Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

18 octobre 2019 à 20:36:40

Le Monde de L'Écriture » Autour de l'écriture » L'Aire de jeux » Défis Tic-Tac » Pas de fumée sans feu

Auteur Sujet: Pas de fumée sans feu  (Lu 1334 fois)

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Pas de fumée sans feu
« le: 03 février 2019 à 03:17:02 »
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Fin. C’est là que tout commence, sur ce générique gui-mauve de saint sylvestre. Le premier jour de l’année qui se glisse sur la précédente déjà engloutie. Julie se débat contre les pensées qui se tortillent dans son cerveau comme un tas de vers dans un lapin en putréfaction. Tortillas, oui, ce serait une bonne idée de menu pour ce soir. Mais il faut d’abord passer à l’épicerie faire quelques emplettes. Des œufs. Cette fois, ne pas les acheter dans le magasin du coin de la rue, qui est bien sympathique, mais lui a refilé une intoxication alimentaire carabinée quand elle a fait des crêpes.
Elle éteint la télévision et s’habille chaudement. Il va falloir affronter le froid, l’humidité pernicieuse qui s’infiltre partout, secondée par le vent qui brise les volontés. À peine dehors, l’atmosphère glacée la saisit, mais elle ne se laisse pas faire et, le nez transi de froid, elle suit l’idée de la tortilla à travers les petites rues sinueuses.
Ce film était tout de même bizarre. Un polar un peu mauvais, mais avec des idées un peu dérangeantes. Les accumulations de tâches inachevées qui s’empilent dans le foie des gens, c’est une idée qui la retourne. Elle en a, des tâches inachevées, la pauvre. Ce qu’elle ne comprend pas, c’est la localisation. Elle, elle aurait plutôt situé ce fardeau sur les omoplates, et puis un peu autour du pharynx aussi, comme un boa constrictor. De temps en temps, elle prend son courage à demain et desserre le boa de quelques tours, en appelant sa mère ou en réglant une des factures qui s’entassent pêle-mêle sur le buffet de l’entrée. Le problème du boa, c’est que ça tourne en rond, alors on sait jamais dans quel sens s’y attaquer. La solution, c’est de faire comme dans la forêt, choisir un cap, n’importe lequel et ne pas en dévier, quoi qu’il arrive.
Sur le trottoir opposé, Mélanie s’en vient, un cabas à la main.  Julie ne se laissera pas prendre au piège. Son cerveau givré s’est immobilisé sur le cap des œufs. Tourner à droite, remonter la sente des templiers, prendre la seconde à gauche sous l’arche. Entrer dans le magasin, plisser cligner à cause des néons, ressortir avec les œufs. Et faire ces fameuses tortillas.

 Elle les mange, seule, en fixant le mur. Le dîner a un arrière-goût de carton. Alors, elle dessine sur la table de la salle à manger et à l’aide de sa scie, y découpe de délicates  formes, sa main enchaîne les voltes. Toute idée de cap est oubliée, sauf peut-être celui de Bonne Espérance. Elle monte sur sa table et s’y assied en tailleur. Ferme les yeux et laisse le bruit de l’eau monter tout autour. Elle part sur sa table rase, à l’assaut de contrées imaginaires jamais explorées. Elle défriche, tranche sans hésiter les idées noires et caracole sur les étincelles de joie. Ses cheveux poussent et ses mains s’incrustent dans le bois de la table. Autour d’elle, la forêt de ses pensées ne cesse de croître. Elle sait qu’il est temps d’en sortir, que le tic-tac de l’horloge au loin là-bas la presse de revenir à la réalité. Mais sa cheville droite est prisonnière d’un carcan-ciel. Ses couleurs tournent autour de l’articulation, l’empêchant de reprendre pied avec la réalité. Il faut briser la spirale en invoquant la droite. Une pelle, pour trouver le trésor des leprechauns qui se trouve toujours sous les idées diffractées. Elle creuse dans les couleurs pour faire un petit trou noir par lequel sa cheville se glisse. Elle émerge par le chas d’une aiguille, mais quand elle se retourne, elle s’aperçoit que le trou noir est une pupille de dragon. Elle s’accroche à l’iris. Ça fleure bon le danger. Malheureusement, cette histoire sent le roussi. L’odeur s’intensifie, jusqu’à couvrir le clapotis de l’eau qui l’entraina dans cette jungle. Le retour à la réalité est brutal : de l’évier coulent des rigoles d’eau, narquoises qui n’ont pas jugé bon d’atteindre la poêle oubliée sur le feu dans laquelle le reste de la tortilla cramé, rappelle à Julie que l’année ne fait que commencer.
« Modifié: 20 février 2019 à 17:21:13 par cyamme »
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Re : Pas de fumée sans feu
« Réponse #1 le: 03 février 2019 à 04:22:26 »
Citer
mais lui as refilé une intoxication alimentaire carabinée quand elle a fait des crêpes.
J'ai aimé l'enchainement des asticots qui grouillent et de la nourriture juste après, pas étonnant qu'elle ait été malade haha

(le gui-mauve au passage, j'adore)

Citer
Il va falloir affronter le froid, l’humidité pernicieuse qui s’infiltre partout, secondée par le vent qui brise les volontés.
saloperie de vent :(

Citer
Elle en a, des tâches inachevées, la pauvre. Ce qu’elle ne comprend pas, c’est la localisation.
y'aurait miyen de trouver une phrase plus naturelle et efficace pour faire comprendre ça (parce que c'est presque induit du coup que si ca la dérange c'est que ca la questionne)



(le boa me fait penser à gros-câlin de Gary ; et j'aime ce passage aussi !!)

Citer
Sur le trottoir opposé, Mélanie s’en vient, un cabas à la main.
Ici retour à la ligne voir nouveau paragraphe je pense

Citer
Elle les mange, seule, en fixant le mur. Le dîner a un arrière-
pareil ici, l'aération du texte


Citer
elle dessine sur la table de la salle à manger et à l’aide de sa scie, y découpe de délicates  formes, sa main enchaîne les voltes. Toute idée de cap est oubliée, sauf peut-être celui de Bonne Espérance. Elle monte sur sa table et s’y assied en tailleur. Ferme les yeux et laisse le bruit de l’eau monter tout autour. Elle part sur sa table rase, à l’assaut de contrées imaginaires jamais explorées. Elle défriche, tranche sans hésiter les idées noires et caracole sur les étincelles de joie. Ses cheveux poussent et ses mains s’incrustent dans le bois de la table. Autour d’elle, la forêt de ses pensées ne cesse de croître.

c'est choueeeeette !! peut-être que après le autour, il faudrait ajotuer une "se laisse voyager", histoire de faire un lien entre les eaux et les forêts, proposer une progressino

Citer
la forêt de ses pensées ne cesse de croître. Elle sait qu’il est temps d’en sortir,
transition un peu brutale


la dernière phrase mériterait une chite virgule, mais elle est  :coeur:


Y'a des ptits trucs sur les transitions de mots (trop de "elle" en début de phrase), mais y'a une poétique qui se libére que j'aime beaucoup :)

(j'ai été super relou pour un tic tac haha, désolé j'arrive plus à jauger..... ><)



(et je suis grave content qu'on se soit entre-relevé nos défis, je l'aurais pas fait sinon donc  :coeur:  )

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Re : Pas de fumée sans feu
« Réponse #2 le: 03 février 2019 à 05:11:55 »
Citer
Julie se débat contre les pensées qui se tortillent dans son cerveau comme un tas de vers dans un lapin en putréfaction
<3

Citer
Cette fois, ne pas les acheter dans le magasin du coin de la rue, qui est bien sympathique, mais lui as refilé une intoxication alimentaire carabinée quand elle a fait des crêpes.
a

Citer
À peine dehors, l’atmosphère glacée la saisi, mais elle ne se laisse pas faire et, le nez transie de froid, elle suit l’idée de la tortilla à travers les petites rues sinueuses.
saisit
transi

Citer
Un polar un peu mauvais, mais avec des idées un peu dérangeantes.
un peu x2

Citer
Elle, elle aurait plutôt situé ce fardeau sur les omoplates, et puis un peu autour du pharynx aussi, comme un boa constrictor
<3

Citer
Mais, Julie ne se laissera pas prendre au piège
Mmh un peu bizarre ce mais + virgule ?

Citer
Elle part sur sa table rase, à l’assaut de contrées imaginaires jamais explorées.
J’aime bien l’idée

Citer
Le retour à la réalité est brutal : de l’évier coulent des rigoles d’eau, narquoises qui n’ont pas jugé bon d’atteindre la poêle oubliée sur le feu dans laquelle le reste de la tortilla cramé, rappelle à Julie que l’année ne fait que commencer.
La phrase me semble maladroite, surtout au niveau de la première virgule… mais yep quelque chose me gêne à la lecture

Sinon c’est sympa, ça fourmille d’idées et d’éléments poétiques à souhait…peut-être que j’aurais aimé que chacun d’entre elles soit développée, mais en l’état c’est déjà chouette ^^ Bravo pour avoir relevé le défi à cette heure !

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Re : Re : Pas de fumée sans feu
« Réponse #3 le: 04 février 2019 à 22:42:03 »
Hey Ben G,

Citer
mais lui as refilé une intoxication alimentaire carabinée quand elle a fait des crêpes.
J'ai aimé l'enchainement des asticots qui grouillent et de la nourriture juste après, pas étonnant qu'elle ait été malade haha
Hahaha, je crois pas que j'y avais pensé en écrivant (par contre, ça me permet de voir que j'ai écrit ''lui as''  :P)
Citer
(le gui-mauve au passage, j'adore)
merciii




Citer
Citer
Elle en a, des tâches inachevées, la pauvre. Ce qu’elle ne comprend pas, c’est la localisation.
y'aurait miyen de trouver une phrase plus naturelle et efficace pour faire comprendre ça (parce que c'est presque induit du coup que si ca la dérange c'est que ca la questionne)
Hum, je suis pas sûre d'avoir capté quelle phrase te dérangeait... la première parce que c'était implicite ?  C'est vrai qu'en relisant, la répétition de ''tâches inachevées'' est pas très heureuse... j'y songe !


Citer
(le boa me fait penser à gros-câlin de Gary ; et j'aime ce passage aussi !!)
Ah oui ? J'ai jamais lu, Gros-câlin, je l'ajoute à ma PAL virtuelle !

Citer
Citer
Sur le trottoir opposé, Mélanie s’en vient, un cabas à la main.
Ici retour à la ligne voir nouveau paragraphe je pense
Carrément ! Je fais ça dès que le commentaire est envoyé, idem pour le suivant. :)

Citer

Citer
elle dessine sur la table de la salle à manger et à l’aide de sa scie, y découpe de délicates  formes, sa main enchaîne les voltes. Toute idée de cap est oubliée, sauf peut-être celui de Bonne Espérance. Elle monte sur sa table et s’y assied en tailleur. Ferme les yeux et laisse le bruit de l’eau monter tout autour. Elle part sur sa table rase, à l’assaut de contrées imaginaires jamais explorées. Elle défriche, tranche sans hésiter les idées noires et caracole sur les étincelles de joie. Ses cheveux poussent et ses mains s’incrustent dans le bois de la table. Autour d’elle, la forêt de ses pensées ne cesse de croître.

c'est choueeeeette !! peut-être que après le autour, il faudrait ajotuer une "se laisse voyager", histoire de faire un lien entre les eaux et les forêts, proposer une progressino
:coeur: merci ! Manque une virgule après ''imaginaire'', non ? (puis je suis plus sûre de la scission entre ma première et ma deuxième phrase, je crois qu'il faudrait plutôt que ce soit après ''formes''.

Je sais pas trop comment ajouter le ''se laisse voyager'', en allongeant la phrase ?

Citer
Citer
la forêt de ses pensées ne cesse de croître. Elle sait qu’il est temps d’en sortir,
transition un peu brutale
Moui. ça sent le ''bon, il suffit, il est tard et faut aller dormir, recentrons tout ça, faut conclure''  :D

Citer
la dernière phrase mériterait une chite virgule, mais elle est  :coeur:
C'est gentil :). Ouip, il y a un truc qui me chiffonne : j'ai envie de garder tous les éléments mais elle est serpentesque essoufflante, faut aussi que j'y réfléchisse.

Citer
Y'a des ptits trucs sur les transitions de mots (trop de "elle" en début de phrase), mais y'a une poétique qui se libére que j'aime beaucoup :)
merci merci merci

Citer
(j'ai été super relou pour un tic tac haha, désolé j'arrive plus à jauger..... ><)
Hahaha, non, au contraire, c'est trop cool, ça me fait hyper plaisir d'avoir un commentaire aussi détaillé !

Citer
(et je suis grave content qu'on se soit entre-relevé nos défis, je l'aurais pas fait sinon donc  :coeur:  )

(et ooooh, c'étiat mon 6000èm message !)
Vive la Nuit, même quand le soleil l'éclaire ! Pour fêter ça, je vais retravailler ce texte :) (et je passe te commenter jeudi ^^)

__

Miro : je t'oublie pas, mais il est tard-boulot-blablabla donc je te garde aussi pour plus tard, sinon ce sera une réponse bâclée et je veux pas.
« Modifié: 04 février 2019 à 22:45:18 par cyamme »
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Re : Pas de fumée sans feu
« Réponse #4 le: 04 février 2019 à 23:30:32 »
Citer
Hum, je suis pas sûre d'avoir capté quelle phrase te dérangeait... la première parce que c'était implicite ?  C'est vrai qu'en relisant, la répétition de ''tâches inachevées'' est pas très heureuse... j'y songe !
j'avais pas vu la répétition
non c'était juste l'aspect un peu "ohlala, des trucs à faire elle en a, elle" + la phrase d'après, que je trouvais trop appuyé


Citer
:coeur: merci ! Manque une virgule après ''imaginaire'', non ? (puis je suis plus sûre de la scission entre ma première et ma deuxième phrase, je crois qu'il faudrait plutôt que ce soit après ''formes''.

Je sais pas trop comment ajouter le ''se laisse voyager'', en allongeant la phrase ?
hm, la virgule après imaginaire est pas manquante, ca fonctionne sans, mais tu peux en mettre une si tu veux un tempo lent à ce passage (je le ressens un poil plus rapide, mais lis le à voix haute et tu verras ce que ca donne)
(la logique de la phrase mettrait un point après formes c'est vrai, mais j'aime bien l'effet que ca produit perso -hashtag le monde de la subjectivité pas aidante-)

et laisser voyager hm, en allongeant oui, en carrément en phrase "Elle se laisse voyager", comme un insert entre deux voyages imaginaires


trop coool si tu le retravailles !!! :)


et
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(et je passe te commenter jeudi ^^)
t'inquiètes y'aura pas de grand commentaire à faire, c'est du lol  ^^

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Re : Pas de fumée sans feu
« Réponse #5 le: 04 février 2019 à 23:46:28 »
C'était vraiment vraiment chouette, il y a comme une énergie positive qui se dégage de ton écriture.

Citer
Mais il faut d’abord passer à l’épicerie faire quelques emplettes.
Citer
lui a refilé une intoxication alimentaire carabinée quand elle a fait des crêpes.
J'adore ces deux là ^^ (genre on se sent vraiment dans la tête de Julie)

J'ai bien aimé comment il y a un parfum dans le texte qui tourne autour des emplettes, des oeufs, tortillas. Et dans un sens je pense que c'est à cause de ça que l'entrée en transe m'a plu, parce qu'à l'origine, quand elle ne s'occupe pas d'idées diffractées, Julie c'est quelqu'un qui aime bien aller faire des emplettes, ça a l'air important pour elle, et je sais pas, on dirait quelqu'un qui sait quand même faire la part entre le rêve et la réalité. Enfin c'est comme ça que je l'ai ressenti (mais j'aurais pu mieux l'exprimer cela dit).

Citer
les pensées qui se tortillent dans son cerveau comme un tas de vers dans un lapin en putréfaction.
Qu'est-ce que ça vient faire ici ça :D ? (mais en même temps je peux pas m'empêcher de trouver ça mignon, ça a l'air si décalé qu'on dirait une fausse humeur sombre je crois)

Bref un joli tic tac  ^^

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Re : Pas de fumée sans feu
« Réponse #6 le: 05 février 2019 à 10:56:47 »
Coucou Cyamme ! J'avais dit que je viendrais te le commenter, alors voilà :

Citer
Julie se débat contre les pensées qui se tortillent dans son cerveau comme un tas de vers dans un lapin en putréfaction.
oh voui :coeur:

Citer
l’atmosphère glacée la saisi
saisit

Citer
le nez transie de froid
transi

Citer
Les accumulations de tâches inachevées qui s’empilent dans le foie des gens, c’est une idée qui la retourne. Elle en a, des tâches inachevées, la pauvre.
moi ça me dérange pas cette formulation/répétition, et même j'aime bien :huhu:

Citer
Elle, elle aurait plutôt situé ce fardeau sur les omoplates, et puis un peu autour du pharynx aussi, comme un boa constrictor.
:coeur: j'adore.

Citer
Ce film était tout de même bizarre. Un polar un peu mauvais, mais avec des idées un peu dérangeantes. Les accumulations de tâches inachevées qui s’empilent dans le foie des gens, c’est une idée qui la retourne. Elle en a, des tâches inachevées, la pauvre. Ce qu’elle ne comprend pas, c’est la localisation. Elle, elle aurait plutôt situé ce fardeau sur les omoplates, et puis un peu autour du pharynx aussi, comme un boa constrictor. De temps en temps, elle prend son courage à demain et desserre le boa de quelques tours, en appelant sa mère ou en réglant une des factures qui s’entassent pêle-mêle sur le buffet de l’entrée. Le problème du boa, c’est que ça tourne en rond, alors on sait jamais dans quel sens s’y attaquer. La solution, c’est de faire comme dans la forêt, choisir un cap, n’importe lequel et ne pas en dévier, quoi qu’il arrive.
En fait j'adore tout ce paragraphe

Citer
Mais, Julie ne se laissera pas prendre au piège
pourquoi mais virgule ?

Citer
Tourner à droit
droite

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Toute idée de cap est oubliée, sauf peut-être celui de Bonne Espérance.
trop chouette ^^

Citer
Ses cheveux poussent et ses mains s’incrustent dans le bois de la table
j'adore cette image. Par contre, le "table" fait un peu répétition pour moi avec celui de deux lignes au dessus, et je pense qu'il est pas indispensable.
Citer
Malheureusement, cette histoire sent le roussi.
meh, là par contre je trouve ça un peu artificiel et brusque comme transition, pour moi c'est vraiment ici qu'on sent le "bon allez là, j'en ai marre il faut finir", plutôt qu'à la sortie de la forêt.
Citer
Le retour à la réalité est brutal : de l’évier coulent des rigoles d’eau, narquoises qui n’ont pas jugé bon d’atteindre la poêle oubliée sur le feu dans laquelle le reste de la tortilla cramé, rappelle à Julie que l’année ne fait que commencer.
Mais je croyais qu'elle avait déjà mangé ses tortillas (à goût de carton) ?  :???: ah non c'est le reste !
J'aime bien cette dernière phrase mais je la trouve un peu bancale. Si je puis me permettre une suggestion : déplacer la virgule des rigoles d'eau après "narquoises" et enlever celle après "cramé". (ou couper en deux phrases)



J'aime bien, c'est choueeeeeeeeette  :coeur: C'est surtout l'aspect "fuite de la réalité" qui m'a plu, et que j'ai trouvé touchant chez Julie, elle me fait l'effet d'une mimi toute paumée qui essaie de s'accrocher à la réalité comme elle peut et des fois s'en va parce qu'il faut pas pousser non plus. ^^ Et puis c'est bon la tortilla  :huhu:

Je suis contente de t'avoir lue ! bisous
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Re : Re : Pas de fumée sans feu
« Réponse #7 le: 20 février 2019 à 17:33:17 »
Je tente de répondre enfin à ces commentaires trop chouettes ! Normalement, les coquilles ont été éliminées.

Ben
j'avais pas vu la répétition
non c'était juste l'aspect un peu "ohlala, des trucs à faire elle en a, elle" + la phrase d'après, que je trouvais trop appuyé
Je vais voir, faut peut-être que je l'enlève complètement, oui (mais l'avis de Grimme me perturbe). Bon, je réféchis un tout petit peu, je pense qu'elle va disparaître.


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hm, la virgule après imaginaire est pas manquante, ca fonctionne sans, mais tu peux en mettre une si tu veux un tempo lent à ce passage (je le ressens un poil plus rapide, mais lis le à voix haute et tu verras ce que ca donne)
(la logique de la phrase mettrait un point après formes c'est vrai, mais j'aime bien l'effet que ca produit perso -hashtag le monde de la subjectivité pas aidante-)
Hahaha, je crois que je suis d'accord pour le tempo rapide (je lis pas à voix haute, jamais jamais. En revanche, je subvocalise toujours  ;)).

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et laisser voyager hm, en allongeant oui, en carrément en phrase "Elle se laisse voyager", comme un insert entre deux voyages imaginaires
Là, je crois que je suis pas d'accord. C'est vrai que c'est un peu abrupt, mais pour moi, le ''voyage'' commence à la phrase suivante seulement.

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trop coool si tu le retravailles !!! :)
Moui, enfin, au rythme où c'est parti, ce sera ptet bon pour l'an prochain...  :/

Extasy


Oh, merci pour ton passage, je m'y attendais pas !  :) Et puis merci tout plein pour ces compliments.  :coeur:
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les pensées qui se tortillent dans son cerveau comme un tas de vers dans un lapin en putréfaction.
Qu'est-ce que ça vient faire ici ça :D ? (mais en même temps je peux pas m'empêcher de trouver ça mignon, ça a l'air si décalé qu'on dirait une fausse humeur sombre je crois)
Hahaha, je sais pas, ça me semblait vachement logique je crois. J'ai un souvenir très précis de petits vers blancs sous un lapin mort . ::)

Grimm


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Les accumulations de tâches inachevées qui s’empilent dans le foie des gens, c’est une idée qui la retourne. Elle en a, des tâches inachevées, la pauvre.
moi ça me dérange pas cette formulation/répétition, et même j'aime bien :huhu:
Hahaha. Vous m'aidez pas, tous les deux.  :huhu: Je garde la décision pour plus tard, comme ta fée qui sussurre/murmure.

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Mais, Julie ne se laissera pas prendre au piège
pourquoi mais virgule ?
Hmm. Je crois que c'est un peu un tic de langage. Je dis souvent ''mais virgule'' en début de phrase, sans raison. Je garde le mais, mais je vire la virgule. En fait j'ai tout enlevé, ça n'avait aucun sens  ::)[/quote]

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Ses cheveux poussent et ses mains s’incrustent dans le bois de la table
j'adore cette image. Par contre, le "table" fait un peu répétition pour moi avec celui de deux lignes au dessus, et je pense qu'il est pas indispensable.
adopté ! (enfin, dégagé, en l'occurence)

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Malheureusement, cette histoire sent le roussi.
meh, là par contre je trouve ça un peu artificiel et brusque comme transition, pour moi c'est vraiment ici qu'on sent le "bon allez là, j'en ai marre il faut finir", plutôt qu'à la sortie de la forêt.
Moui. En fait, il y a un bazar de la réalité qui s'infiltre dans le ''rêve éveillé'' du personnage en même temps qu'une incursion de la narratrice qui s'autocommente. J'ai envie de garder l'odeur de brûlé qui vient rappelle à la réalité, en miroir avec le bruit de l'eau pour plonger dans le rêve, par contre c'est effectivement ptet pas nécessaire de commenter ''cette histoire''. C'est là qu'il faut que je retravaille. (Mais je fais trop d'enfilage de mots et c'est dur de garder la ''logique'' oeil de dragon/iris/fleur(e)/roussi/odeur si je vire l'histoire du roussi. Songeons).

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Le retour à la réalité est brutal : de l’évier coulent des rigoles d’eau, narquoises qui n’ont pas jugé bon d’atteindre la poêle oubliée sur le feu dans laquelle le reste de la tortilla cramé, rappelle à Julie que l’année ne fait que commencer.
Mais je croyais qu'elle avait déjà mangé ses tortillas (à goût de carton) ?  :???: ah non c'est le reste !
J'aime bien cette dernière phrase mais je la trouve un peu bancale. Si je puis me permettre une suggestion : déplacer la virgule des rigoles d'eau après "narquoises" et enlever celle après "cramé". (ou couper en deux phrases)
Oui, en relisant avec du recul, ça saute aux yeux que ces virgules sont mal fichues. J'ai changé en :
". Le retour à la réalité est brutal : de l’évier coulent des rigoles d’eau narquoises, qui n’ont pas jugé bon d’atteindre la poêle oubliée sur le feu. Le reste de la tortilla cramé rappelle à Julie que l’année ne fait que commencer. " c'est mieux ?

Pfiou, c'est super touchant et motivants vos commentaires, merci encore.
« Modifié: 20 février 2019 à 17:36:25 par cyamme »
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Re : Pas de fumée sans feu
« Réponse #8 le: 02 mars 2019 à 15:55:09 »
Ma chère cyamme,

Aussi loin qu'on retrouve ta très grande humilité, ta maîtrise des savoirs est toujours une grande source d'enseignements pour nous autres sur le Monde de l'Écriture, j'espère te retrouver bientôt dans des discussions pour éclairer au mieux nos échanges, c'est une intarissable source d'élévation.

 :)

Concernant le texte, j'ai trouvé ton regard à la fois très humain et juste dans l'émotion que tu y mets. Tu donnes à ce personnage de Julie le souffle qui la pousse dans un imaginaire riche, nourricier et profond, je me sens pleinement entraîné par celle-ci, ses inquiétudes et ses espoirs me parlent intimement.


Ça fleure bon le danger. Malheureusement, cette histoire sent le roussi. L’odeur s’intensifie, jusqu’à couvrir le clapotis de l’eau qui l’entraina dans cette jungle. Le retour à la réalité est brutal : de l’évier coulent des rigoles d’eau, narquoises qui n’ont pas jugé bon d’atteindre la poêle oubliée sur le feu dans laquelle le reste de la tortilla cramé, rappelle à Julie que l’année ne fait que commencer.

Hé oui ! La réalité est bien difficile à qui se laisse dévorer par les soucis, mais je ne doute pas un seul instant que Julie saura trouver un entourage qui l'aime et qui prend soin d'elle, c'est toujours dans la confiance en l'autre qu'on parvient à surmonter ses petits défauts et à construire un bel avenir.

 


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