Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

07 Mars 2026 à 00:30:10
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Fièvres II

Auteur Sujet: Fièvres II  (Lu 6200 fois)

Hors ligne Menthe

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Fièvres II
« le: 27 Janvier 2013 à 00:01:17 »
Bonsoir à tous les MdEiens, me revoilà après longtemps. Désolée de tout ce silence, j'étais occupée à droite à gauche (et surtout le nez dans les bouquins du matin au soir), et je viens de profiter d'un temps de répit pour finir un texte que je traînais depuis longtemps.
Comme je n'aime pas m'auto-flinguer avant que vous le fassiez je vous laisse libre cours, faites-vous plaisir.
Pour une fois ça parle d'amour et ça me fait franchement bizarre, j'espère pas tout plomber avec les longueurs monotones que l'on risque quand on s'y attelle...

Au plaisir, je vous embrasse, et je m'en vais commenter deux ou trois textes, histoire de faire bonne figure

(Et oui, le texte est censé être fini)


Ps : ci-dessous la version corrigée à la lumière des remarques des uns et des autres



Dehors, il pleut.

C'est calme.
Des scooters rayent parfois le silence, éclaboussent les trottoirs. Ils font à peine quelques remous. Puis tout se fige à nouveau.

Paris dort. Il n'y a que trois fous pour troubler l'absence, mais tout le reste est submergé par le sommeil. Quatre heures du matin, c'est l'heure où personne n'existe. Et moi je veille. Le front contre ma fenêtre, je laisse ma fièvre diffuser sur le carreau. Cette ébullition dans mon crâne jure avec l'immobile réalité.

Une migraine terrible me vrille les tempes et m'enfonce le cerveau. Je ne résiste pas. Je me laisse terrasser, j'accueille cette folie.
Des images dérivent devant mes yeux, qui voient flou à force de fatigue. Une voiture passe, feux jaunes, mollassonne. Il pleut toujours. Je frissonne.

Voltaire dort dans le canapé.
Dormait. Il vient se frotter contre mes pieds. Je le prends dans mes bras, et j'ai à peine commencé à lui caresser la tête qu'il se met à ronronner. C'est si simple, d'être chat.

Je pense à Lola. Chaque mec devrait un jour connaître une Lola, c'est vraiment quelque chose, cette fille.  Pas tellement qu'elle soit bien gaulée - et pourtant elle est bien gaulée. Tout est plutôt dans cet attrait inexplicable qu'elle a, dans sa manière de rigoler, et surtout de se foutre de la gueule du monde sans pourtant avoir l'air d'y toucher. C'est pas la meilleure de la promo, mais elle arrive à plaire à tout le monde, même aux profs. Je me demande si elle dort.

Un scooter passe. Non, deux. Feux rouge, ils attendent sous la pluie. Et puis ils redémarrent en faisant résonner tout le quartier.

J'ai vraiment mal au crâne. Et puis tellement chaud. Ou bien j'ai trop froid. Je sens que je brûle, mais la flamme qui me consume est gelée. J'ouvre grand la fenêtre. Là. J'ai froid maintenant, plus d'hésitation à avoir. La pluie gicle à l'intérieur, me mouille le visage, je rigole à voix haute deux secondes. Comme un chien, je sors la langue pour recevoir quelques gouttes dans la bouche. Voltaire a sauté de mes genoux en feulant, pour se réfugier sous le canapé.

J'ai envie de gueuler mon amour à Lola. Au cul de Lola. A son rire. Et merde au monde ! Je suis saoul avec le crâne en décomposition. Feu d'artifice entre mes oreilles, mes yeux sont deux billes purulentes qui crèvent d'envie de sauter de leur orbite. Je les retiens pas eux non plus, ils ont qu'à se casser s'ils ont envie. Lola ! Lola, Lola, tu dors pas, hein Lola que tu dors pas ! Je tâte ma poche, je sors mon paquet de clopes, mon briquet, quelques papiers, je fais tout tomber par terre jusqu'à retrouver mon portable. Je le mets sous la pluie, à bout de bras, et en rigolant je cherche son nom dans mon répertoire. Je le vois à peine sur l'écran, l'eau ruisselle dessus. J'ai l'impression d'être une bombe à retardement, je vais péter d'un instant à l'autre.

J'appelle.

Une sonnerie. Deux sonneries. Trois sonneries. Elle répond pas cette garce. Mais merde Lola, réponds, c'est vraiment important ! Je balance mon téléphone sur le canapé et grimpe sur mon balconnet, tant pis pour elle. J'ai envie de fumer, mais les clopes sont au sol, j'ai la flemme de me baisser. Tout résonne dans ma tête, aïe.

Je dégueule. Tout se déverse, à moitié sur le balconnet, à moitié sur le trottoir. Dommage qu'il y ait pas de passants. Soulagé d'une nausée que j'ignorais, je m'affale sur mon siège, la tête d'un coup vidée. Comme si tout était parti dans la gerbe, c'est fabuleux.

J'entends "Allô ? Allô ?". Ce doit encore être mon délire. Je me passe une main sur le front. En effet, j'abrite toujours les flammes de l'enfer.

"Allô ? Jerem ?"

Je me relève pour attraper mon téléphone et le colle contre mon oreille sans jeter un oeil sur l'écran.

"Ouais" que je réponds.

"Jerem, c'est toi ? Tout va bien ? Qu'est-ce qui se passe, j'ai entendu des bruits bizarres, t'es où ? Pourquoi tu m'as appelée ? T'as besoin d'aide ?"

La vache, qu'est-ce qu'elle parle vite. Je prends quelques instants pour raccorder le son au sens. Je la tiens en attente avec mon "Euh" mythique.

"Euh, ouais, non. Ouais, t'inquiète Lola (j'insiste sur le Lo, ça fait plus ciné), ça va comme sur des roulettes, poupée." Et je conclus avec classe : "C'est juste la merde !"

Je m'esclaffe comme un dingue. Mais elle lâche pas le morceau, elle a du caractère la petite.

"Non mais t'es pas sérieux, Jerem, t'as bu ou quoi ? T'es chez toi ? Tu veux que je passe ? Et merde, pourquoi tu m'as réveillée, fais chier, maintenant je vais plus pouvoir m'endormir !"

"Ho, t'énerve pas chérie ! Viens pas me voir. Tout le monde a crevé t'façon."

Je traîne les mots, j'articule à peine. Et puis tout d'un coup, je m'affale par terre et je me mets à pleurer comme un gosse, le téléphone scotché à l'oreille.

"J'arrive !" qu'elle me dit. Et elle raccroche.

Un quart d'heure plus tard, elle est là. Toute essoufflée d'avoir couru, elle ne perd pourtant pas une once de son charme. Je m'abîme dans l'admiration des infimes gouttelettes de sueur qui perlent à ses tempes. Je lui lécherais bien les joues, tiens, elles sont si rouges, ça doit être bon. J'ai envie de la serrer dans mes bras.

Je m'affale au sol, adossé au mur. Elle se précipite à côté de moi, me tâte le front, les tempes. Je me demande si je serais assez rapide pour attraper ses lèvres. Non, probablement pas. Je me laisse faire comme une chiffe molle.

"Mais t'es malade Jerem ! T'as une fièvre monstrueuse, t'es super chaud ! Et puis cette fenêtre ouverte, t'es totalement fou ou quoi ?" Elle se lève, elle la referme, puis me rejoint.

Je l'observe avec un sourire béat. Dans la pénombre je la vois à peine, mais je suis content qu'elle soit là. J'aime son odeur, j'aime sa présence. Je la regarde comme on regarde une vitrine, je m'arrête sur chaque détail. Ses longs cils. Son nez droit. Son grain de beauté, là, dans ce coin. J'ai envie de la toucher, mais je manque de courage.
Elle m'attrape par le bras et essaie de me relever. Je fais un effort surhumain pour lui faire plaisir, et elle arrive comme ça à me traîner jusqu'à mon lit. Elle file dans la salle de bain et revient avec une serviette humide et fraîche. Je laisse échapper un râle de plaisir quand elle l'applique contre mes tempes et mon front.

"T'as pris un médoc ?" qu'elle me demande à voix basse.

Je la regarde en souriant comme un con. J'ai pas de médoc, et puis de toute façon, j'aime pas ça, je suis contre. Elle pousse un soupir mécontent.

"Et ça fait longtemps que t'es dans cet état ? T'as même pas un thermomètre, hein ! J'espère que c'est pas trop grave, ça t'a pris quand ?"

Je ne lui réponds même pas et je ferme les yeux. Elle rafraîchit la serviette, la tamponne sur tout mon visage. Le feu me brûle dedans, mais sa présence m'apaise, j'ai à qui me raccrocher.

Elle passe sa main dans mes cheveux, j'ouvre les yeux. Elle est nette, cette fois-ci. J'ai envie de lui dire pourquoi je l'avais appelée, mais elle est si grave, si préoccupée, que je n'ose pas troubler cet instant. Elle me rend mon regard et sans rien dire, m'aide à enlever mon tee-shirt trempé par la pluie et la sueur. Je frissonne violemment, tandis qu'elle passe la serviette sur tout mon torse. Je vois de l'inquiétude dans ses yeux, et elle est si touchante, avec son air de petite mère, que je l'attrape tout d'un coup et je la rabats contre moi. Mon étreinte est crispée, mais ne m'empêche pas de trembler comme une feuille. Malgré ça, elle ne dit rien, elle ne bouge pas. Je hume ses cheveux et passe nerveusement ma main dans ses lourdes boucles.

"Tu me rends dingue."

Ces mots m'échappent dans un souffle. Je suis à peine conscient de les avoir prononcé. Et son absence de réaction, additionnée au temps qui passe, rendent mes paroles de moins en moins réelles. Tout se dilue comme dans un rêve.

Je me détends peu à peu. Avec sa chevelure et son corps chaud tout contre moi, je me sens protégé. Elle forme un rempart, entre le monde et moi. Je glisse dans le sommeil.

*

Combien de temps ai-je dormi ? Je m'éveille dans la pénombre, je peine à me situer.

Lentement, je reprends conscience de ce qui m'entoure. Là mon chevet, avec un verre d'eau à moitié vide, ma montre, le roman que j'ai commencé il y a deux semaines, des papiers. Ici mon bureau et le bordel habituel qui y règne. Accumulation de cours, des bouquins à n'en plus finir.

Aïe ma tête. La migraine me reprend d'un coup, elle aussi réveillée. Je m'affale à nouveau sur mon oreiller, je referme les yeux, je compte. Une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit...
Lola ? La réalité me rentre dedans comme un train dans la face. Je me redresse, je la cherche du regard, le souffle court. La voir somnoler dans mon canapé calme mes battements de coeur, je me détends.

Lentement, je reconstitue cette nuit. J'ai appelé Lola. Lola est venue. Lola m'a soigné. Et maintenant, Lola dort dans mon canapé.

"Eh, t'es réveillé ?"

Elle s'adresse à moi, encore toute molle de sommeil. Un bras passé sous la tête, les yeux à demi ouverts, elle m'esquisse un sourire assoupi. Je ne sais pas quoi lui répondre. La remercier serait trop bête, et d'un coup, j'ai envie de pleurer.

"Oh, mais ça va toujours pas, tu as mal quelque part Jerem ?"

Elle se lève, encore un peu assommée, mais présente, prête à servir. Je voudrais la prendre dans mes bras, mais qu'est-ce qui m'en empêche, bon sang ? Les larmes coulent toutes seules, je dois vraiment faire pitié. Embrasse-moi Lola, c'est la fatigue du bout du monde. Mais mes lèvres restent coites  je ne fais que la regarder. Je regarde et je pleure, aime-moi Lola, mais elle ne comprend pas, elle se contente de s'inquiéter. Elle reste douloureusement à ma surface, n'ose pas plonger, elle me met la main sur le front, oh tu brûles tu es brûlant, quand je n'ai que besoin de son amour. De dépit, je me retourne avec peine de l'autre côté, pour ne pas la voir, ne pas y penser.

Elle disparaît. Je frémis, et si elle s'en allait ? Ne t'en vas pas Lola ! Mais ma bouche, un vrai cercueil, plein de silence et de mouches mortes. Je ne suis qu'un lombric, un lombric informe, muet et impuissant, mais reste avec moi Lola soleil.

Et la voilà qui revient. Nouvelle compresse humide sur la nuque, elle souffle dessus pour avoir plus froid.

"Jerem, essaie de te retourner un peu s'il te plait, je t'ai ramené un truc pour la fièvre, je viens de trouver ça dans un de tes tiroirs"

J'essaie d'obéir, mais mon corps cet insoumis ne me répond plus. Impuissant, pitoyable.

Je sens ses bras contre moi, qui m'enserrent. Elle essaie tant bien que mal de m'aider, et mon coeur se met à battre la chamade de la sentir si là, si près. Je sens son souffle contre mon oreille, et sa poitrine, ses deux seins si ronds si doux si bons, contre mon épaule, contre mon bras, et si je me retourne, je l'embrasse ? Mais je me laisse faire, mollement faire, et elle réussit à me mettre sur le dos.

Le médicament, une poudre diluée dans un verre d'eau, est amer. Je grimace, c'est comme rentrer à la maison. Retour à tous les médicaments de mon enfance, et maman qui me faisait ses soupes à n'en plus finir. Délires dans le fond du canapé et vieux dessins animés qui tournaient en boucle à la télé. Mais le parfum doucement charnel, la tendre chaleur du corps de la présence du coeur de Lola me rappellent au présent. Ce n'est pas ma mère encore merci, c'est elle. Et je lui souris, reconnaissant, les yeux encore vibrant de larmes.

Et miracle, elle m'embrasse sur le front.

"Dors un peu, encore, je reste là, t'inquiète."

Nouveau coup de massue, je disparais - sommeil.

*

Combien de temps ai-je dormi ? J'ouvre douloureusement les yeux, et à travers les rideaux tirés, j'aperçois la lumière du jour, déjà fièrement établi. On se croirait à midi. L'agitation de la rue se fait entendre jusqu'ici, c'est comme le monde entier chez moi dans un lit de coton. Ils pourraient pas s'éteindre, pour une fois ?

Et vlan, migraine, comme une vis en travers de mon crâne, un marteau piqueur au fond des orbites. Je serre les dents, c'est insupportable. Je me redresse péniblement, je tâte mon chevet, peut-être qu'il me reste un de ces cachetons de la veille...

Je tombe sur une main. Et si j'en suis le parcours, poignet bras épaule nue, je frissonne, j'arrive au cou, aux menton, aux lèvres de...

Elle soupire en s'étirant. Comme elle était belle, ma Lola affalée au sol près de mon lit. Malgré le concert de scies sauteuses qui m'explose la cervelle, j'arrive à lui sourire.

Elle se ressaisit brusquement et reprend son expression alarmée en se penchant sur moi, me palpe le front les tempes, le cou. J'attrape sa main, je l'attire contre moi, elle se laisse faire. Puisqu'elle est restée toute la nuit, moi je n'ai plus qu'une envie, qu'elle reste encore.

"J'ai eu peur tu sais."

Lequel d'entre nous a parlé ? Nos voix s'emmêlent, le silence leur répond.

J'avais gardé sa main dans la mienne, je la lâche lentement, mais elle maintient fermement sa paume contre la mienne, glisse ses doigts entre les miens. Elle se redresse, juste un peu, son visage contre le mien, et me sonde du regard.

Ma douce Lola, te voilà.

Moiteur de sa paume dans la mienne, tendresse de son souffle contre ma peau. Elle a la voix rauque, quand elle cherche puis renonce à dire quelque chose, et moi je lui souris en comprenant quand même. J'écarte cette mèche juste là devant qui gêne, et puis je l'embrasse.
« Modifié: 22 Avril 2013 à 13:56:21 par Menthe »
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Mogdhorel

  • Aède
  • Messages: 198
  • Merci de ne pas lire cette phrase
Re : Fièvres II
« Réponse #1 le: 27 Janvier 2013 à 21:52:17 »
Salut Menthe,

Vraiment pas mal du tout. J'ai bien aimé.  :)
Et pourtant c'est pas le genre que je préfère...  :D

On arrive sans mal à se mettre dans la peau du perso. J'en aurais presque le mal de crâne. On sent sa souffrance, et son obsession pour Lola, cette fille qui lui fait tourner la tête plus que sa propre fièvre.

Et que dire de Lola ! Tu la décris bien et je trouve que tu décris également très bien l'amour (passionnel ?) qu'à Jerem pour elle. A la fin du texte, j'avais vraiment envie qu'il se passe quelque chose entre eux.


Citer
Le feu me brûle dedans, mais sa présence m'apaise, j'ai à qui me raccrocher.
Je trouve que le j'ai à qui ne sonne pas très bien.

Citer
je compte. Une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit...
Pourquoi il compte en fait ?

Citer
Je suis à peine conscient de les avoir prononcé
prononcés

Citer
Et si j'en suis le parcours, poignet bras épaule nue, je frissonne, j'arrive au cou, aux menton, aux lèvres de...
Il me semble qu'il y a un souci de virgules ici.
Citer
Elle a la voix rauque, quand elle cherche puis renonce à dire quelque chose, et moi je lui souris en comprenant quand même
Ici aussi.


J'avais plus de remarques mais je ne les ai pas notées en lisant, et du coup j'ai oublié...  ><
Mais ce n'était que de petits détails en fin de compte.

Sinon, le texte aurait-il un petit côté autobiographique ?  ;) Si c'est pas le cas, je te dis chapeau, car c'est vraiment bien raconté.
« Modifié: 27 Janvier 2013 à 21:57:00 par Mogdhorel »
Vous commencez par un mot, puis un autre, puis vous écrivez une phrase et vous vous rendez compte qu'il n'y a aucune limite, que tout est possible.

Hors ligne Kerena

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 675
  • Schrödinger cat
    • Dans les nuages
Re : Fièvres II
« Réponse #2 le: 28 Janvier 2013 à 15:51:49 »
Citer
je laisse ma fièvre diffuser sur le carreau.

SE diffuser, non ?

Citer
"Mais t'es malade Jerem ! T'as une fièvre monstrueuse, t'es super chaud ! Et puis cette fenêtre ouverte, t'es totalement fou ou quoi ?"

Et pourtant... Rien de mieux que du froid pour faire tomber la fièvre.

_____________

Waouh. Tu m'as... Sonnée, y'a pas d'autre mot. Mon cerveau est liquéfié, comme au réveil.
Bon, ça, c'est super bon signe, ça veut dire que j'étais à fond dans ton texte, du coup je me sens comme si je me réveillais d'un long sommeil - ça me fait toujours ça, quand je suis plongée dans un texte.

Bref. Je crois que ma vie tu t'en fous, en fait ^^

Tout ça pour dire que j'ai frissonné avec ton personnage, j'ai souffert avec ton personnage, j'ai angoissé du départ de Lola avec ton personnage.

Pfou.

MERCI pour cette lecture :huhu:
« Modifié: 28 Janvier 2013 à 15:55:08 par Kerena »
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 311
Re : Fièvres II
« Réponse #3 le: 28 Janvier 2013 à 18:18:07 »
Yosh !
Citer
Voltaire a sauté de mes genoux en feulant
Ça me paraît un peu excessif comme réaction pour quelques gouttes d'eau, mais pourquoi pas. Puis ça reste quand même très secondaire, ma remarque.
Citer
je vais péter d'un instant à l'autre.
Je sais, c'est pour le parallèle avec la bombe, mais… on peut facilement se faire une image moins élégante de l'instant.
Citer
Lola, réponds,c'est vraiment important !
un petit espace qui manque après la virgule.
Citer
Tout résonne dans ma tête, aïe.
Je suis pas pour le "aïe".
Citer
Comme si tout était parti dans la gerbe, c'est fabuleux.
J'aime bien ce personnage qui garde un peu de recul et d'humour malgré la gueule de bois et son état de misère sentimentale.
Citer
sans jeter un oeil sur l'écran.
Un peu bizarre, je trouve, je pense que tu pourrais alléger avec un simple "sans en regarder l'écran" ou un truc comme ça.
Citer
"Ouais" que je réponds.
Un peu comme le "Jérem" à la place de Jérémie, ce n'est pas très élégant, mais je trouve que ça passe plutôt bien dans l'ambiance du texte.
Citer
"Ho, t'énerves pas chérie !
t'énerve pas.
Citer
t'es totalement fou ou quoi ?
En langage parlé, j'ai le sentiment qu'on dirait plutôt "complètement", mais je chipote.
Citer
Dans la pénombre je la vois à peine, mais je suis content qu'elle soit là.
J'aurais mis une virgule après pénombre, ou aurais mis "Je la vois à peine dans la pénombre".
Citer
j'ai à qui me raccrocher.
plutôt quelqu'un à qui me raccrocher.
Citer
Je suis à peine conscient de les avoir prononcé.
prononcés.
Citer
Elle forme un rempart, entre le monde et moi.
Ici, pour le coup, je n'aurais pas mis de virgule.
Citer
Je m'éveille dans la pénombre
C'est pas très grave, mais il y a déjà une pénombre un tout petit peu plus haut, sur un moment fort, du coup, ici, ça fait un peu répétition (mais un tout petit peu).
Citer
Là mon chevet/Ici mon bureau
Là, mon chevet / Ici, mon bureau
Citer
Aïe ma tête
Je n'aime vraiment pas trop ces "Aïe", à la limite, je pense que je préfèrerais des points de suspension : Ma tête…
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elle m'esquisse un sourire assoupi.
Je trouve ça un peu étrange "m'esquisse un sourire" ; je dirais, soit "esquisse un sourire", soit "me fait un sourire", mais pas les deux en même temps, je n'ai pas souvenir de l'avoir jamais vu.
Citer
tu as mal quelque part Jerem ?
, Jerem ?
Citer
prête à servir
Oh, c'est laid…
Citer
Mais mes lèvres restent coites
coites… ça tranche comme registre de langue.
Citer
Mais ma bouche, un vrai cercueil, plein de silence et de mouches mortes.
et qui sent la gerbe…  ;D
Citer
elle souffle dessus pour avoir plus froid.
pour avoir plus froid… hmmm…
Citer
mais mon corps cet insoumis
mon corps, cet insoumis
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qui m'enserrent
Je mettrais un "qui me serrent" tout simple et aussi efficace.
Citer
ses deux seins si ronds si doux si bons
des virgules…
Citer
Ce n'est pas ma mère encore merci, c'est elle
L'ordre des mots est bizarre, elle sonne comme une phrase traduite littéralement de l'anglais.
Citer
Et miracle, elle m'embrasse sur le front.
… You call that a kiss ?
Citer
et puis je l'embrasse.
voilà  :mrgreen: en même temps, le truc con, c'est que je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il avait gerbé sur son balcon, un peu plus haut dans le texte…
***
Ne te laisse pas berner par le nombre de points relevés, j'ai chipoté, mais à part les virgules, je n'avais pas grand chose à redire.
Vraiment très sympa ton texte, tout en douceur. Cette Lola, elle est carrément craquante, et le narrateur est très attachant, de par sa peine en demi-teinte, son humour et son recul. Je les ai bien aimés, ces petits amoureux.
++
« Modifié: 28 Janvier 2013 à 18:20:55 par LeBossu »
Et alors ?

Hors ligne Menthe

  • Prophète
  • Messages: 896
Re : Fièvres II
« Réponse #4 le: 28 Janvier 2013 à 21:01:01 »
Ouah les copains, vous êtes beaux, merci de vos retours ça fait chaud au coeur ! Surtout que ce texte je le traînais derrière moi depuis juin dernier et je commençais à flipper de jamais le finir... Visiblement y a pas eu de couac entre la partie de juin et la reprise sinon je pense que vous l'auriez remarqué, c'est bien !

Alors dans l'ordre :
MERCI pour vos corrections non c'est pas du chipotage oui c'est la classe de trouver le détail-qui-tue, parce que mieux c'est, mieux ce sera. Voilà.
Ensuite pardon à tous ceux que j'ai choqués (non je rigole) avec mes absences de virgule, mais c'est ma tendance du moment et ça me fait gentiment kiffer alors comme c'est par choix je garde <3

Ps Mogdhorel : non, pas biographique mais en écrivant je l'ai vécu mon texte y a pas doute  :mrgreen:

Juste pour répondre au Bossu parce que j'ai trop aimé son relevé, sur certains points en particulier :

Citer
Citer
je vais péter d'un instant à l'autre.
Je sais, c'est pour le parallèle avec la bombe, mais… on peut facilement se faire une image moins élégante de l'instant.
Mor2lol j'ai adoré ta remarque, c'est grand ! J'y avais pas pensé, mais voilà qui enrichit le texte !

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Citer
tu as mal quelque part Jerem ?
, Jerem ?
exprès pour la virgule, je considère une virgule comme une pause et là y a pas de pause c'est tout d'un souffle, donc non. Lol. Je voulais t'expliquer ce cas particulier en vue d'une adaptation générale à l'ensemble sans exception.

Citer
Citer
prête à servir
Oh, c'est laid…
OUAIS  ;D c'est pour ça que j'ai kiffé écrire ça comme ça ! WAHAHAHAHA

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Citer
Mais mes lèvres restent coites
coites… ça tranche comme registre de langue.
C'est un des trucs que j'admire le plus chez tonton Céline alors bon, je militerai la prochaine fois pour le mélange des registres et des genres (en plus c'est tendance avec les débats sur les homos itou mais j'en dirais pas plus à cause des risques de guerres intestines et moi je suis pour la paix et les bisous dans le monde entier)

Citer
Citer
et puis je l'embrasse.
voilà  :mrgreen:  en même temps, le truc con, c'est que je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il avait gerbé sur son balcon, un peu plus haut dans le texte…
moi aussi j'y ai pensé mais on va dire que le corps il est bien fait et que ça s'est nettoyé tout seul avec la salive itou, et puis il a bu un verre de médoc alors ça rince une chouille (si t'es pas convaincu, on peut en débattre)
de toute façon j'ai jamais considéré Jerem comme un grand romantique, et il est trop explosé pour penser à faire les jolis coeurs, il a fait dans la tripe et Lola visiblement elle avait rien contre

Et d'autres trucs moches qui se disent pas c'est aussi fait exprès pour faire oral et dégueulasse, enfin, j'écris aussi un peu comme je parle (t'as le droit de jamais vouloir m'entendre, lol), au moins ça donne de la vie faut de classe.


Tchou à tous et mille arcs-en-ciel sur le tapis pour vos mamies ! (faut que j'arrête le jazz, moi, ça me fait dire des sottises)
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Fièvres II
« Réponse #5 le: 30 Janvier 2013 à 16:15:24 »
Ah, un texte de Menthe ! ça faisait longtemps dis donc ! :)

Citer
Des scooters rayent parfois le silence
Oh c'est joli ça, très bien trouvé ! :)

Citer
Il n'y a que trois fous pour troubler l'absence,
Là par contre j'ai pas trop saisi l'image, je trouve qu'on attend 'l'absence de quelque chose' et du coup ça sonne pas joli à l'oreille, tel que c'est là...

Citer
Quatre heures du matin, c'est l'heure où personne n'existe.
ça aussi c'est joli et bien trouvé :)

Citer
j'ai à peine commencé à lui caresser la tête qu'il se met à ronronner. C'est si simple, d'être chat.
xD

Citer
Une migraine terrible me vrille les tempes et m'enfonce le cerveau.
Là aussi c'est super bien trouvé :)

Citer
Viens pas me voir. Tout le monde a crevé t'façon.
Mais pourquoi il dit ça ? ça m'a perturbée : j'ai passé toute la suite du texte en attendant une explication, je pensais qu'il avait assassiné sa famille et avalé un tube de cachets ou bu pour oublier, un truc comme ça  :D

Citer
Toute essoufflée d'avoir couru
Je crois bien qu'on écrit "tout essoufflée d'avoir couru", mais je ne saurais pas l'expliquer...

Citer
et passe nerveusement ma main dans ses lourdes boucles.
Ah non pitié ! Ton texte sent le vrai, le narrateur a une voix qui lui est propre, tu évites les clichés de langage dans tout le reste de la nouvelle. Mais là, l'expression est hyper convenue, du coup je trouve ça vraiment dommage...

Citer
j'ai à qui me raccrocher.
Je trouve le bout de phrase maladroit. On dirait que tu voulais écrire "j'ai quelqu'un à qui me raccrocher" mais que tu as enlevé le quelqu'un pour faire moins lourd - sauf que du coup je trouve que le résultat final est maladroit, limite incorrect...

Citer
Mais je me laisse faire, mollement faire,
J'aime bien, ça reste dans le ton : voix originale, vocabulaire simple mais le tout est très évocateur en peu de mots :)

Citer
Mais mes lèvres restent coites  je ne fais que la regarder.
Je vois que t'as répondu au Bossu sur ce point, mais je reste d'accord avec lui : ça sonne faux à la lecture, ça nous sort de la voix du narrateur qui est pourtant bien posée dans le reste du texte. ça fait maladroit, ce "coites" ampoulé alors que le reste est très oral...

Je rejoins aussi LeBossu sur les virgules, sur le même exemple qu'il a relevé. Je comprends ce que tu veux dire quand tu dis qu'il n'y a pas de pause ; mais la virgule n'est pas là que pour une pause orale, elle a aussi un rôle, euh, je sais pas comment on dit, syntaxique ? C'est comme poser une question sans mettre de point d'interrogation. Quand on écrit une phrase interrogative, évidemment qu'elle ne doit pas nécessairement être lue avec la fin qui part vers le haut comme on l'apprend à l'école primaire ; mais même comme ça, il lui faut un point d'interrogation. (Y en a pas dans ton texte, c'est pour comparer). Dans :
Citer
tu as mal quelque part Jerem ?
si tu mets la virgule, évidemment que le lecteur ne prononcera pas dans sa tête "tu as mal quelque par [pause] Jerem [intonation vers le haut]".
Mais ne pas mettre ces virgules, ça me fait en fait le même effet que de mettre plusieurs points d'exclamation à la suite, comme si l'auteur insistait lourdement sur la façon dont je dois le prononcer dans ma tête.
J'aime pas trop  :-¬?

Voilà pour les critiques, j'arrête là ! Il y a sans doute deux ou trois autres trucs qui m'ont turlupinée à la lecture mais je ne les retrouve pas, parce qu'en commençant à lire je me suis dit que vu la tonalité du texte, je ne pouvais pas m'arrêter pour faire le relevé au fur et à mesure, au risque de passer à côté du texte.

BREF, pour résumer : je suis pas fan de ce type de narration, et l'histoire ne m'a pas transcendée - mais ton texte prend vraiment aux tripes :)
L'écriture est très évocatrice, on sent le délire, l'ambiance de nuit, la migraine, l'obsession pour Lola. Le personnage de la fille est assez banal, mais ton narrateur, lui, en peu de lignes il a une vraie présence, je trouve. Et tu arrives bien à sélectionner et retranscrire des détails très banals, comme l'eau sur l'écran du portable ou les scooters dans la rue, qui donnent vraiment l'impression de "vrai", d'y être, sans tomber dans le lourd ou le plat.
Non, vraiment, une jolie plume, j'ai trouvé une vraie puissance dans ton texte et il est immersif :)
Mais j'ai regretté que l'histoire n'aille pas plus loin. Je veux dire qu'on ne sait pas pourquoi le narrateur est malade, alors que Lola pose la question plusieurs fois (ce qui crée une attente chez le lecteur). L'explication du personnage (parce qu'il aime Lola) tient pas trop la route... Du coup je crois que j'aurais beaucoup plus aimé s'il y avait eu plus de contexte, plus de fils conducteurs - d'enjeux - que le désir du personnage d'embrasser Lola.

Enfin, bien sûr c'est juste un avis :-[
« Modifié: 30 Janvier 2013 à 16:22:57 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : Fièvres II
« Réponse #6 le: 19 Avril 2013 à 16:25:16 »
Lu!
Il n'y avait pas une première version de ce texte? Enfin, il me semblait l'avoir lu et commenté mais j'ai dû fumer.

J'ai bien aimé, moi. C'est vrai qu'il y a une sensation d'inachevé sur la fin mais c'est pas bien grave.

Merci!
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Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Re : Fièvres II
« Réponse #7 le: 19 Avril 2013 à 22:58:09 »
Merci de vos passages et de vos remarques à tous ! En fait ce texte a été un peu élagué par rapport à la version initiale (qui n'a jamais été présentée ici), et il reste peut-être encore quelques petites choses (comme ce "tout le monde a crevé", mais ça c'était volontaire, je pensais que ça ajoutait au côté délire de la fièvre).
Je vous remercie beaucoup pour vos lectures et vos retours, avoir les avis des uns et des autres m'aide à mieux jauger certains points dans la construction et la narration de mes textes. Sans compter toutes vos suggestions. Vous gérez grave  <3 Et contente que ça vous ait globalement plu et emporté.
(Pour le côté inachevé de la fin je comprends bien, mais j'ai pris des mois pour finir cette nouvelle et j'ai fait un peu avec les outils du bord... Peut-être, et j'espère, qu'un jour je réussirai à étirer le film et les personnages un peu plus loin... Qui sait)
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

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Re : Fièvres II
« Réponse #8 le: 19 Avril 2013 à 23:22:08 »

J'ai lu ça rapidement et sans rien relever, désolé pour cette absence d'implication... en fait je consultais les messages non lus,  j'ai vu que c'était un texte de toi alors j'ai ouvert rapidement, et j'ai été rapidement pris par le texte. Mais du coup j'étais pas dans une logique de commentaire en bonne et due forme, j'attendais juste un passage plus faible pour décrocher du texte et revenir sur le reste du forum, mais finalement ce passage plus faible n'est pas arrivé...

Bref du coup j'ai bien accroché, c'est bien balancé, narration bien rythmée et tout. En soi, je pense pas retenir grand-chose de l'histoire, mais je pense que ce serait le cas si ça s'intégrait à un texte plus long, où on suit l'évolution des personnages etc.
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Eveil

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Re : Fièvres II
« Réponse #9 le: 22 Avril 2013 à 00:04:32 »
Encore une fois, je suis sensible à ta manière d'écrire, de décrire. (je m'étonne moi-même d'aimer ça, très étrange) Fin bon, comme dit plus haut, on sent vraiment la proximité, comme si on était dans l'appart avec ce pauvre gars qui dépérit qui vomit et qui pète ( :D), hum, et la fille aussi, moi j'ai bien vu les gouttes de sueur, la pluie dehors, son grain de beauté, j'étais au plus près de l'action. Donc je trouve que c'est finement joué, avec tous ces détails qui peuvent paraître anodins, accessoires, mais qui donnent une vraie dimension réaliste, puissante parfois. Euh, voilà, j'avais lu une première fois quand tu l'avais posté, j'avais pas commenté (sais pas pourquoi), mais ça a confirmé à ma deuxième lecture, que j'aime ce que tu racontes, ou surtout comment tu le racontes. Ca sonne vrai. :)

Voili, et parce que je me sens obligé de faire une remarque absolument inutile par commentaire (c'est genre un principe), c'est "censé" tout en haut (comment ça ça fait pas partie du texte ?). Allez, je file. :mrgreen:

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Re : Fièvres II
« Réponse #10 le: 17 Décembre 2014 à 21:29:23 »
Citer
Le front contre ma fenêtre, je laisse ma fièvre diffuser sur le carreau.
j'aime bien

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Ne t'en vas pas Lola !
va

J'ai été bien portée par le texte, j'ai trouvé l'écriture fluide et comme Eveil, j'ai vu tous les détails que t'as mis dans ton texte. Moi, j'aurais casé une petite remarque sur me chat une fois que Lola arrive (si Lola est réelle bien sûr).
Comme d'autres, je regrette juste qu'on n'ait pas un petit truc qui viendrait clore le texte, histoire d'ôter ce gout d'inachevé.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
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Re : Fièvres II
« Réponse #11 le: 06 Octobre 2016 à 14:17:35 »
Bonjour Menthe, je déterre ce texte en raison d'un défi  ^^

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Je me demande si je serais assez rapide pour attraper ses lèvres.
serai ?

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Je suis à peine conscient de les avoir prononcé.
prononcés (pas sure à 100%)

Citer
Mais mes lèvres restent coites  je ne fais que la regarder.
bug de ponctuation avant "je" ?

Citer
quand je n'ai que besoin de son amour.
quand je n’ai besoin que de son amour ?

Gros coup de coeur pour le début du texte et le mélange de séquences portant sur la rue et les états de Jerem. Je vais plussoyer les autres et dire que tu as un façon d'écrire qui est très immersive. Par contre, j'aime bien la fin telle qu'elle est et elle ne me donne pas un gout d'inachevé. Au contraire, il n'attendait que ça depuis le début donc j'étais contente pour lui. J'ai des vroums vroums de scooters plein la tête maintenant x) J'espère que tu écris toujours, en tout cas.

 


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