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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Sans anchois

Auteur Sujet: Sans anchois  (Lu 5185 fois)

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Sans anchois
« le: 25 Juin 2013 à 20:14:51 »
Un sujet qui nous gêne est souvent la marque d'une polémique que l'on croit cloturée...

Celle-ci me renvoie aux limites du corps humain, que visiblement nous aimons à rendre plus vulnérable.
Le toucher et ses conditions, évasivement survolés dans ce texte.

Et je rajoute... une polémique que l'on croit cloturée ne peut, par principe, être soulevée à nouveau par la critique.




Valsant entre les manies stériles d'un Howard Hugues capitoné et l'hygiène corporelle d'un Hank en transe sur son canapé, Fabrice remerciait son budget savon relativement modéré à chaque fois qu'il se roulait une cigarette. Alors que ses doigts aggripaient tactilement la feuille, lui revenaient en mémoire ces peaux lissées, décapées, d'une société qui se révulsait à l'idée du contact physique. Il sentait d'ailleurs lui-même cette irritation corporelle à chaque fois que quelqu'un approchait d'un peu trop près son anatomie, saturant quelques instants son rythme cardiaque, pulmonaire et cérébral.
Sa présence d'esprit l'avait pourtant tenu à l'écart des habitudes de certains, qui se complaisent jovialement à multiplier les soins tout le long de la journée. Il s'était ensuite conforté, un peu plus tard, à l'idée que son épiderme gardait un certain respect des matières grasses sortant de ses pores. Car évidement, celles-ci étaient naturelement produites par l'organisme pour ne pas que la peau se déssèche, exactement à l'instar des cosmétiques destinés aux si connues peaux sensibles habituées au rinçage systématique de l'invisible de notre fonctionnement.
A toutes les remontrances timides qui l'auraient renvoyé aux désagréments causés par des auréoles un peu trop prononcées, des ongles noirs ou un excès de sébum dans les cernes, il aurait répondu par un haussement d'épaule aveugle, et aurait continué son chemin.
Son parfum à lui ne s'appelait ni Boss, ni Givenchy. Ceux qui s'aspergeaient de tels artifices étaient à son sens des individus en mal d'être avec eux mêmes, obnubilés par la stabilité de leur équation corporelle, mais aveuglés par les conseils fallacieux d'entités commerciales garantissant, avec un dédain vieux de quelques siècles, que chacun le vaut bien, qu'il vaut mieux prendre soin de soi, ou que plus t'en mets plus t'en as... Non, son parfum à lui respirait le soleil lorsqu'il allait à la plage. Il suait le naturel lorsqu'il faisait un effort prolongé, et tombait à l'immobile lorsque le froid le prenait.

Fabrice fermait les yeux lorsque lui vinrent ces quelques petites réflexions. Il rentrait du travail, comme n'importe quel jour de la semaine, et à l'instar de chacun de ces quotidiens répétitifs, il se trouvait entre dix sept heure et dix huit à l'intérieur d'une rame de métro plus bondée qu'une bombonne de chèvre.
Comme chaque été, il ne pouvait réprimer un froncement de narines, forcé et tenu comme une séance d'apnée. Son regard évasif et fuyant s'octroyait, entre deux contemplations de vitre, quelques yeux jetés vers des visages identiques, facialement étirés contre l'assaut olfactif, que les passagers auraient probablement qualifié d'inévitable si Fabrice s'était senti de leur demander.
Encore fallait-il oser. Oser leur dire ses doutes quand aux nouveautés vendues à la pelle, et sur-considérées en tant que telles, toutes ces 'révolutions' vendues par des publicitaires ennuyés, en collaboration avec ces patrons feignant mais surproductivistes, jouant en duo avec les craintes et les attentes d'une population à l'oreille sage, dilligente, vissée à cette immense pancarte que chacun s'amuse à se coller au monde : la vérité est parmis nous, on nous la sert tous les jours, partout.
Encore fallait-il oser leur dire sa vision de l'humain larve. Celle qui lui disait que l'humain détourne son regard de lui même, au profit de ses productions toujours plus effusives, noyant ses perceptions dans le torrent de l'information.

Oser dire à ces filles que leurs cheveux n'ont pas un aspect paille à cause d'un mauvais L'Oréal qui n'atteindra son idéal uniquement sur les affiches photoshopées en quatre par trois. Oser leur dire que leurs mains deviennent accros aux onguens, vernis et autres saloperies venant destituer tout pouvoir d'adaptation physique.
Oser dire à ces mecs que leurs déodorants cachent leur vraie odeur, recalant celle ci dans des mélanges de fin de soirée qui renifflent la macération impropre de leurs effluves, qu'ils ne peuvent définitivement pas apprécier sinon avec un accompagnement des plus douteux chimiquement.
Oser tenir leur attention frivole autour de ce sujet qui fait baisser les têtes ou lever les mentons.

'Comme s'ils assumaient cette part d'eux même', se dit Fabrice avec un sarcasme évident. 'Ces cons ne voient pas qu'ils en sont encore à traiter de polémiques d'un autre siècle.'
'Ils ne sentent pas que nous cloisonnons nos corps dans des carcans impossibles.'
'Ils ne voient plus leur côté naturel. Ne reste plus que leur appétit insatiable de stérilité, alimenté par un dégout d'eux mêmes qu'ils tentent d'exterminer par la fuite, en vain bien entendu.'
'Le pire dans tout ça, c'est que nous arrêtons de  nous construire par nous même. Et à partir de ce moment là, il est évident que nous perdions le contrôle.'
'Tous les complexes cachés derrière ces masques ne disparaissent pas complètement, la vie est ainsi faite et beaucoup ont tendance à l'oublier.

'Commencez par aimer votre corps avant d'aimer ce que vous en faite si maladroitement. Aimez votre odeur plutôt que celle encapsulée dans sa bouteille plastique.'

Fabrice aurait voulu leur signifier ceci, et plus encore. Hélas il ne vivait en aucun cas dans un monde où l'on pouvait arranguer la première masse venue dans un métro pour revendiquer autre chose qu'une pièce de monnaie ou une cigarette.

Alors il descendit dès qu'il fut à la station souterraine. Il remonta les marches et, une fois dehors, alluma une cigarette qui le renvoya encore une fois au sujet. Il esquissa un sourire désengagé à la première bouffée qu'il recracha involontairement sur la grimace d'une femme plutôt jolie.
Une fois chez lui, il sous pesa dans ses mains son paquet de gauloises et son tube de dentifrice, sourit à nouveau et se demanda l'espace d'un instant... 'Quel est le gout d'une bouche ?'
Indécis, il s'arma de son téléphone et commanda une pizza.
.

Hors ligne Babataher

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Re : Sans anchois
« Réponse #1 le: 25 Juin 2013 à 21:02:00 »
Salut,
J'ai lu avec plaisir votre texte.
Quelques phrases m'ont interpellé, j'ai du les relire pour comprendre:
 saturant quelques instants son rythme cardiaque, pulmonaire et cérébral.
En lisant une deuxième fois ce bout de phrase m'a semblé...comme un plus
pour ne pas que la peau se dessèche
 j'aurais écrit: pour empêcher la peau de se dessécher?
Ceux qui s'aspergeaient de tels artifices étaient à son sens des individus en mal d'être avec eux mêmes, obnubilés par la stabilité de leur équation corporelle, mais aveuglés par les conseils fallacieux d'entités commerciales garantissant, avec un dédain vieux de quelques siècles, que chacun le vaut bien, qu'il vaut mieux prendre soin de soi, ou que plus t'en mets plus t'en as
 Il m'a fallu du souffle pour lire.
Son regard évasif et fuyant s'octroyait, entre deux contemplations de vitre, quelques yeux jetés vers des visages identiques, facialement étirés contre l'assaut olfactif, que les passagers auraient probablement qualifié d'inévitable si Fabrice s'était senti de leur demander.
 Même remarque que précédemment.
Oser leur dire ses doutes quand aux nouveautés vendues à la pelle, et sur-considérées en tant que telles, toutes ces 'révolutions' vendues par des publicitaires ennuyés, en collaboration avec ces patrons feignant mais surproductivistes, jouant en duo avec les craintes et les attentes d'une population à l'oreille sage, dilligente, vissée à cette immense pancarte que chacun s'amuse à se coller au monde : la vérité est parmi nous, on nous la sert tous les jours, partout.
des phrases courtes auraient plus d'impact. Enfin je suppose!
 Et à partir de ce moment là, il est évident que nous perdions le contrôle Le contrôle de nous mêmes? De notre corps?
 Il remonta les marches et, une fois dehors, alluma une cigarette qui le renvoya encore une fois au sujet. Il esquissa un sourire désengagé à la première bouffée Trouve-t-il l'odeur de la cigarette naturelle?
Un vrai plaisir de vous lire.
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne Aléa

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Re : Sans anchois
« Réponse #2 le: 27 Juin 2013 à 00:48:11 »
Salut!

Original ce texte, bien écrit aussi, mais c'est sur que c'est pas un sujet souvent attaqué et c'est toujours bien d'avoir des points de vues, j'aime bien la fin aussi
Tu tournes peut etre legerement en rond au milieu, avec les publicitaires et l'odeur du corps, c'est moins tranchant mais ca se lis aussi bien
Ca me fais penser à un phrase que j'aime bien me dire, l'Homme pour ce qu'il est et non ce qu'il voudrait etre.

A plus!
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

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Re : Sans anchois
« Réponse #3 le: 27 Juin 2013 à 11:10:22 »
Merci d'être passés malgré le pseudo avertissement : 'polémique dangereuse' (ceux qui se sont abstenus se sentent surement soit trop sales pour donner leur avis, soit trop propres pour comprendre le réel sens du texte).

Bab, je vois que tu découvres mes phrases à ralonge ^^ tu vas voir, je vais entrainer ton apnée phrasée à la lecture, pasque j'aime pas trop et j'arrive pas à faire autrement.

Citer
Et à partir de ce moment là, il est évident que nous perdions le contrôle Le contrôle de nous mêmes? De notre corps?
hmm bien vu... je voulais dire par là que personne n'est allé verifier que le dernier antipelliculaire de garnier ne soit pas du foutre de balaineau (quelles que soit les capacités antipelliculaires d'un tel produit, même si c'est ces mêmes capacités qui doivent être remises en question ^^)

Citer
Trouve-t-il l'odeur de la cigarette naturelle?
Ahah je ne sais pas, d'ailleurs c'est fort probable que non... je dirais que le gout est meilleur que l'odeur, même si je suis pas fan des deux (enfin cigarettes... :-¬?)

Arrêtes le 'vous' bab, ça fait trop adulte pour moi ^^

Thx à toi aussi Ben, ta phrase colle pas trop mal malgré son aspect universel

Au plaisir
.

Hors ligne Baptiste

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Re : Sans anchois
« Réponse #4 le: 27 Juin 2013 à 15:51:23 »
Salut
Citer
Alors que ses doigts aggripaient tactilement la feuille
Agrippaient tactilement, j'aime pas trop
Sinon, je sais pas si tu roules tes clopes, mais quand tu viens de te laver les mains, c'est hyper relou. Donc je comprends pas pourquoi il remercie son budget savon (enfin, je comprends avec le modéré mais je sais pas, c'est bizarre, j'ai l'impression que ça fait contresens avec la suite)

J'ai bien aimé, c'est bien sec, tranchant, cool quoi
J'ai bien aimé la chute
Pas grand choses d'autre à dire

Merci pour ce texte
au plaisir

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Re : Sans anchois
« Réponse #5 le: 27 Juin 2013 à 16:00:38 »
Exactement Baptiste, le test de la surpropreté se situe là, quand on roule une cigarette, la préhension des doigts sur le papier. Par contre j'avoue que je trouve ma formulation assez claire, quoiqu'elle aurait pu être mieux exploitée !

++
.

Hors ligne El_ChiCo

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Re : Sans anchois
« Réponse #6 le: 12 Décembre 2014 à 21:35:10 »
Me revoilà pour le texte suivant ;) :mrgreen:



Alors, déjà, c'est con, mais j'ai pas compris le petit paragraphe de présentation du texte… :-[


Howard Hugues
Howard hughes ?
Je ne comprends pas bien non plus le concept de Howard Hughes capitoné
Et d'ailleurs, il y a deux n dans capitonner.


l'hygiène corporelle d'un Hank en transe sur son canapé
Je ne dois pas avoir la référence, là…


Alors que ses doigts aggripaient tactilement
un seul g suffit. Par contre il faut deux p.
et agripper tactilement ça veut pas dire grand chose.
Je comprends bien l'idée selon laquelle avec les doigts propres tu peux pas rouler une clope, mais c'est très vilain.
Peut-être parce que le mot tactilement n'est pas un mot officiel. En même temps, de façon tactile on ne comprend pas bien ce que ça peut représenter[/i]. C'est peut-être encore la maladie de l'adverbe qui frappe…


saturant quelques instants son rythme cardiaque, pulmonaire et cérébral.
plutôt ses rythmes cardiaque, pulmonaire et cérébral


qui se complaisent jovialement à multiplier les soins tout le long de la journée.
qui se complaisaient,
tout au long est plus agréable je trouve.


Il s'était ensuite conforté à l'idée
Il semblerait que ce soit plutôt conforter dans


celles-ci étaient naturelement produites par l'organisme pour ne pas que la peau se déssèche
naturellement, avec deux l
pour que la peau ne se dessèche pas, la phrase passe mieux dans ce sens je trouve, et il y a un accent en trop dans le verbe.


A toutes les remontrances
Majuscules accentuées si possible.


des individus en mal d'être avec eux mêmes,
Ça fait très bizarre en mal d'être avec eux mêmes. En mal-être plutôt.
Il faudrait un trait d'union aussi entre eux et mêmes.


et à l'instar de chacun de ces quotidiens répétitifs,
Il y a un peu de répétition avec l'instar
Surtout qu'en l'occurrence je ne comprends pas bien quelle comparaison il peut y avoir
entre Fabrice et le quotidien.
Ou alors tu veux dire que, comme chaque jour le métro est bondé, comme ces journaux qui racontent chaque jour les mêmes choses, mais alors c'est pas super clair…


il se trouvait entre dix sept heure et dix huit
Il faut revoir aussi l'ordre ici. Plutôt entre dix sept et dis huit heures .


une bombonne de chèvre.
C'est quoi une bonbonne de chèvre ?


facialement étirés
facialement, ça existe encore moins que tactilement.


Comme chaque été, il ne pouvait réprimer un froncement de narines, forcé et tenu comme une séance d'apnée. Son regard évasif et fuyant s'octroyait, entre deux contemplations de vitre, quelques yeux jetés vers des visages identiques, facialement étirés contre l'assaut olfactif, que les passagers auraient probablement qualifié d'inévitable si Fabrice s'était senti de leur demander.
J'ai absolument rien compris à cette phrase…


ces patrons feignant mais surproductivistes
fainéants


jouant en duo avec les craintes et les attentes d'une population à l'oreille sage, dilligente, vissée à cette immense pancarte que chacun s'amuse à se coller au monde : la vérité est parmis nous, on nous la sert tous les jours, partout.
Un seul l à diligent, et pas de s à parmi.
Et puis c'est comme la phrase précédente, ça veut un peu rien dire…
Ou alors ça veut dire quelque chose de tout con, sauf que je ne comprends pas parce que tu noies ton propos dans des tournures alambiquées.


Oser leur dire que leurs mains deviennent accros aux onguens,
onguents


recalant celle ci dans des mélanges de fin de soirée qui renifflent la macération impropre
celle-ci, qui reniflent


sinon avec un accompagnement des plus douteux chimiquement.
Là encore je ne comprends pas le sens de cette fin de phrase. C'est formulé très bizarrement.


un dégout d'eux mêmes
eux-mêmes


'Le pire dans tout ça, c'est que nous arrêtons de  nous construire par nous même. Et à partir de ce moment là, il est évident que nous perdions le contrôle.'
nous-mêmes, moment-là
Je ne comprends pas bien l'imparfait à perdre.
Et concernant les guillemets, c'est volontaire les guillemets simple, plutôt que les guillemets français standard ?
Quant à l'ouverture et la fermeture systématique à chaque phrase, ce n'est pas forcément les recommandations typographique, mais ça c'est autre chose.
Et tant qu'à faire, puisqu'on est dans la typographie, il y a une double espace entre nous arrêtons de et nous construire


on pouvait arranguer
haranguer


il sous pesa
soupesa



Beaucoup de fautes qui rendent la lecture parfois difficile.
Et surtout, beaucoup de formulations bien trop complexes pour ce que tu veux dire. C'est surtout ça qui rend la lecture fatigante.

Quant au titre, avoir choisi sans anchois juste parce qu'il y a le mot pizza dans la dernière phrase, je ne trouve pas que ce soit vraiment justifié.


Globalement, j'ai compris que tu critiquais cette société stérilisée où il faut sentir bon, être propre, tout ça tout ça, mais à vrai dire, je n'en suis même pas sûr parce que je me dis qu'il y a peut-être plein de choses que j'ai mal interprétées ou mal comprises…


Du coup, je ne suis pas du tout convaincu par ton texte.
Et pourtant, je fais plutôt partie des gens qui défendent les défenses naturelles du corps humain…


Désolé donc.

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Re : Sans anchois
« Réponse #7 le: 12 Décembre 2014 à 22:40:57 »
Je ne suis pas convaincue non plus...  :-\ même si je suis "plutôt d'accord" sur le fond.
Il m'a manqué quelques phrases bien percutantes, qui restent en tête, du genre qui font bien passer le message, et avec les quelques phrases à rallonges, on s'ennuie un peu  :/
Point positif, je suis épatée que t'es réussi à écrire autant sur un sujet comme celui-là, et sans répétitions de mots (du moins, rien qui ne m'a sauté aux yeux)
Should we reboot universe ?

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Re : Sans anchois
« Réponse #8 le: 03 Janvier 2015 à 17:13:16 »
Citer
. Alors que ses doigts aggripaient tactilement la feuille,

c'est possible d'agripper quelque chose autrement que tactilement ?

Citer
Son regard évasif et fuyant s'octroyait, entre deux contemplations de vitre, quelques yeux jetés vers des visages identiques, facialement étirés contre l'assaut olfactif, que les passagers auraient probablement qualifié d'inévitable si Fabrice s'était senti de leur demander.
louuuurd et du coup pas clair


 
Citer
Oser leur dire ses doutes quand aux nouveautés vendues à la pelle,
quant aux

Citer
Oser dire à ces mecs que leurs déodorants cachent leur vraie odeur, recalant celle ci dans des mélanges de fin de soirée qui renifflent la macération impropre de leurs effluves, qu'ils ne peuvent définitivement pas apprécier sinon avec un accompagnement des plus douteux chimiquement.
j'ai perdu le fil de la phrase, trop lourd

Hm, quel rapport avec le titre hormis la pizza de la fin ?
J'ai pas réussi à accrocher. Je pense qu'un texte qui veut dénoncer une tare de la société humaine devrait avoir une orthographe impeccable (ça convainc mieux). Bref, si tu corrigeais tes fautes, ça sera mieux pour tes futurs lecteurs.  ;)
Au niveau du sujet, je n'ai pas été convaincue, je trouve ton style très lourd et parfois tu me perds dans tes phrases à rallonge qui se veulent pourtant dénonciatrices.
Peut-être que pour que j'accroche ça manque d'arguments ou d'un fil narratif plus construit, tel quel, ça me convainc ni au niveau du style, ni au niveau du fond. Désolée...
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Bey

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Re : Sans anchois
« Réponse #9 le: 04 Janvier 2015 à 01:58:32 »
Bon, j'ai un peu l'impression d'être un enfants de quatre ans qui s'incruste dans un cocktail de gentilhomme ayant tous gagnés à trois reprises le prix Goncourt, mais c'est un peu ça l'intérêt du forum, non? Avoir des points de vues diversifiés...

Bon je dois dire que, à prime abord, c'est pas mon genre de texte, parce que c'est lourd. Vraiment lourd. Vrraiment, vrrrrrrrrrrrrrraiment lourd.

En même temps il est vrai que le point de vue est intéressant, d'autant plus que certaines façons que tu as de le formuler. J'ai surtout aimer ce passage:
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mais aveuglés par les conseils fallacieux d'entités commerciales garantissant, avec un dédain vieux de quelques siècles, que chacun le vaut bien
Ce genre de commentaire cynique, j'adore.

Cependant, j'étais venu pour m'envoler dans une histoire qui me ferait ressentir quelques choses. J'ai plutôt eu l'impression d'être écraser par une dissertation qui me faisait des remontrances. J'aurais préféré que tu me fasses vivre ta pensée au lieu de la décrire.

Ce que je veux dire, c'est que la seule chose que ce texte m'a fait ressentir, c'est essentiellement du dégoût pour Fabrice. Pas pour son odeur, mais bien pour son arrogance. Et ça, ça m'empêche complètement d'adhérer à la position.
« Modifié: 04 Janvier 2015 à 02:40:34 par Bey »

 


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