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13 novembre 2019 à 08:17:09

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Auteur Sujet: Autopsie de Monsieur X [nuit du Mde][3/02/19]  (Lu 1102 fois)

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Autopsie de Monsieur X [nuit du Mde][3/02/19]
« le: 03 février 2019 à 03:23:56 »
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Autopsie de Monsieur X

Par licence artistique, par souci stylistique, je commencerai par le bas et monterai vers le haut. Je sais que le commun préfère le mouvement ascendant, il vénère la sueur et bande de Sisyphe. Il admire l’effort et la souffrance – pas moi, moi j’aurais préféré une descente toboggan, sans effort, mais là encore : se conformer au commun.

Aussi je commencerai par les pieds. Ils sont bleus et tachés de la terre foulée. Se devinent les cals et les crevasses façonnés par de longues heures de marche : il était marcheur, randonneur, juif errant, vanupied et vagabond. Je devine les morsures des coquillages sur les plages qu’il a traversées, le tarmac brûlant au soleil de juillet, les braises d’un volcan qu’il a piétiné – mais je ne saurais dire si l’Etna ou Edna, le Vésuve ou Valérie, le Fuji ou Félicie. Ces pieds d’homme seul et léger, léger, au ventre vide : ils sont à peine aplatis, il devait voler, cet homme, il devait planer un peu au dessus du sol. Ce sont des pieds de danseur.

Genoux égratignés d’enfant. Il grimpait aux arbres, c’est sa grand-mère qui le lui a appris. Je sais, j’énonce à ces genoux la jeunesse passée dans les branches des cerisiers, la joie de s’imaginer chat, le corps étiré comme un grand arc pour saisir les fruits les plus lointains. J’entends, je raconte l’histoire : son grand-père tombé amoureux d’elle le jour où il l’a vue jouer à la fée de l’air dans ses arbres fruitiers. Je viens de là, je suis né de ceux qui grimpent aux branches. Il est parfois tombé, genou écorché, vite dorloté et soigné d’un baiser. Ce sont des genoux d’enfant adoré.

(On lit un corps comme un livre ouvert, ici pourtant je m’interroge sur la pertinence de cette opération, je me demande, vraiment, où ça va, tout ça.)

Fémur brisé ? Non. L’os porte seulement le souvenir d’un autre : le père est mort. Accident de voiture et artère fémorale percée, douleur et noir qu’il accueille en son corps. La jambe du deuil car sur ce même fémur mille fois rebrisé et réparé il a été porté lui bébé, à dada tagada, c’est l’os au goût des larmes et de l’absence, au goût du vide : te me manques. Une jambe d’orphelin. (il a appris un jour que l’état avait versé une pension à sa mère parce qu’il était orphelin, et a voulu vomir)

Sexe d’homme. On ne parle jamais vraiment du sexe des hommes quand il n’est pas gonflé en arme. Je n’en parlerai pas non plus – ça n’intéresse personne et ça vexe tout le monde à la fois. Ce sexe-là n’a connu que deux femmes. J’y lis la chaleur des fleurs et le goût salé, la douceur d’une langue, les frustrations parfois qu’est-ce qu’il y a je sais pas ça marche pas.La gêne – oh pitié, que ça ne se voit pas. J’y lis la tendresse, le désir un peu égoïste. « Prendre ». C’est un sexe d’homme.

Le ventre est mangé de vers et je me demande s’il n’était pas mangé de vers déjà avant la mort, si ce n’est pas toutes les angoisses, toutes les douleurs et les envies qui ont percé des trous dans ses chairs, il a un ventre de mort. Ventre serré, peur au ventre, à plat ventre, mal au ventre, rage au ventre, ventre à terre ? Ventre jamais rempli il n’aimait pas manger et vomissait facilement tout ce qu’il ingérait, c’est ça qui me fait penser, qui me fait dire, qu’il était déjà un peu ailleurs, qu’il était déjà un peu mort.

Les mains sont belles, blanches et fines et pourtant masculines, des mains qui savaient créer, un peu calleuse là où il tenait le stylo – je vois, j’entends le grattement de sa dernière lettre, laissée sur la table et tachée de rouge. J’y lis également le parcours, le chemin tracé par l’eau, par toutes les eaux du monde qu’il a caressées, dans lesquelles il a nagé. Les joues de sa mère tenues en coupe alors qu’il embrassait son front. La main d’un ami, les cheveux d’une sœur et les seins ronds, lourds, tendus de celle qui a fait battre son coeur.

Épaules tannées par le soleil. Marquées au fer blanc par les jambes d’une femme à qui il a fait l’amour, de qui il a léché le sexe. Le commun voudrait que je m’attarde à cette image mais je m’enfoncerai plus loin. Je noterai plutôt le jour où un oiseau, par surprise, s’est posé sur son épaule et il s’est senti roi du monde. Je noterai le poids de sa sœur encore enfant qu’il aidait à chaparder des pommes, qu’il faisait sauter dans l’eau glacée des rivières. Épaules de grand frère.

Le coeur est brisé. Il n’y a rien d’autre à en dire : le coeur, trop fragile, est brisé.

Le cou est porteur de mille écharpes qu’il a empruntées et jamais rendues, ici et là. C’est un cou d’aventurier, un cou de voleur, dans lequel a coulé du miel.

(Je me rends bien compte à présent qu’il faut accélérer, qu’il n’y a plus vraiment à dire, que l’on arrive à la fin)(m’attarder à décrire le corps au détriment de la tête, à décrire l’histoire au détriment des pensées aussi pourra-t-on toujours se demander, l’entreprise terminée, qui était-il ? Que pensait-il ? Je lui laisse ce sanctuaire. Personne ne veut voir ses rêves dévoilés.)

La bouche entrouverte porte les baisers et les chansons qu’il a apprises : il les chantait un peu faux aux uns et aux autres, il a la bouche d’un menteur – les menteurs chantent toujours faux, c’est à ça qu’on les reconnaît. Mais je devine aussi le fantôme de son sourire et je sais que son sourire-soleil faisait toujours pardonner ses mensonges.

Les yeux ont pleuré. Ils sont si rouge qu’on n’y lit plus rien d’autre, toutes les merveilles qu’ils ont contemplées se sont effacées, et ils n’ont plus de direction.

Le front – c’est là que sa balle est passée.
« Modifié: 06 février 2019 à 01:45:11 par Doctor Grimm »
Toute ma peau est maladésir.

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Re : Autopsie de Monsieur X [nuit du Mde][3/02/19]
« Réponse #1 le: 07 février 2019 à 03:20:18 »
Je trouve que t'as écrit tellement mieux ici en fait  :coeur: (et c'est le premier cœur que je mets à un texte depuis que chui revenu :huhu:)

Je ne sais pas comment bien le dire, mais tout simplement j'ai trouvé que c'était... naturel, vivant. Que plusieurs aspects de ton style chapotaient le texte dans une sorte d'harmonie de je sais ce que je fais. Ça doit être ma définition de bien écrit en gros. T'avais une heure, t'avais un thème, et c'était pour moi une belle performance.

Je sais pas toi (dans le spoiler t'as dit beurf '-') mais moi ce que je te balance c'est un honnête respect o/

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Re : Autopsie de Monsieur X [nuit du Mde][3/02/19]
« Réponse #2 le: 07 février 2019 à 12:13:12 »
Extaaaa !

Citer
Je trouve que t'as écrit tellement mieux ici en fait  :coeur: (et c'est le premier cœur que je mets à un texte depuis que chui revenu :huhu:)
gzbfjmrntusrm  :-[ :-[

( :coeur:)


C'est rigolo du coup, parce que j'ai l'impression d'avoir été beaucoup plus "en roue libre" sur ce texte-là que sur l'autre, de m'être laissée divaguer et d'avoir juste rempli les blancs jusqu'à ce que ça soit un truc plus ou moins complet et acceptable (c'est pour ça que je suis pas sûre d'en être contente en fait, pour moi il est juste un peu facile, ça fait popote d'ingrédients qui marchent bien mais sans réel enjeu derrière, y a pas de défi)...

Et puis comme toujours dans les travaux d'urgences comme ça j'ai l'impression d'avoir laissé beaucoup trop de "moi" dedans, d'avoir utilisé des éléments qui m'appartiennent trop plutôt que d'en inventer (je sais pas comment expliquer ça) ou au moins de les polir un peu.

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Et donc merci beaucoup pour ton premier coeur depuis ton retour, en vrai je suis très contente que ça t'ai plu :)
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Re : Autopsie de Monsieur X [nuit du Mde][3/02/19]
« Réponse #3 le: 09 février 2019 à 22:33:45 »
Citer
(c'est pour ça que je suis pas sûre d'en être contente en fait, pour moi il est juste un peu facile, ça fait popote d'ingrédients qui marchent bien mais sans réel enjeu derrière, y a pas de défi)
Yes yes, c'est même ce que je disais dans la première version de mon com, puis j'ai effacé je me suis dit que peut-être c'était pas ça. Et du coup je suis un peu d'accord aussi avec ce que tu dis juste plus bas à propos du personnel. N'empêche, le côté personnel je sais pas si je l'ai tellement senti, sans doute par moments mais y'avait pas que ça. Et voilà encore une chose que j'avais failli dire, c'est que globalement je sentais quand même le style qui s'amusait, le côté imagination qui se laissait embarquer sans avoir à toujours garder pied dans le réel. La narratrice je l'ai vue comme une sorcière ou quelqu'un avec un sixième sens, et je trouve que dans ce personnage qui explore les sens d'un autre, t'es déjà par principe un peu détachée de toi, enfin je sais pas, je suis pas sûr d'être pertinent, je dis des trucs sur comment tu es quand t'écris ça alors que c'est toi qui écris, en fait je m'essaie à faire des longs commentaires  :huhu:

Un exemple que je trouve vraiment typique (même si ça aura l'air un peu basique) :
Citer
je vois, j’entends le grattement de sa dernière lettre
Je trouve ce moment marquant, l'un des moments où j'ai vraiment "capté" le principe de ton procédé, la technique pour allumer des sensations chez le lecteur. Et donc que dire de ce moment, qui est efficace, agréable à lire, sans rien de personnel dedans : beh que c'est juste bien écrit, en quelque sorte (mais pareil que toi, je sais pas vraiment comment bien l'expliquer). En gros je trouve cette phrase riche sans être personnel. Evidemment tout le reste n'est pas aussi basique, mais l'idée reste la même quoi.

Bon, je ne sais pas si c'est clair ce que je raconte, pour moi c'est clair  :D

« Modifié: 09 février 2019 à 22:35:23 par extasy »

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Re : Autopsie de Monsieur X [nuit du Mde][3/02/19]
« Réponse #4 le: 10 février 2019 à 21:47:44 »
Bonsoir

Tu as bien fait de commencer par le bas !

Un texte qui me plait bien !!! :)
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

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Re : Autopsie de Monsieur X [nuit du Mde][3/02/19]
« Réponse #5 le: 24 février 2019 à 15:53:12 »
Salut Grimm :)

J'ai vu la màj de ta page perso, le fait que tu t'interroges sur ce texte, alors du coup je me suis dit que j'allais donner un avis.

En première lecture, il y a deux trois jours, je me suis dit : "y a des passages vraiment très chouettes, y a quelques "facilités" et il manque peut-être quelque chose de plus marquant/personnel pour éclairer le truc". Enfin, c'est ce que je me souviens avoir pensé il y a quelques jours. Reprenons la lecture...

Citer
Par licence artistique, par souci stylistique, je commencerai par le bas et monterai vers le haut.
ça, c'est très chouette
ça interroge parce qu'on se dit que l'autopsie va être oeuvre artistique, ce qui est assez chelou

Citer
moi j’aurais préféré une descente toboggan, sans effort,
le mot "toboggan" associé à "autopsie", ça ajoute au décalage, j'aime

Citer
par de longues heures de marche : il était marcheur, randonneur, juif errant, vanupied et vagabond.
le "marcheur" peut sauter je pense

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Je devine les morsures des coquillages sur les plages qu’il a traversées, le tarmac brûlant au soleil de juillet, les braises d’un volcan qu’il a piétiné – mais je ne saurais dire si l’Etna ou Edna, le Vésuve ou Valérie, le Fuji ou Félicie. Ces pieds d’homme seul et léger, léger, au ventre vide : ils sont à peine aplatis, il devait voler, cet homme, il devait planer un peu au dessus du sol. Ce sont des pieds de danseur.
tout ce passage est très beau

Idem, le paragraphe sur les genoux est très joli, évocateur. Beaucoup de choses dites en peu de mots, beaucoup de justesse.

Citer
(On lit un corps comme un livre ouvert, ici pourtant je m’interroge sur la pertinence de cette opération, je me demande, vraiment, où ça va, tout ça.)
pas sûr que cette interrogation de l'auteur soit très pertinente. Ça casse la magie de la narration, ça met en avant le procédé alors que justement la difficulté de l'exercice et de rendre le procédé naturel (enfin, je pense que ce serait chouette que le procédé passe à l'arrière plan de l'histoire au fur et à mesure que tu avances dans la description et le parcours de vie)

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La jambe du deuil car sur ce même fémur mille fois rebrisé et réparé il a été porté lui bébé, à dada tagada,
ça marche pas trop le "ce même fémur", je ne visualise pas le fémur du père mais le sien propre, du coup c'est chelou de faire tagada sur sa propre jambe.
Mais l'idée est vachement chouette, juste il faudrait mieux visualiser les jambes du père en parallèle de ses propres jambes.

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(il a appris un jour que l’état avait versé une pension à sa mère parce qu’il était orphelin, et a voulu vomir)
J'enlèverais les parenthèses, encore une fois pour faire disparaître le narrateur

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la douceur d’une langue, les frustrations parfois qu’est-ce qu’il y a je sais pas ça marche pas.La gêne
manque une espace après le point
J'aurais bien vu un deux points après le "parfois", parce que tu supprimes la ponctuation du "qu’est-ce qu’il y a je sais pas ça marche pas", ce qui fonctionnerait mieux avec un petit lancement (avec les deux points)

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oh pitié, que ça ne se voit pas.
j'aurais vu "cela" à la place de "ça" : plus délicat

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Ventre serré, peur au ventre, à plat ventre, mal au ventre, rage au ventre, ventre à terre ?
peut-être faire le tri ici (notamment le "ventre à terre" qui fait un peu cheveu sur la soupe)
(mais le paragraphe sur le ventre fonctionne drolement bien)

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des mains qui savaient créer, un peu calleuse
calleuses

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Le commun voudrait que je m’attarde à cette image mais je m’enfoncerai plus loin.
m'enfoncerais ?

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Le coeur est brisé. Il n’y a rien d’autre à en dire : le coeur, trop fragile, est brisé.
très bien de raccourcir ici, ça claque

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(Je me rends bien compte à présent qu’il faut accélérer, qu’il n’y a plus vraiment à dire, que l’on arrive à la fin)(m’attarder à décrire le corps au détriment de la tête, à décrire l’histoire au détriment des pensées aussi pourra-t-on toujours se demander, l’entreprise terminée, qui était-il ? Que pensait-il ? Je lui laisse ce sanctuaire. Personne ne veut voir ses rêves dévoilés.)
Je pense que l'intervention du narrateur pourrait n'exister qu'ici ; et je pense que tu pourrais alléger cette intervention. Je suis pas fan de la première phrase : l'accélération, on la vit à travers ton texte, pas la peine de la souligner.
Par contre, la deuxième partie est chouette, surtout "aussi pourra-t-on toujours se demander, l’entreprise terminée, qui était-il ? Que pensait-il ? Je lui laisse ce sanctuaire. Personne ne veut voir ses rêves dévoilés."

Et je ne me souvenais plus de la chute ! Elle vient relativiser mon souvenir de "il manque peut-être quelque chose de plus marquant" ^^ Quant aux "facilités" que j'évoquais, il s'agit en fait du narrateur qui se dévoile un peu trop, ça alourdit, je trouve.

Bref, ce Tic-Tac mérite un peaufinage, c'est un beau texte, original et puissant.

A+
Rémi

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Re : Autopsie de Monsieur X [nuit du Mde][3/02/19]
« Réponse #6 le: 02 mars 2019 à 14:31:40 »
Coucou Grimm !

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Par licence artistique, par souci stylistique, je commencerai par le bas et monterai vers le haut. Je sais que le commun préfère le mouvement ascendant, il vénère la sueur et bande de Sisyphe. Il admire l’effort et la souffrance – pas moi, moi j’aurais préféré une descente toboggan, sans effort, mais là encore : se conformer au commun.
Cet paragraphe d’entrée est waw

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un peu au dessus du sol.
Manque un tiret

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Je viens de là, je suis né de ceux qui grimpent aux branches.
<3

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La jambe du deuil car sur ce même fémur mille fois rebrisé et réparé il a été porté lui bébé, à dada tagada, c’est l’os au goût des larmes et de l’absence, au goût du vide : te me manques
La phrase a l’air très belle avec une chouette finale mais le « il a été porté lui bébé » m’empêche de la saisir vraiment… on l’a porté sur des genoux (de grand-parents) par le fémur, quelque chose comme ça ?

Citer
ça marche pas.La gêne – oh pitié, que ça ne se voit pas
manque une espace

Citer
Les mains sont belles, blanches et fines et pourtant masculines, des mains qui savaient créer, un peu calleuse là où il tenait le stylo
Calleuses

Citer
Je n’en parlerai pas non plus – ça n’intéresse personne et ça vexe tout le monde à la fois.

Citer
Le commun voudrait que je m’attarde à cette image mais je m’enfoncerai plus loin.

Pour moi ces 2 phrases ne sont pas nécessaires, on dirait que le narrateur se justifie de ne pas creuser plus loin s’agissant de ces endroits, mais… je sais pas mais ça me semble superflu de le préciser ainsi (mais c’est peut-être juste moi).

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ils sont si rouge qu’on n’y lit plus rien d’autre, toutes les merveilles qu’ils ont contemplées se sont effacées, et ils n’ont plus de direction.
Rouges

J’ai bien aimé ce texte, surtout le début et la toute fin. Et je n’ai pas grand-chose d'autre à redire :x J'ai bien senti la tension mêlée de douceur et de tristesse.

J’ai cru lire en fligrane du commentaire de Rémi que tu estimais peut-être qu’il manquait quelque chose… je trouve qu’il se suffit à lui-même, mais au cas où, j’ai peut-être penser à une piste : on ne sait pas exactement ni comment ni pourquoi monsieur X est mort (juste une balle dans la tête). Peut-être qu’on pourrait découvrir l’histoire de sa mort, et du même élan des fragments de sa vie (femmes qu’il a aimées, sa maman, les arbres, etc), en commençant par les pieds et en terminant par la tête… tu vois ce que je veux dire ? On en apprendrait autant sur le contexte qui l’a amené à être tué que sur sa vie. C’est juste une idée en passant ^^

 


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