Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Protée

Auteur Sujet: Protée  (Lu 5011 fois)

Hors ligne HB

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Protée
« le: 08 Mars 2013 à 21:01:12 »
1. Où Protée ferme les yeux.

Un oeil à la pupille un peu de côté. Le blanc forme un croissant (il rosit - des points apparaissent sur le fond de plus en plus rouge). La lune est rouge. Le ciel est un cercle rouge où éclatent les étoiles. Les étoiles sont noires. Ce sont des pépins. Le ciel est une pastèque fendue. Les lèvres (d'où viennent-elles ?), en s'écartant, découvrent deux rangées de dents, comme des habits propres sur un fil, au soleil. Les dents croquent la pastèque. Le menton jeune et féminin dégouline ; le soleil brille sur le menton jeune et féminin. Tout le bas du visage sourit (on ne voit pas le haut). En dessous du visage, des cheveux ondoient et la bouche y crache les dents sanguinolentes comme dans un mouchoir. Mais les cheveux sont des champs fertiles ou des vagues, c'est connu.
Des mains sortent de terre, ou de l'eau : une petite armée de mains. La dernière d'entre elles se ferme, un pépin sur la paume. En même temps, les doigts s'arrondissent, ils font des rosaces et deviennent les pétales d'un gros bourgeon clos. Quand la fleur s'ouvre, un rai de lumière s'en échappe.
Le rai de lumière perce la pupille, la paupière est chaude à l'intérieur et s'obscurcit et les images se brouillent. L'oeil est une île au milieu d'un lac. L'oeil est aussi la forêt sur cette île au milieu du lac. Dans cette forêt, deux oiseaux se répondent.


2. Où Protée s'endort.

Protée tombe par-dessus bord. Sa chute est amortie par la neige beige très clair et chaude, remplie de brindilles de tamaris, d'aiguilles de pins parasols attachées deux par deux, et de capsules, de pièces, d'empreintes, d'algues, de coquillages.
Protée s'éloigne, sur le bateau. Il marche dans la direction opposée à celle du bateau mais le bateau ne ralentit pas. Il regarde à travers le hublot. Quel étrange spectacle ! Poussant de petits cris, en fuyant de leurs coquilles, dérapent comiquement bernicles et buccins. Une armée de crabes les poursuit (leurs bourgeons au bout de tiges charnues s'épanouissent). Comme des poils sous l'action du feu, les petites feuilles en écaille des tamaris frisent, se recroquevillent. Au revoir doucement épileptique de leurs longues grappes de fleurs allant du bleu clair au violet, en passant par le rose.
Des milliers de vitres se brisent. Protée est sourd. Protée était déjà muet, maintenant il est sourd.

La région est déserte, la forêt qui descend des deux montagnes les plus hautes est plus sombre dans le creux, dans le coin le plus sombre du creux le plus sombre, entre les deux montagnes, il y a une maison, la région est déserte sauf pour cette maison qui a une cave immense, une cave à plusieurs niveaux, avec des escaliers, qui partent un peu partout, labyrinthe à dimensions multiples : au dernier niveau de cette cave (on n'y arrive jamais à pieds), dans la dernière salle, qui est la plus haute et la plus étroite, au fond de ce silence : un pincement.
Ça lui rappelle quelque chose, à Protée. — Ligne horizontale. Monde en suspens.
Le son devient écho, écho d'écho — c'est la partie la plus infime du monde, le dernier retranchement de l'atome. Le pincement s'affaiblit.
La corde vibre de plus en plus fort. Protée est à des milliers de kilomètres de la salle mais il l'entend. C'est une corde de guitare. Seuls manquent la guitare et le musicien.
Protée pince la corde. Il est dans la salle et le son de la corde traverse toutes les autres salles de la cave de la maison, résonne dans la forêt, au haut des montagnes et dans le ciel.
A chaque fois que Protée pince la corde, une goutte de sang tombe sur le sol.

3. Où Protée se réveille et parle.

« Quelle fleur naîtra de cette flaque ? — Je me suis laissé prendre aux fils. Jeu compliqué. Il fallait tendre mon sourire, j'ai tendu les bras, les jambes, la peau du ventre — je saigne. Tu te cachais derrière les rideaux, tu étais à la fenêtre mais je ne te voyais pas, quand j'ai su que tu allais sauter, j'ai couru dans le mauvais sens, j'ai vu l'ombre de ton corps avancer sur le sol, me croiser, il y a eu un grand paf ! tu avais atterrie derrière la voiture. Tu as encore sautée - un déjà-vu —, emballée dans tes cheveux : j'ai pu te rattraper ; mais tu n'étais pas toi, tu n'étais qu'une poupée molle. Ton cadavre habillé de tes cheveux dégoulinait sur le goudron, on aurait pu croire que c'était la voiture qui perdait de l'huile. Il fit nuit, les réverbères plongèrent tête première dans ton sang lourd. Je me demande quelle fleur naîtra de cette flaque. J'étais dans cette flaque, l'air bête, sans voix, clapotant, mon coeur minuscule palpitant ; ridicule, je pompais tes globules ; j'étais un crapaud sec, personne ne vint m'embrasser. Je me mis à gober les moustiques, mais il y en avait trop, je gonflais à vue d'oeil — d'autres moustiques me dégonflèrent assez douloureusement. J'étais mi-homme mi-loup, bien qu'encore très civilisé (je ne pouvais m'empêcher de demander ma route). Un soir, un vieillard me dit : c'est là-bas que tu vas, au fond de la forêt t'attend un enfant, ce sera ton appât. Mon appât ? me dis-je, mais qui dit appât dit piège... Et j'ai mangé le vieillard, puis tous les autres vieillards du village : ils mentent. Ils étaient soixante-trois, leur sang n'a fait qu'une flaque. Quelle fleur ? Que dites-vous ? On a lâché les chiens, on m'a tiré dessus, on m'a eu, j'ai dit : achevez-moi, juste pour rire ! On m'a dépecé vivant, on a déchaussé mes dents, on m'a scalpé, on m'a affublé d'une fausse barbe, on m'a mis debout, on m'a donné une canne, je suis un vieillard. Ils on dû croire que ça pouvait toujours être nécessaire. J'ai pas sauvé ma peau, ni mes dents, ni ma dignité, mais on me sert un bol de soupe par jour, c'est mieux que rien. Tu signalais ta présence dans le pays en m'envoyant tes mains, elles étaient capables de voyager une semaine sans se poser ; quand elles arrivaient chez moi, toutes froides de l'air froid des hauteurs, que je les cajolais, que je les patinais, que je t'astiquais chaque doigt minutieusement, je me demandais tout de même si je voulais continuer ce genre de correspondance, et puis je le savais : pendant ce temps tu te servais du reste de ton corps pour vivre. Je croyais le savoir, en fait, comme pour le reste je me trompais. Pendant ce temps tu m'attendais, immobile, dans un parc, à la place d'une fontaine tarie. Tu prenais la pose la plus difficile à garder, fixant le vide, engourdie, pâle. De tes moignons le sang giclait dans le bassin. On me l'a raconté, jamais je ne t'ai vu ainsi, lorsque tu sentais mon approche, tu descendais de ton piédestal pour ne pas m'intimider, et puis tu faisais aussi un peu semblant de ne pas m'attendre, pour le jeu. Un jour, j'en ai eu marre, marre de cette tension, de ce jeu, que je n'arrivais pas à comprendre, j'ai gardé tes mains et je ne suis pas venu, je suis même parti très loin. Plus tard un voyageur, un vrai, de ceux que l'on ne s'attend plus à trouver au coin de la rue, me raconta ton histoire. Moi j'avais tes mains dans les poches, mais c'est comme si tout cela je ne l'avais pas vécu. Ton visage ? Perdu dans ma mémoire. Je n'ai pu m'empêcher de rire quand il m'a dit que tu achevais de pourrir en l'air, que ton corps en volant se parait de fleurs ; la tombe ambulante c'est moi, mon coeur de pierre. Il fallait tendre mon sourire — j'ai tendu les bras, les jambes, la peau du ventre — je saigne : quelle fleur naîtra de cette flaque ? »

4. Où l'on piège Protée.

J'entre dans le salon et demande : « Pourquoi est-ce que vous avez fait un trou dans la table ? » (En effet, c'est intrigant, ce trou rond, au milieu). Là, sans répondre, ils me ligotent, puis soulèvent la table basse et me la mettent dessus, ou autour.
Assis par terre. Avec les autres. Seulement ma tête et une partie de mon buste sortent par le trou, on dirait que la table accouche de moi.
Devant chacun, il y a un bol de riz, un autre de crudités et des baguettes. Ils prennent l'apéro. L'ambiance zen est troublée par deux chats qui jouent à se battre, ils font des courses-poursuites, d'une pièce à l'autre, bondissent sur le canapé, se roulent sur le tapis en se mordillant dans le cou et puis vite repartent après un ou deux ffff ! ou khhh ! et un bref couinement si une certaine limite est dépassée. Je plains les voisins du dessous qui entendent le petit galop, le bruit des griffes aussi à chaque dérapage sur le parquet.
Deux femmes discutent musique. Un homme écoute. Un autre se gratte le nez et un autre, revenant des toilettes, m'injecte une dose de drogue dans une veine de la nuque, sous l'oreille. On fait des commentaires sur mon dos. L'un se fait l'avocat du diable, l'autre rigole et un troisième hésite. Celui qui se grattait le nez se lève pour resservir le monde et en profite pour prendre la machette dans le meuble où je range l'alcool. Le plus inquiet fait semblant de ne pas regarder et les autres l'imitent. Moi j'ai vu.

En remplissant les verres, il a l'air coupable, il se sert un bitter cassis et me demande où sont rangés les CD. Un des chats renverse le djembey mais le tapis amortit le son de la chute. Je ne sais lequel des intrus va le remettre à sa place, en tout cas celui qui se rassoit a la gueule d'une souris des champs bleue pâle sous un bonnet de Pierrot la lune.
Le petit chaperon rouge a bien grandi, ses seins pointent sous ses vêtements. A côté, et maintenant au-dessus d'elle, un arbre à la forme quasi humaine étend ses membres dont les feuilles bruissent et me transmettent leur ravissement végétal comme à travers des veines ou des nerfs où passent le son et les couleurs. Je ne sais pas pourquoi le hibou sur une des branches me regarde avec tant d'insistance, ses yeux violets font des spirales difficiles à fixer plus d'une seconde, et dans ses ailes repliées, quelque chose d'indiciblement sensuel se passe. En dessous, dans son habit bleu violacé très sombre, celui qui versait l'alcool, avant, je l'ai reconnu, chante et joue de la guitare d'une façon si subtile que les bras m'en tombent. Un Arlequin blond se mire dans la mare de mes yeux, alors je me dis qu'il vérifie l'état de mes pupilles. Une sorcière, belle, en fin de compte, danse. Je remarque la guitare. Une forme bizarre. Mais ne m'étonne pas pour si peu. D'ailleurs, il en joue si bien. Dire que les bras que je n'ai plus ne peuvent pas l'applaudir ou taper en rythme ! Le Pierrot au museau de rongeur, ou derviche kadirite (on a effectué des changements minimes sur son vêtement : une tunique noire recouvre le chemisier blanc (linceul) avec des boutons noirs, et le chapeau turc ressemblant à un pot de fleurs renversé symbolise ma pierre tombale), se lèche les babines, le petit chaperon rouge a une faim de loup aussi, et des moustaches lui poussent, longues et droites, où des angelots innombrables comme des moucherons dans un jardin d'été, pas encore pris au piège de la toile, jouent de la harpe, le hibou montre ses crocs, l'arbre est encore plus effrayant, ses feuilles sont autant d'yeux pénétrants que ceux des pendus accrochés aux mêmes branches dans la même vision dont les corbeaux picorent les paupières, l'épileptique Arlequin à la chevelure blonde court et saute d'un côté de la pièce à l'autre et les couleurs de son costume varie au fur et à mesure de ses déplacements comme un soleil. Des fois, il sort du salon et je ferme les yeux parce que j'ai peur. Des fois c'est le plus doux lorsqu'il se faufile à travers les branches qui filtrent ses rayons. Des fois la sorcière l'arrête dans sa course et c'est l'éclipse le temps d'un clin d'oeil. L'espèce de Scaramouche se transforme en scarabée poli et raffiné et joue toujours de la guitare, à présent monté sur un cheval. Il ne joue pas faux, même si c'est dissonant, et pour le moins étrange. Sa guitare est une machette à entendre les sons en haut de mon crâne.
Pendant le dîner, j'entends encore tout ça en musique de fond. Ce qui gâche un peu la justesse et le bon goût du moment c'est qu'ils mangent salement, ils y vont de leurs mains dans ma cervelle et j'ai des soubresauts nerveux comme un singe de Guyane, mes jambes risquent de tout faire valser et je crois que je n'ai jamais autant écarquillé les yeux. Mais ce que je vois me plaît : mon corps se divise en parties menues qui s'envolent par la fenêtre et par la cheminée, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à voir.
« Modifié: 16 Août 2013 à 20:52:44 par HB »

Hors ligne HB

  • Prophète
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Re : Protée
« Réponse #1 le: 16 Août 2013 à 20:01:04 »
Attention, il n'y a pas eu de réponse à ce sujet depuis au moins 120 jours.
À moins que vous ne soyez sûr de vouloir répondre, pensez éventuellement à créer un nouveau sujet.


 :-[

Au lieu de poster un nouveau texte, ce soir, j'ai pensé remonter un ancien sans commentaire (merci à l'index des titres !). Je le ferai rarement, promis juré.
... C'est l'histoire de Protée qui tombe d'un bateau.

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
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Re : Protée
« Réponse #2 le: 17 Août 2013 à 13:08:39 »
salut,
Je ne sais pas si mon commentaire apportera un nouveau visage à ce caméléon!
Mais je pense que du moment qu'il s'agit d'un protée (: 'Personne qui change constamment d'apparence, d'attitude ou d'opinion' d'après une certaine définition.) tout est permis ou plutôt tu te permets de créer un univers nouveau que tu débroussailles à ta guise. Tel un pionnier qui explore des horizons nouveaux tu t'enfonces dans un monde de ton imagination où tu risques de te trouver, je n'en suis pas sûr, tout seul.


Citer
4. Où l'on piège Protée.

Cette partie me rappelle la coutume des notables chinois pour déguster la cervelle de singe. Horrible fin digne de figurer dans le film la planète des singes.
J'ai pris du plaisir à te lire et je ne pourrais, vu l'originalité de ton écriture, t'apporter plus que ce que j'ai dit.
Au plaisir.
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne HB

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Re : Protée
« Réponse #3 le: 10 Octobre 2013 à 19:39:35 »
Je remonte une dernière fois ce texte. Un de ceux qui me plaisent le plus.

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4. Où l'on piège Protée.

Cette partie me rappelle la coutume des notables chinois pour déguster la cervelle de singe. Horrible fin digne de figurer dans le film la planète des singes.
J'ai pris du plaisir à te lire et je ne pourrais, vu l'originalité de ton écriture, t'apporter plus que ce que j'ai dit.
Au plaisir.

Il parait que c'est pareil en Guyane.

Hors ligne Thérébentine

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : Protée
« Réponse #4 le: 10 Octobre 2013 à 21:57:20 »
J'ai beaucoup aimé la partie 3.
J'ai repéré quelques fautes d'orthographe ( ce qui ne m'est jamais arrivé sur un de tes textes). De manière générale, pour ce qui est du reste du texte, j'ai trouvé que c'était moins abouti que ce que j'ai lu récemment de toi.
Ça gagnerait sans doute à être retravaillé un chouya.
La partie 3 est parfaite, rien à dire.
J'ai bien aimé l'histoire de la dégustation de cervelle et la manière très sobre dont tu l'as amenée.





« Modifié: 10 Octobre 2013 à 23:04:04 par Thérébentine »
"Faites des bêtises, mais faites les avec enthousiasme" Colette

Hors ligne HB

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Re : Re : Protée
« Réponse #5 le: 10 Octobre 2013 à 22:18:35 »
J'ai beaucoup aimé la partie 3.
J'ai repéré quelques fautes d'orthographe ( ce qui ne m'est jamais arrivé sur un de tes textes). De manière générale, pour ce qui est du reste du texte, j'ai trouvé que c'était moins abouti que ce que j'ai lu récemment de toi.
Ça gagnerait sans doute à être retravaillé un chouyat.
La partie 3 est parfaite, rien à dire.
J'ai bien aimé l'histoire de la dégustation de cervelle et la manière très sobre dont tu l'as amenée.


Et la flemmarde, en plus...
Quelles fautes, stp ?
Protée est pas sensé être abouti.  :mrgreen:
Un chouïa.  :P Ou après vérification aussi chouia, chouya, chouillat, d'après wiki...


Edit : La partie 3 est la plus féminine, non ?
« Modifié: 10 Octobre 2013 à 22:26:38 par HB »

Hors ligne ernya

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Re : Protée
« Réponse #6 le: 04 Janvier 2015 à 14:29:21 »
Citer
Le ciel est une pastèque fendue.

 :coeur:

C'est très spécial comme texte. Tu l'as écrit sous influence ? de manière automatique ? de manière habituelle ?
J'ai pas mal aimé la partie 1 pour ma part qui me faisait penser à Maldoror. J'ai bien moins accroché au reste.
C'est un peu trop hermétique, changeant pour moi en fait. J'ai du mal à me raccrocher à quelque chose.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

suze

  • Invité
Re : Protée
« Réponse #7 le: 05 Janvier 2015 à 14:29:53 »
C'est très bien, j'aime beaucoup. Belle écriture, beaucoup d'idée.

Hors ligne HB

  • Prophète
  • Messages: 656
Re : Re : Protée
« Réponse #8 le: 21 Juin 2015 à 13:11:00 »
J'hésitais à poster un texte plus récent ou à en remonter un.
Ton com ne datant que de quelques mois, ernya, je ne pense pas exagérer.

C'est un mélange de plusieurs textes (oui, je triche souvent de cette façon) retravaillés pour donner un cadre, un thème. Donc, la critique du "changeant" touche juste. Mais vu que c'est Protée...
J'écris presque toujours dans un état étrange, pas forcément sous influence mais ça arrive. Et je transforme souvent la version initiale : ratures, collages, etc.
Assez fier de la pastèque fendue, j'avoue, ça fait partie des petites trouvailles qui t'accélèrent le rythme cardiaque, en écrivant.

Si j'ai envie de quelque chose (et c'est en accord avec mes capacités - de concentration, surtout), c'est bien que le lecteur ne s'accroche à rien mais qu'il suive les phrases comme en nageant. Qu'il ressente, pas qu'il pense.
Bien qu'encore une fois tout cela soit travaillé.

(Il est parti, Babataher ?)

Je remonte une dernière fois ce texte.
... Hou, le menteur !

...
Edit et note à moi-même : retravailler la ponctuation.
« Modifié: 21 Juin 2015 à 13:48:31 par HB »

 


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