Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

24 août 2019 à 08:44:49

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Aube, Miromensil, Chapart, Claudius) » De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)

Auteur Sujet: De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)  (Lu 470 fois)

Hors ligne derrierelemiroir

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Ce texte va parler de toi, de toi vue par moi, bien évidemment. De lui, ressenti par toi, dont le reflet ricoche vers moi. De ce qu’il y a au devant de toi, mais aussi tout autour, et que tu oublies, car son souvenir est très opaque, et il t’encercle.

Lui, c’est ce garçon que tu as côtoyé depuis nos quatorze ans. Enfance-amoureuse. Pendant longtemps, je vous ai imaginés pareils aux personnages d’un livre. Un amour unique et turbulent. Il ne faut pas avoir le cœur qui se serre en y pensant. C’est beau et terrible d’avoir pu vivre et ressentir cela, mais fini ! cette pensée que le livre est tombé au feu et que ton histoire n'est plus que cendres amères. La vie, ma chère, n’est que le conte que l’on choisit de vivre, avec les moyens de bord, bien entendu. Il pourra rester cet amour de ta vie et te torturer jusqu’à l’épuisement de tes nerfs, ou alors, il pourra n’être qu’un personnage secondaire, transitant au travers du fascinant chemin que tu auras décidé de suivre.

On a besoin, toi et moi, et certainement des millions d’autres personnes, on a besoin de ce sentiment d’attache. De cette impression de faire partie de. D’une complicité qui repeint les murs de la vie et transfigure son sens, qui crée l’écho quand nos pas marchaient dans le vide. Tu ressens ce vide, à présent, il écrase ton souffle, son immensité anéantit le concept de perspective, il n’y a plus que toi, et l’absence de lui. Mais ça, ma précieuse, ce n’est qu’une possibilité, parmi l’infini de l’univers.

N’oublie pas que rien n’a été décidé. Que ton horizon dépend des paysages que tes pensées décideront de tisser. C’est effrayant, l’infini. C’est peut-être plus simple de s’en détourner et se contenter du fini, pourvu qu’il ait existé. C’est effrayant, mais que c’est beau ! Tout est dans tes mains, dans ta tête, et tu as la chance d’avoir un réseau de pensées sublime. Il ne faut plus chercher à s’en débarrasser pour une seule histoire qui s’est terminée, quand tant d’autres n’ont pas encore commencé.

Tu te l'imagines  et tu te dis: « voilà bien l’homme de ma vie. Lui et moi, moi et lui, on était comme les 360° du cercle, comme les deux faces d’une pièce, la vie devenait limpide à travers lui, l’avenir n’avait plus cette forme à la fois terrifiante et imprécise ». Il a disparu, et ce manque a créé comme un appel d’air, un trou noir qui aspire toutes tes angoisses et tes incertitudes, et n’apparaît devant tes yeux plus que comme une boule gigantesque d’horreur qui masque tout le reste. Surtout quand le soleil de l’été passe son chemin, pour laisser place aux vents glacés de pluie, aux feuilles qui tombent, à l’espoir qui s’écroule.

Ce ne sont que des impressions. Pense à l’océan scintillant des latitudes chaudes, pense à cette eau stable, gigantesque, souviens-toi, quand le vent cognera tes fenêtres, souviens-toi qu’ailleurs, le calme, la paix, la beauté existent. Que si tu t’y trouvais, cette paix, tu la ressentirais. Lui ou pas Lui. Que toi, face à la mer, face à la vie, devant une baleine, au milieu d’un récif, parmi les flots de l’azur, tu serais heureuse. Si tu peux l’être ailleurs sans lui, c’est que tu peux l’être partout. Lui n’est plus lui. Il est devenu l’accumulation de tes phobies, et à chaque fois que quelqu’un t’abandonnait, sa masse augmentait.

Maintenant, imagine un jour d’été. Toi et moi dans une voiture, sillonnant les collines toscanes, ou peu importe. La chaleur parfumée de pins, ce picotement du soleil sur nos peaux légères, et nos rires dans les courbures de la Terre. Suis cette pensée, imprègne-toi d’elle. Imagine le sentiment de lui parmi cette allégresse. Il serait diminué, n’est-ce pas ? Il ne serait plus cette étoile noire qui aspire ton âme pendant les longues nuits hivernales. Pourtant, toi, tu es, tu restes la même. S'il change selon les saisons,  c’est qu’il est relatif au système de coordonnées que tu choisis, dans lequel tu te trouves. Et ça, c’est rassurant. Il suffit de changer de système, d’en trouver un dans lequel son souvenir ne sera plus qu’un écho mélancolique de ton passé, que tu pourras raconter à ta guise, en souriant paisiblement.

Continuons ce petit jeu. A présent, prends ce sentiment de lui, visualise-le comme une boule, égale à celle qui s'agite dans ton ventre quand son absence se fait ressentir dans toute sa force. Tu la vois ? Tu imagines bien sa taille, sa rotation libre et folle dans la paume de ta main ? Et bien maintenant, dis-moi ce qu’il lui arriverait, si tu te retrouvais pareille à cet été, neuve et palpitante dans ce bar où tu vis cet amant de vacance pour la première fois ? Cette sphère de douleur, elle diminuerait, n’est-ce pas ? Sa masse deviendrait quasiment nulle, pendant un bref instant. Imagine maintenant cet amant se matérialisant à tes côtés et te murmurer: « tout ira bien, je suis là maintenant », cette boule exploserait et éparpillerait toutes tes angoisses aux quatre coins de la mer. Tu te sentirais forte, belle, jeune, et la peur de l’avenir, tu lui rirais au nez. Donc cette boule, plutôt que de l’appeler par son nom, il conviendrait de lui donner une autre appellation. Besoin d’Amour, de Complicité, de Sécurité, de Bras Chauds et Forts. L’appeler par lui, c’est comme donner une définition incomplète ou erronée à un processus naturel. C’est comme se tromper dans la théorie des lois de la relativité, et affirmer que le temps est absolu. Cela empêche le progrès, et crée un mouvement obstiné autour d’une idée corrosive.

Toutes ces métaphores pour dire que ce n’est pas de son idée dont il faut te débarrasser, mais de toutes les craintes et les angoisses que tu as accumulées depuis ton enfance, et que tu as entassées dans cette sphère de douleur. Tu l'as nommée selon lui seulement après qu'il t'ait quittée parce son manque, plus précis que d’autres douleurs, a monopolisé ta souffrance. Mais la boule existait bien avant. 

Laisse-moi te raconter une autre histoire. Celle de cette fille qui s’appelle Marie, Marie vue par Sarah, et qui avec ou sans lui, est une des plus belles personnes que Sarah connaisse.

Sarah a vu grandir Marie. Elles se sont rencontrées quand elles avaient huit ans. Marie était une fille énergique, qui savait beaucoup de choses, qui impressionnait un peu Sarah et sa certitude de ne rien connaître. Marie avait une chambre remplie de Play Mobil. Elle vivait dans cette maison, en bordure de forêt. Elle avait emmené Sarah dans ce qui plus tard deviendrait le Jardin Botanique. Elles avaient roulé dans l’herbe jusqu’au bord de l’étang. En fin de primaire, à l’école, elles avaient formé ce groupe des six, Marie et Fisnik, Amélie et Youri, Sarah et Benjamin. Ils se retrouvaient au garage, parlaient de choses que seuls des enfants peuvent comprendre. Marie était une meneuse. Elle avait ce pouvoir de choisir. Marie avait deux grands frères qui la protégeaient. Un père qui savait encore mieux qu’elle, une mère qui lui donnait envie de grandir, une maison fracassante de vie. L’école, c’était facile pour les deux amies. Ensemble, elles rêvaient de la mer, de poisson, d’un monde fait de découvertes. Elles jouaient aux Sims dans la cave, en lisière de forêt. Marie, déjà à cette époque, était indépendante, et surtout, voulait le montrer. Elle ne parlait jamais, comme toutes les autres filles, de « meilleure amie », n’aimait jamais les mêmes garçons, ne gloussait pas. Elle était forte, voulait l’être, comme ses frères. Elle avait déjà une individualité à part, quand tant d’autres ne savaient encore vivre qu’en troupeau. Marie et Sarah continuaient d’être amies. Ensemble, elles se jouaient des consignes médiocres de leurs professeurs, s’en allaient courir le long du lac ou manger des biscottes accompagnées de chocolat, dans la sécurité de la maison en bord de forêt. 

Le lycée, et cette période troublante. Pour les deux. Marie qui se perdit dans un premier amour, une idée de rébellion, un début d’absence de quelque chose. Qui quitta pour la première fois sa maison et par là même, son noyau, sa sécurité. Sarah qui se perdit dans son malaise face au jugement des autres, qui s’enferma dans sa tête, à force d’avoir peur du dedans de celle des autres. Mais les détours en valent la peine, de par ce que leur courbe offre plus de contact à la vie, s’y frotte pour ainsi dire plus, et par conséquent, en retire plus d’expériences. Le lycée, c’était aussi le début de lui, mais il ne sera pas question de ça ici.

Vint l’université. Sarah y trouva ses premières ailes, en se détachant peu à peu d’amies dans l’ombre desquelles elle avait grandi. Puis ses premières chaînes, celle de l’amour. Ou plutôt, de la peur de l’amour. Marie y découvrit son indépendance, la joie d’avoir de nouveau un chez soi, qui devint pendant longtemps le QG de leur bande d’amies. Sarah se perdit dans les méandres d’une relation douloureuse, Marie se perdit dans les perspectives d’un avenir qu’elle ne parvenait pas à définir. Mais elles grandirent dans leur souffrance, et passèrent de nombreuses heures ensemble, partageant le bonheur simple de l’amitié, à discuter dans le salon, ou à se tatouer librement sur le balcon. Cet appartement, c’était un nouveau noyau pour Marie. Il y contenait ses amies, ses amants, recréait en elle ce sentiment familier de la maison. Sentiment en équilibre sur un fil étroit, car les amis, les amants, sont moins stable que la famille.

C’est pendant cette période que Sarah se rendit compte de la beauté de son amie. De cette force qu’elle trouvait en elle pour se renouveler, pour essayer, encore, toujours,  de se défaire de ses peurs qui déjà formaient un petit monde à elles seules. Marie est la personne qui aux yeux de Sarah, s’est le plus battue pour changer, qui n’a jamais voulu accepter la laideur, la médiocrité, et qui a toujours fait son possible pour s’en distancer. Marie est un mouvement perpétuel, ses pensées se meuvent si rapidement qu’il est difficile de la suivre, son jugement est en recherche constante d’amélioration, mais il est déjà si aiguisé, qu’il détruit d’un geste un édifice défectueux.

Pour Sarah, Marie n’a cessé d’embellir depuis cette période. Marie qui a l’impression de sombrer dans la folie, qui ne se rend pas compte des ailes qu’elle s’est forgées pour l’aider à fuir le désespoir. Elle se bat constamment pour les agrandir encore, afin qu’un jour, elle puisse s’envoler pour de bon et regarder de haut, tout ce qui avait l’air si néfaste, et qui pourtant, n’est rien d’autre qu’un moment de solitude dans le vaste océan des expériences.

Marie, ce que je veux te dire, ce que je t’ai déjà dit, mais que je répèterai sans jamais m’en lasser, c’est que tu es une personne merveilleuse. Tu es d’une vitalité sans égale, d’une intelligence sans borne, d’une force et d’un courage qui me font pleurer. Imaginer un après-midi avec toi, en ville, à casser nos plans et à en édifier de nouveaux, à se faire du bien par la simplicité de notre amitié, c’est imaginer le bonheur. Notre amitié qui n’a jamais tremblé, elle constitue une des certitudes, un des fondements de la beauté de ma vie. 

Ce que je veux te dire, c’est que ta vie vaut mieux, bien mieux que l’absence d’un garçon qui en vrai, t’aurait bien vite ennuyée. Il a roulé, et bien, au prochain ! Tu verras qu’avec le temps et la distance, même lui s’empoussièrera. Et si la boule reste malgré Lui, tu verras qu’en vrai, elle est formée elle-même d’une multitude de petites boules qui avec le temps s’en rouleront aussi, ne restera que toi, et une grande beauté, celle de l’expérience, celle de la vie.

Peu importe le vent qui gifle, la pluie qui gicle les trottoirs et barbouille nos pensées, et au feu ces gens qui nous laissent, c’est que leurs bras n’étaient pas assez grands ni leurs épaules assez fortes. Ce qu’il faut, ma précieuse, c’est chérir la magnifique personne que tu es, et quand tes bras accepteront de t’embrasser toi-même, tu verras que tout le reste, comme par magie, changera de teintes, et le soleil, même au milieu de janvier, apparaîtra.

(Et si tu as besoin d’absolu, pense à mon amour pour toi)
« Modifié: 01 mars 2019 à 15:23:59 par derrierelemiroir »
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

jeannesansarc

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Re : De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)
« Réponse #1 le: 14 janvier 2019 à 20:44:00 »
Bonjour derrierelemiroir

Là à chaud ! Ici et maintenant j'ai apprécié l'intensité et la simplicité du récit, de belles phrases qui m'ont fait tiltées !  aperçu 1 à 2 fautes de frappes ainsi qu'une 1 à 2 suggestions de mots à proposer

Lui, c’est ce garçon que tu as côtoyé depuis nos quatorze ans. Enfance-amoureuse. Pendant longtemps, je vous ai imaginés pareils aux personnages d’un livre. Un amour unique et turbulent. Il ne faut pas avoir le cœur qui se serre en y pensant. C’est beau et terrible d’avoir pu vivre et ressentir cela, mais fini ! cette pensée que le livre est tombé au feu et que son histoire a été réduite en cendres amères. La vie, ma chère, n’est que l’histoire que l’on choisit de vivre, avec les moyens de bords, bien évidemment. Il pourra rester cet amour de ta vie et te torturer jusqu’à l’épuisement de tes nerfs, ou alors, il pourra n’être qu’un personnage secondaire, transitant au travers du fascinant chemin que tu auras décidé de suivre.

les moyens du bord ? les 2 se disent ( je suis allée vérifier) c'est une histoire d'oreille ou d'habitude, et de choix, ça ne m'appartient pas  :) !


N’oublie pas que rien n’a été décidé. Que ton horizon dépend des paysages que tes pensées décideront de tisser. C’est effrayant, l’infini. C’est peut-être plus simple de s’en détourner et se contenter du fini, pourvu qu’il ait existé. C’est effrayant, mais que c’est beau ! Tout est dans tes mains, dans ta tête, et tu as la chance d’avoir un réseau de pensées sublime. Il ne faut plus chercher à s’en débarrasser pour une seule histoire qui s’est terminée, quand tant d’autres n’ont pas encore commencé.

la première et la troisième je l'ai aime pour leur justesse !
la seconde pour la métaphore. Jolie !


Continuons ce petit jeu. A présent, prends ce sentiment de Lui, imagine le comme une boule, égale à celle qui s'agite dans ton ventre quand son absence se fait ressentir dans toute sa force. Tu la vois, cette boule ? Tu imagines bien sa taille, sa rotation libre et folle dans la paume de ta main ? Et bien maintenant, dis-moi ce qu’il lui arriverait, si tu te retrouvais pareille à cet été, neuve et palpitante dans ce bar où tu vis ce Grec pour la première fois ? Cette boule de douleur, elle diminuerait, n’est-ce pas ? Sa masse deviendrait quasiment nulle, pendant un bref instant. Si maintenant, on imaginait ce Grec non-macho, doté d’une belle dentition, qui t’entourerait de ses deux bras virils et te murmurerait « tout ira bien, je suis là maintenant », la boule exploserait et éparpillerait toutes tes angoisses aux quatre coins de la mer. Tu te sentirais forte, belle, jeune, et la peur de l’avenir, tu lui rirais dans la face. Donc cette boule, plutôt que de l’appeler par Son nom, il conviendrait de lui donner un autre nom, n’est-ce pas ? Besoin d’Amour, de Complicité, de Sécurité, de bras chauds et forts. L’appeler par Lui, c’est comme de donner une définition incomplète ou erronée à un processus naturel. C’est comme de se tromper dans la théorie des lois de la relativité, et de dire que le temps est absolu. Cela empêche le progrès, et crée un mouvement obstiné autour d’une idée corrosive.

Dans ce paragraphe c'est d'avantage la répétition du mot boule (5 fois)  qui me titille au vue du reste du texte ou chaque mot me semble être choisie avec soin !
j'ai bien vu le mot masse , j'y mettrais bien le mot sphère, là ou tu voudras ou pas  :)


le imagine c'est perso j'aurais mis le verbe visualiser plus impératif à mon sens.



Peu importe le vent qui gifle, la pluie qui gicle les trottoirs et barbouille nos pensées, et au feu ces gens qui nous laissent, c’est que leurs bras n’étaient pas assez grands ni leurs épaules assez fortes. Ce qu’il faut, ma précieuse, c’est chérir la magnifique personne que tu es, et quand tes bras accepteront de t’embrasser toi-même, tu verras que tout le reste, comme par magie, changera de teintes, et le soleil, même au milieu de janvier, apparaîtra.

le même ne me semble pas nécessaire.

belle chute  :coeur:

merci pour cette lecture !


(p.s) il m'avait semblé voir une faute de frappe à ma première lecture et je ne la vois plus (po grave).
pour les fautes d'orthos si tenté qu'il y en ai bah ! faut pas compter sur moi ! me faudrait-il déjà les voir et ça c'est pas toujours gagné. Je dis ça en général pas sur ce texte précisément   ;D







« Modifié: 14 janvier 2019 à 23:10:46 par jeannesansarc »

Hors ligne Léilwën

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Re : De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)
« Réponse #2 le: 14 janvier 2019 à 22:52:03 »
Salut DlM !

Ce que j'aime bien dans tes textes, c'est que tu as une manière assez poétique et originale de dire les choses.
Le seul truc m'ait gênée dans celui-ci, c'est une impression d'"inégalité" : j'ai l'impression que le ton/registre n'est pas stable tout au long du texte, mais c'est une sensation difficile à mettre en lumière pour moi...

Au fil du texte !
Citer
renforcer le peur
=> la
Citer
comme l’a si judicieusement énoncé Dumbledore (ne jamais oublier la sagesse qui chatouillait nos oreilles d’enfant)
=> ici, c'est très personnel, mais pour moi la référence à HP est trop "grosse" et un peu trop "lourde" : j'aurais supprimé tout le passage que j'ai cité
Citer
cette pensée que le livre est tombé au feu et que son histoire a été réduite en cendres amères.
=> ici, je trouve le "cette pensée que" trop lourd... pourquoi pas plus simplement "le livre est tombé au feu et son histoire etc..." ? ou alors tu veux insister sur le fait que c'est une pensée ?
Citer
avec les moyens de bords
=> du bord (sans "s")
Citer
Tu ressens ce vide, à présent, il écrase ton souffle, son immensité anéantit le concept de « perspective », il n’y a plus que toi, et l’absence de Lui.
=> :coeur:
Citer
Il ne faut plus chercher à s’en débarrasser pour une seule histoire qui s’est terminée, quand tant d’autres n’ont pas encore commencé.
=> j'aime bien !
Citer
Tu te L'imagines  et tu te dis, « voilà
=> ":" à la place de la virgule
Citer
comme les deux revers d’une pièce
=> "faces" (ou "faces opposée"), plutôt que "revers" ? (le revers est la face opposée à une autre, il ne peut donc pas y avoir plusieurs revers à mon sens...)
Citer
parmi les flots de l’azure
=> -e
Citer
Si tu peux l’être ailleurs sans Lui, c’est que tu peux l’être partout.
=> :coeur:
Citer
et nos rires dans les courbures de la Terre
=> :coeur::coeur:
Citer
Il est relatif au système de coordonnées que tu choisis
=> la métaphore mathématique me casse un peu la "poésie" du texte ici... :mrgreen:
Citer
Grec non-macho
=> je ne trouve pas ça joli "non-macho", mais je n'ai aucune idée pour le remplacer... :s
Citer
te murmurerait « tout ira bien,
=> ":" après "murmurerait"
Citer
tu lui rirais dans la face
=> "au nez" plutôt que "dans la face" ?
Citer
de Sécurité, de bras chauds et forts
=> pourquoi les "bras chauds et forts" n'ont-ils pas le droit à une majuscule comme tout le monde ? '-' ^^
Citer
c’est comme de donner
=> le "de" est de trop
Citer
C’est comme de se tromper
=> idem
Citer
et de dire que le temps
=> idem
Citer
Boule nommée selon Lui seulement une fois que sa disparition, son manque, plus précis que d’autres douleurs, ont fait surface.
=> je trouve la phrase peu claire... "Boule qui a pris Son nom suite à Sa disparition ; après que le manque de Lui, plus précis que d'autres douleurs, a refait surface". T'en penses quoi ?
Citer
Marie avec une chambre remplie de Play Mobil
=> avec -> "avait" ?
Citer
Mais les détours en valent la peine, de par ce que leur courbe offre plus de contact à la vie, s’y frotte pour ainsi dire plus
=> j'aime bien !
Citer
qui devint pendant longtemps, le QG
=> la virgule est de trop !
Citer
Sentiment en équilibre sur un fil étroit, car les amis, les amants, c’est moins stable que la famille
=> je trouve que le "c'est" amène un ton familier qui me fait bizarre dans la phrase
Citer
Marie est la personne qui aux yeux de Sarah, s’est le plus battue pour changer, qui n’a jamais voulu accepter la laideur, la médiocrité, et qui a toujours fait son possible pour s’en distancer. Marie est un mouvement perpétuel, ses pensées se meuvent si rapidement qu’il est difficile de la suivre, son jugement est en recherche constante d’amélioration, mais il est déjà si aiguisé, qu’il détruit d’un geste un édifice défectueux.
  => le présent tout d'un coup sonne bizarre... pourquoi ne pas tout laisser au passé et mettre un "déjà" si tu veux signifier que Marie est toujours ce qu'elle était ?
Citer
tout ce qui avait l’air si néfaste, et qui pourtant, n’est rien d’autre
=> pareil : "n'était rien d'autre"
Citer
Notre amitié qui n’a jamais tremblé, elle constitue une des certitudes, un des fondements de la beauté de ma vie.
=> c'est beau
Citer
elle est constitué
=> +e
Citer
une multitude de petites boules qui avec le temps s’en rouleront aussi, ne restera que toi, et une grande beauté, celle de l’expérience, celle de la vie.
=> :coeur:
Citer
(Et si tu as besoin d’absolu, pense à mon amour pour toi)
=> :coeur::coeur:

À plus tard !
Grammar nazi en désintoxication intensive

Tu débarques et tu es un peu perdu ? Je peux peut-être t'aider par ici

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Re : De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)
« Réponse #3 le: 15 janvier 2019 à 20:52:10 »
@ jeannesansarc

Super, merci pour tes commentaires!  :coeur:

T'as tout à fait raison, le mot boule et bien trop souvent répété. Je vais changer ça.


@Léilwën, merci aussi, ça m'aide beaucoup!

Je suis d'accord avec toi, il y a quelque chose de pas linéaire dans ce texte. Je pense qu'il faut que je reprenne la transition entre les deux parties un peu différentes

J'ai enlevé Dumbledore, je suis tout à fait d'accord avec toi, j'avais déjà hésité avant de le poster, alors tu me confortes dans ce choix.

J'aussi corrigé les erreurs. Pour le passage au présent tout à coup, c'est que la narratrice revient au présent, parle de ce qu'elle ressent au moment où elle écrit.

Mais en vrai, ce texte n'est vraiment pas super bon. Il y a peut-être quelques belles phrases et idées originales, mais il devrait être repris.

Merci encore à vous deux!!  :coeur:
"[...] alors le seul fait d'être au monde
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  Nicolas Bouvier

poiop

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Re : De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)
« Réponse #4 le: 15 janvier 2019 à 21:48:49 »
Bonsoir !   ;D

Il y a déjà eu moultes corrections je vois, pour ma part je n'ai pas grand chose à ajouter de ce point de vue sauf :

Citer
Ce texte va parler de toi, de toi vue par moi, bien évidemment. De Lui, ressenti par toi, dont le reflet ricochète vers moi.
ricoche
Aussi, "Lui" et "Son" avec majuscule c'est communément admis en français qu'on parle de Dieu, donc attention.

Citer
Tu ressens ce vide, à présent, il écrase ton souffle, son immensité anéantit le concept de « perspective », il n’y a plus que toi, et l’absence de Lui.
Pourquoi les quotes autour de perspective ? N'aie pas peur de dévoyer les mots, tu as la licence poétique !

Mais surtout :

Citer
Ce ne sont que des impressions. Pense à l’océan scintillant des latitudes chaudes, pense à cette eau stable, gigantesque, souviens-toi, quand le vent cognera tes fenêtres, souviens-toi qu’ailleurs, le calme, la paix, la beauté existent. Que si tu t’y trouvais, cette paix, tu la ressentirais. Lui ou pas Lui. Que toi, face à la mer, face à la vie, devant une baleine, au milieu d’un récif, parmi les flots de l’azur, tu serais heureuse. Si tu peux l’être ailleurs sans Lui, c’est que tu peux l’être partout. Lui n’est plus Lui. Il est devenu l’accumulation de tes phobies, et à chaque fois que quelqu’un t’abandonnait, sa masse augmentait.
Ce passage est très bon. Rien à jeter ! "pense à cette eau stable, gigantesque".

Citer
Imagine le sentiment de Lui parmi cette allégresse. Il serait diminué, n’est-ce pas ? Il ne serait plus cette étoile noire qui aspire ton âme pendant les longues nuits hivernales. Pourtant, toi, tu es, tu restes la même. S'Il change selon les saisons,  c’est qu’Il est relatif au système de coordonnées que tu choisis, dans lequel tu te trouves. Et ça, c’est rassurant. Il suffit de changer de système, d’en trouver un dans lequel son souvenir ne sera plus qu’un écho mélancolique de ton passé, que tu pourras raconter à ta guise, en souriant paisiblement.
J'aime bien aussi ce que tu essaies de dire à cet endroit. Contrairement à ma VDD j'aime beaucoup le système de coordonnées, je le trouve précis et juste. :D

Tu disais plus haut :
Citer
Mais en vrai, ce texte n'est vraiment pas super bon. Il y a peut-être quelques belles phrases et idées originales, mais il devrait être repris.
Je pense pour ma part que le texte est bon, mais je vois ce que tu veux dire : peut-être que ton texte est destiné à avoir produit quelques passages très bons, comme l'huître produit la perle, et qu'il n'est pas voué à être conservé tel quel en entier.

De manière générale, j'ai parfois l'impression (peut-être me trompé-je) que tu exprimes une idée similaire à ce que j'avais lu dans une histoire il y a quelques temps (je ne sais plus où exactement). Le protagoniste était une jeune femme, qui à un moment tombait très amoureuse d'un jeune homme, et cela durait un certain temps, de telle sorte que le jeune homme en venait à prendre une part importante dans l'histoire. On en venait presque à croire qu'il était le second personnage principal de l'histoire, à égalité avec la jeune femme. "Il est mon destin", disait-elle.
Seulement, venait un moment où elle le quittait, et à ce moment l'auteur nous assénait cette phrase terrible (en anglais original) : "there is no male main character". Il n'y a pas de personnage principal masculin. Le personnage principal, c'est la fille, et elle seule, même si on avait eu tendance à l'oublier.
Ton texte me rappelle certaines de ces périodes dans notre vie où on a cru qu'il y avait un second personnage principal, et le moment inévitable où l'on se rend compte qu'il y en a toujours un seul (soi-même).

Mais désolé, je digresse un peu.  ;D

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Re : De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)
« Réponse #5 le: 17 janvier 2019 à 15:30:57 »
Salut poiop,

Désolée de te répondre si tard, j'avais commencé, et puis oublié.

Merci pour tes corrections et suggestions, je les ai incorporées! Quant au fait de croire que je parle d'un dieu, je pense pas, à mon avis le texte est assez clair là-dessus non?

Citer
De manière générale, j'ai parfois l'impression (peut-être me trompé-je) que tu exprimes une idée similaire à ce que j'avais lu dans une histoire il y a quelques temps (je ne sais plus où exactement). Le protagoniste était une jeune femme, qui à un moment tombait très amoureuse d'un jeune homme, et cela durait un certain temps, de telle sorte que le jeune homme en venait à prendre une part importante dans l'histoire. On en venait presque à croire qu'il était le second personnage principal de l'histoire, à égalité avec la jeune femme. "Il est mon destin", disait-elle.
Seulement, venait un moment où elle le quittait, et à ce moment l'auteur nous assénait cette phrase terrible (en anglais original) : "there is no male main character". Il n'y a pas de personnage principal masculin. Le personnage principal, c'est la fille, et elle seule, même si on avait eu tendance à l'oublier.
Oh mais dis, ça m'intéresse vachement ça, tu ne sais vraiment plus où tu as lu ça?

En tout cas merci beaucoup pour ton commentaire, ça m'a fait plaisir. J'aime bien cette idée d'huître. Ce texte à la base, c'était pour aider une amie en détresse, et puis je l'ai un peu changer. C'est aussi pour ça qu'il y a certaines incohérences, je crois.

Merci encore!
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

poiop

  • Invité
Re : De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)
« Réponse #6 le: 17 janvier 2019 à 17:28:56 »
Non, désolé, j'ai juste cette phrase notée dans un carnet.  :mrgreen:

jeannesansarc

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Re : De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)
« Réponse #7 le: 17 janvier 2019 à 20:28:23 »
bonsoir ,
je viens de relire avec les corrections, un tout petit truc qui me chiffonne

 cet amant d'une vacance pour la première fois je dirais cet amant de vacance pour la première fois.
Voir  une autre formule pour exprimer cette idée de légèreté et de première fois un peu naïf sincère, beau et court ( c'est l'idée que je m'en fait en lisant cette phrase à tort ou à raison )
Douce soirée
« Modifié: 17 janvier 2019 à 20:31:35 par jeannesansarc »

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Re : De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)
« Réponse #8 le: 19 janvier 2019 à 14:25:37 »
Bonjour derrierelemiroir,

J'ai pu constater que tu traitais du sujet de la séparation à ta manière, j'ai moi-même écrit sur le sujet de la séparation récemment dans un poème ; tu décris très bien l'émotion ressentie à la moindre séparation, comme le monde s'écroule et l'impatience domine, du moins c'est ce que j'y ai trouvé.

Mais ne t'a-t-il pas fallu faire le tri entre les sentiments et te débarrasser d'une partie de toi dans ce texte pour en faire quelque chose de significatif ? Je me dis que si tu restes très explicite sur les grandes séparations définitives, j'aurais aimé retrouver la trace des petits sacrifices quotidiens qui font partie de la vie même s'ils sont parfois douloureux.

Quoi qu'il en soit, ton texte m'oblige à me projeter dans mes propres représentations de la séparation en général, de les questionner et de les réfléchir.

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Re : De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)
« Réponse #9 le: 19 janvier 2019 à 14:39:30 »
@jeannesansarc

Merci encore!

@Alan


merci pour ton passage,


Citer
Mais ne t'a-t-il pas fallu faire le tri entre les sentiments et te débarrasser d'une partie de toi dans ce texte pour en faire quelque chose de significatif ?
Je ne comprends pas bien ce que tu entends par cette question?

Citer
Je me dis que si tu restes très explicite sur les grandes séparations définitives, j'aurais aimé retrouver la trace des petits sacrifices quotidiens qui font partie de la vie même s'ils sont parfois douloureux.
Oui je vois, mais ce sont deux thèmes que l'on peut aussi traiter séparément. Ce texte, je crois que c'était surtout pour évoquer l'idée du grand vide qui se crée quand une personne disparaît de notre vie

 :)
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Re : De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)
« Réponse #10 le: 19 janvier 2019 à 14:58:48 »
Eh bien, je trouve indéniablement le thème de la séparation dans ton texte, pour moi, c'est le point central de l'écrit. C'est la raison pour laquelle j'aurais aimé trouver écho entre le thème de la grande séparation et celui des transformations au quotidien, comme si ce qu'il y avait de plus émouvant dans les grandes séparations se retrouvait dans les petites choses du quotidien.

Sans quoi j'ai seulement le sentiment que c'est un texte onirique (sans rapport au quotidien), ce qui rend difficile le rapport à la réalité.

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Re : De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)
« Réponse #11 le: 19 janvier 2019 à 15:55:26 »
Oh je vois je vois je vois  :) merci pour ta précision et oui je suis d'accord avec toi alors. Ce texte est vraiment une ébauche et ce serait une belle amélioration ce que tu suggère
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Re : De l’amour d’une vie (ou le Guide de Survie lors du froid hivernal)
« Réponse #12 le: 19 janvier 2019 à 16:00:31 »
Tu es adorable, ma chère derrierelemiroir ! :)

J'espère que tu ne t'inspires pas trop de nous quand tu écris, sinon tu vas écrire beaucoup de bêtises !! :P

 


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