suite, je ne le ferai pas (dernier moment dernier moment...), mais je crois que je vais y réfléchir, à leur donner un peu plus de background à ces moines, enfin plus de sensibilité et d'histoires. Mais je veux quand même garder ce côté sexe très présent dans l'enceinte, et le rendre un peu crasseux, pour garder ce contraste avec le moinillon (et donc le monde qui n'est préservé nulle part). A l'époque c'était un peu nouveau pour moi parce que tout mes personnages n'était que des persos fonctions en fait, là  c'est juste des tableaux d'autres choses, bref avec le recul maintenant, je me rends bien compte que je m'étais basé sur une certaine facilité, donc oui en l'état c'est un peu cliché dans le ton de certain...
Merci !!!



@Milena
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Là j'ai pas comprit cette phrase  :\? en l'état on dirait qu'il y a salle réservé aux échanges de paroles, sauf que les moines parle pas ><
Effectivement ca se joue à une virgule  >< C'est juste la salle des travaux en communs où pour l'occasion...

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Là j'ai un doute : spontanément j'aurais dit que tu avais voulu écrire le verbe atteindre (atteignant), mais le mot attenant existe aussi (qui est contigu) et fonctionne dans ce contexte. Du coup je souligne au cas où se serait une faute de frappe.
Tu fais bien, on sait jamais  ^^ Mais c'est bien attenant

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Là j'arrive pas à me faire une idée visuelles des signes qu'ils échangent. C'est un peu embêtant car ça m'a fait sortir de l'histoire  :/ (j'essayais d'imaginer les signes au lieux de continuer à lire). A mon avis, soit il faut que tu précise d'avantage les signes, soit il faut que tu indique au lecteur que ce n'est pas grave s'il ne parvient pas à les visualisé (en donnant par exemple, moins d'élément dans le texte pour les imaginer).
Et par rapport au contexte je ne sais pas vraiment quelle solution est la bonne : la vivacité du texte s'appuit sur une description brève, mais d'un autre coté imaginé un langage précis (façon langue des signes) renforce l'intéligence de tes personnages et du coup donne de la profondeur aux échanges.
A mon avis, le mieux serait de trouver des expressions brêves qui permette de visualiser imédiatement la gestuel (comme le hochement de tête par exemple, que tu utilise au début et qu'on imagine imédiatement).
:'( Decidémment j'y arrive pas avec ce passage... J'ai beau le réecrire j'arrive pas à le rendre clair. Effectivement ca peut être trop de références pour décrire les gestes, du coup ca demande trop précisément à visualiser des choses qui ont rien à voir. Alors ptet un truc pas précis du tout marcherait mieux ouaip...
Mais c'est dingue comment je galère à décrire un enchainement visuel vraiment précis avec les mains  :o


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Je suis pas hyper convaincu par le dernier paragraphe  :/ avec ce dernier paragraphe j'ai l'impression qu'il y a une façon de comprendre le texte, comme ci tu disais au lecteur qu'il y a une leçon à en tirer, mais je n'ai pas compris laquelle, du coup je ne sais pas comment interpréter l'ensemble du texte ^^. A mon avis, tu pourrais tout aussi bien l'enlevé et finir par : "La Terre continua de tourner sans se soucier du fin mot de l'histoire" ainsi, le lecteur serait libre de donner un sens au récit ou pas :) (ou alors explicité le sens que tu souhaite lui donné).
Ca aussi c'est une vraie question  ><
Il y a bien sûr quelque chose à comprendre, et effectivement je ne le donne pas beaucoup plus dans cette dernière phrase. Bref l'idée c'est que la fin ne sert à rien pour comprendre le texte, et que de toute façon, tout tournera en boucle pour revenir... au début du texte (même phrase). Bref si c'est une clé c'est pour te dire qu'il n'y en a pas à part ton observation. J'avoue avoir douter aussi sur cette fin, et je l'ai bien raccourci par rapport à la première version, alors si y'a qu'une phrase en trop qui te mindfuck... tant mieux limite, ca t'incites à chercher   :P


Alors pour pour les périodes et anachronismes, ca aussi c'est un super remarque  :\? Je voulais justement désamorcer carrément le fait que ca puisse y être, dès le début, parce que je pensais que ca créerait des déception de ses rendre compte que bin, en fait non, et je pensais que le fait que ca se passe maintenant mais que ca sonne comme avant, suffisait au pittoresque. Donc bon, je crois que je vais laisser comme ca, (et puis on dirait que tu as pas tilité au moment des 'signes de plongeurs et rockeurs' mais après  :mrgreen:) mais j'y ai vraiment réflechi, et je vais garder la remarque dans un coin, parce que y'a surement un truc à jouer là dessus ouaip  :\?

Encore merci à vous !
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Re : Habemus papam: Le moinillon s'en va en guerre sainte
« Réponse #12 le: 12 juin 2016 à 16:24:33 »
Détteratum !

Citer
Alors que les arbres croissaient, s’entrecroisaient au contre-rythme bradycardique des secondes trop rapides, sur cette étendue verdoyante, les mornes bures monastiques suivaient la cadence en refusant de quitter le XIIème siècle.
vu la phrase précédente, j'imagine que tu avais envie d'utiliser un style lourd, qui rappellerait les versions latines où on s'acharne à tout traduire. Ceci dit, j'ai quand même du mal avec "sur cette étendue verdoyante" : soit je l'enlèverais pour éviter la répétition, soit je la garderais mais en enlevant la première virgule


Citer
Un jeune moinillon par un rien de hasard et de perdition, pensait trouver sa voie dans les paroles de Dieu.

virgule à revoir, telle quelle, elle coupe le sujet et le verbe, ce qui n'est pas correct.


Citer
Malheureusement, réfléchir dans un milieu d’inaction où tout tend à un calme absolu, faisait pousser dans l’esprit de ce petit moinillon toutes les pulsions d’actions possibles

même remarque

Citer
Au lieu de trouver l’équilibre qu’avaient adoptés les autres moines lubriques entre envie et méditation,

adopté

Citer
La première d’une voix qui déclama un monologue imperturbable de vingt minutes, que les moines tentèrent tant bien que mal d’arrêter lors d’une course poursuite champêtre travers le domaine monacal.
je trouve la phrase maladroite : elle est trop longue et il manque une proposition principale

Citer
il offrit au jeune à la fin d’une prière collective, un temps de parole exclusif de deux heures, pensant qu’au bout d’une demie heure il s’arrêterait penaud
nouveau problème de virgule qui coupe cette fois-ci le verbe de son COD

Citer
Le petit cercle d’éplucheurs de patates, dont les plus anciens tiraient au début des faces de marbre contestataires devant à un tel outrage,
"à" en trop


Citer
- Les idées viennent du silence et les paroles doivent voyager. Le moinillon ajouta : Mon ami, nous partirons demain. »
bug dans le dialogue


J'ai trouvé ça sympathique. Le début était un peu laborieux mais la suite m'a semblé plus fluide. Les clichés, faciles, ne m'ont pas spécialement gênée, par contre je m'attendais à une fin un peu plus marquée vu que la fin on l'avait déjà dès le titre.
Y a-t-il une suite de prévu ?
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

 


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